Agartha & Roi du Monde
M∴ R∴
La saga de l’humanité, les
évènements qui portent les hommes à de
très hautes fonctions dans le monde et qui font ce
même Monde…
Sont-ils du domaine du hasard ?
Sont-ils des prédestinés ?
Sont-ils l’œuvre de Dieu ?
D’un un plusieurs dieux ?
Ou, pour nous Francs-maçons, l’œuvre du
Grand Architecte de l’Univers ?
Pourquoi l’Histoire ne serait-elle pas la volonté d’un Cercle de Très Grands Initiés, humains ou extrahumains, liés par un pacte de spiritualité Universelle, planant au-dessus des églises cléricales, des pagodes indoues, des synagogues juives, des temples protestants, des sectes, des sociétés initiatiques et philanthropiques, ainsi que des écoles à pavillons divers ?
Oui,…pourquoi pas ?
Mais alors,…
Qui seraient-ils ?
D’où viendraient-ils ?
Où se trouveraient-ils ?
Pourquoi resteraient-ils silencieux ?
Dans de nombreux enseignements traditionnels, on admet
l’existence d’une Société
d’Initiés qui, d’un Centre
mystérieux, règle les destinées du
monde. Ce centre, selon les traditions, se nomme :
Shamballah,
Grande Loge Blanche,
Le Saint Empire,
Le Collège de la Lumière,
La Cité du Soleil,
Royaume du Prêtre Jean,
Centre du Monde,
Nouvelle Atlantis,
Macaria,
Ville Sainte Universelle,
L’Agartha.
…et les êtres qui peuplent le Centre sont
désignés sous différents vocables :
Moines blancs,
Très Sages,
Compagnons de la Tour,
Pères du désert,
esychastes,
Frères aînés,
Maîtres spirituels,
Sages de Sion,
Maîtres invisibles,
Jardiniers d’Elzbethstein,
Maîtres du Monde,
Supérieurs inconnus.
Le Très Haut Dignitaire est ainsi
désigné :
Prince du Royal Secret,
Melchisédech,
Makarie,
Le Roi du Monde.
De toutes ces diverses
énumérations et appellations, il semblerait
opportun de retenir tout particulièrement, pour :
Le lieu……………………… : L’AGARTHA
Les Initiés………………… : LE MYSTERIEUX
INCONNU
Le Très Haut…………….. : LE ROI DU MONDE
Papus disait, il y a cent ans : « Existe-t-il en Europe des Maîtres Véritables, à côté, en dehors ou au dedans de centres initiatiques ? A cette question, je répondrai par l’affirmative. » (1)
QUELLE EST CETTE SOCIETE DE HAUTS INITIES.
Gustave Meyrink, dans un extrait du « Dominicain blanc », dit que depuis des temps immémoriaux, il existe sur la Terre un groupe d’hommes qui régit la destinée des hommes et que, pour soulager le fardeau sous lequel l’humanité soupire, la BEAUTE sera désormais le seul dieu auquel l’humanité devra adresser ses prières.
Goethe nous parle d’une société secrète initiatique, à caractère pédagogique et social, « La Société de la Tour ». Elle est simplement la préfiguration d’une Obédience maçonnique idéalisée (2) ; cérémonies occultes, grades initiatiques, ubiquité dans l’action où tout porte mystère. Il s’agit non seulement d’un ordre, mais d’une société universelle qui mène le monde.
Arrêtons-nous un peu sur la Synarchie (3)
Cette dernière est assimilée à une Loge maçonnique et son initiateur, Joseph Alexandre Saint Yves, marquis d’Alveydre (1842-1909), est un des auteurs qui ait évoqué clairement la légende du Roi du Monde et consacré un ouvrage au Centre Initiatique qu’il appelle « L’Agartha ». Pour confirmer cette thèse, citons Lucius Amplius, écrivain du IIIème siècle et auteur d’un « Liber mémoralis » dont on retrouve trace à Leyde en 1638, qui fait état d’une cité appelée « Agartus », près du Nil.
Bô Yin Râ (4) postule l’existence d’une «Grande Loge Blanche»
… « Cénacle des Auxiliaires Spirituels » qui représente l’union la plus singulière qui soit sur cette planète. Les membres de cette « Un-Ion » (sic) ne se rapprochent corporellement les un des autres que très exceptionnellement, et cependant, leur contact spirituel est ininterrompu.
La Franc-maçonnerie du XVIIIème siècle parle et agit au nom de « Supérieurs Inconnus ». Qui furent-ils, puisqu’ils sont inconnus !!! Ce qui est sûr, c’est que dans cette légende qui donne lieu à de nombreuses controverses, se retrouve toujours l’image d’Initiés ayant atteint un tel degré de réalisation spirituelle qu’ils sont devenus capables de savoir ce qui convient aux individus et aux sociétés.
Vers 1800 surgit, ou resurgit,
d’après Jacques Bergier et Louis Pauwels dans
« Le matin des magiciens » (5),
une société initiatique strictement
fermée «La
Fraternité Hermétique de l’Aube
d’Or ». Bergier et Pauwels
démontrent que ce groupe est le
« laboratoire » où
s’élaborent certaines mutations essentielles de
notre époque, et qu’en 1960 ce groupe existe
encore. Ses membres sont limités à 144, tous
Maîtres Maçons, et que les vrais chefs
sont les Supérieurs Inconnus.
Notons que l’Ordre Martiniste appelle ses membres :
– Supérieur inconnu, au troisième
degré,
– Supérieur inconnu initiateur au quatrième
degré.
LE ROI DU MONDE
On retrouve le « Roi du Monde » (6) dans de nombreuses civilisations. Il se tiendrait à Agartha, Centre Suprême, appelé « Le Pôle » par René Guénon.
Le Roi du Monde est associé à
Melchisédech, personnage biblique, à la fois
prêtre et Roi de Salem, et apparaît dans la
Genèse pour bénir Abraham. Il est le Roi du
Monde, le Prêtre Jean, le Châkrânarti de
l’Inde védique.
Dans l’épître aux Hébreux (V,
9-10), il est dit : « Tout fils
qu’il était (le Christ), il fut
proclamé par Dieu « Grand
Prêtre de l’Ordre de
Melchisédech ».
Dans Genèse XIV, 18 et Hébreux V, VI, VII…il
est soutenu que Melchisédech était
l’envoyé de l’Agartha.
Les prêtres catholiques et orthodoxes sont ainsi
ordonnés : « Tu est sacerdos in
æternum, secundum ordinem Melchisédech ».
L’AGARTHA
Agartha traduction d’un terme du bouddhisme
mahayana, il désigne le royaume souterrain situé
au centre de la Terre (peut-être au Tibet), où
règnerait le Roi du Monde.
Selon les auteurs, il est réel ou symbolique. Il semblerait
que ce centre de la Terre, l’Agartha, se présente
comme le centre du Monde, sans limitation géographique. Il
répond donc à une réalité
universelle, voire la « Ville Sainte
Universelle ».
De fait, il semble bien que le symbolisme hyperboréen de la
ville de Thulé et celui de Luz – la Ville Bleue
chez les Hébreux, soient encore des images de la
même nostalgie : celle de la Grande Cité
Inaccessible, où les hommes vivaient en amitié
avec les dieux.
Un trop rapide survol concernant les
« Supérieurs Inconnus »,
le « Roi du Monde »
et « L’Agartha »,
nous laisse un goût amer dans la bouche, et deux questions
jaillissent :
Légende ou réalité ?
Réalité ancienne ou réalité
contemporaine ?
Tous les livres sacrés, depuis des temps immémorables, ont précisé que nos récentes civilisations ont été précédées par une civilisation apportée par des « extra-terrestres », grands, blancs à la chevelure claire. La « pampa » des Andes Péruviennes à Nazca, le trident de 250 m de haut dans la baie de Pisco, le calendrier de Tianhuanaco et toutes les gravures murales représentant des aéronautes, ainsi même que les écrits bibliques nous mettent devant un fait inéluctable.
Est-ce là la réalité
ancienne, ayant imprimé nos chromosomes au point
d’avoir des réminiscences porteuses
d’images, au fil des siècles, qui font
apparaître nos Initiateurs Primaires comme des
Supérieurs Inconnus ?
Souvenirs inconscients de faits authentiques
révélés par les « chromosomes
mémoire » d’une
Vérité à jamais enregistrée
dans la table des matières de notre mémoire
secrète, acquit héréditaire
enregistré dans le complexe biologique ?
Peut-être faudrait-il tenir compte de ce que,
200 ans avant notre ère Sanchionathon écrivait :
« Nos oreilles, habituées dès
nos premières années à entendre des
récits mensongers, et nos esprits, imbus de ces
préjugés depuis des siècles,
conservent comme un précieux dépôt ces
suppositions fabuleuses, en sorte de faire apparaître la
Vérité comme une extravagance, et de donner
à des récits adultérés, la
tournure de la Vérité. »
Force est de constater que notre Histoire sociale et religieuse est
trafiquée depuis des millénaires. Rappelons-nous
seulement de Galilée « Eppur se
mueve » en parlant de la Terre, de toutes
ces bibliothèques pillées et
brûlées où tout le passé de
l’humanité sombra dans des brasiers.
Mais, recentrons-nous sur le mythe cabalistique d’une puissance souterraine régnant clandestinement sur la société, souterraine ou même sous-marine. Ce mythe, vieux comme le monde prit-il corps par oppositions aux cités célestes, séjour des dieux ?
Dans le mystère de l’Agartha, les occultistes reconnaissent volontiers la symbolique des entrailles de la mère, de la caverne et de la grotte initiatique, tout comme la Franc-maçonnerie avec l’épreuve de la Terre.
Ne faudrait-il pas voir dans la légende de l’Agartha, le mythe du paradis perdu, de l’homme déchu cherchant à se recentrer ?
L’Agartha, le Roi du Monde, c’est peut-être, alors, la Queste du Graal, la recherche de ce qui a été perdu,…et la Franc-maçonnerie y participe activement.
Terminons par une réflexion
générale en nous demandant pourquoi depuis des
siècles, des millénaires, tant
d’hommes, tant d’écrivains, tant de
sages et de savants de tous horizons et de toutes confessions,
apparemment si différents les uns des autres, se sont un
jour retrouvés autour d’un même
thème, celui qui nous habite en ce moment ??!!
Se connaissaient-ils ?
Se reconnaissaient-ils ?
Ont-ils assuré une longue lignée ?
Mal de copiste ?
Connaissants ?
Mercantilisme ?
???
Reprenons l’idée de Sherlock
Holmes :
« Quand tout a été
vérifié et qu’il ne reste plus que
l’absurde, ce doit être lavérité».
Vénérable Maître, j’ai dit.
(1) –
« Traité
élémentaire des sciences occultes »,
5° édition (Paris – Chanel 1888). PAPUS
(Docteur Gérard ENCAUSSE, né le 13/07/1866
à La Corogne (Espagne) et
décédé le 25/10/1916.
(2) – Structure participant à la fois des Templiers et de la
Rose-croix, de la Franc-maçonnerie et de la
Confrérie Mystique du Saint Graal.
Société d’élus hauts
initiés perpétuant un message sacré.
(3) – La Synarchie, pendant la deuxième guerre mondiale, a
été désignée comme la plus
secrète et la plus nocive des loges maçonniques.
(4) – Nomen mysticum de Joseph Scheiderfranken, né en 1876
à Aschaffenburg.
(5) – « Le matin des magiciens »,
collection « Folio »,
Editions Gallimard, 1960, page 337 du numéro 129.
(6) – « Le Roi du Monde »
de René Guénon, d’après une
publication de « La mission de
l’Inde en Europe », de Saint
Yves d’Alveydre et de celle de « Bêtes,
hommes et dieux », de Ferdinand
Ossendowski.