La Mort #3159007 Vincere aut Mori Auteur: Non communiqué Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué « VINCERE AUT MORI »est la maxime latine qui est résumée par les 3 lettres « V.A.M » inscrites sur le baudrier du Maître Elu Secret , et que l’on peut traduire par « Vaincre ou mourir » .Cette devise rappelle bien sûr celle des gladiateurs romains dont le sort final dans l’arène était la victoire ou la mort . Or, ces combattants jusqu’au boutistes n’étaient pas des hommes libres comme le sont les Elus Secrets ; ils étaient contraints de se battre jusqu’à la mort pour le seul bon plaisir d’un peuple ou d’un empereur .Mais plongeons nous dans notre rituel du 1er Ordre pour voir si cette notion de « Vaincre ou mourir » est expliquée . La réponse ne m’a parue qu’ évoquée, surtout au grade de Maître ;En effet, la mort de notre Maître Hiram assassiné par 3 Compagnons dans le Temple nous enseigne, je cite : « Salomon instruit du crime affreux qui lui avait privé d’un ami … se livra à la plus vive douleur : il jura qu’il tirerait une vengeance éclatante d’un forfait aussi noir » .Cette vengeance m’a été suggérée lors de mon passage dans la chambre de réflexion du 1er Ordre où j’ai pu lire : « le crime ne peut être impuni » ; Cà y est, tout est dit ! Mais qui doit agir et comment pour châtier les assassins de notre maître Hiram ? A ce moment, seules ces interrogations me viennent à l’esprit .Ce désir de revanche se révèlera lorsque, attaché devant la Chambre du Conseil, on m’a fait « demander grâce d’être le vengeur d’Hiram » . Je devais donc être celui-ci, l’Elu .Tout commence à se mettre en place : le 1er Ordre m’entraîne dans un acte de vengeance afin de faire en sorte que la dépouille mortelle de notre Maître puisse reposer en paix pour l’éternité .Je m’apprête donc à commettre un crime, puisque celui-ci ne peut rester impuni ; moi qui, comme vous tous mes FF., avais bu le calice d’amertume jusqu’à la lie, me voici investi d’une mission tout aussi amère symboliquement « Vaincre ou mourir » .Le fait d’associer ces 2 vocables terribles avec le serment maçonnique relève d’un curieux paradoxe . D’une part, des actes guerriers et victorieux et de l’autre, l’Amour et la Fraternité .Une question qui me taraude alors, c’est vaincre de quoi et de qui ? les élus partis à la recherche des assassins, et Joaben en particulier, ne savent pas encore qu’ils n’auront pas à tuer ces mauvais compagnons mais leur quête ne leur fera commettre aucun acte qui pourrait les déclarer vainqueurs .On nous a toujours enseigné que Dieu est Amour, alors pourquoi appeler à la vengeance ? Ce paradoxe doit nous amener à comprendre que « combattre , c’est aimer » .En d’autres termes, il faut « vaincre pour le Grand Architecte de l’Univers ou mourir pour lui » .Revenons à la recherche des assassins : ces derniers se livrent à une course désespérée vers le néant car poussés par la peur d’être justement punis par la faute qu’ils ont commise .Tombés dans une fondrière pour 2, caché dans une caverne pour l’autre, ils ne peuvent que soulager leur souffrance morale en se suicidant .Alors, si les Elus en ressortent vainqueurs, c’est d’eux-mêmes car ils ont bravé leur peur . C’est le sens de la scène de Joaben qui s’en va boire de l’eau à la source pour se remettre de ses émotions . Aucun de ces Elus n’a eu besoin d’utiliser son arme , restant conforme au commandement suprême « tu ne tueras point » .Cette vengeance sans vainqueur est reprise dans le texte de notre rituel au retour de Joaben et avant que celui-ci ne prenne son obligation : « Tout vous a annoncé la Vengeance, mais l’Ordre est bien loin de vous inspirer un pareil sentiment » .En conclusion, l’abandon de cette vengeance ne peut être qu’un acte d’Amour . Quel beau message de bonheur et d’Amour fraternel lorsque les compagnons de retour s’exclament : « le crime est puni » sans avoir eu à croiser le fer .J’ai ditBruno M Navigation des articles Planche Précédente "La Mort" Planche Suivante "Ce que la mort nous apprend"