Le Travail
W∴ L∴
Le thème de ma planche a pour objet un des fondements principaux de notre Ordre. Il en est presque la pierre angulaire et c’est : Le Travail.
Le mot Travail a ceci de particulier qu’il désigne à la fois l’effort fourni, la réalisation en cours, et l’œuvre accomplie, tant sur le plan matériel que spirituel. Notre Frère Voltaire disait « Le travail éloigne de nous trois grands maux : L’ennui, Le vice et Le besoin ». Il se limitait là à l’aspect moral et à l’aspect économique.
Par contre Alexandre Dumas fils allait plus loin sur le plan philosophique et disait : « Le travail est indispensable au bonheur de l’homme ; il l’élève, il le console ; et peu importe la nature du travail, pourvu qu’il profite à quelqu’un : faire ce qu’on peut, c’est faire ce qu’on doit ».
Il rejoignait ainsi Socrate, qui édictait plus sobrement : « Il n’y a point de travail honteux ».
Et pour en finir avec les citations, celle-ci qui est d’un auteur anonyme : « Les mains d’un travailleur ne sont jamais sales ».
Je ne vais donc pas vous lasser en vous en faisant la synthèse, mais juste vous dire ce qu’aurait pu être ma prise de parole consécutive.
Le Travail me semble être le propre de l’homme. Les animaux ne sont préoccupés que de leur survie en général, et de leur alimentation en particulier, et ceux, parmi eux, qui bâtissent, sont simplement prisonniers de leur programmation génétique. Ils n’ont donc pas fait le choix de travailler, seul l’homme le peut, en vertu de son Libre Arbitre. Car souvent ce n’est pas que la nécessité qui pousse l’homme à travailler, mais le besoin de s’accomplir et de donner une justification à sa vie. Chacun travaille pour l’Estime de Soi et avoir une place dans la société.
Il convient de ne pas confondre estime de soi et orgueil, mais c’est là le sujet d’une autre planche. Tous cela, du moins c’était le cas avant dans une époque pas ci lointaine de nous portant. Avant avoir un travail signifiait que l’on pouvait assurer un toit pour soi et sa famille. Assurer sa subsistance et avoir une certaine reconnaissance sociale. Cela voulait dire qu’aux yeux de l’état qu’on était une personne productive et qui apportait sa contribution à l’essor du pays.
Force est de constater maintenant que d’avoir un travail, même à plein temps et un CDI, ne suffisait plus à ce que je citais juste avant. On arrive à être marginalisé et être considéré par la société comme un parasite.
Mais même si le sujet est lourd et douloureux
et mériterait d’être traité
comme une cause nationale. Nous resterons pour l’instant
après ce préambule, que dans le cadre du Travail
d’un point de vue purement maçonnique et plus
particulièrement à celui du 2ème
degré celui du Compagnon.
En ce qui concerne le Franc-maçon, conforté dans
mon opinion par l’interprétation et la lecture des rituels,
le Travail est son premier devoir. C’est l’Action qui conditionne
l’ascension vers la Lumière, et il ne peut y avoir de
parcours initiatique sans Travail. La Loge nous reçoit, nous
donne les outils et les plans, mais personne d’autre ne peut faire le
travail à notre place.
L’idéal maçonnique est la Perfection. Nous savons
qu’elle est inaccessible, mais nous tendons vers elle par notre travail
incessant.
La Connaissance nous conduit à la Sagesse, et la Force de notre effort nous permet d’approcher la Beauté. On dit que le Maçon sera toute sa vie Apprenti. J’ajouterai qu’il restera toujours aussi Compagnon. Le grade de Compagnon est essentiel dans le parcours initiatique, car il permet la restructuration de la personnalité de l’Initié, démontée douloureusement pierre à pierre au cours de l’apprentissage, puis remontée péniblement après taille, rectification, et contrôle.
On lui fait pour cela faire cinq voyages symboliques et virtuels dans l’espace clos de la Loge qui nous unit à tous nos Sœurs et Frères, mais qui en même temps nous met en dehors de l’espace et du temps. Le monde des apparences tiens nos corps prisonniers dans ce temple mais nos esprits sont libres, et au-delà de ces murs, et au delà des frontières et au-delà des mers.
Le premier de ces voyages vous rappelle la première année d’étude du néophyte que vous avez étés, et la découverte et pris la connaissance de DIEU auteur de tout ce qui est. Vous avez pris cette connaissance par la découverte émerveillée de la nature accentuée par la mise en applications Ide vos cinq sens. Le Compagnon se sert pour cela de ces organes.
Le sens de la vue, du toucher, de l’odorat et du gout qui rapportant leur perception à l’intelligence et lui font discerner toutes l’impression qui agissent sur notre être. Tout cela pour encore mieux ressentir et comprendre le sens et la direction de son travail sur le chantier qui est ça transformation de vos cinq sens qui réunis en un seul vous amène à la perception de l’intelligence et à un 6ème sens, l’Intuition.
Lors de votre deuxième voyage c’est la découverte des cinq ordres architecturaux, le Dorique, le Ionique, le Corinthien, le Toscan et le Composite.
Il lui enseigne les différences que peut prendre « la Beauté ». Les différentes « Force » exercés, représenté par ces piliers qui sont les soutiens d’une structure plus lourde. La « Sagesse » et donc le temps, qu’il faut avoir pour acquérir la technique et la compréhension, pour les construire.
On vous fait aussi découvrir lors de troisième voyage. Les sept Art libéraux qui vous aiderons da votre quête et votre travail, par l’acquisition du langage grâce à la grammaire, la rhétorique et la logique, qui on pour but de vous apprendre à communiquer avec vos semblables. Puis vient l’Arithmétique ou la science du nombre.
La Géométrie, science qui à pour but la mesure et des lignes, des surfaces et des volumes. On vous a fait découvrir aussi, L’Astronomie et la Musique qui comportait primitivement tout ce qui appartenait aux Muses, les Neuf Filles de Zeus et de Mnémosyne (la mémoire). Et aussi pendant le quatrième voyage de la cérémonie que vous avez vécu et qui n’étais je me répète que virtuels. Mais qui on pour sens de vous ouvrir sur le monde pour en découvrir les autres cultures symbolisé par une Sphère Terrestre et une Sphère Céleste. Elles vous suggèrent que désormais c’est tout le domaine de l’univers qui est proposé à vos investigations et non plus celui uniquement de la Loge. Vous devez sortir et vous ouvrir au monde et aux autres pour apprendre le Travail qui est le votre désormais en tant que Compagnon.
Pendant le cinquième voyage, représente en quelque sorte le bilan de votre parcourt de compagnon. Vous avez terminez votre instruction, vous avez classé et mémorisé dans votre esprit et votre cœur toutes les connaissances acquises. Et vous appris à reconnaitre le bon du mauvais, vous avez séparé le bien de l’ivraie. Et surtout par l’exemple et grâce au pouvoir de la parole que vous avez acquise comme nouvel outil. Vous allez pouvoir commencer à transmettre tout ce que vous avez appris de ce qui vous précédé au nouveau maillon qui viendront s’ajouter à notre chaine.
Toutes ces différentes époques que vous avez parcourues pendant vos cinq voyages. On été le principal travail que vous aviez à faire, pour et sur vous et pour les autres aussi pour nous amener et nous diriger vers la perfection.
Pour construire son temple intérieur, le Franc-maçon passe de l’analyse à la synthèse, de la méditation à l’action, et de la contemplation à la découverte.
Son Travail peut alors devenir Création, à la gloire de notre G A D L U. Et, pour revenir au cadre de cette Tenue, je dirai que notre Travail sera le seul témoignage de notre existence terrestre une fois que nous serons passés à l’Orient Eternel. Et pour finir :
« L’Artisan travaille pour du Pain. L’homme de lettre travaille pour la Gloire. Le Maçon travaille pour la Vertu. Travaillons donc, puisque telle est notre destiné. Travaillons puisque le G A D L U à travaillé le premier ».
Vénérable Maître, j’ai dit.