La légende d’Hiram

Auteur:

A∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Hiram est ressuscité…, et c’est une joie pour nous tous d’accueillir ces valeureux compagnons en notre chambre du milieu, ces compagnons en qui revit Hiram.

Thème classique de l’initiation au troisième degré, la légende d’Hiram est de toutes nos traditions celle qui est la plus universellement respectée. Si le rituel et le symbolisme des grades d’apprenti et de compagnon sont différents suivant les pays et les rites, la légende d’Hiram a conservé partout sa forme première.

La légende d’Hiram a le même caractère que celui des voyages de l’apprenti et des pérégrinations du compagnon, c’est à dire un caractère purement Symbolique, et vous lui donnerez donc chacun l’interprétation qu’il vous plaira.

Hiram est présenté comme un maître-bâtisseur, un tailleur de pierre, chargé de la construction du Temple de Salomon. L’ouvrage fini, trois compagnons l’assassinent en tentant de lui arracher indûment le mot de maître afin de toucher un salaire supérieur à celui des apprentis et des compagnons.

Pour ce faire, ils sont armés d’outils symboliques, une équerre, un maillet et une règle. Leur forfait accompli, Hiram étant mort sans parler, ils s’enfuient.

La parole étant perdue, les maîtres partent à sa recherche. Ce grade sous-tend une réflexion, elle laisse supposer que le maître maçon sait peser ses passions et ses excès afin d’incarner symboliquement un homme en cours de perfectionnement.

La légende d’Hiram est, avant tout, l’image de la vie.

Hiram ressuscité en chacun de nous, c’est le Maître individualisé. Si d’un côté la Franc-Maçonnerie est une communion rassemblant des hommes par des rites communs, d’un autre côté elle tend à créer des individus ayant chacun conscience de leur propre personnalité et valeur.

Mais avoir conscience de sa propre valeur ne doit pas faire perdre au maître l’humilité et le respect de son frère, il doit savoir parler peu et réfléchir beaucoup.

L’initiation au grade de maître se déroule dans le calme, elle nous inculque la sérénité, elle nous apprend le détachement, elle nous convie à l’espoir.

Au grade d’apprenti l’équerre est posée sur le compas, la matière domine l’esprit, au grade de compagnon, le compas a sa branche gauche posée sur la partie gauche de l’équerre, matière et esprit sont harmonieusement entrelacés, et au grade de maître, le compas est posé sur l’équerre, l’esprit domine la matière.

Encore faut-il que cette idée, exprimée par les symboles, ne demeure pas un vœux pieux, et ce n’est sûrement pas là le plus facile.

En conclusion mes nouveaux V V F F je terminerai par cette citation : De la fange gluante aux cimes immaculées va le sentier que le maçon doit gravir et le maître est celui qui ne renonce pas en route.

Mais plus il s’élève, plus l’infini qu’il découvre lui paraît inexprimable et plus son ignorance lui paraît profonde.

J’ai dit T R M

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