La Mort d’Hiram – Enquête criminelle
W∴ L∴
Flash spécial sur les téléscripteurs de la Brigade Criminel de Jérusalem. URGENCE PRIORITAIRE. On RECHERCRE Mr HIRAM Abif disparu dans des circonstances non encore élucidés. Fiche signalétiques : Il s’agit du Grand Architecte HIRAM Abif, fils d’un Tyrien et d’une femme d’Israël. Savant dans tous les arts et spécialement dans l’architecture et dans le travail des métaux. Architecte personnel de HIRAM Roi de Tyr envoyé au Roi SALOMON, pour élever un Temple dédie au Grand Architecte de l’UNIVERS et pour conduire les travaux de cette vaste entreprise et diriger les ouvriers dont il fut nommé le chef et sur intendant.
Les investigations seront confiées et dirigé avec tous les moyens disponibles par le commissaire TUBALCAIN notre meilleur enquêteur. Il devra tenir au courant personnellement des avancé de son enquête, heure par heure le Roi SALOMON. Fin du communiqué.
Et voila comment tout a commencé pour notre pauvre commissaire Tubalcain en charge de peut être ça plus grosse enquête de sa vie et cela à a peine quatre mois de la retraite. Pas de bol, lui qui comptait occuper ses dernier mois à de vulgaire enquête de voisinage. Le voila plongé dans une affaire d’état et de politique étrangère. Mais quand le Roi SALOMON ami intime du Roi HIRAM de Tyr, d’où vient la personne disparu, vous donne un ordre, on l’exécute sans moufter et avec le petit doigt sur la couture du pantalon en plus. Sont nom de TUBALCAIN, il le tenait d’après la légende, de lointains ancêtres forgeron dans la famille, ce qui explique peut être la santé de fer qu’il a toujours eu tout au long de sa vie.
Mais notre bon vieux commissaire, il commence à avoir pas mal d’heure de vol au compteur, et puis avec ses 1 mètre 67 et ses 90 kg bien tassé et son début de calvitie et ses lunettes planté sur le nez, sans les quelles il serait incapable de lire ou de rédiger un rapport. On ne peut pas dire qu’il soi le modèle parfait du policier qu’il y a sur les affiches de papier glacé et de propagande pour l’enrôlement des jeunes recrues.
Mais quand faut y aller faut y aller ! C’est l’expérience à l’œuvre et notre bon commissaire c’est un Maitre dans sa partie.
Première chose à faire, c’est allé sur les lieux ou la victime à été vue pour la dernière fois. Relever les indices et les témoignages du maximum de personnes sur place. Enquête de voisinage, compte rendu des appels téléphonique, relevés de comptes, recherche de lettre de menace si il y en a et tout le toutim. Bref la routine habituelle dans de tel cas. Bon je prends avec moi mon petit carnet à spirale qui ne me quitte jamais et sur lequel je note tout.
Et me voila partie sur le chantier lieu supposé de la disparition. Et quand j’arrive sur les lieux et bien pour un chantier c’est un chantier, c’est titanesque. Va y avoir du pain azyme sur la planche. D’abord je demande à mes gars de rassembler tous les ouvriers dans un coin avant qu’ils ne me foutent en l’air les indices. Et je commence à fureter partout, un vrai chien de chasse et mon instinct me dirige sur ce qui me semble être le début de mon enquête et ou je vais trouver peut être les première pièces de mon puzzle.
Quand j’arrive sur les lieux présumé de ce qui me semble être le début d’une piste sur la disparition. Je suis à la porte de l’Orient et je constate sur place des traces de luttes et au regard des empreintes laissés par terre il y aurait deux personnes différentes grâce aux traces laissé par deux pairs de semelles bien distingues. Humm pas bon signe tous cela.
Je continue à suivre les traces de pas d‘une des marques de semelles qui me conduise au pied de la porte du Midi. Et la encore de nouvelles traces de luttes et quelque trace de sang. Mon instinct commence à me dire que cette histoire est entrain de prendre une très mauvaise tournure.
Je continue de suivre comme un chasseur suit la piste d’un gibier, toujours la même marque d’empreinte de semelles qui semble appartenir à la victime potentiel et qui à l’air de fuir. La piste me mène cette fois à la porte de l’Occident, ou je découvre toujours et encore les mêmes traces de luttes mais en plus cette fois je découvre une grande flaque de sang que le sable a absorbé. Je me baisse pour toucher la tache, elle est encore humide. Et la je n’ai plus de doute, cette affaire de disparitions se transforme en homicide. Et j’en arrivais très vite à la conclusion que les agresseurs étaient au moins trois. Un posté à chaque porte du Temple, ils étaient comme cela sur de tomber sur leur proie.
Je vais immédiatement faire part de mes constatations au Roi SALOMON qui me demande presque comme une supplique de retrouver par tous les moyens le corps du grand Maitre et de surtout retrouver les criminels auteurs d’un tel acte.
Je retourne donc sur les lieux de ce qui est maintenant une scène de crime. Tous les ouvriers là-bas ne sont que deuil, tristesse et accablement. Et mes adjoint m’annonce que au premier décompte ils seraient 183 600 ouvriers sur le chantier et donc autant de potentiel criminel. Il me fallait en trouver trois sur une telle multitude. Trois épingles dans une meule de foin. Bonjour pour les interrogatoires on va y passer des mois pour en finir. Il me faut trouver de suite une autre approche de travail. Heureusement pour moi, HIRAM avait eu la bonne idée de diviser en trois classes les équipes d’ouvriers. Ceux de la première classe sont les Apprentis, qui sont les manœuvres du chantier ils coupent le bois et commencent à équarrir et tailler grossièrement les pierres et les marbres pour le Temple.
Ceux de la seconde classe, sont les Compagnons, qui
finissaient de tailler et de polir les pierres et les marbres
préparés par les apprenties.
La troisième classe la plus réduite en nombre de
personne s’appelle les Maitres. Ils contrôlent les
pierres terminées d’êtres
travaillées par les classes
précédentes, et les mettent à leur
place dans le Temple comme le prévu le Grand Architecte
HIRAM. Ils recevaient ces Maîtres directement leurs ordres
d’HIRAM dans un lieu tenu secret que l’on nommait
la Chambre du Milieu.
En continuant mes interrogatoires, j’appris comment fonctionnait l’organisation d’un tel chantier, et surtout comment se passait les passages d’une classe à une autre.
Chaque classe d’ouvriers avait un signe et un mot secret, que l’ouvrier devait donner au trésorier pour recevoir son salaire, de sorte que chacun ne pouvait avoir que la paie qui était attribuée à sa classe. Les Apprentis parvenaient à la classe des compagnons après un temps déterminé, lorsqu’ils avaient mérité cette récompense par leur zèle, leur intelligence et leur assiduité au travail. Et les Compagnons obtenaient, par les mêmes moyens, la faveur d’être élevés au rang des Maîtres.
Bon c’était bien beau tout cela mais ça ne faisait pas avancer mon enquête d’un pouce. J’ai pris donc dans un premier temps, la décision d’envoyer neuf de mes meilleurs inspecteurs pour retrouver le corps du Gand Maître. Avec ordres s’ils trouvaient quelque chose de ne toucher à rien et de venir me prévenir immédiatement. Avec les autres inspecteurs qu’il me restait, nous nous sommes attelés à essayer de trouver les mobiles et surtout à qui profitait ce crime.
Tout de suite par une espèce de 6ème sens, j’ai ressenti plus que compris, trois des motivations des criminels dans cette affaire et qui sont : Ignorance, Orgueil et Ambitions.
Je tenais peut être une piste, mais comment aboutir et surtout avoir des preuves pour confondre les meurtriers.
Mon enquête s’avérait difficile et je doutais de pouvoir arriver à la boucler un jour. Mais je ne suis pas homme à renoncer et je continuais donc mes investigations. D’office je supprimais la classe des Apprenties de la liste des suspects pour avoir un mobile de meurtre contre lui.
Ils me semblent tous être dans l’obéissance, la soif d’apprendre, le respect de leur supérieur et la presque Vénération que HIRAM le Grand Architecte leur inspirait. Me restais la classe des Compagnons et celle des Maîtres. Ce qui me faisait encore beaucoup trop de monde sur ma liste suspect.
Il me fallait agir par élimination faute
d’avoir des indices tangibles à me mettre sous la
dent.
Les compagnons pouvaient avoir des raisons, telle que
l’ambition et l’impatience
d’accéder plus rapidement au grade de Maitre pour
les poussés à un telle acte.
C’était une piste à ne pas
négliger, je décidais donc de la laisser germer
dans un coin de mon cerveau.
Les Maitres aussi pouvaient eux aussi faire de bons suspects, pour
presque les mêmes raisons que les Compagnons. Telle que
l’ambition et la jalousie. Le rêve de
l’élève de vouloir dépasser
le Maitre. La aussi un vaste champ de possibilités
s’offrait à moi.
Décidément il me valait trouver absolument des indices et des preuves pour savoir à quelle classe d’ouvrier appartenaient les trois meurtriers.
J’en étais là dans mes questionnements quand les inspecteurs que j’avais envoyés à la recherche de la dépouille de Maitre Hiram, six revinrent me voir en courant. Ils venaient de découvrir quelque chose qui leur laissaient présager le pire quant à l’identité de la victime. Arriver devant moi, ils me contèrent leur aventure. « En voyageant vers l’Orient, nous avons aperçu, à la lueur du crépuscule, un acacia qui ombrageait un tombeau dont la terre paraissait encore fraîche. Une équerre et un compas, placés par-dessus, nous ont fait penser que c’était là que reposait le Maître HIRAM.Mais nous n’avons osé troubler le repos de sa dépouille et nous nous sommes hâtés de vous informer de cette découverte, afin que vous veniez avec nous reconnaître si nos conjectures sont fondées. Trois de nos collègues inspecteurs sont demeurés pour la garde de ce lieu respectable comme vous nous en aviez donné l’ordre ».
Il n’y avait pour moi qu’une seule façon de vérifier la terrible information. Arrivé sur place je constatais en effet un acacia fraichement planté qui indiquait l’emplacement d’un tombeau tout aussi ressent. Un frisson me parcouru l’échine quant à la macabre découverte que je présentais et redoutais devoir faire.
J’avais eu l’occasion et
l’honneur de voir l’illustre personnage
d’assez prés dans une
cérémonie peut de temps avant, pour pouvoir le
reconnaitre maintenant ci par malheur c’était lui.
Hélas ! En effet c’était bien la
dépouille mortelle du grand Architecte que mes adjoints
venaient de découvrir. Un détail et plusieurs
indices et outils laissés sur place nous laissaient
entrevoir dans quelle classe d’ouvriers nous devions chercher les
coupables ! A le voir comme cela, on aurait pu croire qu’il respirait
encore ! Son noble visage, respecté par la mort,
exprimait encore le calme de la conscience et la paix de
l’âme, tant l’empreinte de la vertu était
profondément gravée dans ses traits.
J’ordonnais immédiatement après les prélèvements et les relevés d’usage, de transporter dans l’enceinte du Temple les restes d’un si chers et si précieux personnage afin qu’une sépulture plus digne, lui soi donné. Dans le même temps je partis au palais pour aller annoncer personnellement comme me l’avait ordonné le Roi SALOMON lui même, la terrible nouvelle et lui dire qu’il fallait chercher d’après les indices trouvé sur place, les coupables dans la classe des Compagnons. Mais plus je m’éloignais de la scène de crime et m’approchais du palais royal et plus mes certitudes fondaient et qu’un doute s’insinuait en moi.
Quelque chose clochait, mon instinct de vieux flic était au rouge. Et si… ! Oui mais quoi ? Tous étaient trop parfaits, les indices, les preuves et les outils trouvés… Tout cela sonnait faux en moi. Touts cela puaient la mise en scène. Et un autre indice me confirmait mes doutes qui se transformaient de minute en minute en intime conviction. Non, les coupables n’étaient peut être pas ceux que tout désignaient.
Premièrement, pourquoi signer son meurtre en laissant des preuves sur places ? Ces outils qui désignaient les coupables trop facilement puisque chaque Apprentie, Compagnon et Maitre, appose ces propres marques sur ces outils pour pouvoir les reconnaitre.
Deuxièmement, une autre chose ne cadrait pas avec la classe des Compagnons. C’était l’acacia planté auprès de la dépouille, ce symbole d’immortalité connu uniquement des Maitres.
Troisièmement, c’était le seul acacia planté là à des kilomètres à la ronde, comme pour être sur que quelqu’un le remarque et que l’on retrouve bien la tombe.
Quatrièmement, la façon respectueuse avec la qu’elle le corps a été posé. Illogique après avoir assassiné quelqu’un aussi violement.
Cinquièmement, pourquoi a-t-on pris soin déplacé le corps. Alors que si on voulait faire accuser quelqu’un, autant laissé le mort sur place plutôt que de prendre le temps de le déplacer et de risquer par le fait, de se faire surprendre.
Sixièmement, c’est l’attitude du visage que j’ai d’écris plus haut. Un visage a l’empreinte de sérénité avec même comme un léger sourire. Visage qui ne colle pas avec celui de quelqu’un agressé et pourchassé ou la peur et l’effroi auraient du figer les traits.
Non, rien à faire tout cela sentait la manipulation. Mais par qui et pourquoi ? Je me perdais en conjectures et théories les plus diverses et folles. Cela partait du meurtre maquillé pour faire accusé des Compagnons par d’autre Compagnons jaloux. Du meurtre perpétué par des Maitre pour diverses raisons et maquillé pour faire accusés les Compagnons. De l’assassinat politique ordonné par notre Roi SALOMON, pour que les secrets de la construction du Temple soi enterré avec son créateur. Du complot politique organisé par le Roi HIRAM de Tyr, pour créer un incident diplomatique majeur et provoquer un conflit.
Jusqu’au suicide organisé par HIRAM lui-même, pour emporter ses secrets avec lui. Non cette théorie ne colle pas avec le personnage, il aimait trop transmettre pour cela, c’était sa joie et sa fierté et tous les ouvriers le respectaient pour cela. Alors quoi ? Un suicide quand même pour entrer dans la légende et que son message perdure après lui, comme le Christ la fait en se sacrifiant sur la croix. A moins que cela soient vraiment des Compagnons qui est commis ce meurtre et qui pris de regrets, de hontes et de remords et se sentant coupables, aient tout fait pour que l’on retrouve le corps avec les indices les accusant pour qu’ils puissent expier ainsi leur faute.
Toutes ces pistes étaient plausibles et peut être d’autres encore. Ma tête allait éclater, mais à qui parler et me confier de mes doutes ? Au Roi SALOMON ? Oui mais si c’était lui l’instigateur de tout cela, je me condamnais à mort. Pareille si j’en parlais à mes supérieurs puisque le Roi n’avait pu agir qu’avec une aide extérieur et donc complice.
Au final, je n’avais aucune preuve tangible pour accuser qui que ce soi, pas même les Maitres du chantier. Je n’avais que des présomptions, et rien d’autres, sinon qu’une seule certitude, c’est que les coupables désigné n’étaient peut être pas les bons. Et si cela malgré tout cela n’était vraiment qu’un macabre mise en scène d’HIRAM. Avais-je le droit d’aller contre sa dernière volonté.
Mais ma conscience me torturais, on allait peut être mettre à mort trois innocents. Mais y a-t-il vraiment sur terre un seule Homme qui ne soi pas coupable de quelque chose, moi le premier. Mais est-ce une consolation suffisante ?
Je devrais vivre avec cela tout le restant de ma vie. Mais ne sommes-nous pas déjà condamner des notre naissance, à vivre dans le doute et la recherche de la vérité ? Mais pour l’instant présent, tout est dit, une page a été écrite et tournée, une autre va pouvoir être commencée et il en reste tellement d’autres à écrire encore avant de refermer le grand livre de la vie. Comment l’histoire de l’enquête sur la mort du Grant Maitre Architecte HIRAN ABIF fini, et comment elle restera gravée dans la mémoire collective. Je vais vous le dire.
Aujourd’hui l’affaire a été officiellement classée. Ma hiérarchie heureuse et soulagée, avait ces trois coupables idéales à jeter en pâture à la foule en colère. Le Roi SALOMON avait évité l’incident diplomatique avec le Roi HIRAM de Tyr. Et moi, après les félicitations d’usage, quelque courbette difficile à faire à mon âge et la remise d’une belle médaille. On ma fait un très beau pot de départ à la retraite, anticipé quand même mais pour bon et loyaux service et après, oust, dehors. On n’avait pas besoin d’entendre mes doutes et théories.
Et pourtant, ils y en a pleins des zones
d’ombres inexpliqués dans cette enquête
bâclé. Mais mon rang de commissaire de me donnais
pas accès aux informations et aux Secret de mes Maitres des
grades supérieur au mien. Je n’ai pas la
connaissance ni la clé pour y accéder.
Une loi du silence et du secret planera éternellement sur
cette affaire. Mon regret est, que l’on m’a rendu
quelque part complice involontaire et impuissant de cette intrigue.
Je n’ai aujourd’hui qu’un souhait, c’est que peut être qu’un jour la vérité apparaisse comme une lumière éclatante au plus noir de la nuit. Qui c’est l’avenir nous le dira peut être. Mais peut être aussi la leçon à tirer de toute cette affaire, c’est un peu comme dans les religions, ou il ne faut surtout pas prendre à la lettre tout ce qui est écrit dans les textes sacrés. Ne pas essayé de donner une explication logique et rationnelle à tout mais ou on nous demande seulement de croire et d’avoir la foi.
Et pour moi, il me fallait dans cette enquête, en réalité seulement et uniquement trouver « l’idée sous les indices » ou « de ne pas prendre les indices pour des preuves ».
C’est toute la différence je crois
qu’il y a entre savoir, connaitre, comprendre et ressentir.
Mais où que tu sois maintenant, oh mon Grand Maitre
Architecte HIRAM ABIF.
Ton souvenir, tes connaissances ton message et ta lumière, continueront de briller dans le cœur de tout les Maçons du monde et cela pour des siècles et des siècles à venir.
Et quant à moi, « j’aurais beau avoir la science de tous les mystères, toutes les connaissances et toute la charité, si je ne vie pas dans la vérité, je ne suis rien ! »
Très Vénérable Maitre, J’ai dit.