L'Identité - Identitaire
#3119007
L’Identitaire Français
M∴ D∴ S∴
MMTTCCSS, MMTTCCFF installez-vous confortablement, calez vos augustes postérieurs dans la position la plus adéquate à vos esquarres car certains me connaissent déjà et pour les autres vous allez vite comprendre : je trouve ne pas encore avoir calé dans la dentelle de Douvres ni de Calais et aujourd’hui et rien que pour vous…. Ça va être un peu plus long qu’à l’accoutumée. Pour les plus aguerris à mes puériles farces, aucune de ses feuilles blanches n’est vierge pas plus en tous cas que mes intentions. De jeux de mot en maux de tête… C’est parti !
Puisqu’il nous faut un contrat social comme le leitmotiv d’une existence communautaire qui ne saurait ni ne pourrait être sans ça, puisqu’il existe des frontières, une nation et à sa tête une capitale surtout une monnaie avec une devise sur 3 couleurs. Puisque notre identité, notre passeport, les médias et l’école nous disent français, qu’est ce que cela signifie ? A quelle France appartenons-nous ? Qu’est-ce que la France ? Ou puis-trouver mon identité française ?
Tous les écervelés au crâne rasé et à bretelles s’accordaient, on peut le dire, que la France est avant tout un peuple. Voyons ça : A la chaîne, nous sommes français pure souche depuis les hommes de Tautavel ou de Lascaux, cousins germains de l’allemand néandertalien, lointains enfants de Lucy l’africaine et ça, jusqu’aux aux Celtes, lointains parents des irlandais contemporains. Nous sommes français depuis les visites invasives des phocéens, phéniciens, romains, wisigoths, ostrogoth et autres Huns jusqu’à l’établissement de l’empire du Grand Charles -Carolus Magnus- et de ses francs guerriers, peuple issu des scandinaves qui ont tourné le dos à leurs fjords pour devenir outre Rhin les Germains, les Alamans ou les Teutons et ayant fui encore pour devenir les Francs dans leur siège du Luxembourg actuel à Aix-La-Chapelle. Nous sommes aussi les enfants d’une rive à l’autre d’une rivière ou d’un fleuve entre les duchés autonomes de Bretagne, d’Aquitaine, de Normandie, de Picardie et d’ailleurs au gré des alliances ou mariages d’intérêt entre un souverain et ses suzerains. Mieux…. Nous sommes les enfants de cet anglais déchiré qui brandit l’Union Jack, après la guerre de 100 ans mais est resté pour une chérie, pour une union à l’eau de rose, descendant des conquêtes de Guillaume quelques 04 siècles avant. Eux-mêmes, débarquaient des vikings mélangés au fil des ans à des descendants gallo-romains en cage entre marais, bocage et de vertes contrées riches et prospères. Je ne crois pas voir un identitaire Français ici, juste le mélange bouillonnant de couleurs passées à la machine de guerre pour un blanc éclatant comme le voudraient ces flammes de quiche de bombers verts en meute qui louvoient et zieg heil !
L’État vous taxera que la France est un seul territoire où il se doit de pérenniser et de protéger sa continuité. Mais dans sa réalité, en considérant que l’histoire n’est écrite que par les vainqueurs, la France c’est : le Pays Basque, l’Aragon, la Navarre et la Catalogne que la France bleue et la blanche Castille se sont déchirés ou prêtés pendant des siècles transformant cette frontière en chaîne de feu. C’est une Reine qui mariera la Bretagne et l’Aquitaine à la terre d’Angle. C’est la Savoie, italienne depuis les calendes grecques, pour ne pas dire plus ; Une Bourgogne toujours fière d’être Burgonde qui devint rouge parce qu’elle n’avait pas cru mais cuite notre Jeanne et croyez-moi par expérience, faut pas faire monter la moutarde à une Dijonnaise !! C’est la France des colonies ultramarines qui, outre les indigènes ont été peuplées de colons et colonels, armés d’esclaves et autres indigents prisonniers, tous bagnards de leur condition à 40000 kilomètres du foyer continental. Mais c’est aussi la France des Ventrachoux qui rejettent la laïcité et qui, par pur esprit ludique plutôt que lucide, se voudraient plus royalistes que le Roi et plus catholiques que le Pape au pied d’un fou. Mince…. je viens de faire une faute majeure, j’ai mis une majuscule à « Pape », eux qui préfèrent les minuscules mineurs… Faute de dégoût il faut l’avouer !!!
Je reprends : La France c’est un Royaume qui a envoyé son grand-nez se faire tuer dans les tranchées flamandes pour une dispute de collégiens aux ordres d’un Louis en Or. C’est un empire butineur qui s’est rêvé père de toutes les Russies après avoir marié les Antilles, la Pologne et l’Autriche à la France puis plaça le fruit de cette orgie en Roi de Rome. C’est une Alsace française par la force de Louis XIV il y a 500 ans à peine après la guerre de 30 ans et qui, à cause de courants alternativement allemands et français n’a plus su quelle langue choisir donc parle un peu de ce mélange qui reste un « Minster » pour les non-initiés. C’est la France qui a cru que 91 et 93 étaient l’île double d’Algérie, avant de se rendre compte finalement d’un coup d’éclat qu’il s’agissait de l’Île de France ; a défaut d’avoir à changer de vie, de société et de matricule après la guerre sans nom, ils n’auront pas eu à changer d’immatriculation, fallait-il qu’elle soit bien Naïve pour être en accord avec çà. Avec ce recul le territoire de France dans son état actuel n’est qu’une goutte dans l’océan du temps de l’homo-sapiens, on le sait.
Un érudit vous dictera que la France c’est surtout une Langue. à l’image de Paul Guth dans son « histoire de la littérature française », je le cite : « Les Romains ont envahi la Gaule. Notre français le plus académique est né sur les grosses lèvres suantes des soldats ». Il prend pour premier exemple : la tête en français, de l’argot militaire « testas », le tesson d’argile pour la fragilité d’un crâne au combat et non du pur latin « caput », ça laisse penseur sur la poésie de notre langue qui sait pourtant faire bouillir nos femmes. Mais dans le fond, la langue française est parfois latine, parfois grecque et pourtant elle pose un post-it pour le remind du check-up de son van sur le parking. Le français parfois Oc parfois Oil et troubadour où les français trouvèrent de l’amour, au nom de sa culture, pour tous ses poètes mêmes ceux au nom bien de chez nous comme Saint-John Perse, Loti, Louis Aragon, Aimé Césaire ou encore notre suisse national Voltaire ou enfin Boris Vian même sous un pseudonyme Sullivan, rien d’absurde nous dirait-il. Je n’oublie pas Anatole France, pensez-vous mais c’est pacotille dirait le pingouin. Retenons que nous écrivons des chiffres arabes à l’encre de chine sur du papyrus. C’est une langue où il y a 100 ans encore, quand l’état unifiait ses enfants face à la menace Boche, ce qui n’est pas une marque… de respect… dans nos campagnes donc il était un patois de Périgueux qui ne comprenait pas celui de Bergerac qui lui-même n’entendait rien à celui de Bordeaux. Notre sœur Françoise, plus maline que le renard, pourrait même nous revenir pour ch’ti défendre son béneze d’charentais. C’est aussi un breton qui n’a connu son unicité et sa grammaire qu’entre les deux guerres mondiales et par la volonté d’un seul homme. C’est un niçois qui parle un quasi italien quand le Perpignanais, compatriote méditerranéen, parle presque espagnol, une joute … sétoise qui a commencé … en derby. Marseille se défausse encore, autant qu’il cherche un homme adroit au but de son identité phocéenne. Le Français c’est une langue de poètes pas de linguistes : je prends un E, un A, un U et je le prononce O… Je leur rajoute un X mais ne vais pas le prononcer, disait un comique. Est-il identitaire de dire ce qui n’est pas ou de ne pas prononcer ce qui est ? Peut-être… Je pourrais essayer de le croire à force plus que de raison ni que rage.
Un mécène des plus esthète -là encore 02 mots bien français qui nous font voyager en méditerranée de la Grèce à l’Italie sicilienne façon Syracuse -qui ira revoir comme seule coupable, la Croisière Costa un bras ?- Le mécène donc vous montrera l’art à la française. Des œuvres de forgerons gaulois mais que nous pouvons trouver comparativement partout en Europe des lacs d’Irlande aux plaines prussiennes. L’art de France c’est la majestueuse cathédrale gothique… Pardon non c’est un mot allemand ça, en plus la première fut bâtie à Canterbury quoique Jérusalem, Nicosie, Sens et notre Saint-Denis se disputent cette ancestrale paternité mais noyons ça dans un vague passé… passons. Bon disons les églises romanes ? Non non plus, ça c’est la route de Rome car elles y vont toutes voiles dehors…Le système métrique alors ? Ouiiiii le système métrique et la base 10 de toutes les valeurs scientifiques c’est du Français ça ma p’tite dame. Dans la case « coup sûr », cochons que l’art doit tenir l’identité française… Piochons dans les peintres et artistes français. D’abord, les peintres antiques ? Nous ne connaissons que l’art romain gallinacé bon, alors ceux du moyen-âge ? Non, tous moines sous l’enluminure du Vatican (un petit peu à Avignon mais si peu), ceux de la renaissance alors ? Ha non, c’est la reprise de l’art antique grec ou romain et de surplus, nous le devons aux guerres italiennes de François 1er pour une histoire de banque mais d’ici ce n’est pas possible de le comprendre. Imaginez-moi avec une hallebarde chez mon banquier pour lui dire que je refuse les agios… j’en rêve. Bon… alors le classicisme ? Humm non plus, invention étrangère plus qu’étrange d’ailleurs. Passons aux peintres modernes et contemporains. Picasso ? Miro, Dali, Poliakoff ou Henschel ? Non plus, mes excuses… et j’en passe. Mais alors oui j’ai trouvé je crois… On doit l’impressionnisme à la France… Voilà…C’est bien ça… Donc … l’Identité française est dans l’impression !! Mieux, c’est par calcul, la mesure de l’impression d’un soleil pour ainsi dire « couchant » dans le flou de la brume d’un Havre de paix. Calcul et impressions… Un jardin à la française.
Puis, l’économiste ou le politologue vous diront que la France c’est avant tout l’idée que l’on se fait d’une république démocratique. Des républiques démocratiques j’en connais quelques-unes : la République démocratique du Congo avec la famille Kabila, dans sa volonté d’un Congo libre, en place depuis 1997, plus de 21 ans on arrive à maturité là. Mais citons la république populaire démocratique de Corée, une lumière dans le siècle moderne avec la famille Kim, à leur place depuis 1949. Je n’ai pas même osé calculer mais que le Dieu communiste bénisse le saint bouton rouge. Il en existe d’autres, je n’ai parlé ici que des plus connus. Alors oui, la république démocratique française est peut-être, à contrario de ces exemples, l’identité d’un concept humaniste ? Recentrons-nous donc sur la France lumière démocratique. Un président élu démocratiquement, faut voir ce que ça a récemment donné aux États-Unis et dans l’Allemagne des années 30 comme l’Italie peu avant mais plus proche dans le temps et l’espace : la Hongrie ou l’Algérie encore. La France ce sont des pouvoirs séparés : Un président qui ne fait que représenter le pays et orienter la politique, nous sommes bien tous d’accord que le chef du gouvernement est le premier ministre ? Toujours d’accord que le pouvoir législatif est indépendant, il n’appartient pas au pouvoir exécutif donc ce sont des parlementaires qui optent mais ne cooptent pas, qui votent en conscience, non par allégeance. Un pouvoir judiciaire indépendant mais avec un ministre de la justice. Pourquoi ? Les juges ne sauraient-ils se gérer eux-mêmes mieux qu’ils n’ont à même de gérer les autres dans leurs délits et découchages ? Je n’ai pas le pouvoir de tout savoir mais je reste dans la confusion de la qualification de ces 3 pouvoirs.
Enfin, un historien vous dira que la France c’est la France du siècle des lumières, de la révolution pour le peuple et par le peuple, de la constitution, des droits de l’homme. Certes, c’est pas faux. Mais… La constitution nous la devons aux anglais d’abord avec la république de Cromwell puis à la révolution glorieuse fin XVIIème et enfin aux jeunes Etats-Unis d’Amérique presque 100 ans plus tard. Une constitution et des droits de l’homme prononcés, dictés, et rédigés par un curé pour ne pas dire un frère, des nantis, des nobles de cape et de riches commerçants ou rentiers parce que l’école n’était pas ouverte à tous, au peuple. Des droits de l’homme écrits en 1789 pour une abolition de l’esclavage quelques 60 ans plus tard en 1848 soit 45 ans après le Danemark et 11 ans après l’Angleterre. École pour tous, gratuite et obligatoire un siècle plus tard en 1882. Des droits de l’homme mais pas de la femme, la France accordera les mêmes droits qu’après une guerre mondiale par la grâce d’une Patrie Reconnaissante. Des mêmes droits mais pas tous… le compte en banque arrivera plus tard et je ne parle pas du droit à disposer de son corps qui reste encore aujourd’hui journellement un combat. Alors, toujours sadique à défaut de pouvoir rester salique encore un temps, l’identité française est-elle celle du phare de l’humanisme ? A priori pas et l’État républicain, laïque et démocratique que nous prônons y est pour son compte : Il nous appelle peuple pour justifier son existence dans la continuité de la république parce que le lien du sang ne saurait mentir, il nous cite comme citoyen pour accepter une loi c’est à dire il appose sa loi libérale aux habitants, étymologiquement, d’une enceinte fermée. L’État, surtout, convie ses enfants à protéger la mère patrie en allant mourir au combat, le lien du sang appelle le sang. Il a assené à ces mêmes enfants à coup livres, donc de vérités en leur temps, que nos ancêtres étaient seulement gaulois mais glorifie un Vercingétorix oxydé au faciès d’un empereur mexicomane. Il plonge par force de loi chacun de nous depuis la naissance et jusqu’à la mort dans un carcan de béton sorte de barrière philosophique infranchissable par ces simples mots : la République est une et indivisible. Ça n’a l’air de rien comme ça mais alors que les droits de l’homme, préambule de notre constitution, donne le droit à l’individu ; cette même constitution dénie ce droit par l’unité inviolable de l’ensemble au détriment de chacune des unités de valeur qui la compose. Le fédéralisme en deviendrait-il une mauvaise chose ? Dans ce monde qui fourmille d’idées, individu et citoyen sont-ils incompatibles ? Ce sont des politiciens sur le « terrain » mais quel terrain ? Terrain de jeu ou terrain d’entraînement ? Avec mes excuses, en toute urbanité, personnellement j’appelle ça la vie et la ville…. L’identité française est-elle une liberté éclairée et éclairante à la Bartholdi ? A priori non plus, à la lumière de ses textes, elle n’est pas plus que le concordat de certains, pour eux, par tout le monde.
J’aurais, avec plus de temps, pu parler des savoir-faire, de la cuisine ; du vin ou même de la culture ! J’aurais pu même entrer dans une inextricable polémique sur les symboles de l’Arc de Triomphe ou encore, de l’école gratuite pour tous. J’aurais pu faire comprendre la distinction, reniée volontairement, entre sécurité et sûreté mais il est si facile de tout mixer pour mieux faire ingérer. Qui aura eu l’audace de calculer le montant total des sommes versées aux écoles depuis le bus pour les primaires jusqu’aux entretiens ou inscriptions en facultés en passant par les livres scolaires, les cantines, les échanges, les visites et tout le reste. Qui voudra comprendre la différence entre malveillance et malchance ? Ça n’y aurait rien changé, nous aurions une même évidence : la France n’est pas la République voulue, elle n’est que l’opportunisme d’un mélange d’autres choses, la France ne semble identitaire dans rien de tout ça. Pour résumer Non…. Je ne pense pas qu’il y ait quelque identité dans ce que je viens de lister et que les extrêmes aimeraient pourtant tellement utiliser, à commencer par cette république démocratique, celle du travailleur d’un socialisme national.
De mon seul point de vue, qui sera ou non partagé, je préfère parler de la France comme d’une démocratie républicaine mais les acquis et réflexes sont de durs ennemis. Alors… Puisqu’il faut un nom à chaque chose, par peur de SE perdre plus que par peur de LA perdre ; je pense et espère que nous sommes effectivement une France mais la France d’une histoire qui se conjugue au futur seulement, la France de la Liberté de Delacroix, de la Marianne qui, sortant de la lumière, offre sa poitrine à l’obscurantisme pour protéger le Titi parisien, le Gavroche orphelin que nous sommes tous. Le Gavroche qui traverse l’Afrique ou le Moyen-Orient et risque la mort en Méditerranée à chaque vague, à chaque seconde, à chaque hésitation d’un dirigeant, à chaque refus d’un autre. La France qui a su se marier avec ses envahisseurs ou ses envahis pour combiner, mélanger et adapter afin de créer.
Puisque nous sommes les coqs au petit matin mais que nous avons été de près comme de loin porc-épic ou salamandre ; que nous restons encore aujourd’hui les cochons des casques à pointe, les grenouilles des rosbifs et les mangeurs d’escargots pour les Sammies. Je le dis comme je le pense : Ne devenons pas cet ours qui hiberne dans les temps sombres sachant qu’à son réveil, au printemps il n’aura pas à prouver qu’il est le plus fort. Ne soyons pas non plus ce serpent accroché par sa propre vérité à l’arbre de la connaissance du bien et du mal. Ne soyons ni le mouton ni la bonne pomme. Soyons le berger, le verger de pommes et l’apiculteur, soyons la terre nourricière et le soleil qui brille sans brûler. Soyons l’abri côtier et le phare. A l’heure actuelle, j’ai l’impression que la France est bel et bien un phare mais celui de Cordouan, nous en sommes fiers, il est si beau, si majestueux ,si ancien et pour autant si bien bâti qu’on y fait la queue pour y pénétrer; il est celui qui montre une voie, oui, celle d’un cul-de-sac avec pour final une zone mercantile au bord du laid, non je voulais dire au bordelais alors qu’il devrait être ce phare breton, solide, courageux, à la fois communautairement utile et solitaire dans les mers mais en rien extravagant, il est sobre, efficace et laisse toujours la voie libre au navigateur en indiquant, amer, au mieux l’écueil à ne pas effleurer.
Puisque, à contre nature, dans l’histoire humaine les ténèbres ont toujours pris le pas sur la clarté. Puisque le commerce du vin s’est laissé débordé par la guerre des Gaules, puisque la terreur blanche a suivi comme son ombre la révolution des lumières, puisqu’aux bords de Seine, au ménage des 2 religions on a bu du Saint-Graal à la Saint Barthélemy, ça devait en Valois la peine. Puisque le populiste Hitler, au crépuscule de la civilisation a combattu dans les Tranchées les lignes de Jaurès à l’Aurore d’un Front Populaire, je trouve que la France est une idée, un principe, une valeur qui fait que nous ne sommes en rien comparables à aucune autre Nation, Peuple, État ou même groupe. Qu’il faille ou non un 6ème enfant à Marianne, je trouve que la France est autre chose qu’un État, elle est plus qu’une couleur ou qu’une langue commune, c’est la langue d’une diplomatie arc-en-ciel, c’est l’artiste potier qui façonne les compromis pour monter la paix ; c’est la langue de l’escrime qui apprend à combattre avec et pour le respect et sait effleurer l’orgueil sans sabrer l’honneur.
Ici même, En paix dans notre conscience, sans plus chercher à comprendre ni à remonter en aval, on nous laisse gober que les marées noires et jaunes inondent les rues et abreuvent le sillon des Champs-Élysées bien heureusement traquées par le flot bleu en matraque. Tout autant nous laissons les enfants braver les tempêtes médiatiques de banlieues ou traverser les mers pour un idéal utopique que nous n’avons de cesse de louer, bénis soyons nous, ils nous entendent et le croient comme on peut croire un faux messie plus qu’un vrai media. Nous laissons des filles excisées porter le voile par la peur castratrice de devoir nous dévoiler au combat ; laissant le soin aux diplomates de se salir les mains avant de s’en laver. Nous craignons d’agir à découvert pour nos enfants sans penser à la découverte que feront les leurs en admirant ce que nous laisserons. Entendez bien, la France, comme d’autres avant, tombera dans ce que nous redoutons le plus : l’obscurantisme. Oui… c’est un avenir inévitable dans le contexte actuel et plus encore depuis cette révolte des gilets jaunes. Puisqu’il faut un nom à chaque chose parce qu’il est plus aisé au pouvoir de combattre 1 ennemi plutôt que 100000, un nom à chaque chose, qu’elle soit unité ou multitude, oubliant qu’il y a bien longtemps par ignorance de ce qu’il était, on a donné un nom unique à un regroupement un peu plus dense mais aléatoire de gouttes d’eau dans le ciel et que maintenant encore, on continue à donner ce nom. Les gilets jaunes ne sont pas une entité sinon celle de l’expression d’une révolte interne, que l’on soit ou non d’accord. C’est une accumulation des heurts du temps comme un nuée d’abeilles jaunes qui auraient fait trop de réserve d’un miel trop sucré dans une ruche trop vieillissante manipulée par une reine trop occupée à pondre des codes, des lois… de la répression mais ces abeilles sont unes, individuelles, avec leur propre charge sur leurs pattes.
Qu’avons-nous fait ? Qu’aurions-nous du faire ? Qu’allons-nous faire ? Nous, gens civilisés au sein de nos temples lumineux, nous maudissons les sombres barbares meurtriers comme auparavant les templiers appelaient leurs fidèles au meurtre des mécréants, loin, depuis leurs commanderies bien au chaud de leur foyer ainsi nous laissons les états tergiverser et proposer un avenir proche quand plus loin s’annonce déjà plus sombre et ça, sans cesser de dire et redire que l’histoire, nous le savons, se répète. Nous laissons les gouvernants parader à nous offrir un parapluie doré sous la chute d’une pluie à peine acide quant au loin l’orage, au désespoir de la foudre s’entend déjà, accrochons-nous donc à nos baleines de métaux. Nous laissons les états agrandir de coûteuses prisons quand ils réduisent les finances pour l’éducation et la culture. La passivité accorde à la loi la légitimité de la répression au détriment de la prévention : que reste-il ensuite ? Faute d’instruction, il ne reste que la répression pour faire comprendre au peuple. Le fusil est plus facile, plus économique et plus fiable que la plume ; la persistance de la passivité conduira à graver cette légitimité, alors, le fait de cet état, devient un état de fait, comme une base à tout, comme la référence pour tous.Ensuite… pour les générations futures le chemin sera plus long, il faudra qu’ils se souviennent de ce qui était avant puis d’ôter l’évidence de ce qui est et enfin de convaincre de ce qui doit être. La Maçonnerie d’aujourd’hui pour demain, qui devient aussi un sujet pour d’autres obédiences devrait certainement commencer par : sommes-nous aujourd’hui ce que nous devrions être, sommes-nous ce que nos fondateurs auraient voulu que nous soyons? Croyez-moi, j’essaye avec humilité de ne pas juger légèrement les actions des hommes, je n’essaye pas même de juger, j’ai l’impression de n’être que l’un de ces 12 hommes en colère et de n’avoir que pour seul objectif 3 lettres sur un bout de papier dans l’isoloir d’un référendum plus collectif que populaire. Mais la France comme son principe méritent plus de 20 minutes d’une oreille attentive ou presque. Imparfait sans chercher à être plus que parfait, j’ai moi-même ma famille, mes démons, mes hontes et mes peurs, mes rages et mes revanches, j’ai aussi et surtout mes enfants et un ventre qui attends avec impatience les agapes et le bon vin ! Loin de moi de vouloir refaire le Manuscrit des Misères, mais… nous avons tous ensemble un futur à composer et, quelle serait mon identité si je m’enorgueillissais d’être FM plutôt que de la façon dont j’essayerais d’exercer à l’être ?
Bref… Puisque l’histoire se répète et reste donc prévisible, puisque la France et le Français n’ont pas l’exclusivité mercantile de la bienveillance ni de la prévoyance ; Cela n’aura jamais été aussi bien écrit plus de 60 ans auparavant que par Simon et Garfunkel, une citation autant authentique que d’actualité pour 3 raisons :
–elle reste contemporaine par ce que nous vivons de notre temps aujourd’hui ;
–elle reste bien d’actualité car détournée de son contexte originel ;
–elle reste avec de belles formes mais sous la surface du son, le fond est bon.
–je les cite :
Et dans cette lumière pure je vis,
Dix mille personnes, peut-être plus
Des personnes qui discutaient sans parler,
Des personnes qui entendaient sans écouter
Des personnes qui écrivaient des chansons qu’aucune voix n’a jamais partagées,
Et personne n’osa déranger le son du silence
Idiots, dis-je, vous ignorez,
Que le silence, tel un cancer, grandit
J’ai dit V