Le Serment : Le sert à mentir
W∴ L∴
Lorsque que je me suis proposé pour faire les 5 minutes de symbolisme traditionnel de la Loge. J’ai donné comme sujet « Le Serment ».
Mais j’ai délibérément et omis, et je vous demande de me le pardonner, de en vous donner l’énoncé complet pour éviter de vous choquer, car le véritable titre complet est :
«Le Serment, le sert à Mentir ».
Et je vois à vos visages et vos regards que la surprise et l’interrogation, que je présentais à l’annonce complète de l’intitulé du sujet, était fondé.
Ce jeu de mot un peu choquant et c’était son but je l’avoue, n’a pour objectif que de nous faire prendre ou reprendre conscience de ce mot SERMENT.
Et quand je dis nous, je m’inclus avec, car je ne suis pas meilleur que les autres ni moins irréprochable sur le sujet.
Mais ceci n’est que le début d’une question beaucoup plus complexe et qui demandera une plus grande réflexion. Soi par une planche beaucoup plus complète sur le sujet ou soi par une méditation individuel que chacun pourra faire dans l’intimité de sa conscience et en le faisant face au miroir intérieur de notre âme.
Il n’y a pas si longtemps, l’honneur d’une parole donnée valait plus que tous les contrats notariés. L’honneur défend des actes que la loi tolère.
Et il est si facile de trouver mille prétextes afin de justifier les manquements aux serments faits et les mensonges que nous nous faisons à nous mêmes.
Des serments ils en existent beaucoup et de toutes sortes. Je vous en citerais quelques uns tel que :
Le serment d’allégeanceLe serment d’Hippocrate
Le serment du mariage
Le serment de fidélité
Le serment du secret
Le serment du silence
Le serment d’obligation
Le Serment d’amitié ou de fraternité
Et encore bien d’autre que je pourrais énoncer, mais qui n’apporteraient rien de plus sinon que de noircir un peu plus cette feuille.
Vous avez certaine remarqué que dans les serments que j’ai nommé, plusieurs on du chatouiller vos oreilles pour les avoirs reconnu et déjà entendu au sein d’une Loge.
Mais combien de serment ce sont il transformé « en sert à mentir » ?
Combien de trahison de toutes sortes on commencé par un serment ?
Le serment n’engage t’il que celui qui l’écoute ou aussi celui qui le prononce ?
Un peu comme on le dit si souvent dans le milieu politique « les promesses, n’engage que celui qui les écoutes ».
Le serment, en avons-nous la même interprétation, suivant à quelle bout nous nous y trouvons ?
Du bout de celui qui l’écoute ou bien du bout de celui qui le déclame ?
En faisons nous tous le même usage de chaque coté ?
Et je ne parle là que du serment avec une approche Maçonnique. Parce que si on commence à en voir l’usage que l’on en fait dans le monde profane. Et pour simple exemple, je ne vous citerais que celui du mariage. Alors la ils nous vaudraient toute la soirée pour en parler et nous n’en aurions pas fait le tour complet.
Je sais que je pose plus de questions que je ne donne de réponse. Mais cela à pour but de vous faire encore plus réfléchir en vous-même, sur les serments que vous avez du prêter un jour que cela soi dans vie profane ou dans la vie maçonnique :
Sur leur utilité,Sur leur qualité,
Sur votre façon de les avoir respectés,
Sur le sens et l’importance que vous leur avez portés.
Mais j’ai découvert aussi que le serment n’était pas toujours « le sert à mentir ».
Et je le sais, pour avoir eu l’honneur de présidé pendant un certain temps à cette Loge.
Je le sais depuis mon appartenance depuis plus de seize ans à la Maçonnerie et à cette Atelier « la Persévérance », là si bien nommé.Ou je côtois depuis tant années certain de nos Frères, preuve de leur fidélité à leur serment.
Et je suis rassuré aussi en voyant nos plus jeunes Sœurs et Frères sur la qualité de leur serment qu’ils ont donné à cette Loge et à la Franc-maçonnerie.
Je le vois à votre attitude et à votre engagement auprès de vos autres Sœurs et Frères de cet atelier. Et je suis le premier à en pouvoir en témoigner, par la Fraternité et tout l’Amour que vous m’avez offert.
Je l’entends aussi dans la qualité de vos planches, à l’implication et l’émotion personnelle que vous y mettez.
Je le vois aussi à votre assiduité à nos travaux, malgré vos contraintes familiales et professionnelles.
Le serment, c’est l’honneur, c’est la conscience, mais la conscience exaltée. C’est le respect de soi-même et de la beauté de sa vie portée jusqu’à la plus pure élévation et jusqu’à la passion la plus ardente.
L’honneur est un éperon pour la vertu, et non pas un étrier pour l’orgueil. Faisons en sorte de respecter nos serments et demeurons toujours des femmes et des hommes d’honneurs !
Vénérable Maitre, j’ai dit.