L'Acacia L’Acacia Auteur: Y∴ H∴ M∴ Obédience:Non communiqué Loge: Non communiqué L’acacia apparaît dans la franc-maçonnerie avec la mise en place du mythe d’Hiram. L’architecte légendaire du Temple de Salomon est enterré nuitamment, par ses assassins lesquels plantent sur le tertre un rameau d’acacia Pour repérer le lieu. Son corps est retrouvé plus tard grâce à cet indice. Dans la cérémonie d’augmentation de salaire au troisième grade, le nouveau maître est censé être un autre Hiram. A la question: « Etes-vous maître », ce dernier doit prononcer la phrase rituelle : « L’acacia m’est connu » La légende hiramique se rattache au thème de la descente aux enfers de divers héros mythiques porteurs de rameaux. Demeure la question du choix de l’acacia. Il semble que, dans les toutes premières versions du mythe d’Hiram, le choix d’un végétal n’était pas fixe. Les transcriptions primitives parlent seulement d’arbrisseau ou de brindille. Comme pour de nombreux autres éléments, les références végétales du mythe viennent de la Bible. L’acacia hiramique n’est donc pas le faux acacia ou robinier de nos contrées. Pourtant, l’acacia maconnico biblique pose un problème. S’agit-il du Sittah (cassier) plante aromatique plusieurs fois citée dans la Bible (Exode 30, 24; Ezechiel 27, 19) dont l’extrait de la pulpe (Qiddah, casse) entre dans la composition de l’huile d’onction sainte (Exode 30, 24) et est apte à protéger le cadavre de l’architecte de la décomposition comme dans les embaumements égyptiens, ainsi que l’affirme la Defense of Freemasonrv (1765) et plus tard Edouard Plantagenet ? Notons que cette version est déjà donnée deux fois dans Samuel Prichard’s Masonry Dissected (1730): « Alors ils le recouvrirent soigneusement et, comme ornements supplémentaires, placèrent un pied d’acacia a la tête de la tombe. Ils partirent ensuite pour informer le Roi Salomon. » On retrouve cette même interprétation dans la deuxième édition des Constitutions d’Anderson (17389: « On nous dit qu’un rameau de cassier fut placé par les frères a la tête de la tombe d’Hiram, ce qui se rapporte à une vieille coutume de ces pays d’Orient d’embaumer les morts; le cassier était toujours utilise dans cette opération, surtout pour préparer la tête et assécher le cerveau, comme Hérodote l’explique. » Le plus grand nombre d’auteurs penchent pour le sittah (shittim) ou acacia seyal, arbre à fleurs jaunes et à aiguillons gémines très aigus, au bois léger, très dur, qui se conserve fort longtemps et devient presque noir en vieillissant, et dont on extrait la véritable gomme arabique. La Bible des Septante traduit l’hébreu Sittah par Aseptos, c’est à dire Imputrescible, Aussi l’acacia est symbole d’incorruptibilité et d’immortalité. L’arche d’alliance, la table et l’autel des parfums sont faits en bois de sittah recouvert d’or (Exode 37, 4.1.28). Le manuscrit Dumfries n° 4 (vers 1710) cite « l’autel aux quatre cornes d’or, partie de bois d’acacia et partie d’or ». Dans le Recueil précieux de la maçonnerie adoniramique (1787) le choix de l’acacia est justifie aussi par la référence a quelques traditions apocryphes qui font de ce bois l’élément de la croix et/ou de la couronne d’épines du Christ. Une autre école insistant sur le symbolisme solaire triomphant, notamment Jules Boucher, distingue expressément l’acacia et le mimosa. Quel que soit le choix le végétal d’Hiram s’inscrit dans la vaste mouvance symbolique du rameau d’or et de l’arbre de vie. C’est également dans ce sens qu’ « acacia » doit entre compris comme mot de passe du Maître Parfait. Navigation des articles Planche Précédente "L’Acacia m’est connu" Planche Suivante "Par un escalier tournant"