La Franc-Maçonnerie renforce ma foi chrétienne

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Jésus-Christ était-il Franc-Maçon ?




Merci à la Franc-Maçonnerie de renforcer quotidiennement ma foi chrétienne. Ce que le catholicisme et le mormonisme n’ont pas réussi à m’inculquer, la Franc-Maçonnerie y parvient beaucoup mieux et plus facilement de jour en jour.


C’est un constat qui s’est imposé à moi alors que je me dirige tranquillement vers trois décennies de présence ininterrompue en Maçonnerie. Avec la même constance depuis mon adolescence, je prie le Seigneur le matin pour lui confier ma journée et le soir avant de m’endormir je dialogue avec Lui ayant beaucoup de choses à lui raconter. Je dis que je dialogue avec lui parce que le Saint-Esprit est le compagnon qui me relie avec le Seigneur et qui me maintient en sa présence.


Le Seigneur est bon avec moi. Je reçois en temps et en heure ce dont j’ai besoin spirituellement. Plus j’avance en Franc-Maçonnerie et plus je me sens devenir chrétien. J’ai pleinement conscience que la Franc-Maçonnerie est la religion dont j’ai besoin même si beaucoup pensent et affirment que la Maçonnerie n’est pas une religion.


C’est avec bonheur que je m’y complais du 1er au 14ème Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté. Les trois premiers Degrés sont particulièrement initiatiques et les suivants complètent, expliquent et affirment les mythes et les légendes qui constituent la Franc-Maçonnerie. Les emprunts bibliques sont nombreux dans les Rituels et Instructions à partir du 4ème Degré. Il convient juste pour moi de restituer mentalement le verset biblique pour l’établir dans le contexte Maçonnique. C’est un exercice spirituel exaltant mais très prenant.



C’est une des raisons qui permettent mon épanouissement en Franc-Maçonnerie. Je retrouve dans les Rituels et dans les Instructions des pans entiers de la Bible qui sont transposés en langage Maçonnique. Parfois j’ai l’impression que la Grande Loge de France et le Suprême Conseil de France me persuadent que pour mon bien, certains Degrés ont été élagués de tout le langage religieux. Il appartient au croyant de restituer les enseignements du Christ et des Apôtres dans le contexte Maçonnique de substitution.


Cela devrait être encore mieux au 18ème Degré ou Chevalier Rose-Croix devant lequel je me suis volontairement arrêté. Il me semble particulièrement christique. Il me faut encore acquérir de la force spirituelle pour l’aborder sereinement lorsque le moment sera venu et savoir (pouvoir) résister à quelques dérives pernicieuses. Heureusement ce qui constitue ce 18ème Degré est accessible dans les livres ainsi que sur le web.


Tout comme la Bible, les enseignements initiatiques n’appartiennent à aucune coterie qui pourrait se prétendre propriétaire du bien commun.


La difficulté se présente lorsqu’on a besoin d’un ministre du culte pour conduire une cérémonie religieuse tel que baptême, mariage ou obsèques. Les religions ne « reconnaissent » pas la Franc-Maçonnerie. Que ferait Jésus si on faisait physiquement appel à lui ?



La Franc-Maçonnerie répond à une défaillance religieuse en apportant une dimension qui manque dans les diverses Églises. Je serai tenté de dire que le christianisme et la Franc-Maçonnerie qui sont affrontés à des cultures et à des spiritualités différentes et qui ne témoigneraient pas d’un certain manque ne rencontreraient pas l’altérité de ces cultures et de ces spiritualités.


Cela se vérifie pleinement dans le dialogue sincère de deux hommes de bonne volonté qui ont un engagement absolu à l’égard de vérités différentes. Etant bien entendu que s’il est vrai que la vérité est une, elle est humainement toujours possédée de manière fragmentaire.



La tolérance Maçonnique aide à supporter ce qui pourrait être insupportable dans l’église. En effet, en Maçonnerie on peut penser différemment des autres à condition toutefois de suivre les valeurs énoncées dans la Constitution de la Grande Loge de France. Ainsi, penser différemment c’est explorer les Ecritures de façon ésotérique. Pour René Guénon, l’ésotérisme ne peut exister sans exotérisme mais certaines religions nient jalousement tout apport ésotérique.



Je sais bien que mes propos vont à l’encontre de la pratique Maçonnique en Loge où l’on tient très peu de discours contradictoire, voire divergeant. Après un pas de côté, on revient sur la ligne médiane, dit-on. Pour ma part, si régulièrement je mets de côté mes préjugés dans ma pratique Maçonnique en Loge, c’est pour mieux y revenir ensuite parce qu’à 66 ans maintenant j’ai quelques idées fermes sur différents sujets. Le préjugé est une anticipation parfois bien salutaire et finalement, la vraie tolérance – contrairement à ce que l’on croit – repose toujours sur des convictions fortes.



A partir de là je peux étudier le corpus Maçonnique où il n’est pratiquement plus question de Dieu, de foi religieuse, de prières, de Révélations, de Shekhinah, de la Prêtrise ni même du Saint-Esprit.


La Bible est appelée Volume de la Loi sacrée ce qui permet de présenter le contenu dans une version laïque. Bien évidemment, l’Eternel des Armées devient Grand Architecte de l’Univers et c’est un Principe créateur.


Comment, et surtout pourquoi ne pas se convertir à la religion Maçonnique ? Tout est simplifié, éclairci, débarrassé de tout, ou presque, de ce qui trouble certains dans la religion. Venez chez nous vous qui cherchez la Lumière, frappez à la porte du temple et on vous ouvrira (MT 7 : 7). Vous apprendrez que vous bâtirez vous-même votre temple intérieur en occultant les mots de l’Ecriture qui en gênent plus d’un (1 Cor. 3 : 16) : Ne savez-vous pas que vous êtes le temple de Dieu, et que l’Esprit de Dieu habite en vous



Pour ma part, j’ai commencé avec le catholicisme pour passer au mormonisme pendant près de 28 ans. Cette religion s’apparente aux églises protestantes et évangélistes dans la pratique. Le Christ du Nouveau Testament est ressuscité et donc il est vivant. Jésus-Christ n’est pas représenté sur la croix. Ses souffrances ne sont pas l’objet d’un culte morbide.


D’un point de vu Saint des Derniers Jours (Mormon), le Dieu des Cieux s’implique dans notre vie. Par la révélation continue il se soucie de nous et nous il nous parle à nous, ses enfants. Dans ses prières le croyant Mormon s’adresse à Jésus-Christ qui est ressuscité.


Mais je me suis lassé de cette religion qui décourage toute pratique mystique ou ésotérique. Trop d’évènements qui jalonnent l’établissement de cette religion me paraissent étranges. Un déclic s’est produit en 1986 lorsque je suis allé recevoir ma Dotation dans le Temple de Zollikofen en Suisse. A ma grande surprise, j’ai vécu là une cérémonie Maçonnique pendant environ 2h 30. Je n’étais pas Franc-Maçon à cette époque mais j’avais suffisamment lu d’ouvrages à ce sujet pour savoir en quoi consiste une cérémonie Maçonnique. J’ai renouvelé l’expérience en 1988 dans le Temple de Francfort-sur-le-Main, en Allemagne. Deux ans plus tard je devenais Maçon, préférant l’original à ce qui me semble être une copie.


L’étude des ouvrages de René Guénon m’avait appris que toute organisation spirituelle doit être rattachée à une Tradition primordiale laquelle s’est transmise sans interruption de siècles en siècles. Et pour Guénon, la Franc-Maçonnerie est un ordre Traditionnel (voir les références à la fin du texte).


Joseph Smith le fondateur avait donc besoin d’un socle solide pour établir sa religion (nom complet : Eglise de Jésus-Christ Des Saints Des Derniers Jours). Lors de mon premier passage dans le temple Mormon, j’ai reçu en accéléré et en condensé les enseignements du 1er au 30ème Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté, mais je l’ignorais à cette époque.


Certains Mormons sont donc Francs-Maçons sans le savoir.


Il faut plus de temps en Franc-Maçonnerie. On peut considérer qu’un Profane raisonnablement ambitieux ou simplement carriériste et surtout souple d’esprit peut obtenir le 30ème Degré du Rite en 10 ans. Sauf accident de parcours indépendant de sa volonté. Les trois derniers Degrés sont déclarés « administratifs » et non plus initiatiques (en admettant que les précédents le soient).


La Franc-Maçonnerie n’a rien inventé. Tout ce qui la constitue est emprunté à diverses spiritualités Juives, Chrétiennes, Bouddhistes, Alchimiques pour ne citer que cela. C’est du syncrétisme réussi mais ce n’est que du syncrétisme.


On ne connaît d’ailleurs pas le nom des auteurs des Rituels. Seuls quelques noms sont parfois évoqués parmi ceux qui nient farouchement parfois l’origine purement Christique de leurs emprunts.


Ils se livrent à des contorsions intellectuelles tandis que le baron de Tschoudy en 1766, dans un commentaire sur le 18ème Degré y voit honnêtement le « Catholicisme mis en grade » (à son époque le christianisme était uniquement catholique … d’un point de vue catholique).


La Franc-Maçonnerie banni toute référence explicitement religieuse dans ses « copier/coller » venant de la Bible. On ne retient que les « Valeurs », c’est un mot essentiel. En gommant les références on va oublier d’où elles viennent. Prenez l’exemple suivant : demandez à un Franc-Maçon de donner le nom de la personne qui a dit « On ne voit bien qu’avec le cœur … ». Avant même d’avoir terminé l’énoncé, St Exupéry surgira avec son Petit Prince. Oui mais sauf que St Ex. qui n’était pas Franc-Maçon, ne cite pas sa référence qui est biblique : 1er livre de Samuel (version Second) 16 : 7 : « … L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur ». Exit cet « Eternel » empêchant de Maçonner en rond, ce qui arrange bien les Francs-Maçons amoureux de St Exupéry (lequel n’était pas Franc-Maçon, je le répète).



Les deux premières années Maçonniques sont les plus difficiles mais les Francs-Maçons étant bienveillants, avec un minimum d’attention on peut « survivre » à cette épreuve. Ensuite une certaine logique s’enclenche et un certain formalisme apparaît dans la progression. La logique est que certains Maçons pensent que « Franc-Maçon un jour, Franc-Maçon toujours ». On fait donc preuve d’une extrême bienveillance avec toutefois quelques réserves incontournables dans le Maçonniquement correct. De plus, les membres de la Loge répugnent à remettre en question leur décision première d’avoir admis en Franc-Maçonnerie, cette personne. A partir du 4ème Degré les changements de Grades sont pratiquement automatiques, si l’on ne déplaît pas à certains Frères susceptibles ou grincheux.



La bienveillance se retrouve également quand le Frère atteint 33 ans de Maçonnerie et que l’on fête cette étape (relative) appelée Jubilé Maçonnique. Pour d’autres Obédiences c’est 25 ans ou 50 ans. A la Grande Loge de France et pour ce que je vois autour de moi, c’est être inscrit pendant 33 ans sur le Registre de la Matricule de l’Obédience. Ce qui n’a rien à voir avec l’assiduité. Certains Frères ne viennent plus du tout en Loge pendant un à 10 ans. Jubilé fêté quand même, à condition toutefois d’avoir toujours payé la cotisation ! Si seulement il s’agissait de 33 années de réel Travail sur soi-même …


Certains Maçons accèdent au 4ème Degré alors même qu’ils n’ont pas encore assimilé le 3ème Degré. C’est évident à l’audition de leur Planche d’accès au 4ème Degré qui est du niveau 1er Degré avec quelques citations des 2ème et 3ème Degrés.


Que dire aussi des Frères qui voient la Franc-Maçonnerie comme une auberge espagnole. Les lieux sont accueillants et les convives venus de leur plein grès sont tolérants et aimables. Si ce n’est que cela, à quoi sert l’initiation ? Un club profane ne conviendrait-il pas aux adeptes de la convivialité ? Ou bien encore une confrérie …



Si cela te gêne, pourquoi restes-tu ? m’a questionné récemment un confident. En effet, un mot d’ordre politique assénait en 1982 : « La France, aimez-la ou quittez-la« . Et pourquoi cela ne s’appliquerait-il pas à la Franc-Maçonnerie ? On l’aime ou on la quitte ?


J’aime la Franc-Maçonnerie. Je m’y accroche. Les Francs-Maçons sont des personnes de bonne fréquentation parce qu’ils sont animés pour la plupart par de bons sentiments. Les Maçons font preuve de bonne volonté, dans le sens donné par Paul aux Corinthiens (2 : 12) : « La bonne volonté, quand elle existe, est agréable en raison de ce qu’elle peut avoir à sa disposition, et non de ce qu’elle n’a pas ». Les Maçons se caractérisent par la rigueur de leur code moral. Je parle des Frères que je rencontre car en ce qui me concerne, j’essaie seulement de me monter digne d’être reconnu Maçon. La dignité est un processus de reconnaissance, de confession personnelle, de renoncement et de promesses de faire mieux chaque jour.


Je crois, pour ma part, que la Maçonnerie est une spiritualité avec sa perspective propre, son cheminement et ses rites. Cette spiritualité se confirme de jour en jour comme étant de qualité et très respectable.



En ce sens, clarifier la question de mon identité chrétienne, c’est verser dans l’introspection Maçonnique analogique. C’est le chemin emprunté pour comprendre qu’elle est ma place au sein de la société actuelle, et qu’elle est la mission que je suis appelé à y accomplir. Il me semble avoir reçu un témoignage de Celui de qui nous avons tout reçu. Ce témoignage, loin de se situer par rapport à la Franc-Maçonnerie ou pire, à moi-même, c’est au monde que je dois le restituer.


Avec constance, je prie en Loge dans la Chaîne d’union. Je demande au Père éternel de bénir tous les Frères présents ainsi que ceux qui n’ont pu se déplacer. Je le remercie pour la liberté religieuse et Maçonnique dans ce pays, pour tous les enseignements qui nous sont dispensés par différents moyens, Je poursuis par quelques courtes pensées personnelles et je clos ma prière au Nom de Jésus-Christ. J’ai toujours pratiqué ainsi également avant de m’entretenir avec un Profane pour bénéficier de l’aide du St Esprit, pour moi-même et pour le Profane. Pour être fort spirituellement il a besoin d’un soutien suprahumain, me semble-t-il. La prière m’aide bien aussi à resituer dans le Rite toutes les Ecritures qui ont disparu par la déchristianisation des Degrés, probablement dans un souci de laïcité post révolutionnaire.



Oui ! les voies du Seigneur sont diverses et variées. Dieu le Père sait mais c’est à nous de chercher en faisant usage de tous les moyens que le Seigneur met à notre disposition. La Franc-Maçonnerie est un de ces moyens. C’est une des voies universelles de médiation du Christ.


La Franc-Maçonnerie a été pour moi la religion de la dernière chance. Je ne crois pas avoir raté le coche. Mais peut-être le Tout-Puissant a-t-il encore quelques projets me concernant ?



A tous je souhaite de savoir entretenir en eux le feu sacré de la Foi Maçonnique, celui qui élargit la conscience, purifie, régénère, élève, transcende et nourrit.



C’est mon humble prière au Nom de Jésus-Christ, ce qui se traduit en langage Maçonnique par : j’ai dit.



A B





Propos complémentaires



Les Hauts Grades :


– dans les Rituel des années 1900 il était question de venger la mort de Jacques de Molay. Puis l’anticatholicisme s’étant imposé dans les esprits, les Rituels ont été débarrassés des phrases trop provocatrices. De nos jours les Hauts Grades (Degrés parallèles pour les Anglo-Saxons) ont surtout pour objet de former les cadres Maçons, ceux qui interviendront dans la gestion du système en Loge Symbolique et au-delà du 3ème Degré. Au fil du temps les Rituels sont épurés de leurs considérations trop « magiques » pour un esprit rationnel occidental. Par exemple, le mot « Kabbale » apparaît-il modestement au détour d’une Instruction. Sans plus.


On y apprend les différents comportements dans les groupes sociaux et Maçonniques. Y compris, pour soi-même. Fuites, excès, trahisons et aussi les attitudes héroïques sont évoquées.


Ainsi que la conduite à tenir devant ces difficultés. Par exemple au 6ème Degré, la méthode de la promotion est appliquée. Pour obtenir les faveurs d’un trublion, l’autorité au lieu de le punir sévèrement, le récompense. Lorsqu’il prêtera son Serment, le tout fringuant Secrétaire intime, jurera « soumission » au SCD ! Le chef est donc juste et bon avec ses subordonnés. (Rituel du 5 au 12ème degré – Ed. 2013. Page 74) Il est ferme dans ses décisions mais il doit préserver une bonne image de son rôle. Donc, en image miroir, le Maçon doit comprendre que la punition n’est pas toujours la meilleure réponse à un problème. Vous aussi vous serez roi, vous aussi vous serez perçu comme une excellente personne par le Maçon « de base », si vous savez vous montrer magnanime dans votre commandement.


Le Maçon joue collectif comme on le voit au 9ème Degré. Il doit entretenir de bonnes relations avec son entourage. Il est sociable. Ainsi, s’il commet une erreur le groupe le soutiendra. C’est ce qui est dit page 23 « il est essentiel d’avoir de vrais amis qui sachent vous défendre dans les occasions où leur secours est nécessaire ».


La cohésion du groupe sera rappelée. L’initiative individuelle est découragée mais l’intuition personnelle est la bienvenue. Les pénalités sont toujours aussi terrifiantes mais dans la pratique Maçonnique on voit bien que cela ne sert à rien. Même les enfants en riraient après avoir froncé les sourcils.


Même si les Rituels sont de plus en plus « lissés » il n’en demeure pas moins que les symboles et les thèmes empruntés à l’Ancien Testament, à la Chevalerie, aux Templiers, ainsi qu’aux Sciences occultes comme l’alchimie, l’astrologie, la kabbale et la magie, stimulent l’imagination des Francs-Maçons



Les Offices, fonctions et charges


A compter du grade de Maître, le St Graal atteint pour certains : assiduité toute relative tout comme l’implication. L’Office d’Hospitalier est un bon « poste » pour « boviner » en Loge.


Un bon emploi qui n’est pas un Office mais qui reçoit la sympathie des Frères est celui de Maître des Banquets. Personne ne veut le faire. Alors quand un Frère le subit on est prêt à lui donner tout ce qu’il veut. Il peut prétendre accéder au 4ème Degré : il a été Maître des Banquets ! C’est dire s’il s’implique, entend-on parfois ! Les Francs-Maçons ont la reconnaissance du ventre.



Recrutement ou cooptation


Il s’agit de plus en plus d’un recrutement, malheureusement. Les candidats ne sont plus recherchés pour leurs qualifications Maçonniques potentielles. Un fois entrés, il apparaît clairement que les Frères manquent cruellement de culture Maçonnique. Beaucoup n’ouvrent jamais un livre et méconnaissent jusqu’à l’histoire de leur propre Obédience. Le travail de l’Apprenti est pourtant situé quelque part entre la Loge et une bibliothèque, même minimaliste.



Délais pour augmentations du salaire du 1er au 30ème Degré


En Symbolique. RG – art. 143 :


– du 1 au 2 : 1 an – présence à 10 Tenues d’obligation minimum


– du 2 au 3 : 1 an– présence à 10 Tenues d’obligation minimum


SCDF. RG – art 96 :


– du 3 au 4 : 2 ans


– du 4 au 12 : 1 an


– du 12 au 14 : 1 an


– du 14 au 18 : 2 ans


– du 18 au 30 : 2 ans.


Total : 10 ans


Délais non précisés au-delà (30 au 33)


Une carrière Maçonnique peut se jouer en 10 ans. A préciser au candidat sous le Bandeau ? (sous condition de paiement sans remarques de la Capitation puis de la cotisation + une assiduité au-dessus de 50%. Pour le reste, il faut juste savoir rédiger une Planche (les dicos et Wikipédia aident bien)



Du bon usage de l’Esprit des Evangiles :



Voici les clés : Prière. Lecture. Réflexion. A nouveau prière (avec jeûne si nécessaire). Méditation. Le Saint Esprit témoigne et révèle alors l’esprit et la lettre des Ecritures. Si difficultés à entrer dans le processus spirituel ne pas hésiter à renouveler encore et encore la demande d’accès.


Jacques 1 : 5 (version Louis Second) : « Si quelqu’un d’entre vous manque de sagesse, qu’il la demande à Dieu, qui donne à tous simplement et sans reproche, et elle lui sera donnée »



Références


1. « La France, aimez-la ou quittez-la » : Jean-Marie Le Pen (1982) puis Philippe de Villiers (2006)


Tous s’accordent cependant pour reconnaître que l’origine de ce slogan est américaine. C’est dans les années 1960, lors de la guerre du Vietnam, que des autocollants sont apparus sur la vitre arrière des voitures proclamant : « America, love it or leave it » (l’Amérique, aime-la ou quitte-la).



Bible – Louis Second. Verset 16 : 7. Et l’Eternel dit à Samuel : Ne prends point garde à son apparence et à la hauteur de sa taille, car je l’ai rejeté. « L’Eternel ne considère pas ce que l’homme considère ; l’homme regarde à ce qui frappe les yeux, mais l’Eternel regarde au cœur ».



René Guénon


René Guénon – Nécessité de l’exotérisme traditionnel


[Publié dans Études Traditionnelles N°264 – décembre 1947 ; repris dans le recueil posthume Initiation et Réalisation spirituelle, chap. VII]


En effet, il est admissible qu’un exotériste ignore l’ésotérisme, bien qu’assurément cette ignorance n’en justifie pas la négation ; mais, par contre, il ne l’est pas que quiconque a des prétentions à l’ésotérisme veuille ignorer l’exotérisme, ne fût-ce que pratiquement, car le « plus » doit forcément comprendre le « moins ».


Comptes rendus d’articles de revues, juin 1937



René Guénon argumente sur son désaccord avec Julius Evola sur la filiation Traditionnelle de la Maçonnerie.


 « Seulement, comme il y a là quelque chose qui semble inconciliable avec les tendances que l’on constate dans la Maçonnerie actuelle, il se demande s’il y a bien eu une filiation continue, ou s’il n’y a pas eu plutôt une sorte de « subversion » ; il inclinerait même à penser que les éléments traditionnels ont pu être simplement « empruntés » à des sources diverses, sans qu’il y ait eu transmission régulière, ce qui expliquerait, suivant lui, une déviation qui aurait été impossible « si l’organisation maçonnique avait été conduite par des chefs qualifiés ». Nous ne pouvons le suivre sur ce point, et nous regrettons qu’il se soit abstenu d’étudier de plus près la question des origines, car il aurait pu se rendre compte qu’il s’agit bien d’une organisation initiatique authentique, qui a seulement subi une dégénérescence ; le début de cette dégénérescence, c’est, comme nous l’avons dit souvent, la transformation de la Maçonnerie opérative en Maçonnerie spéculative, mais on ne peut parler ici de discontinuité : même s’il y eut « schisme », la filiation n’est pas interrompue pour cela et demeure légitime malgré tout ; la Maçonnerie n’est pas une organisation fondée au début du XVIIIe siècle, et, au surplus, l’incompréhension de ses adhérents et même de ses dirigeants n’altère en rien la valeur propre des rites et des symboles dont elle demeure la dépositaire. »



Baron de Tschoudy


Rosicrucianisme et Franc-maçonnerie : Les sources égyptiennes, esséniennes et templières


18 Novembre 2012 , Rédigé par Christian RebissePublié dans #Rose-Croix


En effet, alors que l’ensemble des grades maçonniques insistent sur l’universalité de la sagesse, ce grade est spécifiquement chrétien. C’est la raison pour laquelle certains Francs-Maçons tenteront de le déchristianiser au XIXe siècle en proposant une interprétation philosophique de son symbolisme (10). Dans son « Étoile Flamboyante » (1766), le baron de Tschoudy y voit « le Catholicisme mis en grade ».


Il est vrai que la symbolique de ce grade ne renvoie pas aux thèmes que l’on retrouve dans le Rosicrucianisme du XVIIe siècle. Il met en scène le Calvaire au Golgotha, la Résurrection du Christ et comporte des agapes où l’on partage le pain et le vin, une cérémonie qui s’apparente à la Cène.


Les plus anciens rituels du grade Rose-Croix date de 1760 (Strasbourg) et 1761 (Lyon), sous le titre de « Chevalier de l’Aigle et du Pélican ou le Souverain Prince de Rose-Croix et d’Hérédom ».

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