Fraternité (Poéme)

Auteur:

F∴ J∴ R∴ L∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Fraternité,
Charpente fragile de nos bâtisses profanes,
Lumineux ciment des pierres des cathédrales
Que l’Initié aux mystères du vieil arcane
D’une truelle habile, de Midi à Minuit, étale.

Fraternité,
Un mot qui depuis l’aube des temps
A suscité aussi bien l’union que la désunion,
N’offrant aux hommes que d’éphémères instants
Pour habiller leurs différences d’un triste manteau d’illusions.

Fraternité,
Mission pourtant de la plus haute importance :
Ressusciter au cœur même de ses entrailles son Abel et son Caïn…
L’embrassade au pied de l’arbre de la Raison et de la Tolérance
Saura peut-être offrir au mot le plus glorieux des destins.

Fraternité,
Etendard victorieux des Fils de la Lumière :
Ils ont su saisir l’enjeu divin de la vie et livrer bataille ;
Tel Martin Luther, avec l’Autre, Ils désirent vivre en Frères,
Laver leur âme de l’idiotie humaine, bien avant leurs funérailles.

Fraternité,
Une descente en secret au plus profond du tombeau,
Y débusquer son ancestrale et insoupçonnable haine,
Revenir vers la Lumière son boulet sur le dos
Et recevoir digne salaire pour son mérite et sa peine.

Fraternité,
Un usage sacré du Maillet et du Ciseau :
La Pierre se doit d’être pure et sans tâche, juste et parfaite
Pour que le Temple des Fils de la Lumière soit Beau.
L’Univers pleure lorsqu’un tracé épouse la défaite !

Fraternité,
Une pensée, un souhait de notre ami Voltaire :
Puissent tous les hommes se souvenir qu’ils sont frères.

J’ai dit V M,

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