L'Eau #365007 Le REAA est-il initiatique ? Auteur: F∴ J∴ P∴ P∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué La F M française sort enfin de sa léthargie et les événements que nous vivons en ce moment vont dans le bon sens, celui de la clarté. On peut espérer que les équivoques vont cesser et que tout un chacun va pouvoir librement et pacifiquement s’engager sur une voie clairement balisée. La position prise par notre obédience et son Grand Maître sur les critères de la régularité est maintenant claire et connue. Tous les F F ici présents, d’où qu’ils viennent y adhérent sans équivoque ou restriction mentale d’aucune sorte.J’ai choisi de répondre à la question « Le REAA (celui bien sur que nous pratiquons à la GLdF et au SCdF) est-il initiatique » car elle se pose à de nombreux F F qui pratiquant le Rite ailleurs, ont des doutes sur la validité initiatique de notre pratique à la GLdF. Curieux paradoxe quand on sait que c’est chez nous que ce Rite est né.Mes F F\ vous allez être surpris de savoir ce qui dérange ces F F.Malheureusement une méconnaissance réciproque et des propos malveillants de F F qui parlent sans connaître les causes réelles du schisme de 1964, perdurent. La première réticence provoquée chez ces F F est l’incompréhension que la devise de la GLdF puisse être Liberté, Egalité, Fraternité et son rajout systématique à l’acclamation écossaise.Ce ne sont pas les termes qui choquent mais c’est son caractère politique. En effet cette devise est purement politique, c’est notre devise nationale et c’est le dogme fondamental,le signe distinctif, du régime républicain. Toujours associé au combat pour la République, c’est un signe de ralliement. Cette trilogie se forme de 1789 à 1848 elle devient consubstantielle à la république c’est ce qu’on a appelé « la raison républicaine ».La seconde réticence vient du titre distinctif de certaines Loges comme « Auguste Comte »,« Jean Jaurès » ou « La République » (qui n’est pas celle de Platon mais celle de Marianne). En effet l’auteur du catéchisme positiviste est un pourfendeur de la métaphysique, ce qui est antinomique avec notre démarche, Jean Jaurès, homme par ailleurs respectable et admirable a suivi son destin d’homme politique socialiste, c’est un pur politicien.La Loge « La République » c’est une autre histoire il en existe maintenant trois. L’originale qui est restée à la GLdF, une expatriée qui est revenue et une scission de cette dernière qui est restée à la GLNF. Marianne trônant toujours fièrement sur le plateau du V M.Evacuons immédiatement ces appréhensions non totalement fondées.Pour la devise, la réalité est que c’est bien une devise politique qui n’est pas d’origine maçonnique comme l’indique Michel Borgetto dans le Que-Sais je ? traitant du sujet, mais dont la maçonnerie du XIX° siècle totalement politisée à l’époque s’est immédiatement emparé et même en ce qui concerne la GLdF.Mais à y regarder de plus près et en lisant l’allocution du 16 décembre 1979 de notre regretté F Albert Chevrillon (Tito pour les intimes), prononcée à la fête de la Saint-Jean d’hiver,on trouve une correspondance maçonnique avec les deux termes extrêmes de cette devise.La Liberté du législateur portait surtout sur la liberté de pensée, de parole de la presse, d’entreprendre, de posséder etc. Celle que nous poursuivons est une liberté d’une toute autre nature, celle de l’esprit, débarrassé de tout ce qui peut l’influencer, le freiner, comme le dit un rituel « c’est la liberté qu’on acquière au delà des limites, lorsqu’on a dépassé le royaume des formes », c’est une liberté de pure spiritualité. Une liberté que personne ne peut nous ôter.D’autre part le candidat à l’initiation doit être « Né libre et de bonnes mœurs » Le Né libre ne veut pas dire qu’il n’est pas esclave,car de nos jours l’esclavage n’existe que hors de l’Europe. Mais qu’il a en lui, cette potentialité de trouver un jour cette liberté intérieure. De plus pour prêter serment, il doit être libre. N’oubliez pas non plus la formule « Le maçon libre dans une Loge libre ».La Fraternité fiasco utopiste du législateur mais fondement de notre ordre.Un ordre ne tient que par le consensus de ses membres sur le but à atteindre, l’écoute mutuelle, l’échange de ses expériences intimes, qui seule permet à chacun de progresser vers une spiritualité toujours plus haute ; c’est une fraternité de combattants, nécessaire pour la démarche, qui étant individuelle se construit en commun avec ceux qui poursuivent le même but. Elle est de nature différente de la fraternité pour tous prônée par l’église catholique obligatoire et non choisie. Et si je paraphrase Voltaire « Pour tous ceux qui ne sont donné que le mal de naître ». Ce n’est pas la, fraternité passe-partout, mise à toutes les sauces, brandie à tout bout de champ, lénifiantequi souvent cache un vide sidéral d’expérience initiatique.l’Egalité., Sa proclamation est un véritable succès et une avancée notable du législateur, qui ainsi supprime tous les privilèges injustifiés dans la société précédente. Car la loi étant la même pour tous devient la seule autorité reconnue. Nous devenons alors tous égaux devant la Loi.Mais en dehors de ce cadre comme le constate également Notre F Chevrillon, l’égalité n’existe pas. Que ce soit dans le monde animal végétal et même minéral. Nous-mêmes maçons du REAA vivons dans un ordre hiérarchisé, mais c’est une hiérarchie de talents, de travail, de compétences et de dévouements. Une hiérarchie de cooptation.Nous sommes seulement égaux devant le montant de notre capitation mais pas pour nos devoirs. Ceux-ci augmentent au fur et à mesure de notre progression, au cours de laquelle nous devenons de plus en plus serviteurs des autres F F et du Principe et notre Ego s’efface alors progressivement.L’égalité qui se transforme en « égalitarisme » comme tous les « ismes » est toxique, car il nivelle par le bas efface les personnalités, massifie et abruti, il mène à l’angélisme bien pensant mais pervers, que nous connaissons trop bien.L’autre prévention s’explique facilementEn effet en 2010 sur ses 1428 loges la GLdF comptait 19 loges dans les 600 premières de la matricule,dont le titre distinctif évoque des hommes politiques parfois même non maçons. C’est très peu et les titres distinctifs de ces Loges appartiennent à l’Histoire et ne préjugent en rien de la façon dont les FF. y travaillent actuellement.Souvenez-vous de l’excellente planche, délivrée ici même,lors de nos tenues d’été de 2011, par un de nos FF , que je résume ainsi. Pendant toute la fin du XIXème siècle et jusqu’après la 2ème guerre mondiale La GLdF et le GOdF n’avaient pour but que d’instaurer et de stabiliser la 3ème république. Les sujets des questions à l’étude des Loges étaient du type « Assurances sociales et accidents du travail » ou « statut des fonctionnaires ». Aucune Loge n’était épargnée par cette dérive politique et partant profane.J’en ai également pour preuve, l’intervention de notre F. Jacques Bourroux lors de la cérémonie du centenaire de la RL « Qui Vérité ? » à laquelle j’assistai,il déclarait que quand il était apprenti le symbolisme et la réalisation spirituelle étaient des sujets à peine effleurés, au point qu’il fallait avoir recours à un F Expert extérieur, pour conduire les initiations et qu’à l’époque les F F fumaienttous en Loge !C’est à partir de 1953 que la Bible ouverte au prologue de l’Evangile de Saint-Jean,sur l’autel devient obligatoire et en 1955 que l’ordre se déclare initiatique et traditionnel.Alors 60 ans c’est peu quand on vient de si loin !Sachez mes F F encore hésitants, et c’est à moi de vous le dire qui suis un rallié tardif, que vous êtes ici chez une très grande dame comme l’appelait le F Marcel Cerbu, et cette grande dame en a vu d’autres. Et si vous venez nous visiter c’est aussi peut-être que vous avez ressenti son charme et l’ambiance qui règne au 8, rue de Puteaux. Remarquez que dès que vous avez franchi le seuil vous ne rencontrez que des FF. souriants qui ont fait l’effort d’être habillés convenablement, par respect pour le Rite et le sacré qu’il véhicule. En Loge vous ne verrez jamais comme cela se pratique ailleurs, et vous le savez très bien comme moi,d’anciens grands officiers fussent-ils anciens Grands Maîtres occuper l’Orient, continuellement comme un bastion fortifié. Vous vivrez ici un rituel impeccable dont l’évolution se fait toujours vers plus de signification traditionnelle et initiatique. Vous constaterez qu’ici règne la simplicité, la retenue et parfois l’humour vache mais fraternel. C’est ce qui permet ainsi à nos T T R R F F quand ils prennent la parole « urbi et orbi » d’enfoncer vigoureusement le clou de la régularité,clairement,gentiment mais fermement définie et qui est vous l’avez compris une condition sine qua non du travail à la GLdF.Alors ne brusquez pas cette grande dame elle respecte son long passé car c’est son devoir. Sachez qu’elle ne demande rien à personne, mais que son aura attire ceux qui désirent travailler dans la sérénité. Lisez PVI et plus tard « Ordo ab Chao » vous y trouverez souvent des réponses à des questions que vous vous posez souvent depuis très longtemps.Je suis un des premiers initié hors de la GLdF issus de la rupture de 1964 causée par ce fameux traité d’alliance signé par un Grand Maître à la forte personnalité mais qui a cru à tort pouvoir faire l’unité avec une structure porteuse d’une incompatibilité foncière entre deux conceptions. C’est ce qui se passe de nos jours ailleurs, il y a également incompatibilité du REAA avec une conception trop spécifique et orientée vers le confessionnel, à la limite de la bigoterie.Quand on décrète que le GADLU est Dieu, on restreint le champ des possibles et on subordonne le Rite à une croyance particulière. Ce que je vais essayer de vous démonter maintenant, il est temps direz-vous,c’est le caractère foncièrement initiatique de notre Rite, tel que nous le pratiquons dans cette maison.Par obligation je ne traiterai que du 1er degré d’un Rite, qui en comporte 33. Et c’est un secret de Polichinelle donc inutile de se cacher derrière son petit doigt pour évoquer ces degrés que tous les Apprentis peuvent contempler lors de la célébration du Solstice d’Hiver.Le REAA peut se cerner ainsi : Ordre initiatique, traditionnel, maçonnique, chevaleresque, international et universaliste.Maçonnique : Car il s’appuie dans les deux premiers degrés sur l’art de construire l’œuvre harmonisée par la Sagesse, la Force, et la Beauté.Initiatique : Car il y a re-naissance, re-génération un passage du profane au sacré pour atteindre une spiritualisation, une hiérogamie c’est-à-dire une fusion spirituelle avec le Principe.C’est la voie ésotérique. Nous y reviendrons.Traditionnel : Car le Rite transmet par utilisation de symboles et de mythes puisés dans toutes les anciennes traditions. (Religieuses, gréco-romaines, philosophiques et ésotériques). Tradition vient du latin « tradere » : Ce qui est transmis. Le sens commun est coutumier, oubliez-le, et retenez Tradition avec un grand « T » Dans le sens initiatique c’est le message qui véhicule la vérité principielle, vérité première et unique. Tradition représentée par la Bible sur l’autel des Serments ouverte au prologue de l’évangile de Saint Jean.Les écritures dont l’expression est archaïque sont de toute éternité elles nous permettent de saisir la nature de notre propre tradition et l’aspiration à laquelle elle répond. Le prologue de l’évangile de Saint Jean qui est lu dans certaines Loges à l’ouverture des travaux, exprime le caractère ésotérique de notre démarche reposant sur un exotérisme représenté par ce VdLS.Chevaleresque : Par sa référence au discours du Chevalier de RAMSAY mais aussi par le vécu du Rite qui est un combat permanent, combat du Chevalier de l’Esprit pour l’unification de son Moi. Et contre l’anti-tradition ennemie de la civilisation et de la spiritualité ; c’est un combat sans merci contre son ego, son mental et la pensée unique. Matériellement et symboliquement cette appellation de Chevalier se manifeste par la manière de créer et de constituer l’apprenti franc-maçon, par l’épée et le port de cette épée et du baudrier.Universaliste : L’origine vient d’« universus » droit romain du II S dont l’acception est : à qui échoit la totalité du patrimoine, puis, selon le dictionnaire historique de la langue française, est devenu un terme de religion (1704) partisan d’une doctrine selon laquelle tous les hommes sont destinés au salut par la grâce, puis l’adjectif s’est appliqué (en 1757) à ce qui est relatif à l’ensemble des êtres, puis il s’applique à une doctrine qui considère la réalité comme un tout unique dont dépendent les individus.Ainsi la franc- maçonnerie symbolique se déclare « universelle » et propose à tous ceux qui voudraient rejoindre ses rangs de se tourner vers l’Un, vers le Principe qui nous unis et par là nous aider à surmonter ce qui nous divise, par prise en compte de cet adage hermétiste : « Quelque admiration que t’inspire le spectacle de l’Univers, seule est réellement admirable la loi unique et multiple qui régit toutes choses dans leur ensemble et chaque chose dans son détail ».Le Rite Écossais Ancien et Accepté est une « Gnose » du grec « gnôsis » dont l’acception est la recherche de la « Connaissance » C’est une démarche traditionnelle, ésotérique, hermétique et alchimique, qui, nous en sommes convaincus, conduit à la perception de la « Vérité ».Le RÉAA propose une évolution du type scalaire, en 33 degrès, nous l’avons dit, une progression spirituelle par changement d’état, c’et par une succession de métamorphoses ontologiques, c’est à dire de l’Etre symboliquement représentée par la mort du vieil homme et sa renaissance en homme nouveau. C’est le « solve et coagula » des alchimistes, pour progressivement passer de la substance à l’essence des choses.L’homme selon la Tradition étant constitué en trois parties Corpus, Animus et Spiritus, qui correspondent au Sel, au Soufre et au Mercure alchimique va réaliser son unité en maitrisant les trois stades pour en quelque sorte se spiritualiser. Il existe une hiérarchie entre ces trois états de l’Etre qu’il faut gravir dans cet ordre.On y distingue trois étapes successives : « Connaissance, Amour, Action » qui font passer l’Etre de l’individuel à l’universel. Ce parcours initiatique nécessite des efforts soutenus et la volonté d’aboutir, c’est une voie élitiste. Etant au 1er degré nous ne pousserons pas plus avant.En fait, Il s’agit d’élucider une certaine vision du monde, qui n’est pas d’emblée acceptable et familière à nos contemporains et qui peut soit choquer, soit être tournée en dérision et rejetée, mais de toute façon qui peut fait douter de la santé mentale de celui qui l’exprime.Le programme du RÉAA ne peut être proposé qu’à des adultes sains de corps et d’esprit, car il est long et périlleux et ce point est capital car, en aucune manière, il a une vocation psychothérapeutique.Le fameux « gnôthis seau ton » point de départ de toute quête, que l’on découvre au 1er degré symbolisé par la descente en soi du Cabinet de réflexion et le fil à plomb du 2ème Surveillant,n’est pas une évaluation psychologique de soi-même, c’est la reconnaissance d’une identité avec l’inévaluable, et l’incognoscibilité divine.La traduction de la phrase complète étant « Connais-toi toi-même et tu connaîtras l’Univers et les dieux » signifie, « Réalise-toi, crée-toi toi-même ». Discernons ce qui est psychologique par rapport à ce qui est transcendantal. Si maintenant nous entrons dans le détail du 1er degré, nous allons y retrouver tous ces invariants constants dans toute démarche ésotérique.Mais qu’est-ce qui est ésotérique ?L’ésotérique concerne un individu en ce qu’il a d’unique comme son ADN, Nous l’avons vu il n’est pas question d’adhérer à quoi que ce soit mais de révéler en soi ce qui était caché et qui fait de nous une hypostase du Principe, et toute notre démarche va tendre vers ce retour au principe, pour s’unir à lui dans une hiérogamie, c’est ce que nous répétons à loisir pour bien indiquer la finalité oh ! Combien difficile à atteindre qui nous encourage et nous guide.Les invariants sont tout d’abord de créer un endroit où le sacré puisse se développer : le Temple matériel qui n’est qu’une pièce comme une autre mais à y regarder de plus près est orientée c’est-à-dire tournée vers l’Orient et dont les dimensions terrestres et célestes sont infinie du Zénith au Nadir, du Septentrion au Midi et de l’Orient à l’Occident., est ainsi entièrement intégré au cosmos,qui signifie Ordre.Le langage n’étant pas apte à traduire les conceptions sans images de l’esprit, c’est le langage symbolique qui seul peut nous permettre d’élucider cette certaine vision du monde.La nature fondamentale du symbole est d’élever l’âme humaine vers le surhumain. Sa polysémie permet d’ouvrir toutes les voies possibles chez un individu doué.Mais tout le monde n’est pas apte à bénéficier du message transmis, comme en musique, celui qui n’a pas l’oreille musicale a peu de chance de participer, il en est de même chez celui qui n’a pas cette oreille symbolique.Le Symbole : son caractère propre est de rassembler sous un seul point de vue, d’exprimer en un mot plusieurs propriétés d’un même objet de manière qu’elles se produisent instantanément et à la fois et que l’âme les saisisse en quelque sorte d’un seul coup d’œil.C’est un éclair qui laisse entrevoir à nos regards un horizon sans fin. IL en est de même pour nos mythes. Le symbole n’est pas non plus une soi-disant archaïcité pré-rationnelle mais une donnée constitutive de l’expérience humaine.Que s’est-il passé pour nous tous ?Le passage par le Cabinet de réflexion, moment privilégié, unique où dans la demi obscurité procurée par un flambeau et le silence, que nous a exalté notre F J-C B, nous nous sommes trouvés dans les meilleures conditions de méditation sur les symboles présentés. Si de nombreux F F considèrent que tout est donné là, ils ont raison.Tout d’abord la présence de la mort évoquée par le crane et les os on la retrouvera tout au long des degrés du Rite et elle ne quittera jamais la pensée du cherchant.La confrontation avec les trois principes alchimiques Sel Soufre et Mercure qui vous indiquent qu’une transmutation va se produire en vous, Le coq sur le mur vous indique que vous allez vous réveiller à vous-même, mais pas n’importe comment,mais par le moyen de la formule VITRIOL toujours mal traduite du latin qui signifie en fait « Visite l’intérieur de la terre et en te redressant (gérondif de manière du verbe rectificare) et non en rectifiant ce qui ne veut rien dire, tu trouveras la pierre cachée ». En vous redressant, vous allez tout au long de votre démarche tenter d’aller toujours plus haut pour vous rapprocher du Principe. C’est pourquoi cette formule est anagogique ce qui signifie qu’elle conduit en haut vers la cause première.Avant l’entrée dans le Temple vous devez impérativement laissez vos métaux à la porte, quitte à les reprendre en partant, car vous en aurez besoin dans le monde profane. Mais pour recevoir la Lumière pour obtenir cette révélation intérieure il faut faire le vide en vous même et ne pas avoir de blocages d’aucune sorte, comme vos certitudes, vos idéologies, vos préventions, vos a priori, vos craintes et autre impedimenta.Observez maintenant se qui se passe dans le Temple. La couverture extérieure du Temple est capitale car comme nous allons constituer ensemble un espace sacré, il doit être clos et séparé du monde profane. Sachez que : « Un bateau est conçu pour aller sur l’eau, mais l’eau ne doit pas y entrer. De la même façon, nous sommes conçus pour vivre dans le monde mais le monde ne doit pas nous envahir ».La construction du Temple et sa consécration a lieu sous vos yeux, il vous appartiendra ultérieurement et lentement,de métaboliser ce Temple matériel qui doit devenir votre Temple intérieur par analogieet d’en faire votre propre chair.L’office de couvreur est celui d’un veilleur entre le profane et le sacré. Autrefois il y avait en permanence devant la porte à l’extérieur un F Tuileur qui gardait le Temple ce qui indique l’importance d’être à couvert. Ensuite la vérification de la possession du degré auquel on travaille par les FF présents et la transmission du mot, permet de constater que tout est conforme au Rite. La consécration de l’espace temps peut avoir lieu. C’est le V M qui a ce pouvoir qui lui a été confié par l’ensemble des Maîtres de la Loge et qu’il va accomplir avec les deux Surveillants.Sur le plateau du V M se tient immuable la lumière principielle à partir de laquelle le F MdC va communiquer la lumière aux colonnettes et aux Surveillants, cela constitue une hypostase du Principe. Dans un rituel qui vient d’être abandonné c’étaient les trois maillets qui par circumambulation dans le sens solaire rendaient visibles les étoiles, cette circumambulation montrant que toute la Loge s’insère dans un mouvement en harmonie avec le Cosmos. A la fermeture des travaux ces lumières rejoindront la lumière originelle pour se fondre en elle. C’est le retour au Principe. Apprenez surtout à résonner avec le cosmos plutôt que de raisonner sur le cosmos.J’attire votre attention sur le nombre trois qui doit vous obséder quand vous méditez, vous le retrouverez partout et en particulier symbolisé par le delta rayonnant. Il vous aidera à dépasser le principe de non-contradiction et le tiers exclu aristotélicien et de vivre le tiers inclus clé de la compréhension ésotérique.L’ouverture et la fermeture des travaux se feront toujours avec l’invocation ALAGADLU. La conception capitale et indispensable de GADLU n’ayant d’intérêt que comme but à atteindre dans l’absolu et il est impensable d’imposer à l’absolu et à l’infini une limitation en le désignant par le Dieu d’un exotérisme arbitraire comme cela est de règle ailleurs. De plus la notion de révélation qui est donnée de l’extérieur est entièrement exotérique et confessionnelle. Si nous admettons et recherchons une révélation, elle ne peut être qu’intérieure, nous l’avons déjà évoqué,et au terme d’un long travail.Je n’ai pas l’intention d’aller plus loin dans ma démonstration que ce 1er degré du Rite présente toutes les garanties de conformité avec les invariants de toutes les traditions vues dans leur perspective ésotérique.Je terminerai en mettant l’accent sur l’importance de la Chaine d’union celle différente de la chaine d’union de réception d’un nouveau F. celle que l’on forme à chaque tenue.Cette chaîne d’union certaines Loges la forment après la clôture des travaux pour que ce soit la dernière impression que les F F emportent dans le monde profane, en quittant le Temple en silence. Cette chaine correctement formée par le croisement des bras et le contact des corps, constituée par tous les F F ayant assisté à la tenue, tous degrés confondus toutes loges ou obédience régulière confondues, n’est pas une formalité qui peut être expédiée rapidement, elle doit durer suffisamment longtemps pour qu’un courant se mette à circuler entre les chainons que forment les F F et qu’ils le ressentent physiquement passer. Il se produit alors une démultiplication de l’énergie individuelle, il y a communion au delà des mots dans le silence et un vécu incommunicable autrement. C’est pourquoi pour ne pas briser ce charme et le faire durer le plus longtemps possible je le répète certaines Loges forment cette chaine juste avant la sortie du temple et toujours en silence.Avant de conclure et pour ne pas être taxé de flagornerie et d’encensement éhontée de la GLdF, j’aborderai quelques points qui fâchent encore et qui mériteraient d’être modifiés. « In cauda venenum » comme on dit.Nous avons vu que le sacré se manifeste dans une certaine ambiance de méditation et de recueillement et que peu de chose peut ramener le tout au monde profane. Examinons d’abord ces quatre points.1 – Si l’administration d’une Loge est importante elle ne doit pas envahir la tenue. Ce point devrait être résolu au cours de conseils d’administration se tenant en dehors des tenues et leurs conclusions simplement entérinées par un simple vote sans discussion à l’infini en tenue. Malheureusement ce n’est pas le cas. 2 – Il faut constater que la maçonnerie française est la seule à pratiquer l’appel en Loge que je considère comme infantilisant et digne de l’école communale, ne laissant aucune trace tangible par rapport à un livre de présence que chacun doit signer. A ce sujet c’est maintenant l’occasion d’adopter cette pratique au moment où nous demandons aux F F visiteurs de signer, cette simple signature vaudrait ipso facto adhésion à nos principes. 3 – Autre habitude chronophage et sans intérêt : la lecture des planches tracées interminables des derniers travaux. Je prends un exemple : Pourquoi retracer tout le cours d’une cérémonie d’initiation, quand on pourrait écrire cette simple phrase « Le profane Untel a été initié régulièrement selon les anciens usages » point barre ? 4 – Enfin la maladie du vote à propos de tout et de rien, qui est endémique. Ce qui est choquant c’est le vote pour le nouveau Vénérable Maître. Normalement le candidat est choisi par les anciens et les Maîtres entérinent. Voter pour chaque membre du collège et les suppléants, est une insulte à la confiance et à l’autorité du V M élu. Il ne viendrait à l’idée de personne d’interférer dans le choix des ministres d’un Président de la République. Il en résulte que souvent le V M ne dirige pas les discussions, n’intervient que rarement et se contente de donner la parole à qui la demande et tout cela a vau-l’eau.J’espère avoir montré aux uns et aux autres ce qui pouvait être source de malentendus entre F F disposés à travailler ensemble et qu’en fin de compte en faisant un effort mutuel tout pouvait s’arranger et comme le disait notre F M G « Il ne faut pas absolutiser le relatif, ni relativiser l’absolu ». Sachons échanger nos pratiques réciproques, si elles apportent un plus à notre démarche, elles sont alors positives et pourquoi nous en priver.L’ultime remarque qu’il me serait reproché d’éluder tant elle est pour nous immigrés, une nostalgie comparable à un paradis perdu. C’est de constater qu’on ne travaille pas à l’agape Avant 1964 cette pratique dont nous avions hérité venait de la GLdF. Elle consiste à clore les travaux après l’exposé de la planche, et de la discuter à l’agape sous la direction du V M qui mène la discussion, donne la parole et permet ainsi à tous les Compagnons et Maîtres présent de s’exprimer d’apprendre à prendre la parole, d’oser parler pour les discrets et de se réfréner pour les logorrhéiques. Les Surveillants intervenants les premier, et selon vos mérites pour attirer l’attention sur les points forts de la planche. L’Orateur résumant les interventions et replaçant comme c’est son rôle, le tout dans la perspective du Rite. C’est une pratique qui permet à tous de participer sous l’autorité du V M, et dans l’ordre, on gagne du temps et on sort de la simple petite bouffe entre copains au cours de laquelle on raconte ses histoires de chasse. Je vous laisse apprécier, mais c’est la pratique seule qui peut convaincre.Conclusion.L’aspect extérieur d’une recherche de vie spirituelle, par exemple le suivi d’une doctrine religieuse est un exotérisme, il ne réclame pas de qualités particulières et est donc accessible pour et par tous. Il suffit de croire et de suivre des prescriptions qui sont données avec des interdits variés alimentaires, sexuels ou autres et l’exotérisme concerné, vous assure par votre dévotion et selon vos mérites un au-delà confortable et le salut de votre âme ? Vous pouvez en outre ici-bas si votre foi est tenace et sincère peut-être obtenir par la prière l’exaucement de vos vœux.Mais les religions n’ont pas le monopole du sacré, nous Maçons du REAA, avons la prétention d’y avoir accès très différemment par des voies plus directes,qui sont celles proposées par l’initiation.La GLdF par sa discrétion et certains atermoiements qui appartiennent désormais au passé, est souvent mal connue et mal jugée de l’extérieur, c’est en vivant ses rituels qui n’ont fait aucune concession à l’air du temps, que l’on peut constater sa régularité initiatique. Elle représente ainsi que le Suprême Conseil de France avec lequel ne subsiste aucun malentendu, mais une coopération étroite, la seule source et le seul garant de la pérennité du Rite Ecossais Ancien et Accepté en France. Rappelons que ce Rite est d’origine française et que le Suprême Conseil de France est le 2ème Suprême Conseil du monde. Si la GLUA n’accepte pas de nous reconnaître, c’est au prétexte que la GLdF a été l’émanation d’un SC. Cette règle bien commode pour rester hégémonique, a été crée par la dite GLUA.Evidemment et pour cause, nous n’ignorons pas que le REAA est pratiqué ailleurs qu’à la GLdF. Dans une régularité certaine. Mais je conseille vivement avant de s’emballer,de bien étudier les rituels pratiqués par ces semi clones,et là de nombreuses surprises pourraient apparaître en constatant des amputations et des dérives confessionnelle qui frisent le mysticisme.Nous avons vu que nos rituels n’ont qu’une finalité, amener les F F à une spiritualité authentique délivrée de toute pression extérieure, ou d’endoctrinement idéologique ou confessionnel quelconque.Tout processus initiatique est opératif et non pas spéculatif. C’est-à-dire qu’une tradition doit être vécue. Quand elle ne l’est plus sa raison d’être disparaît : elle devient une connaissance livresque tout juste propre à entretenir une érudition satisfaisante pour la pensée, mais stérile pour la vie de l’individu et de la collectivité.Nous savons tous par expérience, que tout ce qui limite ou ferme l’esprit, conduit inexorablement au fanatisme, au totalitarisme et à terme à une tragédie sanglante. Le REAA nous offre la possibilité de trouver en nous même une force intérieure nous permettant de lutter contre ces fléaux.VM TR Grand Maître, TR FF membres du conseil fédéral et vous tous mes FF en vos degrés et qualités. J’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "Spécificité du Rite Écossais Ancien et Accepté" Planche Suivante "Histoire du REAA, Rite Ecossais Ancien et"