La Lumière

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Commencer par dire le prologue de Jean

Que ce soit dans le monde profane ou chez nous Francs Maçons, lorsqu’on me demande ce que j’exerce comme profession, j’aime à répondre que j’apporte la lumière. Mais ceci n’est il pas un peu, voir vraiment présomptueux ? Et bien que nenni mes Frères, que nenni, cela ne l’est pas. Car cette lumière que j’amène n’est évidement pas la Lumière Divine mais simplement cette lumière matérielle, terrestre qui est produite par l’homme, je suis électricien.

Cette petite introduction me permet de vous faire part de ma première réflexion sur le thème de « La Lumière » que je vais essayer de vous faire aimer ce soir.

Je ne vais pas vous faire aujourd’hui le plan de mon travail mais simplement vous inviter à surfer sur la vague de ma réflexion. Tout d’abord commençons par dissocier les deux sortes de lumière. Une première que je nommerai « lumière physique » et une seconde dite « Lumière spirituelle ».

La première est la lumière qui nous permet de voir dans l’obscurité de la nuit. Les principales lumières naturelles sont celles émises par le soleil et par la flamme. Cette lumière est indispensable à la vie, elle nous procure également la chaleur dont nous avons besoin. Mais cette lumière, à dose trop forte peut avoir des résultats dévastateurs sur notre corps tel que brulures de la peau en cas d’exposition trop longue au soleil ou encore dégâts irréversible sur l’œil et bien d’autres encore. Une dose trop forte de lumière pour les personnes non préparées est néfaste. Nous apprenons tout au long de notre vie à la recevoir selon nos possibilités.

Mais quittons le côté physique ou profane pour mettre le cap sur la Lumière sacrée ou spirituelle comme citée plus avant. Elle est la lumière qui nous permet de voir dans l’obscurité de la nuit. Tient, bizarre, cela ressemble étrangement à une phrase plus haut…

Que devient-elle ?

Elle est la lueur d’espoir qui brille dans notre cœur dans les moments difficiles, elle est cette petite lueur au coin de l’œil qui nous rend irrésistible, elle est cette étincelle d’idée qui nous fait faire un grand pas en avant et en creusant un peu plus profond elle est cette connaissance que nous recevons du GADLU, cet Amour divin qui nous rend simplement humain. Mais cette attention que le Divin mets à notre disposition n’est ni innée, ni acquise pour l’éternité. Nous devons sans arrêt appuyer sur l’interrupteur qui l’actionne afin de faire briller.

Ces deux lumières nous guident. Dans la vie profane sous bien des formes, elle est l’étoile du matin pour ceux qui d’antan voyageaient à pied, elle est le phare pour les marin, elle est même dans les feux tricolores de la circulation routière. Elle guide également nos pas dans notre quête spirituelle via notre « petite voix » intérieure, qui, si nous voulons bien lui prêter attention nous accompagne tout au long de notre vie.

Au Rite Français, les trois Lumières qui éclairent la Loge sont « le Soleil, la Lune et le Maître de la Loge ». Dans d’autre rite il s’agit de l’Equerre, du Compas et du Volume de la Loi Sacrée. Mais peu importe le rite, il y a toujours cette notion de Lumières qui éclaire la Loge. A chaque ouverture des travaux n’oublions pas que le Vénérable en chaire allume la Lumière via les bougies et les éteint à la fermeture. Pourquoi faire ceci ? Est-ce pour se placer sous la protection du GADLU, est ce pour recevoir ses enseignements ? Il est dit dans le rituel que le Vénérable se tient à l’Orient pour éclairer la Loge, ouvrir les travaux et mettre les ouvriers à l’œuvre. Eclairer la Loge, c’est quoi ? Simplement allumer les bougies ? Bien sur que non, c’est rayonner sur nous tous, c’est diriger et orienter nos travaux avec justesse et droiture, c’est nous guider vers cette belle Lumière, c’est nous mettre par son intermédiaire en relation avec le Grand Architecte de l’Univers.

Ces Lumières ne sont pas installés au hasard dans la Loge. Que se soit les piliers, les chandeliers devant le Vénérable et les Surveillants, que ce soit le Soleil, la Lune et le Delta de l’Orient, la voute étoilée tout ceci est fait pour recevoir la Lumière puis la réfléchir dans un ordre bien ordonné.

De même, l’impétrant à qui on ôte le bandeau reçoit dès les premières secondes de sa vie Maçonnique la Lumière. Plusieurs étapes me viennent à l’esprit quand au chemin que nous devons parcourir envers cette lumière.

1er temps                     – je reçois la lumière
2 ème temps               – je dois la reconnaître
3 ème temps               – je dois l’accepter
4 ème temps               – je dois la faire évoluer
5 ème temps               – je dois la faire briller à l’extérieur

Je pense qu’il ne faut pas allez trop vite et griller les étapes quant à cette Lumière. Les 5 degrés doivent être bien assimilés les uns après les autres, bien compris afin de pouvoir passer à l’étape suivante sans la dénaturer. Le devoir de transmission que nous avons nous oblige à enseigner ce que nous avons reçu de la manière la plus pure, de le faire passer de façon conforme à ce qui nous a été enseigné.

La lumière physique peut être aveuglante, voir désastreuse pour l’œil humain, de même la lumière spirituelle peut être incompréhensible voir perturbante si elle est reçu avec trop d’intensité. Les trois fenêtres qui laissent filtrer le soleil dans la Loge sont bien nécessaires pour nous protéger.

Cette lumière est perçue par chacun au travers de filtres qu’il a acquis de son éducation ou qu’il s’est créer tout au long de sa vie. Elle n’est pas interprétée de la même manière par tout le monde. C’est pourquoi il n’y a pas de Vérité établie, mais bien des Vérités différentes toutes aussi valables les unes que les autres selon tel ou tel individu. Lorsque j’ai analysé le prologue selon St Jean, je me suis rendu compte que cette Lumière nous est proposée mais le choix nous est donné de la recevoir ou non. Le choix nous est donné d’être éclairer par Elle, de la suivre ou de rester dans les ténèbres.

Etre dans les ténèbres c’est ne pas voir. Dans le monde profane je suis dans la nuit, je ne puis percevoir avec mes yeux car mon environnement n’est pas éclairer par la lumière. Dans le monde spirituel je ne puis voir avec mon âme, avec mon cœur car ma vie n’est pas éclairée par le Grand Architecte de l’Univers. Nous sommes encore une fois dans le binaire avec le jour et la nuit, le blanc et le noir, la connaissance et l’ignorance.

Il y a maintes et maintes citations sur la lumière mais il y en a une qui a particulièrement attirer mon attention, il s’agit de Confucius qui disait : Je cite « La conscience est la lumière de l’intelligence pour distinguer le bien du mal ». La lumière de l’intelligence n’est elle pas cette parcelle de Dieu qui donne à notre intellect le pouvoir de faire la différence ?

Il reste encore bien des domaines à explorer comme le siècle des Lumières, le Dieu soleil égyptien Râ ou Ré, pour nous Maçons l’année de la vrai Lumière, etc… mais le temps pour moi est venu maintenant de vous faire part de ma conclusion et d’éteindre les feux de mon travail.

La Lumière sacrée, délivrée par le GADLU, source de savoir, de bienveillance, et bien pourquoi ne pas la voir un peu différemment. Ne pourrait elle pas être un outil qui nous permette de déchiffrer les leçons de la vie, cette Lumière, peut être ne nous apprends t’elle rien, peut être est ce seulement la clé qui nous donne accès, chacun de nous à la Connaissance. Une Lumière qui fait briller de mille feux, qui mets en valeur nos vertus et nos bonnes pensées, nos bonnes actions et nos bonnes résolutions. Mettre l’accent sur les bonnes choses plutôt que sur les mauvaises c’est aussi nous inciter à suivre un meilleur chemin pour notre vie.

Une clé différente pour chacun mais qui, à la fin de notre chemin ouvrira une même et unique porte. Mes Biens Aimés Frères, je n’ai pas péter de fusibles en faisant ce travail, j’ai suivi le schéma électrique de mon cœur et j’ai pu allumer toutes les guirlandes lumineuses de mon être. Voici maintenant le moment opportun de couper le disjoncteur de mes réflexions et de vous laisser méditer ces élucubrations.

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