L’Etoile Flamboyante
Non communiqué
L’étoile flamboyante
est le symbole du second grade, celui du compagnon, c’est un symbole
à tiroirs, puisque ses secrets se situent à la
fois dans sa forme, son harmonie, son flamboiement et le G qui l’orne.
S’il est un symbole dont il est illusoire de faire le tour, c’est bien
l’étoile flamboyante, ma surprise fut grande lorsque ayant
choisi ce sujet, je me suis retrouvé face à ma
page blanche et à la maigre documentation sur le sujet, on a
écrit tout et rien sur ce thème, du plus
sérieux au plus farfelu, il est difficile de faire un tri
dans tout ceci.
Le chiffre 5, il préside à chacune des
étapes de la cérémonie d’augmentation
de salaire, cinq voyages, cinq sens (vue, ouie, toucher,
goût, odorat), les arts (de l’architecture, ionique, dorique,
corinthien, toscan, composite), les sciences (grammaire,
rhétorique, logique, arithmétique,
géométrie) et une étoile à
cinq branches dernière étape des voyages
initiatiques.
Que symbolise cette
étoile ? L’harmonie, réside dans certaines
réalisations de l’homme et de la nature, une harmonie qui
repose sur l’usage du nombre d’or, dont je suis loin de
posséder toutes les ficelles, ce nombre d’or sert
à calculer des proportions idéales, lors
de la construction de certains édifices, les
bâtisseurs anciens l’utilisaient pour la construction des
cathédrales, on a constaté que certains
bâtiments modernes construits sans l’usage du nombre d’or
dans les calculs des proportions, par des architectes modernes,
plaisent par leur harmonie et leur forme agréables, il se
trouve qu’en calculant les proportions employées, on trouve
le nombre d’or ou un rapport approchant.
Le nombre d’or existe dans la construction de l’étoile
flamboyante, elle symbolise donc la perfection, la justesse des
proportions, l’équilibre, l’harmonie. Les pythagoriciens
l’utilisaient en signe de salut sur leurs écrit, elle
signifiait « porte-toi bien »
en référence à la déesse
hygie déesse de la santé en Égypte,
elle sert de support au tracé de la croix d’Hankh symbole de
vie et de santé.
En Franc maçonnerie, elle symbolise la
représentation de l’homme, ces cinq branches, une en haut,
une à gauche et sur le même axe, une à
droite, et enfin deux en bas, ne sont en effet pas sans rappeler
l’homme debout bras et jambes écartés, il suffit
de se représenter le tableau de Léonard de Vinci.
Ces cinq pointes pourraient représenter les cinq sens de
l’homme.
Pourquoi découvrir
l’étoile flamboyante au grade de compagnon ? L’apprenti est
en loge à la recherche de quelque chose, qu’il ne peut
nommer, il doit trouver sa place dans l’atelier, et commencer
à deviner ce qu’il est venu chercher là : lui
même, Lors de son passage au grade de compagnon ses
frères lui montrent sa voie, lui qui à
deviné ce qu’il cherchait, et qui, pour cette raison est
jugé digne d’être parmi les compagnons, se voit
confirmer son but, trouve toi toi-même, trouve ta place dans
l’univers, maintenant, et pour cela voyage, c’est en substance le
message qui lui est confié.
Puisque l’apprenti à découvert le nombre trois
que le compagnon connaît le nombre cinq, il
possède la proportion dorée (simplification
géométrique du nombre d’or), dont l’explication
serait la suivante ; soit de la proportion dorée telle que
la plus petite partie par rapport à la plus grande soit
comme la plus grande au tout (limpide, non). Pourtant à
l’aide de ces deux nombres 3 et 5 il est aisé de tracer
l’étoile ou pentagramme, nous le ferons plus tard.
Le compagnon fait cinq voyages, il y découvre les sens,
l’art, la science, l’humanité, et pour finir la
glorification du travail, ces voyages se font dans le temple
(carré long) entre deux colonnes surmontées de
deux sphères (terrestres, et célestes) et ses
déplacements vont du plateau d’orateur (les sens)
à celui de secrétaire (l’art) au plateau du 1er
surveillant (la science) au plateau du 2nd surveillant
(l’humanité) et pour finir au plateau du
vénérable maître (glorification du
travail) en forme d’étoile qui trône donc sur
l’atelier. Cette constatation est intéressante car le
tracé de l’étoile est lui aussi
révélateur de cette disposition.
Pourquoi l’étoile flamboie-t-elle ? On voit souvent une étoile éclairée de l’intérieur ou matérialisée par des formes flamboyant fixes, à mon sens il faut voir dans ce flamboiement moins un éclairage qu’une force intrinsèque, transparaissant de son équilibre et qui vibrerait comme la vie en nous, ou le feu sacré en l’initié.
La lettre G. Au centre de
l’étoile est la lettre G, voici bien là une
énigme maçonnique qui laisse libre court aux
imaginations, pourtant l’étoile flamboyante ornée
d’un G n’apparaît pas en maçonnerie avant 1737, il
n’est donc pas si loin le temps ou les francs maçons en
connaissance de cause on introduit ce symbole au sein du temple,
néanmoins le G reste un mystère qui peut avoir
pour chaque frère cherchant à
l’éclaircir un sens différent : D’aucun y voient
l’initiale de God en anglais, déclinaison du Iod
hébraîque le nom de Jehovah, de Gott en allemand,
de Gud en suédois etc.
– d’autres la représentation déformée
par le temps du pentagone dessiné par la position des cinq
triangles formant les pointes de l’étoile, en effet son
flamboiement aurait pour effet de faire disparaître cette
forme géométrique du centre de
l’étoile. Tracer le carré long dans un rapport de
3 à 5, tirer deux droites parallèles
à 3 et 5, Tracer deux cercles dont le rayon est 3, en posant
la pointe du compas à 3 puis 5. Il est alors aisé
de tracer l’étoile, le haut du carré long en
forme une partie, l’intersection haute des cercles : la pointe
supérieure, les points trois et cinq centre des cercles
indiquent la diagonale, jusqu’au tracé final d’une
étoile harmonieuse et équilibrée. Ce
peut être aussi la cinquième consonne de
l’alphabet, septième lettre de l’alphabet et initiale du mot
Géométrie. Ou bien le Gamma grec en forme
d’équerre et dont la consonance est proche de G. A noter
également que le signe alchimique du sel est un cercle
barré à l’horizontale qui peut rapidement devenir
un G s’il est tracé d’un trait, le sel serait la
matière première par laquelle vient la vie.
Gravitation, géométrie,
génération, génie et gnose, c’est
enfin le sens que les rituels de la franc-maçonnerie moderne
donnent à la lettre G.
Je vous livre là les définitions
données par le dictionnaire de la
franc-maçonnerie de Bernard Baudouin :
Gravitation : désigne la force d’attraction des corps proportionnellement à leur masse et inversement au carré de leur distance, on l’utilise pour désigner la force universelle qui unit les FM, dont la franc-maçonnerie dans sa dynamique unificatrice est l’expression.
Géométrie : utilisée à la fois pour rappeler la méthode logique rationnelle et continue qui doit procéder de toute recherche, mais aussi le fait que cette quête doit englober tout ce qui existe, la géométrie est un instrument qui sert à mesurer la dimension de l’homme, mais aussi qui définit une totalité ; « la dimension de l’univers ».
Génération : c’est être à l’origine d’un élan vital, générer une dynamique nouvelle.
Génie : pouvoir créateur et force vitale se perpétuant en continu.
Gnose : mot d’origine grecque
désignant la connaissance initiatique, qui se veut
l’expression de la connaissance universelle, la gnose est accessible
intuitivement à toute personne franchissant les
différents stades de l’initiation.
Comment trace-t-on l’étoile flamboyante ? J’ai choisi
d’illustrer le tracer de l’étoile de deux
manières différentes en voici le
détail : Lecture des tables graphiques. On
reconnaît bien là le temple dans le
carré long, les colonnes dans les deux verticales, les
sphères célestes et terrestres, à
noter toutefois que les sphères débordent le
temple et que la pointe de l’étoile tète de
l’homme tend vers l’univers, la partie médiane de
l’étoile horizontale formant les deux bras est la
frontière entre le temple et l’univers et
également entre le physique et le psychique. (Voir les deux
illustrations dans le fichier attaché intitulé
2001-04-LPCM-note).
J’ai dit.
P L

