La marche à reculons
C∴ C∴
Je me souviens de marche à reculons dans ma vie
profane ;
Une, émouvante ; mes pas dans les pas de la famille de mon père, en Tunisie, dans des lieux dont les noms sonnent encore dans ma mémoire, In Alasker, où est né mon père, Blida.. Bizerte… Tunis.. magie de la mémoire familiale.
Dans ma vie sportive, où je devais faire preuve de rigueur et de douceur, pour moi comme pour ma jument, où un corps à corps unissait nos deux volontés, dans une technique de la marche à reculons, si exigeante pour nous deux, elle, la jument qui devait accepter cette contrainte, là, et maintenant et moi qui devais savoir demander par cet apprentissage ce qu’elle savait faire naturellement technique exigeante.
Il est bien d’autres gestes où nous faisons naturellement une marche à reculons.
Reculer pour regarder quelqu’un que l’on aime et que l’on n’a pas vu depuis longtemps, ou que l’on ne verra pas de longtemps avant de le prendre dans ses bras.
Au Musée, reculer devant un tableau pour mieux percevoir les lignes dominantes ou ne pas se laisser submerger par la couleur, l’épaisseur de la peinture.
Une marche à reculons plus intérieure ; voilà une dizained’années que j’ai vécue pendant deux ans chez un psychanalyste…à la fois une curiosité et une nécessité.
Unecuriosité, celle de retrouver d’une certaine façonquelque peu le travail de mon père, psychotechnicien, métier que j’aurais peut-être aimé pratiquer.
Et une nécessité, dans un certain moment de ma vie.
.et je me prêtais dans ce travail psychanalytique à ce que j’avais aimé voilà si longtemps dans ma classe de philosophie, un travail de mémoire et cette si nécessaire rencontre avec soi-même.
Proust et « A la recherche du Temps perdu « » m’accompagnèrent alors jusqu’à mon travail de Maîtrise, intitulé « l’humour dans du Côté de chez Swann »
Il aurait manqué et je le sais depuis 27 ans une marche à reculons nécessaire à ma vie spirituelle, à ma vie tout simplement, si je n’avais pas vécu l’Initiation, si je n’avais pas trouvé le retour à la Terre, si je n’avais pas connu la légende d’Hiram.
Le Cabinet de réflexion, et un retour à la Terre pour trouver un autre chemin, celui de la quête de la Lumière, de la lumière du cœur, de la lumière de l’Esprit…
Lumière, que Compagnonne, pétrie alors de richesses contradictoires, d’ombre et de lumière entrelacées, je privilégiais toujours, émerveillée de cette brillance à l’Orient, l’Etoile Flamboyante, étoile que je suis devenue entre le ciel et la terre.de la ligne droite des pas de l’Apprentie je danse alors sur l’arc de cercle de mon ciel, remplie d’élan d’amour et de Fraternité.
L’Etoile que je contemple encore, lors de mon Elévation dans la marche à reculons. Mais c’est une faible lueur qui s’éteindra trop vite et me laissera alors dans les Ténèbres ; ténèbres qui m’envahissent, et m’obligent à aller vers moi, n’est-ce pas désormais de l’intérieur que ma Lumière doit briller ?
Lors de cette marche à reculons, je suis le personnage principal et je subis un interrogatoire accusateur :
« Vos mains sont-elles propres ?
Votre conscience est-elle tranquille ?
Pensez-vous avoir rempli tous vos devoirs de femme d’honneur et de franc-maçonne ». ?
Me voilà amener à faire une véritable introspection, un arrêt sur soi, plutôt un recul, pour mieux voir le chemin parcouru ; me voilà dans un temps d’examen de conscience, une véritable intériorisation de mes devoirs et de mes intentions.
Mes peurs, mes faiblesses, mes conflits intérieurs, sont-ils toujours aussi prégnants ? n’ai-je pas vaincu certains d’entre eux ?
Ou mes combats sont-ils vains ?
Ai-je toujours, souvent, répondu aux attentes des amis, de celles qui attendaient un mot, un message, une présence, ?
Ai-je pris ma juste place dans des décisions familiales ou conjugales importantes, ?
Ai-je compris jusqu’où la tolérance pouvait aller dans ces temps si difficiles, où la parole doit être mesurée mais nécessaire ?
Pourtant la couvreuse avait dit « Passe Tubalcain »
Serai-je alors ce Tubalcain, premier homme qui a su mettre en œuvre les métaux ?
Vais-je être enfin vraiment capable de forger durablement ma vie intérieure, maîtresse de moi-même et du monde qui m’entoure ?Mais je suis toujours dans la Marche à reculons, prise dans l’obscurité de mon avenir, (…que se passe t-il ?), avec comme seuls soutiens les lumières que j’ai rencontrées, les parcours que j’ai déjà faits ;
Avec les 3 pas del’Apprenti , n’avais-je pasparcouru la terre ,les pieds en équerre, dans la ligne droite Occident – Orient..remontant ainsi le temps sans égarement possible,poursuivantalors ma marche avec les 2 pas de la Comp :. plus amplescertes pour aller versune union ,une communion de la terre et du cosmos en moi-même,
Ne puis-je alors avoir cette folle espérance que mes SS :. me reconnaitront toujours ?
Mais j’entends alors des propos terribles et accusateurs :
« Le meilleur de nos FF :. est tombé sous les coups d’injustes meurtriers
Sii vous êtes innocente de crime, vous devez nous en fournir la preuve à l’instant même »
Oh douleur de ces passages de l’ombre à la lumière…après les ténèbres de la Terre, n’avais-je pas connu la Lumière lors de mon de mon Initiation, et reconnu encore la lumière de mon Compagnonnage, dans l’éblouissement de l’Etoile Flamboyante,
Alors pourquoi ces ténèbres ?
Le chemin initiatique est long et ardu.
Après les 3 pas d’App :., les 2 pas de Comp :. après avoirparcouru la terreen tous sens, après avoirmis en jeu tous les sens, chercher encore et toujours dans la nature et les hommes ce qu’il ya de plus vrai ,la Fraternité , l’écoute , le don de soi,
Après avoir porté attention à la connaissance de tous les arts, attentive à la beauté de la vie culturelle, rencontré dans mon travail la sagesse de vie des Grands initiés …Que me faut-il ? Que me reste -t’il encore ?
Désirer mon sacrifice pour que se vive le mystère de la transmutation ?
Je dois continuer, continuer à marcher à reculons, pour que tout s’accomplisse.
Ma mort etma naissance une deuxième fois, ma mort initiatique pour mieux me régénérer,
Désir de sacrifice pour enfin aller vers la Chambre du Milieu où je pourrai devenir le maître architecte de mon moi intérieur, où je pourrai me retrouver au centre du cercle éternel, approchant au plus près ma part de divin, ma part de sacré que je sens intuitivementen moi, et que je dois sans cesse transcender.
Par ma marche à reculons je témoigne de ma foi dans le travail et dans le perfectionnement de moi-même et de celles et ceux qui m’entourent,
Ma foi dans l’action à la gloire du Grand Architecte de l’Univers pour veiller à la construction du Temple maçonnique, lieu de la Fraternité.
Ma foi dans en ce qui est essentiel pour moi, la croyance en la Transmission, transmission d’un idéal, idéal personnel, idéal de l’autre, idéal du monde dans lequel je vis
C’est une force extraordinaire qui m’anime,
Je suis debout, à la verticale,tendue au milieu du cercle.
Il ne pouvait en être autrement. La chute aurait été infinie et destructrice.
L’élévation fut nécessaire mais elle n’a existé que par l’union des 3 Maitresses qui la dirigent, les 5 points de la Maîtrise, et la transmission du Mot Sacré, souffle libérateur, souffle de vie, souffle de la lumière retrouvée dans le Temple.
Ainsi je peux travailler sur ce qui est épars,
Ainsi je continue, fusionnant la matière et l’esprit,
Ainsi je ne vais jamais cesser de marcher à reculons pour aller vers le point central de mon existence, émergence de ma Lumière intérieure.
J’ai dit Vénérable Maîtresse
Une, émouvante ; mes pas dans les pas de la famille de mon père, en Tunisie, dans des lieux dont les noms sonnent encore dans ma mémoire, In Alasker, où est né mon père, Blida.. Bizerte… Tunis.. magie de la mémoire familiale.
Dans ma vie sportive, où je devais faire preuve de rigueur et de douceur, pour moi comme pour ma jument, où un corps à corps unissait nos deux volontés, dans une technique de la marche à reculons, si exigeante pour nous deux, elle, la jument qui devait accepter cette contrainte, là, et maintenant et moi qui devais savoir demander par cet apprentissage ce qu’elle savait faire naturellement technique exigeante.
Il est bien d’autres gestes où nous faisons naturellement une marche à reculons.
Reculer pour regarder quelqu’un que l’on aime et que l’on n’a pas vu depuis longtemps, ou que l’on ne verra pas de longtemps avant de le prendre dans ses bras.
Au Musée, reculer devant un tableau pour mieux percevoir les lignes dominantes ou ne pas se laisser submerger par la couleur, l’épaisseur de la peinture.
Une marche à reculons plus intérieure ; voilà une dizained’années que j’ai vécue pendant deux ans chez un psychanalyste…à la fois une curiosité et une nécessité.
Unecuriosité, celle de retrouver d’une certaine façonquelque peu le travail de mon père, psychotechnicien, métier que j’aurais peut-être aimé pratiquer.
Et une nécessité, dans un certain moment de ma vie.
.et je me prêtais dans ce travail psychanalytique à ce que j’avais aimé voilà si longtemps dans ma classe de philosophie, un travail de mémoire et cette si nécessaire rencontre avec soi-même.
Proust et « A la recherche du Temps perdu « » m’accompagnèrent alors jusqu’à mon travail de Maîtrise, intitulé « l’humour dans du Côté de chez Swann »
Il aurait manqué et je le sais depuis 27 ans une marche à reculons nécessaire à ma vie spirituelle, à ma vie tout simplement, si je n’avais pas vécu l’Initiation, si je n’avais pas trouvé le retour à la Terre, si je n’avais pas connu la légende d’Hiram.
Le Cabinet de réflexion, et un retour à la Terre pour trouver un autre chemin, celui de la quête de la Lumière, de la lumière du cœur, de la lumière de l’Esprit…
Lumière, que Compagnonne, pétrie alors de richesses contradictoires, d’ombre et de lumière entrelacées, je privilégiais toujours, émerveillée de cette brillance à l’Orient, l’Etoile Flamboyante, étoile que je suis devenue entre le ciel et la terre.de la ligne droite des pas de l’Apprentie je danse alors sur l’arc de cercle de mon ciel, remplie d’élan d’amour et de Fraternité.
L’Etoile que je contemple encore, lors de mon Elévation dans la marche à reculons. Mais c’est une faible lueur qui s’éteindra trop vite et me laissera alors dans les Ténèbres ; ténèbres qui m’envahissent, et m’obligent à aller vers moi, n’est-ce pas désormais de l’intérieur que ma Lumière doit briller ?
Lors de cette marche à reculons, je suis le personnage principal et je subis un interrogatoire accusateur :
« Vos mains sont-elles propres ?
Votre conscience est-elle tranquille ?
Pensez-vous avoir rempli tous vos devoirs de femme d’honneur et de franc-maçonne ». ?
Me voilà amener à faire une véritable introspection, un arrêt sur soi, plutôt un recul, pour mieux voir le chemin parcouru ; me voilà dans un temps d’examen de conscience, une véritable intériorisation de mes devoirs et de mes intentions.
Mes peurs, mes faiblesses, mes conflits intérieurs, sont-ils toujours aussi prégnants ? n’ai-je pas vaincu certains d’entre eux ?
Ou mes combats sont-ils vains ?
Ai-je toujours, souvent, répondu aux attentes des amis, de celles qui attendaient un mot, un message, une présence, ?
Ai-je pris ma juste place dans des décisions familiales ou conjugales importantes, ?
Ai-je compris jusqu’où la tolérance pouvait aller dans ces temps si difficiles, où la parole doit être mesurée mais nécessaire ?
Pourtant la couvreuse avait dit « Passe Tubalcain »
Serai-je alors ce Tubalcain, premier homme qui a su mettre en œuvre les métaux ?
Vais-je être enfin vraiment capable de forger durablement ma vie intérieure, maîtresse de moi-même et du monde qui m’entoure ?Mais je suis toujours dans la Marche à reculons, prise dans l’obscurité de mon avenir, (…que se passe t-il ?), avec comme seuls soutiens les lumières que j’ai rencontrées, les parcours que j’ai déjà faits ;
Avec les 3 pas del’Apprenti , n’avais-je pasparcouru la terre ,les pieds en équerre, dans la ligne droite Occident – Orient..remontant ainsi le temps sans égarement possible,poursuivantalors ma marche avec les 2 pas de la Comp :. plus amplescertes pour aller versune union ,une communion de la terre et du cosmos en moi-même,
Ne puis-je alors avoir cette folle espérance que mes SS :. me reconnaitront toujours ?
Mais j’entends alors des propos terribles et accusateurs :
« Le meilleur de nos FF :. est tombé sous les coups d’injustes meurtriers
Sii vous êtes innocente de crime, vous devez nous en fournir la preuve à l’instant même »
Oh douleur de ces passages de l’ombre à la lumière…après les ténèbres de la Terre, n’avais-je pas connu la Lumière lors de mon de mon Initiation, et reconnu encore la lumière de mon Compagnonnage, dans l’éblouissement de l’Etoile Flamboyante,
Alors pourquoi ces ténèbres ?
Le chemin initiatique est long et ardu.
Après les 3 pas d’App :., les 2 pas de Comp :. après avoirparcouru la terreen tous sens, après avoirmis en jeu tous les sens, chercher encore et toujours dans la nature et les hommes ce qu’il ya de plus vrai ,la Fraternité , l’écoute , le don de soi,
Après avoir porté attention à la connaissance de tous les arts, attentive à la beauté de la vie culturelle, rencontré dans mon travail la sagesse de vie des Grands initiés …Que me faut-il ? Que me reste -t’il encore ?
Désirer mon sacrifice pour que se vive le mystère de la transmutation ?
Je dois continuer, continuer à marcher à reculons, pour que tout s’accomplisse.
Ma mort etma naissance une deuxième fois, ma mort initiatique pour mieux me régénérer,
Désir de sacrifice pour enfin aller vers la Chambre du Milieu où je pourrai devenir le maître architecte de mon moi intérieur, où je pourrai me retrouver au centre du cercle éternel, approchant au plus près ma part de divin, ma part de sacré que je sens intuitivementen moi, et que je dois sans cesse transcender.
Par ma marche à reculons je témoigne de ma foi dans le travail et dans le perfectionnement de moi-même et de celles et ceux qui m’entourent,
Ma foi dans l’action à la gloire du Grand Architecte de l’Univers pour veiller à la construction du Temple maçonnique, lieu de la Fraternité.
Ma foi dans en ce qui est essentiel pour moi, la croyance en la Transmission, transmission d’un idéal, idéal personnel, idéal de l’autre, idéal du monde dans lequel je vis
C’est une force extraordinaire qui m’anime,
Je suis debout, à la verticale,tendue au milieu du cercle.
Il ne pouvait en être autrement. La chute aurait été infinie et destructrice.
L’élévation fut nécessaire mais elle n’a existé que par l’union des 3 Maitresses qui la dirigent, les 5 points de la Maîtrise, et la transmission du Mot Sacré, souffle libérateur, souffle de vie, souffle de la lumière retrouvée dans le Temple.
Ainsi je peux travailler sur ce qui est épars,
Ainsi je continue, fusionnant la matière et l’esprit,
Ainsi je ne vais jamais cesser de marcher à reculons pour aller vers le point central de mon existence, émergence de ma Lumière intérieure.
J’ai dit Vénérable Maîtresse