La Fraternité est’elle un Devoir – La Fraternité des Hommes
M∴ M∴ P∴
La Fraternité est’elle un Devoir
La
Fraternité des Hommes
D’abord l’évocation du mot Fraternité dans sa globalité
Puis d’une manière beaucoup plus personnel
Enfin les conclusions
Aujourd’hui, qui peut avoir une complicité avec autrui en dehors de la maison, du stade ou dubureau ?
Une évasive fraternité continue d’orner nos frontons de mairies et des en tête de papiersadministratifs, pour leur donner un caractère officiel et inviolable.
Mais, le mot ne se prononce plus guère chez nos politiciens ; la fraternité est devenuecitoyenneté: tel un produit de consommation.
Qui voudrait, aujourd’hui, appeler F ou S un étranger qui ne porte pas notre nom de
famille ?
D’autre part, quelque chose en nous refuse l’appartenance zéro et recherche une quelconquecommunion ou association, que ce soit d’ordre philosophique, religieux, politique ou caritatif.
Mon meilleur ami est un autre moi même, mon frère de coeur ; il n’a pas besoin d’être monalter ego. Contrairement à la voie sanguine, on ne naît pas frère on le devient.
Les ennemis ne peuvent pas devenir des frères mais, des frères peuvent devenir des ennemis.Bien qu’exceptionnellement, des fraternisations eurent lieu pendant les deux guerresmondiales, aussi entre forces de police et manifestants et dans certains conflits sociaux.
Aujourd’hui, les égaux en droit ne sont pas forcément frères mais, il n’y a pas de frères oùrègnent la caste, l’ordre et le privilège.
Ledru Rollin disait, en son temps :
« En cette époque où ta foi antique s’est éteinte et où la lumière ne t’es point encoredonnée, chaque soir dans ta demeure isolée, répète l’immortel symbole : LIBERTE – EGALITE – FRATERNITE »
Suivons la Déclaration de 1948 qui précise :
« Tous les êtres humains doivent agir les uns envers les autres dans un esprit defraternité ».
Souvenons-nous : c’est en 1793, An 1, que ce terme, Fraternité, fut ajouté (voté à une voixprès) à la devise d’alors: LIBERTE – EGALITE OU LA MORT.
On donne la révolution de 1789 comme point de départ de notre devise républicaine.
Antérieurement, des loges isolées l’empruntaient déjà.
Elle fut reprise par des révolutionnaires puis, appliquée sur des drapeaux, bleu blanc rouge,plutôt sous forme de slogans contestataires et ce, notamment, au cours de la fête de laFédération de 1790.
En réalité, ces trois mots ne furent adoptés définitivement et officiellement qu’en 1848, en la2ème république et en devint la devise.
A cette date, également, elle sera la devise officielle des Loges maç∴ à travers toutes lesobédiences.
Les Constitutions d’Andersen posent comme règle fondamentale:
« Vous cultiverez l’amour fraternel qui est la base, la pierre angulaire, le ciment et lagloire de notre confrérie,… ».
Et, selon les principes généraux de notre ordre:
« La FM est un ordre initiatique traditionnel et universel, fondé sur la fraternité.
Les FM se reconnaissent comme frères et se doivent aide et assistance, même au périlde leur vie, ».
La FM décrète donc, que par le fait de partager des valeurs communes, nous sommesfrères.
La fraternité ne s’édicte pas en loi ou règle: elle se vit.
Nous sommes loin de la phratrie comme celle d’Abel et Caïn, d’Osiris et Seth ou Romulus etRémus qui sont frères de sang.
Il ne peut y avoir double autorité et cela conduit au meurtre fratricide. Ce qui fait partie desmythes fondateurs de l’humanité.
LAFRATERNITTEPOURQUOIFAIRE
L’économie seule ne fera jamais une société.
Quand le Père Eternel s’éclipse, suivie de la Patrie et de la Providence, apparaissent les Droitsde l’Homme et l’humanitaire fait place à l’humanisme.
Les églises se visitent et les touristes prennent la place des fidèles ; les musées deviennent descathédrales laïques !
Notre république s’est dotée d’une sacralité supplétive avec la laïcité.
Les papes Pie VI, Pie IX et Pie X trouvaient blasphématoires tout rapprochement entre l’égliseet les Droits de l’Homme ; leur Dieu ayant priorité absolue.
Alors que Jean-Paul II, devant l’ONU, reconnaît cette nécessité de promouvoir les valeursfondamentales de cette organisation, basée sur la fraternité.
Qui ne s’est pas retrouvé, un jour, au fin fond d’un pays étranger ? La rencontre avec uncompatriote devient le prétexte à une fraternisation naturelle. Celui-ci devient un frère devoyage pour une durée limitée :
En exemple, les voyageurs du chemin de Compostelle qui se reconnaissent grâce à un signeostentatoire comme la coquille, le bourdon et la pèlerine.
Aujourd’hui, c’est par le K-WAY, le téléphone portable ou le MP3 avec son fil vissé à l’oreille.De même, une plaque d’immatriculation permet de se reconnaître : savoir si nous sommes dela même région, du même pays.
Le seul lien réel de la fraternité est dû à l’initiation maçonnique qui nous a vu naître avecd’autres frères (frères jumeaux) et restera indélébile toute notre vie, grâce au sermentprononcé.
Ce que la loge demande à un profane, sous le bandeau, est sa capacité d’humanité et celledésireuse de construire un temple, c’est-à-dire se construire soi même, avec les autres etaccepter de se changer fondamentalement.
Le nouvel initié doit s’accepter dans sa démarche initiatique pleine de mystères. Il doit ressentirle sens communautaire de sa loge à travers l’amour de ses FF∴. Il doit s’intéresser à sonactivité et participer aux décisions communes.
Le F∴ doit mériter l’amour qui lui est porté par ses FF∴. La solidarité est constituée du mot« solide ». A savoir que chaque maçon taille sa pierre pour l’inclure dans l’édifice.
Pour cela, il s’appuie sur le rang de pierres existant et sert lui même de base pour les pierres àvenir.
Ainsi, dans nos loges, la solidarité sert de transmission à la fois du vécu et du savoir.
Frère d’Humanité
Nous l’avons vu, il y a bien des raisons d’être Frère.
Mais, il est en est une bien plus importante à mon sens.
Nous sommes tous, nous les humains, issus de la même mère: LA TERRE.
Nous sommes les habitants provisoires de cette petite planète. Nous ne vivons que parcequ’elle nous donne notre manne quotidienne. Elle nous donne tous les éléments qui nous sontvitaux :
Ø L’AIR pour respirer
Ø L’EAU pour boire
Ø La TERRE pour se nourrir
Ø Le FEU pour chauffer et cuire les aliments.
Sans elle, aucune vie ne serait possible.
Q
uelque soit la race, la religion, la politique, que l’on soit loup ou mouton, chèvre ou choux,les besoins sont identiques.
Pourquoi vouloir empêcher « l’Autre » de vivre ? Pour la seule raison qu’il est étranger ?
Ne sommes nous pas les étrangers des autres ?
Décidément, la lutte du bien contre le mal, des ténèbres et de la lumière est toujoursd’actualité.
Combien de siècles ou de millénaires faudra-t-il à l’humanité pour comprendre une chose aussisimple et élémentaire.
Eternelle question du POUVOIR et de l’AVOIR contre l’ETRE.
De quels SS et FF parle t’on
La fraternité se décline en une multitude de fraternité, aussi différentes les unes que les autres.Nous verrons que le seul fait d’avoir un point commun suffit à produire une fraternité.
Quelques exemples à la Prévert:
Ø FF de la côte : pirates et corsaires
Ø FF de la mer : solidarité des marins
Ø FF du désert
Ø FF de la règle de Saint Benoît
Ø FF d’armes
Ø FF musulmans
Ø Etc…
Les ordres religieux, chrétiens, musulmans, juifs, hindous, indiens d’amèrique sont autant derassemblements de FF∴ du même ordre ou de la même philosophie.
D’autres fraternités :
Ø Les Rose Croix
Ø Les FF 3 points
Ø Les sociétés secrètes et sectes
Ø Les martinistes – les hermétiques – les alchimistes – tous les ordres de chevalerie ettempliers
Ø Les corporations liées aux métiers du bâtiment ou non
Ø La fraternité mafieuse
Ø jusqu’aux soldats du 17ème !
Ø Et, quelquefois, le titre de F∴ est remplacé par camarade.
Ils ont tous, en commun, d’avoir une règle et des constitutions.
Tous (ou presque) ont droit au chapitre d’une façon plus ou moins démocratique. Chacunabandonne sa vie civile ou profane au profit d’une idéologie. Par passage, selon un rituel, pouraccéder à un échelon différent du commun des mortels. Voire avec changement de nom.
FRATERNIITEMACONNIQUE
La fraternité est une valeur spirituelle qui sert de clé de voûte aux FM depuis les cordeliers
et jacobins, à l’époque où la patrie était en danger et à construire.
De quelle peur souffrons nous ?
Nous avons besoin de sacré et de spirituel. D’où la re-naissance des religions et sectes diverses.
Il existe une confusion entre le sacré et le spirituel qui sont assimilés aux religions. D’où la foiet la croyance en Dieu ou à un Dieu.
Du moins en occident, car, en Afrique, comme en Asie, il y a du spirituel sans Dieu et du sacrésans un Dieu révélé, ni écritures saintes.
On peut appartenir sans croire et croire sans appartenir.
L’appartenance veut-elle dire dépendance ?
La fête est, également, un moyen de fraterniser.
Dans les constitutions de 1791, un article est réservé aux fêtes nationales et banquets pourentretenir la fraternité entre citoyens. Fêtes nationales qui prennent lieu et place des fêtesreligieuses imposées par le clergé depuis longtemps.
La FM a sa colonne d’harmonie, ses marches funèbres.
Le rituel devient le sacré laïc du FM.
La FM a, également, ses banquets indispensables pour ce moment de fraternité.
La fraternité s’exerce aussi lorsque le Maçon est en visite.
Au dehors de sa loge, il apporte le salut fraternel. Il devient, ainsi, le représentant de songroupe.
Il retransmet, à son tour, le salut de la loge visitée.
Ainsi le F circule d’un Or à un autre.
Il est curieux de constater que cette fraternité existe partout, quelque soit la loge oul’obédience.
Sans doute l’amour fraternel est une valeur universelle qui interdit la négation de l’autre ou sonexploitation.
Amour fraternel se retrouvant dans la chaîne d’union nous unissant, mains nues, pour quecircule cet amour du nom d’égrégore.
La chaîne d’union est un des moments les plus forts d’une ten ; elle permet de rapprocher nos cœurs, sans oublier ceux qui souffrent ou sont dans la peine.La fraternité est donc bien la soudure du maillon de pur métal.
Le FM n’est plus un électron libre. Il est soudé à cette chaîne dont il devient un élément
indissociable.
C’est l’émotion partagée ensemble. Nous avons le pouvoir de nous montrer tels que noussommes réellement, sans artifice et sans cacher nos faiblesses.
Cette liberté permet d’épanouir notre « Moi » et notre « Nous ».
Nous ne sommes pas obligés d’être amis, nous sommes tout simplement FF et SS.
Martin Luther King disait :
« Nous devons apprendre à vivre ensemble comme des FF sinon nous mourronsensemble comme des idiots ».
La fraternité, ce n’est pas seulement donner ce que l’on a, c’est aussi donner ce que l’on est.Ainsi, nous pouvons partager quelques valeurs communes qui nous caractérise tels : le respectde l’autre – la tolérance – l’affection mutuelle – l’écoute – l’humilité – la charité – la bienveillancela générosité – la justice – l’humanité – la solidarité – etc …
DEVOIRDEFRA TERNITE
Qu’est-ce qui relie les FFMM entre eux hormis la fraternité : LE SERMENT.
Il relie et rend indivisible les membres d’une même fraternité. Il faut pour cela un rituel quiscelle l’émotion et la promesse.
Cela devient une alliance consentie entre deux entités.
Rappel du rituel d’initiation au 1 er degré :
« Vous ne voyez plus d’épées menaçantes tournées contre vous. Vous n’apercevez que desFF formant une chaîne qui symbolise tous les FF MM répandus à la surface de la terre … »
Il y a :
Ø Des FF avec qui l’on partage tout, à qui l’on se confie.
Ø Des FF discrets et secrets avec lesquels on garde un contact lointain et néanmoins
fraternel.
Ø Des FF inconnus, jusqu’au bout du monde, de toute race, de toute religion ou
philosophie. Chacun à sa place. Ils sont des FF.
Je leur dois le respect de leur différence. Ils se sont engagés, chacun leur tour, dans laréciprocité.
Souvenons-nous de notre serment de néophyte:
« Je promets d’aimer mes FF, de les secourir et de leur venir en aide. Je préférerai
avoir la gorge tranchée plutôt que de manquer à mon serment ».C’est la base de notre mise à l’ordre au ter degré.
La fraternité ne va pas sans solidarité, c’est dans l’intérêt du groupe ou de la communauté,pour en assurer le bon fonctionnement, tant matériel que moral.
La fraternité naît de l’amour des autres, pour les autres, dans la Liberté et l’Egalité.
La liberté, sans limite, crée le désordre
L’inégalité crée de l’injustice
De ces deux forces, l’équilibre vient de la fraternité.
Savoir donner, savoir recevoir, savoir partager est le ternaire d’action de la fraternitémaçonnique.
Cependant, au sein de la FM de graves rivalités existent.
Les uns pensent être meilleurs que les autres.
Les autres sont des croyants par obligation ou des républicains laïcs et anti-cléricaux.
Mais tous, aussi différents soient-ils, ont reçu la même initiation dans une loge. Des FF
peuvent s’opposer sans chercher à se rapprocher dans un consensus fraternel. Le chantier resteen cours. Compréhension et confiance sont des outils indispensables pour favoriser lerapprochement.
Il faut apprécier et valoriser les qualités de nos FF plutôt que mettre leur faiblesse en valeur.
Cette nouvelle vision permet de s’enrichir de la différence de l’autre.
Trop de complaisance serait tout aussi malsaine, car un F ne peut être le meilleur ou le pire.
Il est seulement différent. A chacun de polir sa pierre.
La fraternité maçonnique peut servir d’exemple au monde profane.
D’ailleurs nous souhaitons porter à l’extérieur ce que nous avons acquis à l’intérieur de nos LL.
Ma Fraternité
Par manque de modestie, et je vous prie de bien vouloir m’en excuser, ce qui pourrait mecaractériser est de penser d’abord à l’autre avant de penser à moi.
Sans doute, cela est-il du à ma prime enfance où, fils unique et adoré de mes parents (dumoins le pensais-je alors!) je souffrais d’être seul. Sans frère ni sœur.
Bien vite, je compris que c’est à travers les autres que je pouvais me réaliser.Bien vite, je compris que c’est en donnant que je pouvais recevoir.
Il est bien connu que pour recevoir 1 il faut donner 10. Mais qu’importe. Pour vivre avec lesautres, il faut passer par des concessions et des abandons. Par contre, l’esprit de profondecuriosité, l’avidité que j’avais à acquérir toutes sortes de connaissances, tant du domaine dusavoir que des personnes a permis à ma petite vie d’être riche en amitié.
Et plus tard, la fraternité maçonnique s’est développée tout naturellement en terrain fertile.
Bien sûr, comme tout le monde, j’ai mes défauts et fait que je suis un humain.
Et, si par quelques malencontreuses façons, j’ai pu blesser un F je lui en demande pardon.Comme tous les timides, la défense est plus violente que l’attaque subie.
La maçonnerie m’a permis d’évoluer, de me modifier.
Et disons le tout net, c’est bien grâce à la fraternité.
Celle qui est naturelle ajoutée à celle qui fut cultivée.
Je répète ce que j’avais dit en entrant dans ma nouvelle loge, la maxime que je fais mienne etque j’ai apprise aux trois filles que nous avons eues chez nous, à une époque et qui étaitcomme un leitmotiv :
« Il y a moi
Il y a moi et les autres
Il y a les autres et moi
Il y a les autres »
Puis, également :
ETRE est toujours mieux que CONNAÎTREAGIR est toujours mieux que PENSER
Après la fraternité, qu’en est-il de la SŒRALITE;Le combat féministe des années 70 est terminé.
Les SS, dans un souci d’égalité ou de parité, ont bien compris que fraternité et sœralité sont issues du même tonneau.
Nous pouvons le constater, aisément, en visitant une loge féminine, que rien ne diffère de nos LL masculines.
Dommage que la reconnaissance des SS ne soit pas encore à l’ordre du jour de laGLDF.
Nous sommes dans le domaine de l’utopie totale en rêvant à l’universalisme de la FrancMaçonnerie.
Le progrès consisterait, peut-être, à réviser nos leçons concernant les métaux laissés à la portedu temple.
Autre point de modernité à étudier dans les années à venir: l’ouverture au monde d’internet.
La cyber-fraternité est en période d’essai et nous sommes à la préhistoire d’une nouveauté qu’ilne faut surtout pas négliger.
Preuve en est, l’extension des sites maçonniques qui permettra à la maçonnerie traditionnelled’évoluer vers quelque chose que nous ignorons encore.
Sur internet, la connaissance ouvre ses portes, encore faut-il avoir la bonne clef. Le monde està la portée de chacun de nous.
Ce qui n’empêche pas d’être attentif aux FF, précieux par leur présence et proches de nous.
Conclusions
Qui serions nous si nous n’avions ni besoin du sacré, ni besoin de spiritualité ?Qui serions nous si nous n’avions personne à aimer, protéger ou aider ?
Nous avons besoin des autres autant qu’ils ont besoin de nous. Nous sommes dans un registrede partage, d’affection et d’amour, doublé d’un devoir de transmission.
C’est la cohérence du groupe, auquel nous appartenons, qui permet d’avancer et de progresserdans la construction de notre édifice personnel.
Seul, nous ne pouvons rien, l’union fait la force.
Grâce au symbolisme et son étude approfondie, nous sommes capables de sentiments enversles autres.
Comme il est dit quelque part : « L’Amour est plus fort que la Mort » ce qui veut dire quesans amour, qu’il soit fraternel ou autre, tout serait ténèbres et solitude. La fraternité est un donde soi, c’est sans doute le plus beau cadeau que l’on puisse faire à autrui.
Il reste des éclats de notre pierre brute par terre ; balayons les et poursuivons l’œuvrecommencée.
Dans notre société où les valeurs économiques supplantent bon nombre de valeurs humaines,humanistes et morales, les trop rares moments de fraternité peuvent nous paraître vains.
La fraternité peut devenir une illusion, la liberté une chimère et l’égalité une utopie.
Mes FF, élevons nos cœurs en fraternité et que nos regards se tournent vers la Lumière.
J’ai dit V