La Franc‑Maçonnerie vous a donné la Lumière. Qu’en avez‑vous fait ?
Non communiqué
A
la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Deus Meumque Jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab Chao
Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil de France
Liberté-Egalité-Fraternité
Deus Meumque Jus
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab Chao
Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil de France
Liberté-Egalité-Fraternité
Tout symbole relie l’initié à un principe ou à des principes en rapport avec l’éveil de sa conscience : le rituel fixe aux 3 premiers degrés, les principes que l’initié va s’efforcer d’appréhender pour élargir son éveil et rendre visible pour lui son être intérieur grâce à la lumière que ses autres frères lui ont donné.
L’Evangile de saint jean dit : « la lumière brille dans les ténèbres et les ténèbres ne l’ont point comprise ».
Le thème fondamental que nous donne la Franc-Maçonnerie est l’émergence de cette lumière intérieure. Le rituel du 3éme degré est aussi une mise en garde : si la verticalité est absente au cœur de l’homme, les ténèbres l’envahiront. « fuir le vice et pratiquer la vertu » , telle est la voie qui conduit à l’émergence de son ciel intérieur.
La Franc-Maçonnerie, nous guide et nous nous reconstruisons, par la puissance de son alchimie (V.I.T.R.I.O.L), pour que l’initié s’adresse à l’unité de son moi, qu’il rassemble ce qui est épars. Si son ciel intérieur a triomphé, sa lumière surgit des ténèbres et le Maître réapparaît aussi radieux que jamais. Grâce à l’introspection que nous donne la Franc-Maçonnerie, HIRAMpourrait se traduire par « puissance de la vie qui se régénère », cette vie est celle de l’esprit, celle qui dépasse l’équerre et qui tend au compas.
Souvenons nous simplement en toute humilité, que nous ne possédons que le mot substitué des Maîtres, et que si nous désirons devenir des hommes de progrès et éclairés, il nous faudra un jour chercher en notre cœur le mot véritable du Maître Maçon.
Le mot Sacré du maître Maçon MOABON s’épelle : Mem, Vav, Aleph, Beth, Noun. Moabon contient ainsi les notions de principe premier avec Aleph, réceptacle avec Beth, matrice avec Mem, relation entre le haut et le bas avec Vav, et le sens augmentatif avec Noun.
La lumière que nous a donnée la Franc-Maçonnerie, pourrait se traduire comme le mot sacré du troisième degré : « Celui qui, maillon d’une chaîne, se trouve en gestation, en analogie avec le principe ».
Revenons à la légende d’Hiram et ses développements :
Le voyage étant le principe même de l’initiation, on ne peut concevoir qu’il s’arrête au moment précis où le Maître, identifié symboliquement à l’architecte, participe à la construction du Temple.
Dans la légende du 4° degré, la clef , confiée au corps des gardes soumis à l’autorité de l’inspecteur (et du TFPM) « Adoniram » , ouvre le Saint des Saints.Le Saint des Saint, contient les « lois secrètes » révélées à Moïse et la dépouille du Maître est associée à l’Arche d’Alliance.
L’Arche a été construite pour contenir et protéger « les Tables de la loi ». Elle était transportée et entretenue par les Lévites à l’époque où les juifs traversaient le désert et s’établirent en Canaan. Lorsqu’ils s’arrêtaient, ils « montaient » une tente et plaçaient l’Arche d’Alliance à l’intérieur, dans l’endroit reculé nommé le « Saint des Saints ». Lorsque les juifs devinrent sédentaires, ils construisirent le Temple dans le but de protéger l’Arche d’Alliance, et donner à l’Eternel une résidence digne de lui. Cette « Arche d’Alliance » est le Trésor qui contient le « Témoignage » du Message de l’Eternel. Ce « Témoignage », c’est l’homme et plus précisément celui qui, parmi les hommes, est le bâtisseur. Il est capable de créer. Il collabore avec la divinité pour poursuivre la création, l’améliorer et l’achever, guidé par cette lumière intérieure qui est sa part divine.
Le Maître Secret, gardien du saint des Saints ( Lévite ), accède de ce fait à la fonction sacerdotale. Il possède l’initiation artisanale : il a étudié les outils, il sait s’en servir et il sait tracer des plans. Il sait « Faire » , il connaît « l’agir ». L’initiation sacerdotale le fait passer du « Faire » au « Dire », de la maîtrise de l’outil à la maîtrise du verbe (ce fait éclaire le sens du signe de silence). L’objet de sa quête est maintenant la Parole, recherche dont la signification profonde sera désormais le centre de sa réflexion sous l’appellation de « Parole perdue ».
Il convient à présent de reconstituer ce qui a été perdu. C’est-à-dire oublié. Ce qui est oublié réside dans les profondeurs de notre conscience, là où sont enfouies les impressions reçues depuis le fond des âges. La recherche du « mot » est une invitation à sonder nos profondeurs (notre inconscient) , à pratiquer l’introspection.
Le Maçon n’ignore pas qu’il faut semer pour récolter mais aussi que toutes les récoltes ne sont pas bonnes. D’ailleurs vient-il en Loge pour récolter ?
Quand le Maçon demande la Lumière, c’est pour combattre d’abord les zones d’ombre en lui. On peut considérer l’ombre comme la part inconsciente de l’homme. A la différence de la psychanalyse qui recherche les causes d’un mal de vivre dans le passé, le Maçon recherche sa part d’ombre dans le présent et en prend progressivement conscience.
Le Maçon dans sa marche vers la lumière essaie de secouer sa tendance à l’illusion sur soi-même, ce qui peut lui permettre alors de se faire moins d’illusion sur les autres. Au fur et à mesure qu’il voit plus clair en lui-même, il discerne mieux aussi les autres , de façon plus juste et plus équitable.
C’est intérieurement que l’essentiel s’accomplit. Ce dont nous prenons conscience doit prendre corps. Les outils nous aident à rendre plus droite nos pensées et surtout y conformer nos actes.
Si notre parcours initiatique se traduisait uniquement par des spéculations cérébrales, notre vie ne serait qu’illusion. Nous pouvons dire que l’acte est la pierre de touche où se mesure le chemin parcouru. En ayant toujours à l’esprit que la Lumière qui nous a été donnée un jour, l’a été pour nous amener sur le chemin de la Connaissance. Nous édifions Ainsile Temple de la fraternité humaine, en ayant toujours pour objectif la lutte contre l’ignorance, le fanatisme, et l’ambition, à commencer par les nôtres .
La Maçonnerie nous apprend à laisser nos métaux à la porte du Temple, pour nous amener sur la voie de la réflexion, afin de ne pas nous laisser tenter par ce qui est vil, ou trompeur.
« Elevons nous ensemble vers notre idéal ; qu’il inspire notre conduite dans le monde profane, qu’il guide notre vie, qu’il soit la Lumière sur notre chemin », nous rappelle le rituel. Et : « Que la Lumière qui a éclairé nos Travaux continue de briller en nous pour que nous achevions au dehors l’œuvre commencée dans ce Temple. »
Car c’est avant tout une Voievers la Connaissance, une Voie d’Eveil, bien que beaucoup ne s’en rendent pas bien compte cependantle Rituel est là pour le rappeler : sans cesse, celui-ci fait appel à cette « Vraie Lumière », Lumière de Connaissance, qui est en nous – en chacun de nous – mais qui dort, comme la princesse du Conte, et c’est elle, la Maçonnerie, qui doit nous aider à la réveiller, d’abord par l’initiation, puis par des méthodes qui lui sont propres, et non par des procédés didactiques amenant à une connaissance intellectuelle.
En effet, la Franc-Maçonnerie agit plutôt comme un catalyseur des potentialités spirituelles contenues en nous. Autrement dit, c’est une maïeutique, c’est-à-dire qu’elle use de la méthode de Socrate ( accouchement des esprits ) , laquelle consistait à mettre chacun en mesure de trouver en lui-même et par lui même ce qu’il a en lui dont il ne s’était peut-être encore jamais douté et qui est cependant sa véritable identité : voilà la « Vraie Lumière » !
Prendre conscience de notre vraie nature, de la vérité qui nous habite, et c’est aussi là, le vrai sens de la formule grecque reprise par la Franc-Maçonnerie : « Connais-toi, toi-même » écrite sur le fronton du Temple de Delphes, suivie de …«et tu connaîtras l’Univers et les dieux ».
Ainsi cette recherche ne consiste pas seulement en un examen de conscience sur le plan moral ou psychique, mais elle correspond à bien autre chose … d’autrement plus profond…
Et c’est à quoi le Franc-Maçon va consacrer sa vie : à chercher cette Lumière qu’on lui a promise, et qu’il porte en lui, mais qu’il doit découvrir lui-même. C’est ainsi que peu à peu, il sera amené à se poser cette question : « QUI SUIS-JE ? »
Ne croyez surtout pas que ce soit là une démarche égoïste, c’est même tout le contraire, car de cette façon, il se rend compte du peu d’importance de son petit moi. Et puis, il comprend que cette Lumière qu’il a en lui, l’Autre, son Frère, l’a également, et que par là, ils peuvent mieux communiquer dans l’Amour Fraternel .
C’est ainsi que chaque être qui s’élève, élève le monde et peu ainsi, faire utilement, œuvre d’humanisme. Car l’humanisme est le deuxième grand idéal de la Franc-Maçonnerie et c’est même bien souvent le seul que considèrent beaucoup de Maçons. Ce qui est fort bien ; mais à condition cependant de ne pas oublier l’autre but de la Maçonnerie, le premier : cette recherche primordiale du Moi profond qui est proprement initiatique.
Car si l’humanisme est important puisqu’il est une manifestation de l’Amour fraternel, il est cependant, non le motif premier, mais la conséquence, le corollaire logique de la recherche intérieure. D’ailleurs, pour pouvoir donner, faut-il encore avoir avec soi, quelque chose à donner… Et, que celui qui rêve d’améliorer le genre humain, commence par essayer de s’améliorer lui-même.
Je conclurai cette planche en insistant sur lepremier objet symbolique qui a frappé mon regard en entrant pour la première fois dans le temple après l’initiation, une fois le bandeau retiré : Le tableau de Loge ; avec le temps celui ci m’est apparu comme le rappel du rituel et le support visuel de mon perfectionnement spirituel . Son dynamisme interne me montre aussi qu’être Maçon c’est cheminer, évoluer sans cesse. L’immobilité, toute forme de sclérose , marquerait un arrêt sur le chemin : ma vérité se tiendra toujours à quelques pas de moi. Là, sous mes yeux, dans les trois premier degré, le Tapis est un appel constant à ne pas céder au confort des certitudes.
Nous devons nous en rappeler le tracé en nous même à chaque instant de notre vie profane (et c’est cela aussi que l’on m’a transmis en me donnant un jour la lumière). Si nous arrivons à garder son tracé en mémoire, nous aborderons notre vie de façon plus sereine, construite et réfléchie, et alors peut être , par notre attitude , arriverons-nous à transmettre certaines valeurs maçonniques aux profanes, et là faire humblement un pas dans le progrès et l’harmonie . C’est en cette Lumière qui m’a un jour été donné, que réside le fondement de mon évolution actuelle.
Aussi , mes FF , « élevons nos cœurs en Fraternité et que nos regards se tournent vers la Lumière » !
Au-delà du Mythe et du Rite , il y a donc cette méthode qui consiste à appliquer des Règles et à suivre des Enseignements . La première Règle est de se taire et de tenter de comprendre , de se comprendre ; la seconde est de Travailler sans relâche avec l’espoir au cœuret la tête dans les étoiles , travailler sur soi-même comme avec les autres ; la troisième enfin consiste à conformer nos actes avec nos idéaux , c’est-à-dire tourner notre action au service du Bien , du Beau et du Juste …
En loge de perfection, il n’y a plus de tableau,le TFPM dit : Vous ne prendrez pas les mots pour des idées et vous vous efforcerez toujours de découvrir l’idée sous le symbole.
Nous sommes devant le Saint des Saints, notre instruction n’est pas complète, pas plus que n’est complète la perception de la lumière, et nous sommes en Loge de perfection pour un nouvel apprentissage.
Mes F MS ,
TFPM , j’ai dit
S D
1er Travail de MS
Bibliographie :
–Rituels des 3 premiers degrés du REAA.
–Rituel du 4°.
–Instruction du 4° Degré (édition 1997 : du Suprême Conseil de France).