La renaissance du Maître
Non communiqué
Mai 1956 j’avais l’âge profane de 2 ans et Raymond LEVESQUE chantait : « Quand les hommes vivront d’amour / Il n’y aura plus de misère / Et commenceront les beaux-jours / Mais nous, nous seront morts, mon frère… »
Mai 1962 : mort de mon enfance oranaise et découverte de la Métropole en Corrèze.
Mai 1977 : enterrement de vie de garçon et apprentissage de la vie en couple
Octobre 1988 : décès de mon papa
Juillet2004 : adieu à ma maman
Décembre de la même année je quitte la vie profane et fais mon testament philosophique dans le Cabinet de réflexion avant de renaître en tant qu’initié.
Mars 2006 l’apprenti que je suis passe au grade de Cet le symbolisme du grain de blé me rappelle que tout doit mourir pour renaître…
Décembre 2007 je vis un psychodrame où je prends la place de Maître Hiram pour poursuivre son cheminement : je vais mourir et être de retour en qualité de Maître !
Depuis ma naissance j’ai donc été confronté à la mort et aux questionnements liés à cet état physique et la FM m’a permis d’approfondir les réflexions sur ce thème.
Selon Albert Einstein : « La vie et la mort se fondent ensemble et il n’y a pas d’évolution ni de destination, il n’y a que ETRE »
Le présent travail peut être l’occasion d’échanger sur la vie spirituelle plus forte que les ténèbres et se limitera à aborder d’autres aspects que le thème de la Parole Perdue, sujet déjà traité au travers d’une planche sur « Le Mot substitué » (21/11/08).
Que doit- on comprendre par Renaissance du Maître ? Ce Retour du Mest-ce son Relèvement, son Redressement ou sa Résurrection, sa Réincarnation, ou encore sa Révélation, sa Régénération ?
Plan retenu
Préambule
- Approche du thème proposé
1.1.1 Mythe et légende
1.1.2 Conte ou narration
1.2 Quelques réflexions sur ce conte inachevé
1.2.1 Contexte historique
1.2.2 Symbolisme perçu
1.3 La mort une fin en soi ?
1.3.1 La mort du profane
1.3.2L’Eternel Orient
2.Analyse du retour du M
2.1 Le concept de résurrection et la notion de renaissance
2.1.1Concept de Résurrection
2.1.2Notion de Renaissance
2.2 La symbolique du Relèvement et les cinq points parfaits
2.2.1Relèvement et symbolisme
2.2.2Le rituel magique des cinq points parfaits
2.3 La transmission spirituelle
2.3.1Le Rituel et son symbolisme
2.3.2Une renaissance spirituelle
Conclusion
Bibliographie
1. APPROCHE DU THEME
1.1. Hiram : mythe ou légende ?
1.1.1. Mythes et légendes
Selon le dictionnaire encyclopédique Larousse (édition 1979) :
Une légende est un récit à caractère merveilleux où les faits historiques sont transformés par l’imagination populaire ou par l’invention poétique ; il s’agit donc d’une histoire déformée et embellie par l’imagination.
Le mythe est un récit populaire ou littéraire mettant en scène des êtres surhumains et des actions imaginaires, dans lesquels sont transposés des évènements historiques,réels ou souhaités ; il s’agit là d’une construction de l’esprit symbolique ne reposant pas sur un fond de réalité.
Alors Mythe ou Légende ?
Le mythe a une tradition sacerdotale impliquant des dieux ou des hommes en passe de le devenir en vue de percevoirune dimension cachée de la réalité humaine. La légende implique un concept profane dont l’évolution dépend du folklore de l’endroit où elle est née.
Selon Irène Maingy, ce serait un mythe racontant un événement réellement passé, relatif à la réalité de l’être et non à l’authenticitéde l’événement.
Et, si au final, il s’agissait plutôt d’un conte mis en exergue par Gérard de Nerval dans son ouvrage : « Voyage en Orient » (histoire De la Reine du Matin et de Soliman Prince des Génies) ? La légende ou mythe d’Hiram adopte le schéma triptyque : naissance/mort/renaissance
1.1.2 Conte ou narration
L’histoire elle-même est celle du meurtre (assassinat ou sacrifice ?) d’un talentueux architecte, lors d’une inspection journalière des travaux dans le temple du roi Salomon, par 3 mauvais compagnonsayant comploté pour obtenir un avancement et une gratification non justifiés.
Les armes du crime sont des outils du chantier respectivement une règle, un levier et un maillet pour les 3 coups successivement portés et ayant donné la mort.
Forte symbolique des acteurs, des outils et des endroits où les coups atteignent Hiram
Les 3 mauvais C n’obtiendront pas les secrets convoités et iront cacher le corps à l’extérieur.
Hiram sera retrouvé peu de temps après par 9 des M envoyés par Salomon, puis relevé par 3 d’entre eux.
1.2. Quelques réflexions sur ce conte inachevé
1.2.1. Contexte historique
La bible (Livre des rois) est peu prolixe sur le personnage d’Hiram Abi maître d’œuvre de la construction du Temple de Salomon et n’évoque pas sa mort.
Trois siècles plus tard, dans « Les chroniques » ce personnage se trouve doté de nouvelles qualités : il n’est plus l’artisan du bronze mais l’expert de l’ensemble des matières nobles. Au 18ème siècle il deviendra l’Architecte avec un grand A.
La légende d’Hiram est en lien direct avec l’apparition de la maçonnerie spéculative avec ses 3 degrés ou grades ainsi que nous le précise Samuel Pritchard dans son manuscrit de 1730.
Que signifie le nom d’Hiram ? Hi serait la vie et RAM signifierait projeter. Qu’est-ce à dire ? Ce conte inachevé se voudrait être un psychodrame permettant à l’initié de poursuivre sa quête ?
1.2.2. Symbolisme perçu
Hiram est le symbole du FM qui préfère mourir que de faillir à sa tâche et à ses engagements au profit de l’humanité toute entière pour une cause supérieure : sauver la Tradition. Il représente la perfection ayant appris à dominer ses passions et faiblesses nous invitant à nous rapprocher de cet idéal.
Le C entre à reculons et c’est dans les ténèbres que va s’opérer le changement.
Le ternaire est présent : il faut 3 C pour tuer Hiramet il faudra les efforts conjugués des 3 M qui dirigent la L pour le faire réapparaître. Paradoxalement ce sont les mêmes acteurs qui vont détruire et recréer : le mal et le bien sont en nous (il nous appartient de « forger des chaînes pour les vices et de tresser des couronnes pour la vertu »)
Les 3 C peuvent être perçus comme des épreuves nous attendant sur notre chemin, symbolisant le négatif qui est en nous. Nous sommes sur la voie mais notre cheminement peut nous conduire à des écarts et il nous faut rester vigilantspour ne pas dévier dans notre quête.
Le verbe divin est présent dans chaque mortel, enfermé au plus profond de nous même : il est de notre devoir de chercher cette pierre d’émeraude et d’appliquer la sentence VITRIOL.
HIRAM revit en nous comme un maître intérieur devant guider nos actions afin que notre passage sur terre soit utile et fécond pour nous et pour les autres.
La cérémonie d’élévation constitue une 3ème naissance : après la mort du profane, naissance d’un Initié mis sur le chemin (état psychique), et maintenant nouvelle mort et 3ème naissance sur plan spirituel.
L’Homme, prisonnier du monde visible, doit déposer ses métaux (prétentions, préjugés, intérêts matériels, défauts les plus gênants) pour accéder à la spiritualité lui ouvrant d’autres chemins vers l’inaccessible étoile…
1.3. La mort une fin en soi ?
1.3.1. La mort du profane
Au plan cosmique la mort est une nécessité et l’homme devra se soumettre à cette inéluctable loi. Mort et vie coexistent créant une tension entre des forces contraires. La peur de mourir nous protège en nous conduisant à fuir devant le danger : c’est l’instinct de survie. Mais que se cache-t-il derrière ce cercueil, cette dame faucheuse ? Une transformation des êtres et des choses…
L’homme individu s’est organisé pour vivre en communauté avec ses semblables créant ainsi une relation affective avec les siens. D’où la nécessité de conserver une trace du disparu, de garder en mémoire son essence. L’absence physique est lourde il nous faut garder une présence spirituelle. L’homme a donc ritualisé les funérailles pour honorer le défunt et garder le souvenir de l’être qu’il était.
La mort est symboliquement l’aspect périssable et destructible de l’existence. Nous parlons volontiers de la mort d’un être cher, d’un animal, d’un végétal mais on n’évoquera pas ce mot pour parler de la fin d’une journée, d’un moment partagé, d’une tenue. La mort est, pour chacun de nous, au bout de la route : nous naissons pour mourir. La peur de la mort résulte de la crainte de l’inconnu : qu’y a-t-il après la mort ?Une absence provisoire ou le néant ou une autre vie et sous quelle forme ?
1.3.2. L’Eternel Orient
Symbolisme de la mort présent dans le jeu du Tarot au 13ème arcane ouvrant la porte aux grands mystères. En alchimie, la pierre philosophale provient d’une matière enfermée et putréfiée. Toutes nos actions, nos pensées vont-elles se trouver anéanties du fait de notre décès ? Toute une vie qui s’achèverait sur rien ? Mais le soleil revient après la nuit, la fleur meurt mais donne naissance au fruit, la graine germe (Schibboleth) et l’herbe reverdit (comme se multiplient les grains de grenade). S’il en va ainsi pour les cycles et les saisons pourquoi n’en serait-il pas de même pour l’humanité ? Schibboleth c’est aussi ce cours d’eau, ce pont à franchir symbolisant le passage de la vie à la mort. La mort, synonyme de séparation, est l’aboutissement d’un cycle ouvrant une porte sur le néant ou l’éternité selon les croyances de chacun et peut donc être l’accès vers une vie nouvelle… Rien ne se détruit, tout se transforme… Image de la vie perpétuelle au travers d’un fluide vital libéré du corps du défunt. La mort peut donc ne pas être une fin en elle-même car elle offre la voie de la continuité de la transmission, de la révélation, de la régénération. « Meurs et deviens » pourrait être notre devise. La mort met fin à l’artificiel et l’âme peut alors se manifester. La perception de l’irréversibilité de la mort a conduit l’homme à se protéger de cette angoisse de la finitude en élaborant des mythes et légendes de renaissance ou résurrection apportant l’Espoir…
- ANALYSE DU RETOUR DU M
2.1. Le concept de résurrection et la notion de renaissance
2.1.1. Le concept de résurrection
Etymologiquement, le mot résurrection signifie réapparaître et sa traduction du grec évoque l’action de se relever (d’entre les morts). La résurrection suppose que l’individu décédé reprenne vie dans des conditions identiques à celles qui précédaient sa mort et implique donc une nouvelle vie dans le monde réel.
Le mythe d’Osiris est le premier exemple connu de résurrection en donnant une vie céleste à une âme méritante. On peut citer également, au travers des mystères d’Eleusis, le culte de Mithra, la résurrection de Perséphone, le mythe de Déméter,sans occulter le rameau d’or de la légende de Priam contée par Virgile qui aborde le thème de la mort apparente de ou des Dieu(x).
La victoire de la vie sur la mort, de la Lumière sur les ténèbres se trouve sublimée par ce conte légendaire d’Hiram.
Les religions judéo – chrétiennes on mit en exergue la supériorité de la puissance divine sur la mort (résurrection de Lazare, de Jésus). La résurrection peut-être individuelle mais aussi collective, immédiate ou à la fin des temps. Si l’apôtre Pierre a prôné la résurrection physique des corps, Paul s’est attaché davantage à l’idée abstraite de résurrection spirituelle. Il s’agit alors de pratiquer des funérailles permettant d’accompagner le disparu pour poursuivre parallèlement deux existences : celle des vivants dans le monde réel et celle du défunt dans le domaine de l’imaginaire… mais alors on rejoint la notion de renaissance !
2.1.2. La notion de renaissance
La renaissance est un retour à la vie après la mort mais dans un au-delà imaginaire, invisible, dans un monde différent ou sous une forme différente.
La mort d’Hiram fait naître un nouveau M appelé à vivre autrement. Elle n’est pas une fin mais la suprême initiation : le commencement d’une vie nouvelle spirituellement parlant. Hiram, modèle de l’approche de la perfection est mort, emportant avec lui ses secrets. Il reste à redécouvrir l’harmonie, la pureté et l’unité de l’Eden originel en rassemblant ce qui est épars et en recherchant la Parole perdue pour donner du sens à sa vie en toute honnêteté et conscience. Réaliser en soi l’Homme universel, tenter de percer les mystères de l’Univers, d’essayer de les comprendre pour approcher la Connaissance et en répandre sa Lumière. On peut alors parler d’Illumination…A mon sens « HIRAM » est un modèle positif pour se perfectionner, s’alliant l’aspect négatif permanent : l’Elévation n’est jamais définitive, il nous faut progresser en permanence sur l’amélioration de nos côtés positifs en se servant d’ l’expérience acquise.
2.2. La symbolique du Relèvement et les cinq points parfaits
2.2.1. Relèvement et symbolisme
Le manuscrit de Graham (1726) décrit le relèvement du corps décomposé de Noé par ses trois fils à la recherche d’un secret perdu.
Le mot lui-même « relèvement »évoque l’élévation du corps et de l’esprit nous rappelant qu’un F M vit et meurt debout.
Passer du plan horizontal à la dimension verticale, du monde intermédiaire au monde spirituel, devenir un axe entre terre et Ciel, entre l’équerre et le compas, vaincre son chaos intérieur : voilà ce qui relève du redressement opéré.
En deux mots : Mourir pour Grandir. Mourir pour s’élever et aller de plus en plus haut comme on monte peu à peu les barreaux d’une échelle vers l’infini.
Passer de la ligne droite de l’A à l’horizontale déviante du Cavant d’atteindre la verticalité dans l’espace du M
L’équerre et le compas correspondent au carré (la terre) et au cercle ou cosmos (le ciel). Le Mest placé entre les deux, entre la pensée et l’acte et se doit d’être l’unité qui assume les dualismes de sa nature, il est le pavé mosaïque ouvrant la porte à l’Harmonie Universelle. Il est au croisement des oppositions, point de rencontre des contraires ou complémentaires (concret et abstrait, simple et complexe, soi et les autres)
Le relèvement est assuré par 3 MM : c’est la fraternité mise en acte.
Le nouveau M ne sera relevé que par les cinq points parfaits qui symbolisent l’amour et l’union : seul on ne peut rien…
La chaîne d’union,vécue lors de chacune de nos tenues, témoigne de la nécessité de progresser à l’aide des autres en vue de transmettre aux autres.
Si l’A meurt à la vie profane et renaît en lui-même après l’épreuve de la terre et les trois voyages, le C, lui, va mourir,après avoir connu la trahison, pour renaître en l’autre dans une œuvre collective.
Les 3 C et Hiram ne font qu’Un comme la fleur qui meurt pour donner le fruit.
Ainsi l’ignorance deviendra connaissance, le fanatisme se fera tolérance, la vanité se transformera en simplicité et l’orgueil en humilité et l’égoïsme sera remplacé par le partage et la fraternité.
2.2.2. Le rituel magique ou les cinq points parfaits
Les 5 points parfaits de la Maîtrise ont pour mission de faire parler le mort, de lui arracher son secret et méritent qu’on y revienne.
Ces 5 points correspondent à la localisation de toute construction : orient, occident, centre, septentrion et midi.
On retrouve la trace de la méthodologie employée par les fils de Noé pour redonner vie à cette chair en putréfaction.
Cinq points : chacun de ces points a un lien avec la circulation de l’énergie, des forces vitales et par ce relèvement les deux ne font qu’un. Cinq, le nombre des sens, des éléments, de l’homme dans le pentagramme, la quintessence, l’alliance des hommes dignes du nom de F en quête du bonheur de l’humanité.
Le cérémonial annonce d’entrée que « Seuls nous ne pouvons rien … »
- Pied droit contre-pied droit par le côté intérieur : point d’appui de la verticalité et puissance du levier, symbolisant l’enracinement, la stabilité
- Mains droites en griffe rassemblées en signe de soutien solidarité,d’union fraternelle pour transmettre l’énergie suprême
- Genoux droits liés et fléchis, symbolisant la marche en avant, éclairée certes, mais toute d’humilité
- Mains gauches et épaules jointes pour l’échange d’un secret lié à l’amour fraternel, reflet de l’entraide (s’épauler) pour guider sur le chemin de la connaissance. Si l’épaule est passive, la main, elle, est active et les deux réunies forment un lac d’amour.
- Poitrines s’appuyant l’une contre l’autre côté droit en témoignage de l’affectivité existante, signe de proximité et d’échanges,comme l’image de la transmission du souffle créateur pour que le récipiendaire puisse devenir le fils du M
2.3. La transmission spirituelle
2.3.1. Le rituel et son symbolisme
Lors de la cérémonie d’élévation du M, le compas est situé sur l’équerre témoignant ainsi de la supériorité de l’esprit sur la matière. C’est le coup de maillet dans le crâne d’Hiram qui tue ce dernier et cette image évoque l’envol de l’âme du défunt permettant ainsi le passage d’un état ancien à un état nouveau.
Hiram mort n’est pas ressuscité à proprement parler : il s’est réincarné enla personne du nouveau Mqui, en acceptant de sa libre volonté de s’identifier à lui, permet de faire vivre le mythe. Le futur M enjambe la mort avant d’être relevé : Hiram ne se relève pas c’est le nouveau M qui est relevé : la vie se poursuit au travers des autres via la transmission spirituelle. Ce n’est pas la pensée seule qui doit être transmise mais la fonction avec sa panoplie qui en découle. La vie de la pensée se nourritde cellesdes Mpassés à l’Eternel Orient et permet l’immortalité via la renaissance permanente de l’Esprit. L’idée est immortelle. L’acacia est le symbole de la constance de l’énergie en ce monde. Un M maçon sait qu’il vivra au-delà de sa mort car rien ne se perd dans l’univers et ses actes lui survivront car il vit dans le fils (voir MOABON)… Hiram renaît, encore plus fort dans le cœur et l’âme du récipiendaire, du nouveau Mmais Hiram est-il vraiment mort ? Son corps de lumière n’a-t-il pas été régénéré ? (« Le M est retrouvé et il reparaît aussi radieux que jamais »)
2.3.2. Une renaissance spirituelle
La renaissance du M est d’ordre spirituel : poursuivre le travail de recherche de la parole perdue, devenir maître et responsable de nos actions, transmettre, nous perfectionner en permanence et acquérir, à notre rythme, d’autres connaissances. C’est l’Eveil du maître intérieur avec son travail permanent de recherche de la connaissance de soi et des autres.
A défaut le M peut se perdre… Mais « Il y aurait une étoile dans le ciel pour chacun de nous, assez éloignée pour que nos erreurs ne viennent jamais la ternir… »
Hiram représente non seulement la Sagesse (seule Lumière du 3° degré) mais aussi la Connaissance. Si le cadavre d’Hiram est en état de putréfaction totale, l’arbre d’acacia symbolise l’éternité de la vie de l’esprit.
La Légende de la mort d’Hiram peut être interprétée comme l’accès à l’Esprit, à la conscience et à l’approche de la Connaissance ; c’est l’éternel recommencement de la vie : la mort d’un M humain sera inéluctablement suivie de la naissance d’un nouveau M auquel il aura transféré la capacité à ramasser les outils déposés pour poursuivre l’œuvre qui n’est jamais achevée (voir la chaîne d’union)
Si avec le mot substitué on peut dire qu’un mot en remplace un autre, de même avec la disparition et le retour d’Hiram on peut penser qu’un souffle ne s’éteint jamais : Hiram serait alors l’archétype même de la continuité humaine et de la présence de son Créateur.
En guise de conclusion :
A j’ai été initié sur le chemin et j’ai prêté serment d’avoir la gorge tranchée en cas de parjure, m’engageant ainsi à mettre fin à mon état de dépendance (idées reçues, préjugés…).
C j’ai effectué les 5 voyages, le dernier les mains libres pour parcourir et découvrir le monde extérieur et j’ai renouvelé mon serment d’avoir le cœur arraché en cas de trahison, garantissant ainsi mon parcours en perdant mon égo intéressé.
M j’ai été invité à un voyage intérieur pour prendre conscience et tenter d’atteindre une dimension spirituelle ; j’ai accepté de me voir coupé en deux, mon corps matériel mort pour une renaissance spirituelle.
Le Rituel dit : « Cherches et tu trouveras ».
On ne devient pas Men un seul instant lors de l’Elévation : on atteint l’âge de 7 ans et plus et c’est cette continuité qui importe. D’où la présente démarche pouvant m’offrir la possibilité de progresser encore et toujours.
Le travail n’est jamais achevé et c’est ce + qui devra guider mon parcours maçonnique de demain jusqu’à l’Orient Eternel
J’ai dit.
P V
Bibliographie
·Irène MAINGUY « La symbolique maçonnique du 3° millénaire »
·Jules BOUCHER « La symbolique maçonnique »
·Christian GUIGUE « La formation maçonnique »
·James George FRAZER « Le Rameau d’OR »
·Dictionnaire des symboles de Jean CHEVALIER et Alain GHEERBRANT
·Le dictionnaire des symboles, mythes et légendes de Didier COLIN
·La légende d’Hiram de Gérard de Nerval
·Le jeu de tarot maçonnique de Jean BEAUCHARD
·Robert DEUMIE « HIRAM ABIFF, mort et renaissance du Maître Maçon » INTERNET
·Planches de F issue du site l’EDIFICE
·Morceaux d’architectures de MM amis et Frères
·La Sainte Bible (ancien et nouveau testament édition 1958)