Le GADLU #3103028

Dire Oui au GADLU

Auteur:

T∴ S∴ A∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Si VITRIOL et la perpendiculaire à ce premier degré peuvent nous inciter à aller découvrir en nous notre être véritable, la purification par les quatre éléments a pu être envisagée comme le retour à l’état primordial, sorte d’ identification aux forces originelles.
Au gré de notre parcours maçonnique, cette démarche intérieure d’ascèse commencera à se dévoiler, même si notre vue intellectuelle reste très vague!



Cette nouvelle prise de conscience qui en découle nous amène à considérer l’ouverture à un plan spécifique de notre démarche.



La porte d’une vision plus spirituelle du temple nous est ouverte! Il nous sera possible, par le travail sans doute, de franchir cette étape.


Serait-ce la porte, certes basse, qui ouvre sur le monde encore inconnu de l’Être essentiel en Soi?


Celui de la recherche de la Lumière?
Celui qui nous permettra de dire oui au GADLU?


LE DIVIN


La question du divin se présente à nous aujourd’hui de façon plus neuve, comme si la tendance était de reprendre possession des problèmes essentiels que la religion a confisqué, pour les gérer à sa façon!


Le divin serait donc une question trop sérieuse- ou trop drôle- pour être laissée
aux religieux, qui d’ailleurs ne semblent pas si heureux que ça de la gérer!
Les autres, les athées, croient l’écarter par leur silence, par l’indifférence, et voilà
que cette question les rattrape au détour des générations: “dis papa, c’est qui Dieu?” En temps de crise, aussi, quand des tours s”effondrent!


Dans ce concept du GADLU, il me parait intéressant de voir comment chacun fait son divin ou se fait à son divin! Enfin de réfléchir à la place du GADLU dans la recherche de la Lumière?
La question, me semble-t-il, n’est pas de savoir quel est le bon divin, et en ce sens y a pas de bon dieu, ni ce que chacun met à sa place.


Il me semble plus intéressant de comprendre de quoi est fait l’emplacement divin, cet emplacement que nous disons être inaccessible!



J’espère qu’au terme de ce travail, chacun pourra parler du GADLU comme d’une
question qui lui est propre, sans risque d’être fusillé comme religieux ou athée!


LA HAINE


Insatisfait de rechercher sans fin le Vrai et le faux, nous serions conduits à inventer le Bien et le Mal à tel point que nous deviendrions capables de faire le mal.
Dès lors une question nous assaille: “la cause des tueries au nom du divin, est-ce vraiment le divin ou bien la haine originelle qui trouve en lui un bon appui?”


Cette haine a eu de tout temps des langages racistes, nationalistes, identitaires; elle prend appui sur un narcissisme absolu, celui d’un Moi hypertrophié au maximum!
De sorte que les religions ne sont pas les causes mais les moyens des meurtres que l’on connaît. Car les hommes s’entretuent parfois plus férocement en brandissant d’autres discours!
Ces discours qui tournent autour du divin ne sont pas quelconques; ils touchent des énergies énormes, énergies qui pointent l’existence de quelque chose qui les dépassent, voire qui les conditionnent!


Si le divin peut servir dans ces deux sens opposés, c’est qu’il n’est pas la cause mais seulement l’instrument!


Nous FM:. sommes en désaccord lorsque la religion veut asservir notre recherche de la Lumière; mais le réflexe de mettre un mur entre nous et la religion ne règle rien!
Oublier ce constat serait cesser de chercher cette lumière; car le partage n’est pas à faire entre religieux et non religieux, il est plutôt à faire entre ceux qui ont besoin de sacrifier l’autre pour être en paix symboliquement et ceux qui n’en ont pas besoin, les initiés!
Comment assumer cette question du GADLU? Et d’ailleurs est-ce possible?
Quelle peut-être la vérité de ce qui est ? Quelle peut-être la vérité de l’Être?


PARTAGE DES ORIGINES


Les trois monothéismes offrent une triple voie à ce dépassement, une triple approche du rapport à l’être, on dirait en psychanalyse trois gestions du narcissisme collectif!
Soulignons toutefois que seul l’acte de connaître et de reconnaître les différences peut rendre les narcissismes supportables l’un à l’autre!


Ce sont des questions de vie qui s’expriment dans ces trois approches, en mobilisant des modes d’être, des niveaux de vérités, des logiques, des rapports au Verbe très distincts.
Au delà de ces approches religieuses, des questions se posent: “comment prendre pied dans l’être?” “comment partager cette faille originaire béante que l’on pourrait nommer conscience éclairée, Connaissance creusée dans notre Être!


On touche là au partage de l’Être, partage tout aussi matériel que spirituel, combat permanent conte les ténèbres intérieures et extérieures.
“Qu’est ce que j’entends par devoir partager les origines?”
On retrouve cette notion de partage du manque dans des situations de deuil et d’amour; deux ennemis peuvent également fraterniser lorsqu’une même épreuve les frappe en même temps.


Ce partage est donc la possibilité de rencontrer l’autre qui, à ce moment là, vous donne votre manque à être, sous une forme vivante; c’est un appel à la vie, la vie à transmettre, à transformer!


L’origine apparaît être le symbole de ce qui nous manque: quand cette lumière était là nous n’étions pas vraiment conscients, et quand nous en parlons c’est elle qui n’est plus là et que nous devons rechercher!
Mais ce partage et la rencontre qu’il permet ne sont possibles que chez des gens qui arrivent à se sentir assez biens; non pas pleins d’eux-mêmes et de leurs valeurs profanes, mais assez riches pour supporter le manque et se relever dans les épreuves de cette faille originaire.
Ces gens ne doivent pas être trop inquiets narcissiquement, n’ayant pas besoin d’une identité sans faille; pas trop furieux également s’ils trébuchent sur elle, pas trop enclins à l’imputer aux autres!


N’est ce pas là l’objectif espéré de la méthode maçonnique, de cette mise sur le chemin vers l’autre, dans la justice et l’amour?


Ces conditions semblent pourtant simples! Mais elles sont trop rares pour pouvoir espérer une fraternité où les uns et les autres partagent la même épreuve du manque à être, cet état de secrète conscience d’une force universelle!


Efforçons nous d’être assez tolérants, même aux limites de notre seuil, même si notre narcissisme est menacé!


Ne faisons pas payer aux autres ce déficit narcissique.
Pourquoi chacun entendrait-il le même message par la même voie?
Ne comparons pas les approches diverses; c’est beaucoup mieux de voir les autres comme variété du possible, comme forme singulière de l’être.



Pourquoi supposer que les autres seraient offensés d’entendre une pensée autre que la leur?


Pas de courbettes donc, mais l’idée que c’est à chacun de soutenir son rapport à l’être, ouvert sur le risque de la rencontre avec l’autre!



Dialoguer ne doit pas avoir pour but de tomber d’accord, mais de se parler, de se connaître, de vivre ensemble sans trop se faire de mal.


Et si c’était cela l’espace divin du GADLU?


GADLU


Que n’est-il pas?
Pourquoi dire oui à ce concept?
Il n’est pas une tyrannie de l’Un car mieux il implique et permet des possibilités multiples de toute sortes.



Ce divin là est l’Être, quelle que soit la chose qui est!
C’est la raison pour laquelle ce divin pourrait être le lieu de nos états limites: traumatismes, crises, déchirements, exultations……


Dans l’entre deux de nos états limites il y a obligatoirement production de symbolique et transmission d’humanité!
Pour moi ce divin GADLU est bien dans cette faille radicale, là où la vie se renouvelle, se transforme; où quand ça passe c’est divin, soufflant, inspirant; où quand ça casse c’est l’angoisse, la peur, la fureur d’être parfois!
Dans ces replis et ces frontières que nous portons en nous, il existe la possibilité de s’échapper de nous mêmes; mais nous devons accepter que notre pensée ne soit qu’un appel à penser, que cette recherche de la lumière ne soit qu’une demande !


Désirons appeler autre chose, même si rien ne répond!
Le secret que nous possédons nous permet d’attirer cette autre chose, de la déployer dans la lumière pour le rendre visible et assimiler sa substance!



Cet espace limite du GADLU peut ainsi prendre vie entre ceux pour qui la limite est inerte et ceux pour qui elle est vivante, entre conscience et inconscience!


Le FM:. doit impérativement supposer la vie de ce côté là, sans pouvoir dire si elle y est vraiment, où si au contraire on l’y met, où si on l’invente, où si seulement on l’espère!
Dès lors la FM:. ne dira pas ce qu’est le divin ( à dieu ne plaise si j’ose dire) mais elle donnera un support pour comprendre ce qu’on en fait.



Elle ne dira pas non plus ce que croyants et incroyants en font où ce que ça fait à travers eux!
Si dans chacune de nos vies, entre deux états limites de notre dualité, s’installe un fonctionnement routinier, on pourra toujours viser le GADLU dans la faille et l’on aura une vue sur l’être!


Que cette vue soit marquée de lumière noire où d’étincelles!
Au terme de ce parcours qui passe par les difficultés de l’existence et de la croyance, on constatera que croyants et athées sont dans une posture narcissique analogue.
Chacun pourra parler du GADLU comme d’une question qui lui est propre, bien
à lui!
La question du GADLU est ailleurs, du côté du partage de l’être et des transferts qui s’y produisent!



CONCLUSION


Ce travail a été pour moi paradoxal; j’ai parlé de la faille de l’être, donc de ma propre faille.
J’y suis en même temps que je la mets devant moi par la pensée pour en expliquer certains effets.



Cette planche est donc mon témoignage, celui d’un appel à travers cette faille et sur ce point il n’y a rien à expliquer.


Quand à la FM:. ,elle ne doit pas partir d’un dieu biblique, mais de la faille dont parlent les trois monothéismes et dont l’appel est beaucoup plus vaste!
Cela ouvre la possibilité d’écouter et d’accueillir le rythme même de notre existence au monde.



Alors mon idée du GADLU ne promet rien, c’est ce qui peut en faire sa valeur! Elle peut simplement donner la dimension qui manque et se donner aux “doués” de l’Être.
Elle doit se présenter comme un éclair, une ouverture dans laquelle on peut puiser la joie , ce troisième pilier complémentaire de force et sagesse!


Michel Barat nous l’exprime beaucoup mieux: “ La Joie de l’homme est le souci de la Vérité”



Le pouvoir, l’image, le renom, l’argent sont de faux chemins du GADLU qui prétendent combler la faille par leur seule prétention égocentrique!
Le GADLU ne peut pas se laisser enfermer dans les visions d’un prince égyptien, peut être juif, Moïse, ni dans celle de deux juifs inspirés Jésus et paul, où dans celle d’un chamelier arabe mystique Mohamad!



L’idée du divin les dépasse dans l’expression du GADLU!


Et si cette énigme de la Lumière se trouvait sous la garde du poète et des initiés, répondant par une salve d’avenir?
A l’aube de ce temps de Vie, de cet appel à l’Être, laissons nous émouvoir par nos battements de cœur, métronomes du silence, où nos pas et notre âme vont ensemble vers l’autre!


C’est peut-être cela le paradis des hommes libres!

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