Le Travail Travail Auteur: V∴ R∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué Qu’as tu travaillé ? Il y a quelques temps, la question cruciale me fut posée chez un de nos frères. La question qui remet en question, et qui vous dit que, suite à ces quelques années de FM, il est nécessaire d’en faire le point. Malgré tous les centres d’intérêts, toutes les lectures et les rencontres que tu as pu faire, qu’as-tu finalement travaillé ? La principale résolution du compagnon, selon Wirth, est de devenir un réel initié en s’instruisant, afin de pouvoir se consacrer de toute ses forces à l’œuvre de la Franc-maçonnerie. Devenu Compagnon, étant passé du stade de la pierre brute et travaillant au polissage, je passe fatalement par la découverte d’une grande partie de ce que je suis. Avant d’entrer dans le temple, nous nous voyons tels que nous avons envie de nous voir, et surtout envie de paraître et ne montrer qu’une certaine image, bien souvent faussée, de nous même aux monde. La voie du compagnon est le démarrage d’une voie active. Et la pire des choses à mes yeux est d’enlever la dignité de l’homme en l’incitant à ne pas agir, et ainsi le pousser à l’oisiveté. « Le Franc Macon n’a que faire d’un paradis de l’extase et de la passivité » nous rappelle notre frère Wirth. Nous nous devons de travailler sur nous même. Pour moi, cette voie est un chemin individuel dans le but d’une ouvre commune, celle de faire de nous des Hommes. Selon les propos d’un de nos frères, il est notamment dit que « même soutenu par une stricte application et compréhension du rituel, le seul fait de nous réunir en loge est notoirement, nous en conviendrons, insuffisant pour faire un maçon, un être différent. C’est pour cela que l’on insiste sur le fait du travail personnel. Il importe donc de réitérer que ce n’est pas seulement par son assiduité, son attachement aux grands principes Maçonniques, que le frère peut prétendre accomplir l’intégralité de ses devoirs envers l’Ordre en général et lui même en particulier ». Par son travail de Franc-Maçon, l’homme se perfectionne pour être par la suite a même de s’occuper avec fruits de ses frères, de tous les hommes et du genre Humain. La Franc-maçonnerie, à l’issue de l’apprentissage initiatique, doit tendre vers l’Homme. Car en fin de compte, si l’objet même de la Franc-maçonnerie peut être aisément compréhensible, a quoi sert-elle, si ce n’est a faire de nous des personnes différentes. « Si tu as peur d’être découvert, alors vas-t-en ! ! ! ! ». Une des premières questions qui me semble fondamental, est celle qui nous dit que la Franc Maçonnerie est adogmatique. Sur ce point, je pense aujourd’hui qu’il y a en l’être Humain une chose commune a tous. A mes yeux, c’est ce qui nous rassemble et nous incite a travailler et à évoluer ensemble, du moins c’est ce en quoi je crois. De plus nous constatons aussi que nous ne pouvons cheminer seul très loin vers la lumière. Cette chose commune, que j’appellerai l’Ame, celle qui permet à l’homme une vie harmonisée tant sur le plan physique que psychiques et spirituels, pour être atteinte ou effleurée, nécessite certaines méthodes ou techniques que nous pouvons en partie trouver chez les orientalistes. Là où l’adogmatisme intervient, c’est que chaque homme possède sa propre histoire, son passé ou vécu, et que par conséquent la méthode de X ne sera pas la même qu’Y malgré tout ce qui les unis. J’étaierai mon propos en l’illustrant par le poste que j’occupe a la colonne d’harmonie, qui, depuis, m’a appris beaucoup de choses, dont une : la musique est une initiation et s’ordonne parfaitement avec la Franc-maçonnerie. En effet, elles vous enseignent toutes deux à acquérir les trois niveaux de la musique, qui sont successivement, et à mes yeux bien sur, l’acquisition du rythme afin de pouvoir y poser votre mélodie pour se parfaire dans l’harmonie. A défaut de vouloir faire du sentimentalisme, je dirai que j’ai appris à me montrer tel que je suis. En tous cas c’est ce vers quoi je tends, et sans pour cela avoir peur de ce pense mes frères à mon sujet. C’est une chose quasiment impossible à l’extérieur sans passer pour un être un peu fou ou inconscient. Ne pas avoir peur d’être domine par quelqu’un ou quelque chose, comme si la seule tache importante de notre vie soit de dominer ou de maîtriser l’autre. A ce sujet, cette ouverture n’est possible que parce que je me sens comme « protégé » par cette fraternité qu’est celle de mes frères, ceci tant à l’intérieur qu’à l’extérieur. C’est aussi comme si l’ouverture vers le Soi devenait cette « protection » ; elle nous donne l’énergie pour nous préserver en partie, et je dis bien en partie, des soucis lies la vie profane. Par conséquent, celle-ci nous permet d’évoluer, tant sur le plan initiatique que profane. Je crois aussi que c’est l’Amour qui nous permet de vivre cette vie, l’Amour de l’homme le fait grandir et aimer son prochain. J’aimerai tellement que cela soit vrai.Ces propos énoncés, je n’ai plus peur d’arpenter le chemin, quoi que je sois un inquiet perpétuel. Au sujet du travail, notre rituel nous enseigne que celui-ci est la vocation première de l’homme. Je dirai même que nous sommes condamnés à travailler ; car l’homme est non pour être un bâtisseur, tant pour lui même que pour le monde au sein duquel il vit. C’est là la condition pour voir l’Etoile Flamboyante.Nous sommes condamnes à réussir ! ! ! Je pense qu’au sujet de l’Etoile, celle que l’on voit dans nos temples, n’est que le symbole de ce qui doit briller en nous même. Elle est la somme de toutes les lumières, protégée dans nos temples, et qui permet de faire naître et grandir la lumière du monde dans lequel nous avons notre vie. Nous nous devons de faire jaillir cette lumière, qui est le vrai corps de l’Univers. Certain d’entre nous penserons que ces propos peuvent paraître élitiste, mais je crois sincèrement que l’individu qui ne voit que l’élitisme en Franc-maçonnerie n’a absolument rien compris des propos traces sur cette planche et des buts de notre Ordre. Je pense que l’humanité a plus besoin de gens sincères et aimants plutôt que d’une élite. Je crois que le maçon doit plus tendre à être un Homme, a devenir un être Humain plutôt que de s’évertuer à se sentir au dessus de l’homme de la cité. Il doit s’efforcer d’incarner L’Etoile, même si celle-ci semble inaccessible. A ce jour, je vous dirai qu’en face des opinions élitistes générées par des égoïsmes maladifs, je n’évoquerai la Maçonnerie que comme un point sur le chemin de l’initiation. Point nécessaire certes, mais sur un chemin, c’est le premier pas qui compte et non le dernier car comme nous le savons tous ici, il n’y a pas de fin, nous ne sommes que sur le chemin de la sagesse et de la connaissance, qui rappelons le, étaient toutes deux présentent avant même l’arrivée de l’homme sur terre. J’ai envie et je rêve de Mourir libre de toute animosité, de toute violence car je commence à entrevoir comment le monde fonctionne et pourquoi il fonctionne. Ayant vu l’Etoile Flamboyante, ayant aperçu comment elle brillait, j’ai parfois envie de lâcher prise avec tout ce qui nous apparaît comme étant de la violence. Lorsque notre frère Wirth dit que le Grand Oeuvre que nous propose la FM, c’est la création du monde ou plutôt son achèvement, que nous devons travailler afin de favoriser l’éclosion du bien, que nous travaillons et luttons en vue de conquérir la lumière, nous comprenons la pourquoi le travail et l ‘Etoile sont évoqués au grade de compagnon. Le compagnonnage est l’age adulte, celui de la maturité. Nous confions au nouveau compagnon les outils qui lui permettront de cheminer et se découvrir seul. Il possède les outils qui le rendent responsable, qui lui permettront de tracer et de refléter ce qu’il apprend à être, sa part de la réalisation du Grand Oeuvre, son chef d’œuvre. Le compagnon passe d’un état passif, celui de l’apprenti, à un état actif. Il doit aussi apprendre à s’oublier afin de travailler pour l’espèce et le genre humain. En guise de conclusion, j’ai envie de vous dire et répéter ce que m’a dit un de nos frères lors de mon arrivée en Loge, « Tu pourras être déçu par certains maçons, mais jamais par la Maçonnerie elle même ». Je crois que j’ai pu être, et reste souvent en désaccord profond avec certains de mes frères. Et je dirai heureusement. Mais la Maçonnerie elle même, l’idée Maîtresse que j’entrevoie de cet Ordre me fait penser qu’effectivement, et c’est pourquoi je continue a travailler, la Veuve me donne envie de poursuivre. Refaire le Monde n’est pas une mince tache mais se construire Soi en vue d’être un membre effectif de l’édifice en est une bien plus grande. J’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "Travail sur la Pierre Brute" Planche Suivante "Travail, Méthode et Doctrine Maçonnique"