Les 5 points parfaits de la maîtrise

Auteur:

D∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Tout d’abord, je voudrais revenir sur mon élévation à la maitrise. En fait, sur ce que j’ai gardé en mémoire. Je ne peux pas parler des 5 points sans parler de cette cérémonie.

Une entrée dans le temple à reculons ; sans rien voir, des questions – des réponses.

Ensuite le regard sur le cadavre et l’enjambement de celui-ci par 3 pas.

Enfin, la légende du meurtre d’Hiram. Mon parcours pour revivre cette légende jusqu’au moment ou un coup est porté sur mon front et je me retrouve allongée par terre.

Vient ensuite une période ou je ne vois plus rien, je suis ballotée, recouverte d’un drap. Sans la vision, 2 sens sont en alerte – l’odorat (le drap ne sentait pas très bon) et l’ouïe. J’essaye de prêter attention aux mots et aux pas.

Les recherches vaines pour retrouver Hiram et finalement le drap est retiré et je suis relevée. Je sens à ce moment la qu’on me relève d’une façon particulière. La main – le pied – le genou – le cœur et enfin la main dans le dos. Pour moi, il s’agit alors véritablement d’une fusion, d’un puzzle qui est reconstitué. Je suis droite, je renais et un M ne fait plus qu’un avec moi. Le V M qui me garde serrée contre lui me fais penser que j’ai vaincu les ténèbres, la mort et que le suis parmi mes F F.

Cette cérémonie se fait en 3 phases :

Préparation au psycho drame, c’est le deuil, la tristesse.
Epreuve de l’abandon, de l’errance de la recherche.
Epreuve suprême – la mort est vaincue. Hiram sort des profondeurs de la terre. Il renait dans le néophyte. La vie a triomphée de la mort.

Cinq points complètent cette renaissance à la vie.

Mais pourquoi parfaits :

Pour les pythagoriciens le cinq est le chiffre de l’union, mais aussi du centre et de l’équilibre. Symbole également de la perfection dans le bouddhisme, mais aussi chez les mayas. C’est aussi le symbole de l’homme parfait.

Le point désigne le principe de l’émanation et du retour. C’est la convergence de tout axe. Tout se rassemble en 1 point. Tout est un.

Les 5 points s’effectuent par l’union de 3 M avec le néophyte, selon un rituel bien défini. Saisir la main droite du C. Fini en faisant une griffe.

Pied à pied.
Genou à genou.
Main à main.
Cœur à cœur.
Main au dos.

Cette griffe n’est pas une simple poignée de main. Il s’agit là aussi d’un jumelage. Les 5 doigts s’accrochent en triangle pour concrétiser une fraternité entre les M M. En maçonnerie, la main est un symbole que l’on retrouve tout au long de nos tenues. Par nos gestes, nos chaines d’union.

Commençons par les pieds : c’est un levier par lequel le néophyte retrouve sa stature d’homme debout, vertical. Il est de nouveau encré dans la terre et aussi dans la vie. Les pieds nous permettent de marcher, mais surtout d’aller l’un vers l’autre.

Le genou sert à prendre son essor, mais il est aussi le soutien de l’être. C’est aussi le symbole de l’humilité lorsque nous mettons genou à terre, signe de soumission, mais signe aussi d’hommage.

Le rapprochement des poitrines est l’union des cœurs dans la joie, mais aussi dans la douleur. C’est aussi sur le cœur que l’homme met ses décorations, symbole de puissance, mais aussi de respect et de force.

Puis vient le moment de l’accolade fraternelle. C’est le souffle créateur, mais c’est aussi une façon de dire – je suis là, je te protège et tu ne tomberas plus. C’est un passage de l’axe horizontal à l’axe vertical. Il s’agit aussi d’une transmission. Ce soulèvement, c’est la force de l’union des F F. Une alliance est scellée entre eux, donc avec la loge en entier.

Ces 2 M M forment ainsi un 8. Symbole de l’infini, marquant pas là un nouveau commencement, une nouvelle aube pour le nouveau M. Le pentagramme est relevé.

Nous pouvons apercevoir également dans ces 5 points parfaits de la maitrise des notions de mouvements : Il s’agit d’un passage du plan horizontal au plan vertical. Passage d’un plan de conscience matériel au spirituel.

Une notion de rassemblement : en effet, c’est en rassemblant les efforts que les 3 M M arrivent à relever le nouveau M.

Enfin une notion de transmission. Le nouveau M est initié par le mot substitué.

On ne devient pas M en 1 instant. Il ne suffit pas de « re-lever » le néophyte pour qu’il devienne M. Il doit grandir. Prendre le temps. Il a 7 ans et +. C’est le « est + » qui compte.

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