A quoi ça sert la FM ?

Auteur:

S∴ O∴

GLDF
Loge:
Non communiqué



La FM est une pratique qui ne peut s’exposer ni rester exposée. A quoi donc peut bien servir cette pratique secrète ? A un épanouissement individuel ? Au progrès de la société ? A quoi ça sert la FM ?



Les questions sont nombreuses. Face à l’étendue du sujet, je me suis reporté à l’objet de la FM. Cet objet est une construction. Ma démarche a donc consisté à définir les repères de cette construction. Ces repères fixent le cadre de notre progression. Ils structurent notre travail autour de trois interrogations: D’où venons nous ? Autrement dit quel cheminement nous conduit à la construction ? Qui sommes nous ? Autrement dit sur quel plan travaillons nous ? Où allons nous ? Autrement dit pour quelle oeuvre ? Cette réflexion nous conduit au sens de la FM. Elle devrait nous permettre de répondre à la question qui nous est posée ce soir.



*** D’où venons nous ? ***



La méthode guide nos pas sur les traces de nos prédécesseurs. Pour ne jamais perdre ce fil conducteur, la méthode nous demande d’observer. Observons l’Homme mes FF ! Observons le monde ! Désorientés par les conflits et les turbulences de la vie, les Hommes cherchent des refuges. Certains cherchent des idoles pour fuir leurs souffrances. D’autres, cherchent des idoles à suivre pour rencontrer le bonheur. D’autres, progressent au gré de leur Ego. Rares sont ceux qui écoutent l’autre. Nous constatons paradoxalement, que nous sommes mieux préparés à résister à la souffrance, à la peine et aux déceptions qu’à rechercher la paix, l’amour et la joie.


Malgré toutes ces turbulences, certains trouvent la porte du temple. Devant cette porte, effrayés par leurs préjugés et leurs passions, certains renoncent. D’autres trouvent le courage de frapper. La FM vérifiera à ce stade, si les désastres de l’Ego sont encore réversibles. Une pierre mal choisie pourrait se briser et briser l’ensemble. La pierre retenue devra trouver sa place dans l’édifice.



Les épreuves initiatiques engagent la mise en place. Elles engagent un travail en tous points comparable à celui d’un processus qui donne la vie. Nous assistons à une naissance. L’épreuve de la terre engage une fécondation. L’épreuve de l’air engage une gestation. L’épreuve de l’eau introduit une maturation. L’épreuve du feu finalise le travail des éléments par une transmutation. L’alchimie de ces épreuves conduit à une délivrance.Le rite met en scène et orchestre cette délivrance. Cette naissance est douloureuse. Elle perturbe tous les repères du récipiendaire pour le plonger dans un paradoxe. Ce processus fracture la stabilité du récipiendaire. Il fracture une gangue. La fracture est douloureuse. Le nouveau né souffre. Instinctivement, il crie mais ne s’entend pas. Son instinct va aussitôt refermer la porte que l’initiation vient d’ouvrir. Ce résultat n’est pas le fruit du hasard. Il est l’expression d’une méthode qui veut préalablement nous conduire à la rupture avant nous transmettre ses secrets. Où veut donc nous conduire le REAA ? A une meilleure connaissance de nous même ?



*** Quel travail nous propose le rite dans cette voie ? ***



La FM nous propose une méthode pour transformer la souffrance d’unefracture en une ouverture intérieure. En veillant à ouvrir et à fermer le temple à des heures précises, la méthode nous propose « de régler nos inclinaisons et nos mœurs » à un plan Universel. Dans cette situation, revenons à l’observation mes FF ! Observons le contexte dans lequel notre rite nous propose de travailler ! Observons la voûte céleste qui surplombe notre temple ! Les astres qui s’y trouvent orientent les caravaniers du désert depuis des millénaires. Ils permettent aux navigateurs de traverser les ténèbres les plus denses. Cette expérience serait-elle à même de conduire notre navigation intérieure ? Le secret de notre navigation intérieure se trouverait-il dans les étoiles ?



En œuvrant à la gloire de l’architecte du monde céleste et du monde terrestre, la FM nous conduit à une reconnaissance. Elle nous invite à reconnaître un lien entre le macrocosme et le microcosme. Elle nous invite à reconnaître un lien entre la matière, l’architecte et l’esprit. La méthode nous conduit à reconnaître les règles du macrocosme pour redéployer ensuite l’esprit dans la matière microcosmique. A l’image des sculpteurs, à l’image des souffleurs de verre ou des potiers, la FM coordonne et structure notre éveil. La méthode est lente et imperceptible. Elle nous exerce dans la vigilance, par séquences prudentes d’actes répétitifs.



Ce passage de l’opératif au spéculatifn’est pas simple à aborder mes FF. Comment accéder à ce que l’esprit ne voit pas et n’entend pas ? Comment passer du visible à l’invisible ? Comment passer de la matière à l’esprit avec les moyens d’une volonté enclavé dans l’Ego ? Notre démarche semble paradoxale. Vu l’étendue du chantier, la FM nous confie les outils nécessaires à notre transition. Le maillet et le ciseau vont provoquer des chocs profonds dans la matière jusqu’au moment où la beauté va rencontrer la lumière. En conduisantnotre esprit à conceptualiser la beauté par l’approche opérative, la FM nous conduit par analogie à l’approche spéculative. Le rite orchestre et complète la dématérialisation progressive de notre réflexion par une série de batteries et d’acclamations collectives. Il véhicule ainsi dans un contexte symbolique notre transition spirituelle.



Ce contexte symbolique permet d’éviter la distorsion de nos expériences par les mots. L’équerre et le compas symbolisent cette transition. Leur dynamique s’exprime dans un plan Universel que symbolise le livre de la loi sacrée. Ces 3 grandes lumières (l’équerre, le compas et le VLS) éclairent le sens vers lequel nous conduit le REAA. Ce sens n’a pas valeur de signification. Il a valeur d’orientation. Il nous conduit à la conscience et à l’intégration d’un ordre Universel. L’aspect répétitif de nos pratiques de l’ouverture à la fermeture, ça servirait à baliser cette expérience. Nos acclamations « HOUZAI ! HOUZAI ! HOUZAI ! » saluent le privilège du départ et du retour de chacune de nos expériences. Ce privilège est celui de l’explorateur qui s’ouvre sur les mystères de l’inconnu.



*** En vu de quoi ? ***



Les explorateurs que nous sommes mes FF progressent sur les traces de nos prédécesseurs. Nos prédécesseurs toujours présents sur les colonnes balisent notre présent.Revenons donc à l’observation mes FF ! Observons encore les traces de nos prédécesseurs et veillons à ne pas les perdre. Cette observation nous montre que la FM ça sert à mettre l’esprit dans la matière. N’est-ce pas la le rôle de l’architecte ? Ce passage à l’esprit, ça permettrait de synchroniser le comportemental au mental, le physique au verbal. Ca servirait à harmoniser l’émotionnel au rationnel. Cette synchronisation harmoniserait l’Homme à lui-même. Elle Harmoniserait l’Homme aux autres. Elle harmoniserait l’homme à l’Universel. Cette osmose à l’Universel nous permet de transcender l’espace et le temps. Elle relie le passé au présent, nous projette dans le futur et nous ouvre à l’éternité.



Cette construction se structure sur la base du rite, des outils symboliques et de la tradition. L’œuvre qui prend forme de façon imperceptible, nous ouvre à une vision qui s’extrait de toute forme utilitaire telle que la question qui nous est posée ce soir pourrait nous laisser le supposer. Cette vision est un privilège. Elle nous permet de prendre place dans un temple individuel et collectif.



L’ouverture de ce temple se fait dans le silence. En s’ouvrant le temple nous ouvre à l’Universel et à l’amour. Spectateur de la Vie, le M accède à la Vie. Il coordonne son action et passe ainsi d’une matière inerte à un esprit vivant. Cet Homme nouveau dépasse toutes les contraintes. Il n’aspire plus à la liberté. (La liberté répond à l’aspiration de celui qui est encore enclavé). Le M s’est extrait du temps.



Sur un plan matériel, la sagesse, la force et la beauté invoquées lors de l’ouverture du temple, devraient conduire le M à rencontrer son idéal dans la paix, l’amour et la joie. Par son travail, le M devrait spontanément matérialiser cet idéal. La FM oriente notre spiritualité versune pratique ou notre regard utilitaire de l’Humanisme, se transforme progressivement en une expression spontanée. L’Homme qui s’est éveillé va spontanément prendre sa place dans le temple de l’Humanité. La conscience progressive de son devoir va l’y conduire.



En m’écoutant ce soir, certains de mes FF pourraient me dire: Quand est-il sur le plan collectif ? La FM ne se préoccupe-t-elle pas de la société ? La FM répond-elle aux défis du monde moderne ?



Il me semble que cette approche opérative doit être mesurée. Nous ne marchons pas dans le temple comme on marche dans le monde profane. Notre vision et notre résolution de la contrainte n’est plus la même. Nous ne sommes pas réunis dans nos temples pour organiser le monde profane. Tel n’est pas notre but me semble-t-il. La FM dépasse le cadre de l’utilité matérielle des choses mais ne s’en exclue pas. Forts de notre cheminement individuel, forts de notre cheminement collectif, forts de notre cheminement temporel et intemporel, les FM interviennent dans la société comme vecteurs d’amour et d’union. Par leur travail et par leurs actions, ils apportent leur contribution à la construction du temple de l’Humanité sans que le monde profane ne puisse saisir la sagesse, la force et la beauté qui animent leur comportement.



*** Conclusion ***



La FM mes FF nous apprend à observer. Cette observation nous apprend à reconnaître puis à voir les choses. La vision peut nous permettre ultérieurement d’accéder à la connaissance. Le silence dans lequel nous sommes plongés, nous permet d’observer notre naissance et d’apprendre à mieux nous connaître nous même. La sacralisation rituelle de l’espace et du temps fixe le cadre et le sens de nos travaux. Cette définition nous ouvre au vaste domaine de la pensée et de l’action. Elle nous conduit à un perfectionnement. La question qui nous était posée ce soir nous interpellait sur l’utilité de cette démarche. Je vous ai ce soir entretenu de l’esprit qui conduit nos travaux en retraçant le cadre et la méthode qui nous conduit vers l’oeuvre.



En saisissant le sens qui nous est proposé, en progressant vers ce sens et en y adhérant, le FM se dépouille. Il progresse dans sa vision du réel. Il progresse pour aller au fond des choses. Il dépasse les apparences pour aller au coeur de ce qui est.



Cette expérience nous conduirait à accorder notre perception à notre rationalité et à notre action. Elle nous conduirait à nous accorder à l’Universel. Dans cette voie, le REAA nous conduirait à structurer nos choix pour modéliser notre idéal. Les valeurs de paix, d’amour et de joie sur la base desquelles nous clôturons nos travaux, matérialisent cet idéal. Ils constituent le sens commun auquel nous adhérons. Ce sens dépasse notre personne pour s’étendre à notre cercle familial, à nos amis, à nos relations, au monde du travail et à la société. Notre Très puissant souverain grand commandeur HUBERT GREVEN dans son allocution prononcée à l’occasion de la St Jean d’hiver 6999, nous rappelle à ce sens. Ce sens répond à la question que nous nous posons ce soir. Ce qui s’est construit en nous peut se construire dans le temple de l’Humanité. Ainsi mes FF, serons nous à même par notre comportement, de contribuer à mettre sur pied une société où les valeurs ne seront plus celles de la domination du plus fort face au plus faible, des inégalités et de la violence, mais celles de l’amour, de la concorde et de la justice.



VM, et vous tous mes FF en vos DD et QQ,

J’ai dit…

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