Les sens des cinq sens

Auteur:

Y∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Le jour de l’augmentation de salaire, nous sommes rapidement confrontées à l’un des symbole majeur de la compagnonne. La maconne à cinq ans, elle avance par cinq pas, elle fera cinq voyages, elle découvre l’étoile à cinq branches, le cinq devient le pivot de cette nouvelle période de vie.

L’enfant qui a cinq ans se découvre. Il est dans la recherche et va à la rencontre de l’autre. Comme cet enfant la compagnonne va devoir aller chercher et trouver, ou tout au moins percevoir.

Pour ce faire, la maçonne reçoit de véritables outils exotériques, mais elle en détient déjà des plus efficaces, esotériquement, et ce depuis sa naissance. Ainsi, inconsciement toute compagnonne porte en elle, « ces instruments » que sont les « les cinq sens » nécessaires à la construction de son temple intérieur, mais aussi essentiel au développement de cet édifice, pour et avec le monde qui l’entoure.

La présence de ces outils que la maconne porte en permanence, en elle-même met en évidence le caractère obligatoire de l’aquisition à la maitrise de ces outils. Aussi imparfaits qu’ils soient, les cinq sens offre de meilleures et multiples possibilités à la confrontation d’un réel, afin d’amener la récipiendaire à vivre dans cette réalité, et tenter de trouver la véritable nature des choses.

La phase primaire de cette confrontation est obligatoire, Qui suis-je ? Aussi c’est à ce moment que l’on se doit de prendre conscience de ses capacités, et compétences physiques, ainsi que du « pouvoir » que lui offre ses cinq sens, qui doit alors faire naitre cette réflexion orientée vers le perfectionnement de « l’être ».

Entendre n’est pas seulement écouter

Le rituel, est parlé. Pour qu’il soit reçu il doit être écouter et entendu. Quelle mécanique merveilleuse est l’oreille, qui nous amène à recevoir, acceuillir, transformer, interpréter les informations et ainsi d’accoucher : de connaissances investies, de pensées réinvesties par les différents processus biophysico-chimiques, mobilisés par l’audition des sons.

Le son est primordial, c’est la première chose que l’univers ai connu et cela reste la première chose dont le futur enfant sous la forme de fœtus percoit au travers du ventre de sa mère. L’oreille possède cette forme particulière d’embryon se repportant à cette idée d’accouchement du son.

Le son est capté par le pavillon, canalisé et dirigé vers le tympan. Il ensuite transporté par les outils que sont le marteau, l’enclume, l’étrier, vers leur lieu de transformation, pour ensuite atteindre le site de transmutation dont les résultats vont se transmettre pour permettre l’analyse et aboutir à la pensée.

D’invisible et aérien le son devient matière perceptible et entendu. Pareil au son, l’apprentie est happée par l’impulsion circumambulatoire du rituel, elle fait trois pas en direction de l’orient. Toujours la même, mais jamais tout à fait pareille, elle perce les mystères du second degré et reprend les voyages.

Voir n’est pas seulement regarder

Aujourd’hui, j’arrive à détacher mon regard du chemin sinueux de la compagnonne. Je lève la tête afin d’apercevoir une sorte de Globe oculaire qui dépose un regard Généreux, Géométriquement parfait, et qui m’offre sans pudeur et avec Gourmandise la possibilité d’apercevoir, bien avant de l’approcher : le G.

Ce G situé au centre de l’étoile flamboyante, représentant la zone spirituelle, presque érogène de notre centre créateur, et créatif. Centre qui stimulé par un irresistible besoin de connaissance universelle, permet à notre être en sommeil de passer du regard, à l’observation puis à l’attention, pour en développer la perception.

L’œil voit tout, mais voir ne semble pas suffir à la maçonne, elle se doit de percevoir. « Les yeux sont le reflets de l’âme ». C’est par la vue que passe tous sentiments, et émotions. Parfois, le doute et l’appréhension posent un voile sur mes perceptions, ce qui m’amène à me poser la question suivante, moi maçonne ! « libre et de bonne mœurs » puis-je vivre pleinement mon chemin sans voir ?

Le gout

La bouche est un laboratoire de pensées. Y sont testées les sensations qui nous rapproche du plaisir, ou de la souffrance réelle. Le gout nous accorde la vérité brute et une connaissance pointue de la réalité, induisant l’avènement d’un jugement plus affiné et plus sur. Amer, sucré, salé, acide, ces quatres saveurs nous sont délivrées par la langue organe mobile, qui nous sert à identifier les bouquets mais aussi a pouvoir parler.

Le gout est la recherche primordiale de la nature des choses qui nous entourent. Lors de notre initiation la coupe d’amertume, ne se différencie de l’autre coupe que parce que sa consommation atteinds défavorablement le palais de la récipiendaire. Nous constatons tout de même que la présence gustative du mauvais gout relève et rend plus appréciable celui du bon gout. Prouvant ainsi l’obligatoire présence de l’un et de l’autre à l’acquisition du discernement si ce n’est juste en tout cas éprouvé et constaté.

Toucher

Le toucher est le sens le plus développé chez l’être humain. Il lui permet le contact avec l’espace dans lequel il vit. Mais aussi, il lui permet de rencontrer l’autre physiquement.

En maçonnerie, gestes et attouchements nous permettent avant tout de se reconnaitre. Au milieu de la diversité, au milieu des autres, il est important pour ne pas nous dévoiler de rester discret. L’attouchement demeure le langage le plus approprié en tout temps et tout espace. L’accolade plus démonstrative est un renforcement de ce lien discret. La chaine d’union nous lie physiquement dans le temps et l’espace, au passé présent et futur.

Tout est dit. Le toucher c’est la limite de l’autre. Cet autre objet, homme, environnement. C’est l’expression du visible, et du concret. En même temps c’est la possibilité du contact et de l’intimité.

L’échange qui nait est toujours plus intense, quand il est accrédité par des confimations gestuelles.

Le toucher est gage du respect de l’espace de l’autre, et de son existence physique propre. Le toucher est un concept vaste qui a du mal a se mettre en forme et pourtant il est le sens, qui a la plus large palette de mots pour le caractériser.

Sentir

La perception des odeurs est sensible mais en comparaison à celle de l’animal notre flair est bien inférieur et archaïque. D’où l’expression « avoir du flair » sous entendu avoir de l’intuition.

La mémoire possède alors une odeur. L’odeur est stimulé par les effluves qui nous environnent. Elle caractérisent des moments précis de notre vie et encense les souvenirs. La madeleine de proust en est une représentation majeure. Quel plaisir avons-nous, quand une odeur familière et agréable nous évoque nos meilleurs moments. Mais ils est aussi et malheureusement possible d’attacher à la mémoire des souvenirs plus douloureux.

L’odeur nous transporte. Elle est un médiateur entre la réalité et l’imaginaire. Vaporeuse, légère, ennivrante, puissante et présente elle s’immisce malgré l’étouffement et le confinement.

Conclusion

Les cinq sens de l’homme sont les gardiens de son intégrité physique, psychique, et spirituelle. Bien maitrisés ils sont source de bien-être et de bonheur.

Nos sens doivent être ces outils qui vont nous aider à explorer le monde. Cependant au fil des siècles, l’homme va pour son bien être spirituel développer son confort matériel, oubliant de cultiver sa vrai nature. Cette nature qui le faisait intuitivement vivre au plus prés de son environnement, lui donnant les possibilités de parcourir plus, que les dimensions accessible aux cinq sens. Ce faisant l’homme c’est amputé de son sixième sens. Ce sixieme sens caractérisé par le don de claivoyance, ou de communication avec l’invisible. Ce sixième sens qui représentait cette parcelle de divin cette energie instillée en l’homme et qui relie à jamais la terre et les cieux.

J’ai dit.

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