Le Maître et l’Elève

Auteur:

D∴ M∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué



Selon moi, un Maître est seulement un homme qui a en charge de rechercher un fils sur terre, non plus un fils consanguin, mais un fils de l’esprit.


Pourquoi ?


Pour simplement transmettre le relais, comme dirait les relayeurs de quatre fois cent mètres et ce sans le laisser tomber à terre.



Le Maître est aussi un homme qui a peur !


Peur de la perte de l’héritage que lui ont confié ses Maîtres et dont il en est le garant, le gardien !


Peur dela perte de ce patrimoine qui lui ont été communiqués par ses Maîtres, qui sont les fruits de nombreuses années de labeur, de recherches, de sueurs, de larmes, et de souffrances parfois et de ses propre acquis sont venus rejoindre et continuer leurs travaux.


Il a peur de rompre cette chaîne transmise de Maîtres à Élèves depuis l’aube des temps, que tout ce patrimoine ne sombre à jamais dans les abîmes de l’oubli et perdu à jamais pour le bien de l’Homme.



Il Cherche ce Fils/ Élève, devant lequel il est prêt à s’amoindrir pour se mettre à sa portée, sans orgueil, sans prétention, en toute humilité simplement par pudeur, pour se ménager, se protéger et conserver intact le secret de son mystère, afin qu’il ne soit pas dispersé inutilement aux quatre vents comme de vaines graines qui deviendront stériles dans le désert de l’ignorance.



Le Maître, pour bien ensemencer son mystère, doit être sur que celui qu’il a choisi comme Élève / Fils, soit habile à la science de la culture de ses germes, qu’il soit à la hauteur de faire prospérer ses arcanes, et un jour être en mesure de dépasser son Maître.



Ce jour là, le Maître s’effacera discrètement, tout en conservant ce regard affectueux d’un père pour son fils, c’est le seul devoir du Maître, c’est son ministère, son sacerdoce !


Certes, peu de Maîtres s’avèrent dignes de ce genre d’apostolat, certes aussi les vrais Élèves surdoués sont rares, heureusement, ils en existent !


L’Élève ?


L’Élève, c’est un homme qui n’a pas seulement besoin d’un père, mais d’un père spirituel.


Pourquoi ?



Le bon Élève sait bien qu’il ne pourra pas apprendre et reconnaître seul les mystères qui mènent à la Maîtrise, comme il lui à fallut un père pour lui apprendre à marcher une mère pour apprendre à aimer il sait qu’il lui faudra un guide, celui qui va lui enseigner à différencier les chemins sans issue, des chemins de lumière.


Cet Élève est un être dont l’âme doit toujours être prête à suivre aveuglement son Maître, suivre avec assiduité ses conseils, ses instructions, ses recommandations ; ce qui n’est malheureusement pas une loi, souvent l’Élève croit !


C’est alors au Maître, d’expliquer et de faire accepter qu’il faut du temps à la graine pour devenir un arbre capable de porter des fruits.


Et encore du temps pour donner ces fruits à celui qui pourra en apprécier et reconnaître leurs saveurs.



L’Élève doit toujours s’abandonner tout entier, faire confiance à son Maître, à celui qu’il a reconnu et accepté comme guide, et enfin le Maître doit être un être dont l’âme n’est pas toujours prête à marcher avec son Élève, à moins qu’il ne marche lui-même sur les traces de celui seul qui s’est rendu le Maître de tous les Maîtres.


Comment celui qui a envie d’un fils et celui qui a besoin d’un père se rencontrent-ils ?


Oh ! C’est un grand mystère !


C’est un des mystères de la vie.



Ils se sont vraisemblablement, cherché toute leur vie sans le savoir.


Car tout être espère dans sa profondeur secrète cette incroyable expérience amoureuse.


Et puis un jour, quand les deux sont prêts, ils se croisent…


Et quandfinalement l’Élève et le Maître ont cette envie et ce besoin de se rencontrer l’un pour donner l’autre pour recevoir, cela fait un grand amour spirituel.


C’est-à-dire une expérience bien au-delà de tous les amours charnels.


Ils sont faits l’un pour l’autre, mais à une tout autre dimension que nos élans physiques.


Désormais ils sont compagnons de route… de la grande route intérieure !


Et chacun grandit en s’occupant de l’autre. Si l’un est fatigué, l’autre doucement ralenti. Quand l’un à mal c’est l’autre qui souffre. Ils ne font qu’un pour l’éternité!


C’est un nouvel étage de l’amour.


Rien de plus, mais quel mystère pour notre petite espèce que cette expérience au-delà des corps !



En conclusion :


J’ai vu des Maîtres se tromper sur leurs Élèves,


J’ai vu aussi des Élèves se tromper de Maîtres.


Si, Le Maître et l’Élèvese sont trompés : le Maître d’Élève, l’Élève de Maître, ils doivent accepter leur déception, leur douleur de s’être trompé, certes toutes légitime,ils savent bien s’ils sont réellement des Maîtres et des Élèves qu’ils sont les seuls responsables, personne ne les a encouragé ou forcé à s’unir.


Ils se doivent donc de rependre leur quête, ils sont bien conscients, s’ils sont véritablement Maîtres et Élèves qu’ils ne peuvent exister l’un sans l’autre.



Il ne y avoir de véritables Maîtres sans Élèves, cependant des Élèves sans Maîtres, j’en aie connu, et des Maîtres sans Élèves aussi !

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