La Philosophie #3187008 De la première matière de la pierre des Philosophes Auteur: Non communiqué Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué Une pierre se voit qui à vil prix se vend,D’elle un feu fugitif son origine prend,Notre Pierre de lui est faite et composée,Et de blanche couleur et de rouge parée,Elle est Pierre et non pierre, et la nature en ellePeut seule démontrer sa vertu non pareille,Pour d’elle faire jaillir un ruisseau clair coulantDans lequel elle ira son père suffoquant :Et puis de celui mort, gourmande elle se repaît,Jusqu’à ce que son âme en son corps renaîtra,Et sa mère qui est de nature volante,En puissance lui soit, et en tout ressemblant,Et à la vérité son père renaissantA bien plus de vertus qu’il n’avait auparavant,La mère du Soleil surpasse les annéesEn âge, à cet effet par toi Vulcain aidées,Son père néanmoins précède en origine,Par son spirituel être et essence divine,L’esprit, l’âme, le corps sont contenus en deux,Le magistère vient d’un seul et un étant,Peut ensemble assembler le fixe et le fuyant,Elle est deux, elle est trois, et toutefois n’est qu’une,Si tu n’es sage en cela, n’entendra chose aucune,Fait laver dans un bain Adam le premier père,Où se baigne Vénus des voluptés la mère,D’un horrible Dragon ce bain l’on prépara,Quand toutes ses vertus et ses forces il perditEt comme dit fort bien le Génie de la NatureL’on ne le peut nommer que le double Mercure :Je me tais, j’ai fini, j’ai nommé la matière,Heureux trois fois heureux qui comprennent ce mystère,Que le soucieux ennuie ne te surprenne point,L’issue fera voir ce tant désiré point.« Pierre » et non pierre permettent de se faire une idée de cette première matière des « philosophes ». Navigation des articles Planche Précédente "Explication de la Croix Philosophique suivi de" Planche Suivante "Philosopher, c’est apprendre à mourir…"