La Poésie #3192018

Le Ciseau et la Maillet

Auteur:

P∴ R∴

GLMF
Loge:
A Voce di Culombu - Orient de Calvi

Le Ciseau et le Maillet



Comment distingue t’on le bon blé de l’épeautre ?


Comment ce grain de sable deviendra t’il vitrail ?


Le Ciseau d’une main et le Maillet de l’autre


Le Maçon, chaque jour, accomplit son travail.



Le geste n’est pas sûr et la tâche est énorme.


Bavette relevée, l’Apprenti à genoux


Dégrossit en trois ans l’ouvrage qui prend forme.


Devant nos pierres brutes, Frères, souvenons-nous.



Le Maillet c’est le symbole de la puissance,


La Force que tu dois, pour vaincre, maîtriser.


Apprenti, le Ciseau t’enseigne la patience


Car ta vigueur est vaine si ton pas est pressé.



Pour ajuster ta Pierre calcule le triangle,


Mesure ton effort lorsque ton bras descend,


Incline ton Ciseau pour trouver le bon angle,


Modère ton Maillet ou le marbre se fend.



Le Vénérable en Loge unit avec Sagesse


La Force du Maillet, la Beauté du Ciseau.


Quand, ton Œuvre achevée, tu verras tes faiblesses,


Songe – comme les Anciens – que ce qui est juste est beau.



À connaître l’outil on connaît le Maçon.


Le Maillet, c’est le Tau, l’Ankh et la croix d’Isis.


C’est le marteau de Thor, l’outil du forgeron.


Et sur l’épaule gauche, le sceptre d’Osiris.



La Pierre enfin taillée, le Franc-Maçon contemple


Son ouvrage abouti par l’Art et la Raison.


Pour orner ses vertus, il élève des temples


Et pour cacher les vices, il creuse des prisons.

Accès réservé aux abonnés

Cet article fait partie de l’espace privé de L’Édifice.
Abonnez-vous pour accéder immédiatement à la plus grande bibliothèque maçonnique sur internet

  • Plus de 5 000 planches véritables
  • Issues de plus de 100 obédiences
  • Du 1er au 33ème degré
Déjà abonné ? Se connecter