Le Labyrinthe – Chemin initiatique dans notre vie moderne
Non communiqué
La suspension provisoire du temps et de l’espace, les deux principes les plus importants selon lesquels le monde et la vie que nous y menons sont gérés, a toujours été possible à l’abri des murs protecteurs du labyrinthe. Il a qualité d’espace sacré, c’est-à-dire d’un lieu où l’on peut se rendre pour avoir l’impulsion qui permette de contacter les mondes suprasensibles.
Les radiesthésistes se sont aperçus que, sur la plupart des anciens sites sacrés, des rayonnements d’énergie, larges de 2 à 3 m, circulent en lignes absolument droites et présentent une charge yang. Leur complément yin apparaît lorsque ces lignes se croisent. Tout comme les cathédrales, les anciens labyrinthes sont situés sur des centres d’énergie telluriques.
Ses formes à travers le monde
Un labyrinthe est un dédale magique à voie unique… Voyons la construction d’un labyrinthe classique à 7 circonvolutions (figure 1) : Il n’y a qu’une seule façon d’avancer, en arrière, en avant, encore et encore jusqu’à ce que vous parveniez à votre but : le trésor qui se trouve au centre.
L’une des figures de Nazca au Pérou, est la copie conforme d’un labyrinthe classique à trois circonvolutions … Dans cette partie du monde, la ligne indique le chemin et non les murs, vous avancez donc sur la ligne. On parcourait les animaux totémiques de Nazca (figure 2) de façon rituélique, afin de s’approprier ou d’intégrer le pouvoir d’un animal particulier. Par exemple, on pénètre et on ressort du labyrinthe de l’araignée par l’avant dernière patte droite, sur laquelle l’araignée femelle de cette espèce porte ces œufs. Ce fait n’a pu être confirmé qu’au XXème siècle grâce au microscope.
Quatre sites appelés » le fil et l’aiguille « à Cantalloc, près de Nazca, sont placés sur de longues mésas étroites comme les doigts d’une main. A l’extrémité de chacun, un chemin (le fil) part en zigzag qui traverse treize fois la tige de l’aiguille. En pratiquant une étude radiesthésique, on trouve de l’eau à chacun des angles en V du chemin en zigzag. Comme les méandres à 180° du labyrinthe, ces virages du chemin sont marqués par de l’eau et symbolisent des points pivots.
De même que les figures de Cantalloc, le « tertre au serpent « dans l’Ohio aux États Unis, date d’environ 500 ans apr. J-C et se trouve sur un promontoire… Il zigzague sept fois vers la queue en se rapprochant à chaque fois du bord de l’étroit promontoire. Là encore la radiesthésie met de l’eau en évidence sous chacun des changements de direction du corps du serpent qui s’achève en spirale.
Chez les indiens hopis, le labyrinthe existe sous deux formes : carré et circulaire (figure 3). Le labyrinthe carré représente la renaissance spirituelle après le passage d’un monde au suivant. La ligne droite qui émerge de l’entrée n’est pas reliée au labyrinthe. Ses deux extrémités symbolisent les deux stades de la vie, l’enfant à naître dans le sein de la Terre-Mère et l’enfant après la naissance. La ligne symbolise le cordon ombilical et la voie de l’Émergence. Dans le labyrinthe circulaire (modèle classique à 7 circonvolutions), la ligne centrale de l’entrée est directement reliée au labyrinthe et le point central de la croix ainsi formée représente le Soleil-Père, celui qui donne la vie.
Toutes les lignes et tous les passages représentent le projet universel du Créateur, que l’homme doit suivre lors de son cheminement sur la route de la vie. On retrouve cette notion de continuité d’un monde à l’autre dans la structure du kiva, espace sacré souterrain des Hopis, où un petit orifice dans le plancher, appelé sipapuna, représente la matrice, le lieu de l’Émergence du monde précédent, et l’échelle qui passe par le toit, pour une nouvelle Émergence dans le monde à venir, représente le cordon ombilical.
Pour conclure sur les divers aspects du labyrinthe, on retiendra que la diversité de ses formes guide le chercheur de miroir en miroir : A Nazca, c’est le chemin qui devient tracé et les parois disparaissent …
Rêves et mythologie
Il existe de nombreuses légendes de labyrinthes, scandinaves entre autres, dans lesquelles une femme se trouve au centre, attendant qu’un jeune homme parvienne jusqu’à elle et la fasse sortir pour s’unir à lui, comme deux moitiés complémentaires. .
Examinons maintenant l’histoire du plus célèbre labyrinthe entre tous, celui de Minos en Crête, qui enfermait le Minotaure. Voyons, à la lumière de différents éclairages, qu’elle se situe à une époque charnière : Thésée, le héros grec victorieux du Minotaure, représente ce qu’on appelle » patriarcat « , un mode de fonctionnement rationnel et analytique centré sur l’élément masculin et fondé sur la puissance. Avant l’arrivée de ces divinités mâles en méditerranée orientale, la Déesse, et avec elle le « matriarcat « sous toutes ses formes, tenait un rôle beaucoup plus important. .
Le Minotaure était certainement enfermé dans un dédale très compliqué, mais pas un labyrinthe à voie unique… Cette contradiction dans les termes est peut-être déjà la preuve de l’existence d’une légende minoenne bien antérieure, que les grecs ont adaptée à leur usage personnel.
Considérons ce mythe comme si c’était un rêve, pour voir ce qu’il peut nous révéler de ce support magique. Il est étonnant de voir comme les lieux anciens se voient associer des souterrains : le temple de Salomon, la chambre des souvenirs de la grande pyramide comme à Machu Pichu, forteresse inca, où l’on a récemment découvert des souterrains… Glastonbury Tor, l’un des lieux de pèlerinage les plus sacrés du sud de l’Angleterre possède des souterrains légendaires. Tous ces noirs et ténébreux secrets que nous avons enfouis dans les recoins les plus reculés de notre être pour qu’ils ne revoient jamais le jour, sont appelés » ombres « par les jungiens.
Chiron, célèbre centaure (corps de cheval – tête d’homme) a été le sage pédagogue d’Hercule, Jason, Achille et Esculape. Sa nature humaine l’emportait sur ses passions animales. Le Minotaure en revanche, avait un corps humain et une tête de taureau. Son animalité l’emportait. Ce que Thésée, le héros grec, l’égo du rêve, a accompli, c’est l’exploit de pénétrer dans le labyrinthe avec bravoure et de tuer son ombre. Il utilise Ariane, son anima féminine, pour servir ses propres fins…
Le but de ce mythe était de faire en sorte qu’Athènes ne soit plus obligée d’envoyer sa jeunesse en pâture au Minotaure, ce qui semble dire sur le plan symbolique : » Nous, les grecs, nous ne voulons plus pénétrer dans notre inconscient pour y affronter les zone d’ombre de notre vie que nous souhaitons oublier « , alors que le seul moyen d’affronter l’ombre est de faire preuve de courage et de soumission bienveillante. Il faut affronter l’ombre de face, l’intégrer et l’amener à la conscience. Cela ne veut pas dire qu’il faille endosser les caractéristiques de son ombre et les manifester, mais il faut reprendre consciemment possession des parties refoulées en nous-mêmes. Thésée, l’archétype de l’occidental héroïque, a bondi sur son ombre et l’a tué. Il n’est pas question ici d’intégration.
Avant de s’intéresser à l’origine des labyrinthes, plongeons encore une fois en nous-mêmes avec cette évocation : Il existe une danse, sur l’île de Delos, appelée danse de la grue, dont les pas suivent le chemin du labyrinthe à sept circonvolutions. La grue comme la cigogne apportent la vie… En nous glissant dans cette marée humaine, nous éprouvons une sorte de réminiscence de ce qui s’est passé lors de notre venue au monde.
La préhistoire du labyrinthe
5000 ans av. J.-C. régnait en Europe la Déesse suprême. Les villages de cette époque mis à jour ne possédaient pas d’enceintes défensives. On y trouvait des espaces sacrés au milieu des chambres au cœur des maisons…. C’était une période de paix qui a vu naître l’agriculture.
La structure de base du labyrinthe classique à sept circonvolutions est « le méandre « , un schéma que l’on retrouve dans des milliers d’objets d’art grecs et romains… C’est la rivière Méandre de Turquie qui a inspiré son nom, car elle a un cours sinueux. Il est intéressant de noter au sujet de ce schéma, c’est qu’on le trouve dans toute l’Europe antique, 5000 ou 6000 ans avant l’apogée des grecs. On a trouvé ce schéma sur une figurine de la » déesse aux oiseaux « (figure 4) découverte à Mézin, sur le fleuve Desna en Ukraine orientale, qui date vraisemblablement de 18 000 à 15 000 av. J-C., ce qui nous ramène en pleine période de la déesse nue des chasseurs de mammouths de Joseph Campbell (3). La » déesse des oiseaux « nous est aussi parvenue sous la forme de la grue, oiseau migrateur.
Caerdroïa signifie labyrinthe en gallois ; littéralement caer signifie colline et droïa signifie tourner. La colline de Troie aurait-elle même vocation, qu’on y vienne tourner à son sommet suivant un rite ancestral oublié ? Les scandinaves eux aussi ont associé le labyrinthe à cette ville, ils les ont appelés trojeborg ou » ville de Troie « . John Kraft (4), un expert en labyrinthe suédois parle du motif récurrent d’une femme au cœur du labyrinthe. Tout comme la Crète, Troie était l’un des derniers bastions du culte de la Déesse Mère dans cette partie du monde. Cette ville n’avait pas de remparts au début de l’histoire de la guerre de Troie, guerre qui a eu lieu à cause d’une femme… Le labyrinthe était la voie qui permettait de retrouver la Déesse : parcourez le chemin et retrouvez-la au centre.
Dans la Crète antique, on avait surnommé Ariane la » Maîtresse du labyrinthe « . Ariane est l’une des déesse de la période pré-patriarcale qui a pu passer d’un statut à l’autre selon Christine Downing (5). Si bien qu’en plus d’un monstre – notre ombre, le Minotaure – nous pouvons aussi rencontrer la Déesse, notre partie féminine intuitive, susceptible de nous emplir d’émerveillement et de nous permettre d’accéder à une prise de conscience qui ne peut émerger que d’une force spirituelle immanente. La civilisation grecque, patriarcale bien entendu, ne voulait pas générer ce mode de pensée.
La labrys ou double hache, attribut préféré des amazones, est devenue l’un des symboles de la puissance des femmes et de la Déesse. Les mots apparentés de labyrinthe et labrys n’étaient pas crétois au départ ; ils proviennent d’un peuple plus ancien qui ne parlait pas une langue indo-européenne et vivait sur la côte sud-occidentale de la Turquie, là où le fleuve Méandre atteint la mer Égée.
Les celtes, arrivés à la mer Noire, se sont séparés en deux groupes : les brythoniques et les goideliques. Les premiers se sont dirigés vers l’Europe et sont devenus les barbares que César a combattu en Gaule. Les seconds par contre, ont d’abord pris la direction de la Turquie où ils ont rencontrés des tribus éparpillées qui avaient conservé leur tradition matrilinéaire, avant de passer en Égypte puis de de franchir la Méditerranée pour gagner la péninsule ibérique. Le symbole phonétique » Con « représente une labrys et signifiait « chef, raison« au Portugal. En gaélique, le nom irlandais de Connors était utilisé pour désigner le chef, mâle bien sûr ! Après être tombée entre les mains des celtes goideliques, la labrys a été patriarcalisée, tout comme le mythe Thésée/ Minotaure/ Ariane.
Ainsi réhabilité par les travaux d’historiens ayant intuitivement su remonter le fil d’Ariane de ses origines, examinons maintenant le labyrinthe avec nos yeux neufs pour y trouver quelques analogies cachées :
Si on numérote les sept circonvolutions et le centre du labyrinthe classique gauche de 1 à 8, de l’extérieur vers l’intérieur, on les parcourt alors dans l’ordre 3-2-1-4 et 7-6-5-8. Les quadrans du labyrinthe délimités par le premier virage et le dernier, l’alpha et l’oméga, sont séparés par le point infinitésimal du centre de la croix… Les deux autres quadrans formés par la croix marquent le début et la fin de la quatrième circonvolution, exactement à mi-parcours du labyrinthe. La croix délimite donc, à la fois, les plans extrêmes et les plans médians.
Sept chemins dans le labyrinthe, sept notes de musique dans la gamme. L’alpha-do et l’oméga-do sont à une octave d’écart : labyrinthe et déesse auraient-ils à voir avec muse et musique?
Les énergies sur les lieux du labyrinthe
Les labyrinthes sont situés sur des centres d’énergie tellurique, lieux de croisement des énergies yin et yang.
L’eau souterraine qui se trouve placée sous une source de chaleur, sous pression, essaye de s’échapper en remontant vers la surface de la terre. Il arrive que cette eau trouve un goulot, un tunnel vertical dans le rocher. En général, le goulot est fermé à la surface par une couche imperméable comme du rocher ou de l’argile. On appelle ce goulot dôme ou source aveugle. L’eau trouve alors des fissures plus petites ou veines, en divers endroits du goulot où elle continue latéralement son chemin. Dômes et veines sont les supports des énergies yin de la Terre mère … Une autre forme d’énergie que les radiesthésistes trouvent sur les sites sacrés, sont des rayonnements de 2,50 m de large, d’énergie yang active se propageant en ligne droite.
Dans les labyrinthes à 11 circonvolutions (figure 5), le bord du dôme se trouve sous le mur de séparation entre les chemins nos 5 et 6. Chacun de ces dômes présentent 5 veines de sortie dont l’une quitte toujours le chemin à la hauteur de l’entrée du labyrinthe et les autres sortent au dessous des lignes énergétiques. Tous les labyrinthes classiques suédois (à 7 , 11 et 15 circonvolutions) respectent ce schéma : dôme dont la bordure extérieure suit le tracé d’un des murs, et veines qui apparaissent à l’entrée ainsi qu’aux points où les lignes énergétiques entrent et sortent du labyrinthe.
Les énergies des dômes ou sources aveugles et des lignes énergétiques se rassemblent comme les deux pôles d’une batterie afin de créer une sorte d’osmose favorisant le cheminement de ceux qui s’engagent sur la voie de la spiritualité… et les conjonctions planétaires permettent de savoir à quel moment ces énergies seront à leur maximum.
Puisqu’il est question de lignes énergétiques et tracés dans ce paragraphe, pourquoi ne pas s’exercer à dessiner un labyrinthe nous-même. Prenons un stylo de couleur et partons de l’un des 4 points de la structure de base du labyrinthe à 7 circonvolutions, puis suivons-le jusqu’au bout. Avec un stylo d’une autre couleur, partons de l’un des autres points et suivons-le jusqu’au bout également :
Les murs de ce labyrinthe sont fait tout simplement de deux lignes enchevêtrées qui se croisent en un seul point.
Labyrinthe et planètes
La grue était l’oiseau
sacré de Mercure (Hermès en Grèce), le
messager des
dieux et des déesses. Dans
l’hémisphère nord, si vous vous placez
face au sud
et si vous regardez une planète dans le ciel chaque soir,
à la même heure, vous
remarquerez qu’elle semble se déplacer. Le
mouvement normal d’ouest en est
d’une planète (dans le sens des aiguilles
d’une montre) est appelé mouvement
direct. Cependant, à un moment ou à un autre
(lorsqu’elle sera alignée entre la
Terre et le Soleil), la planète semble
s’arrêter et repartir en sens inverse pendant
un certain temps. Ce mouvement est appelé
rétrograde.
En astrologie, on constate que Mercure est le plus souvent
rétrograde 3 fois
par an et que, par conséquent, son mouvement est direct
quatre fois par an. Ce
qui suit exactement le chemin d’un labyrinthe à
sept ciconvolutions : 4
chemins directs et 3 rétrogrades.
Imaginons-nous à l’entrée du labyrinthe
face au soleil. Lorsque Mercure se
trouve à notre gauche, sa trajectoire suit le soleil, la
planète sera donc
visible juste après le coucher du soleil en
étoile du soir. Lorsque Mercure se
trouve à notre droite, elle précède le
soleil et sera visible juste avant son
lever donc en étoile du matin.
D’après Joachim Schultz (7), le chemin
qu’emprunte la planète Mercure dans le
ciel au cours d’une année tel que nous le voyons
de la Terre, se décompose
comme suit :
1ère trajectoire en
janvier peu visible en étoile du matin.
2ème trajectoire
février-mars 1ère
apparition de
Mercure en étoile du soir, difficile à observer.
3ème trajectoire
février-mars-avril meilleure période
pour
voir Mercure en étoile du matin.
Pendant cette boucle, elle est à une distance maximale du
soleil (27°, soit une
main et demi)
4ème trajectoire
mai-juin-juillet meilleure moment pour voir
Mercure en étoile du soir.
Pendant cette boucle, elle est à une distance maximale du
soleil.
5ème trajectoire
juillet-août peu visible en étoile du
matin.
6ème trajectoire
sept-octobre-novembre étoile du soir, moment
défavorable pour voir Mercure.
7ème trajectoire
novembre-décembre étoile du matin,
Mercure
très proche du soleil pendant cette boucle.
Il existe un autre lien, puisé directement dans notre héritage ésotérique, qui associe les planètes aux labyrinthes : les carrés magiques (figure 6). Tableaux dans lesquels des nombres sont placés de telle façon que la somme de toutes les colonnes (horizontales, verticales ou diagonales) soit toujours la même, à savoir Saturne=15, Jupiter=34, Mars=65, Soleil=111, Vénus =175, Mercure=260 et la Lune=369.
Par simple coloriage des nombres pairs qu’ils contiennent, nous constatons que les carrés magiques dont le nombre de cases est impair sur le côté (Saturne, Mars, Vénus et la Lune) forment la structure de base des labyrinthes à 3, 7, 11 et 15 circonvolutions. Par ailleurs, la suite des nombres de un à huit dans le carré magique de Mercure présente un schéma tout à fait analogue au mouvement apparent de la planète autour du soleil.
Labyrinthes et réflexions annexes
Dans la plupart des tumulus irlandais qui comportent des
chambres
souterraines, les archéologues ont trouvé de
grands récipients de pierre plats.
Imaginons un rite : à l’heure
où la lune ou le soleil se trouve dans
l’alignement de l’entrée de la chambre,
un rayon pénètre les entrailles de la
Terre mère. Au point de pénétration le
plus profond de la lumière se trouve le
récipient rempli d’eau avec sa surface lisse comme
un miroir : En ces
temps là, le miroir était le symbole de la
déesse mère…
Selon Twylah, indienne seneca (8), maître spirituel
très respectée du peuple
iroquois, chacun de nous a une vision subjective et personnelle de la
réalité
qu’elle appelle notre « point
de vue sacré « .
L’un des support du savoir ancestral de ce peuple est une
roue de médecine,
cercle partagé en 12 rayons, dont chacun évoque
une façon particulière de
retrouver la vérité, et dont l’ensemble
constitue les « cycles
de vérité « . Les
rayons (à lire comme les heures d’un
cadran) sont les suivants :
1 : Apprentissage. 2 : Respect, reconnaissance.
3 – Ouest :
Acceptation des leçons. 4 : Voir
(l’émergence). 5 : Entendre
(l’harmonie).
6 – Sud : Foi, confiance. 7 : Aimer sans
condition. 8 :
Servir, intuition intérieure. 9 : Est :
Volonté de vérité. 10 :
Travail créatif. 11 : Marcher et se
libérer. 12- Nord : Union,
remercier
Dans cette roue, la ligne horizontale (est-ouest) représente
notre cheminement
terrestre (volonté- acceptation), celui qu’il nous
faut accomplir tandis que
nous sommes ici-bas. La ligne verticale (nord-sud) s’appelle « chemin
de vérité « et
contient notre foi au sud et notre sagesse
au nord. On peut utiliser la roue de médecine en la
superposant au
labyrinthe : Twylah pose les cycles de
vérités sur son labyrinthe carré
(figure 6), elle entre dans toutes les roues de médecine par
l’est et l’entrée
du labyrinthe est aussi dans cette direction.
Dans un télescope ou un appareil photo, l’objectif
est la première lentille qui
capte la lumière et, en même temps, la
retourne ! N’est-il pas étrange que
ces objets que notre société appelle » objectifs «
inversent les images ?
Les indiens Sénéca peignent des tableaux, dont la
particularité est qu’ils
représentent un sujet différent, vu à
l’œil nu ou regardé dans un miroir. Ils
savent bien que le cristallin de l’œil remplit la
même fonction que l’objectif
du télescope. Il se trouve au point d’inversion…
C’est la lentille par
laquelle nous voyons notre cheminement terrestre et il est
inversé !
Notons là encore une analogie : La
représentation du chemin optique,
allant de l’œil à l’objet
qu’il regarde, passant au travers du cristallin « chemin
de vérité «
vertical, est celui de la double hache sacrée
des amazones…
Nous avons parlé de Mercure et des miroirs. Mercure
a-t’il -ou est-il lui-même-
un miroir ?
Par le passé, la Déesse a revêtu trois
formes : la vierge, la mère et la
vielle femme sage. Le christianisme n’a permis
l’émergence que d’une seule de
ces émanations : la Vierge. Hécate est
la vielle femme sage. Tous les
points de rencontre de 3 routes sont sacrés pour elle,
c’est la déesse de la
sagesse et de la mort. Mercure est le dieu du croisement des 4 routes.
Hermès
était l’étoile du soir que nous
appelons Mercure, il soutient l’âme lors de son
passage dans l’autre monde. Mercure est arrivé et
les trois routes sont
devenues quatre…
Applications modernes
Fort de la conviction que le labyrinthe était
à l’origine utilisé comme un
chemin initiatique, Sig Lonegren (9) réinvente une
façon de le parcourir
associée à un questionnement
intérieur, source d’inspiration. Selon lui, le
labyrinthe à 7 circonvolutions peut nous aider à
évaluer un problème qui nous
préoccupe en le parcourant. Chemin faisant, chaque
circonvolution est le temps
d’une réflexion ou d’une inspiration en
rapport avec un des 7 plans de notre
existence : 1 – physique, 2 – émotionnel, 3 –
mental, 4 – spirituel, 5 –
verbe manifesté, 6 – vision intuitive, 7 – union avec le
divin.
Lorsque nous le parcourons dans l’ordre
précédemment décrit : 3, 2,
1, 4,
7, 6, 5, 8 (=centre), l’évaluation du
problème se fait par l’intermédiaire du
schéma conducteur suivant :
3 – mental : Que pense notre
hémisphère cérébral gauche
de ce
problème, cette opportunité ?
2 – émotionnel : Que ressent-on
à cette occasion ? Quelles
émotions surgissent en nous ?
1 – physique : C’est
à ce stade du cheminement que nous allons
aborder le monde physique. C’est la circonvolution la plus
longue, nous dépensons
la plus grande partie de notre énergie à
gérer cette » réalité «
qui est très vaste.
4 – spirituel : Serai-je plus proche de
l’unité si je fais cela, ou
bien est-ce un obstacle à ma vie
spirituelle ?
7 – divin : Invocation, Circonvolution la
plus courte ce qui nous
laisse peu de temps pour une communion consciente avec notre
Créateur. C’est là
qu’il faut Lui demander de l’aide.
6 – vision intuitive: Les
réponses relatives aux 2 dernières
circonvolutions viennent de notre capacité
d’intuition plutôt que de notre
esprit analytique. Il faut absolument savoir que les
réponses viennent
réellement, c’est parfois un flash, une
perception. Apprenons à nous fier à ce
premier indice.
5 – verbe manifesté : Quelle
est la première chose à faire, le
premier signe tangible qui doit suivre ? Écoutez avec votre
oreille interne.
8 – centre : Pause à
mi-parcours, respirons profondément.
Le chemin du retour est la partie normative du
processus. Cette deuxième
partie est tout aussi importante que la première
moitié :
5 – verbe manifesté :
Remarquons le premier signe qui nous a été
soufflé sans à priori.
6 – vision : Observons à
nouveau ce qui nous a été donné comme
réponse par notre intuition.
7 – divin : Remercions pour notre prise de
conscience.
4 – spirituel : Les étapes
suivantes sont le moment critique de la
prise de position. Quel impact cette attitude aura-t’elle sur
notre vie
spirituelle ?
1 – physique : Comment cela
sera-t’il concrètement
applicable pour nous ? Est-ce bien ce que nous
voulons ?
2 – émotionnel : Avons-nous
peur ou hâte que cela se
produise ?
3 – mental : Notre esprit rationnel est le
premier et le dernier à
gérer cette perspective. Il doit être
d’accord lui aussi, la clairvoyance ne
peut reposer que sur un consensus.
Pour faciliter cet exercice, imaginer que l’on soit mort,
nous permet de
laisser en arrière tout le fardeau de notre vie, de
l’examiner
rétrospectivement et d’envisager les changements
que l’on aimerait voir
s’opérer.
Chaque réponse ne peut toutefois soulever qu’un
coin du voile et les questions
continuent de jaillir en nous, comme autant
d’étapes nécessaires sur le chemin
de réconciliation avec nous-même puis
d’union avec le divin, comme un écho
lointain d’une autre vie. Citons encore deux interrogations
sur ce sujet avant
d’ouvrir le débat :
En divers points des alignements de pierres de la lande de Dartmoor, sud-ouest de l’Angleterre, Sig Lonegren rapporte que l’on peut ressentir une sensation curieuse comme un souffle d’air au visage. Il s’agit de nœuds énergétiques qui sont là aussi au nombre de sept. Les alignements de pierres seraient-ils des labyrinthes en lignes droites ?
Labyrinthe de Chartres
Dans le labyrinthe classique à 7 circonvolutions, on parcourt d’abord la moitié extérieure et ensuite la moitié intérieure avant de parvenir au centre. Dans le labyrinthe de Chartres, après avoir franchi le 1er tournant à 180°, on part d’abord vers l’intérieur et on s’achemine ensuite vers la partie extérieure. Ce labyrinthe est divisé en quatre quadrants et chacun des quartiers renferme sept virages à 180°, de même que le labyrinthe classique contient sept circonvolutions. La complexité du labyrinthe de Chartres a pour but (entre autres) de désorienter notre cerveau au point qu’il ne peut pas suivre. Il est surchargé et ne peut gérer ce parcours, il s’arrête de fonctionner. C’est ce que nous attendions, car c’est là que les réalisations spirituelles peuvent intervenir.