4° #401012 L’Invitation du maître secret à changer de niveau de conscience Auteur: D∴ H∴ Obédience:Non communiqué Loge: de Perfection 01/2017 Dans ma planche d’analyse du rituel au 4è degré j’avais écrit : « ce grade et ce nouveau rituel m’invitent à plancher sur cette perception « métaphysique » des choses. J’aimerais ainsi travailler sur cet objectif « symbolique », cette invitation à un changement de niveau de conscience, sur la méthode que ce nouveau grade me propose – que j’avais travaillée autrement aux trois premiers grades…Ainsi, dans ma première partie, j’évoquerai les sentences ou éléments du rituel du 4ème degré qui nous invitent à ce changement de niveau de conscience. J’ai fait le choix de ne pas traiter des symboles, uniquement les mots ou sentences trouvés dans le rituel.Dans ma deuxième partie, je développe MES prises de conscience qui m’amènent aujourd’hui à modifier certaines de mes lignes, perceptions ou valeurs. En troisième partie j’évoque les méthodes et mon expérimentation de COMMENT changer de niveau de conscience…I/ Ce qui dans le rituel nous guide sur le chemin de nouveaux plans de conscienceI.1. Les passages du rituel nous incitant à dépasser nos limites, sortir de l’ignorance« Ne pas prendre les mots pour des idées » c’est dépasser nos limites et vivre l’expérience de notre étre en devenant notre propre bâtisseur. De même que « découvrir l’idée sous le symbole» nous incite à changer de niveau d’analyse et de conscience ».« La F M vous fait sortir de vos préjugés, croyances et superstitions, vous a tirés de la servitude et de l’erreur ».Les premiers trois grades m’ont permis de prendre conscience de mon ignorance. L’ignorance c’est le repli sur soi, déconnecté de toute relation aux autres, qui conduit à la soumission à notre quotidien, puisque nous ne pouvons pas agir pour le transformer. L’ignorance c’est l’incapacité à nous transcender, à sortir d’un état de sommeil, végétatif, où nous subissons, sans pouvoir trouver notre place, dans l’incapacité à nous relier à nous même…I.2. – l’instruction reçue dans les trois premiers grades n’est pas complète, pas plus que n’est complète la lumière qui vous parvient à travers le bandeau symbolique sur votre front.Le voile transparent suggère que le M S n’a pas réalisé toutes ses potentialités et doit s’efforcer de tendre vers un nouveau niveau de conscience. Cela me fait penser à ces éclairs qui nous traversent parfois quand le mental lâche prise; s’éteignant d’ailleurs aussitôt dès que notre mental tente de se les approprier. Ils sont des défis pour moi qui veux toujours garder le contrôle et la maîtrise de mes perceptions, qui sont la source de mes valeurs actuelles.Pour approcher ce que le raisonnement est incapable de nous montrer, la seule voie possible est donc peut être une certaine certitude intuitive permettant à notre conscience objective au moins par instants d’avoir un accès, bien que voilé, à cet absolu éphémère. Au grade de MS, l’initié a enfin découvert que la véritable connaissance est celle de soi.I.3. – Ne profanez pas le nom de VERITE. Elle est inaccessible. L’esprit humain en approche sans cesse mais ne l’atteindra jamais. Il en va de la vérité comme de certaines vertus ou valeurs, comme l’amour par exemple. Ne pouvant être approchées directement, elles ne s’apprécient que par leurs effets, qui, eux, ont une existence réelle et observables dans le monde matériel. Le rituel nous invite à prendre conscience qu’aucun savoir n’est la vérité, la connaissance ultime.Si tant est qu’il y en ait une.A chaque nouvelle étape de savoirs, nos moyens d’analyser le monde change, nos sens s’affirment. Nous jugeons avec de nouveaux outils, de nouveaux schémas…La connaissance est une perpétuelle conquête où chaque nouvel éclairage fait surgir de nouvelles ténèbres. Nous vivons dans un espace multidimensionnel complexe et le compas nous invite à le dessiner. A l’échelle individuelle, le rituel nous guide pour entretenir cet équilibre entre les forces contraires (contradictions et antagonismes): et pour ce faire il s’agit de comprendre qu’il ne faut pas combattre les ténèbres mais accueillir sa part d’ombre car c’est à partir d’elle que l’on voit la lumière.« Quelle que soit l’admiration que vous inspire le spectacle de l’univers, de l’infiniment grand à l’infiniment petit, souvenez-vous qu’il n’y a de réellement admirable que la conception par l’esprit humain des lois qui régissent toutes les choses, à la fois dans leur ensemble et dans leur détail ». Au troisième voyage du M S, l’homme ne peut voir l’Univers dans sa totalité, mais il peut admirer la loi qui sous tend toute cette beauté, s’attacher à la découvrir en lui.I.5. – L’équerre posée sur notre front nous rappelle que nous sommes passés de l’équerre au compas, des lignes droites et des angles aux grandes courbes et aux cercles.Reproposée à ce grade,l’équerre et le compas nous invitent à les penser sur un nouveau plan de conscience. L’équerre nous impose deux directions ; le compas, lui, prend l’orientation de notre choix actif. Les limites ne sont alors que celles que l’on se fixe. J’ai réfléchi à cette possibilité que le compas permet de transporter des mesures, et qu’il symbolise ainsi la transmission. Le Franc Maçon est aussi la pointe du compas, au centre du cercle. L’initié, ouvert à la spiritualité regarde le compas sous un nouvel angle.La pointe du compas, elle, permet l’ancrage. Celui que je prône dans mes séances de coaching : de cet ancrage qui permet de transformer nos expériences de vie en occasions de s’élever, de grandir à soi.I.6 – « Le M S se trouve dans un milieu de méditation, de silence, près du tombeau du Maître Hiram. Il est devant une porte qu’il lui faudra ouvrir ».Cette phrase m’a rappelé l’importance de vivre ses devoirs sans penser à rien: que le plus important est la confiance. Peu importe l’endroit où je suis, l’essentiel est de fleurir là où j’ai été semée. Avoir foi en la vie, exister tant dans les petites que les grandes choses. La méditation est enfin une piste du comment accéder à ce nouveau plan de conscience, et je détaillerai dans ma deuxième partie mon expérience de ces nouvelles pistes.II/ Mes prises de conscienceII.1. – Différence entre notion de Savoir et ConnaissanceCe changement de plan de conscience, ma nécessaire prise de recul depuis quelques mois, m’amène aujourd’hui à comprendre que le/les savoirs sont du domaine de l’AVOIR (extérieurs à moi même), et que la connaissance est du domaine de l’ETRE (de ma connaissance intérieure).Un savoir transmis permet d’accroître son érudition dans un domaine particulier mais n’a pas le plus souvent, valeur d’éveil. Il nous faut partir à la recherche de notre essence véritable, à tâtons; même les mots nous feront toujours défaut pour l’exprimer.II.2. – Méthode symbolique : la voie de l’intuition ?Cette intuition à développer nous est accessible par le travail symbolique. Dans la tradition juive, plus précisément dans le TALMUD, est dit « si tu veux recevoir l’invisible, observe le visible » : la tradition donnant 4 niveaux de signification : le sens littéral, puis l’évocation d’une image ou d’un symbole, puis la voie de l’allégorie…et enfin le sens secret, qu’il faut découvrir par une quête personnelle.Il semble que la méthode maçonnique des trois premiers degrés nous ait permis d’accéder aux trois premiers niveaux de signification, le M S est sur la voie de dépasser l’allégorie ou le mythe d’Hiram pour œuvrer dorénavant à la recherche du sens secret.Et devant cette loi universelle, inconcevable pour l’esprit humain, qui nous apparaît quand nous contemplons l’immensité de l’univers, l’esprit humain est habité par ce désir d’infini, de comprendre ce qui se situe au-delà de son champ intelligible.Cette force mystérieuse et bonne, qui maintient l’harmonie du monde ; est essence divine pour les croyants, énergie spirituelle pour d’autres ; les grecs l’appelaient l’âme du monde. II.3. – Comprendre différemment ce qu’est ETRE MAITREEn réfléchissant sur le but de ma vie, j’en suis venue à conclure que le plus juste est sans contexte celui d’être maître de moi même. Parce que sans cela, rien d’autre n’est possible.Par exemple si le but de ma vie était d’aider les autres, il faut d’abord apprendre à m’aider moi même. On est souvent trop paresseux pour travailler sur nous même ; mais il nous est agréable de penser qu’on est capable d’aider les autres. C’est être faux et hypocrite envers soi même. L’amour de l’humanité, l’altruisme sont de très jolis mots, mais n’ont finalement de sens que si je réussis, de mon propre choix d’aimer ou de ne pas aimer, d’aider ou ne pas aider. Cela n’a de valeur que si j’ai fait un choix. Pas si je ne peux faire autrement. Il me faut d’abord être un égoïste conscient, je pourrai alors choisir en toute conscience d’aider les autres.II.4. Comprendre différemment ce qu’est ETRE LIBRE. Lâcher l’idée que je peux FAIRE des choses, me libérer de l’esclavage.La première raison de l’esclavage intérieur de l’homme, c’était son ignorance, et par dessus tout l’ignorance de lui même. Sans la connaissance de soi, sans la compréhension de la marche et un fonctionnement de sa machine, l’homme ne peut être libre ; il ne peut gouverner et restera le jouet des forces qui agissent sur lui.II.5. Comprendre différemment Les notions de bien et de malLes gens ont l’habitude de penser que le bien et le mal sont des notions communes à tout le monde. En réalité, j’ai compris que le bien et le mal n’existent que pour ceux qui ont un but et tendent vers ce but. Ainsi, tout ce qui va à l’encontre de ce but est le mal, et ce qui les aide est le bien.Ces valeurs sont donc fluctuantes et relatives. Ce fut un choc que de découvrir, puis tout un travail que d’ancrer cette découverte dans mes schémas de fonctionnement. Cela m’a fait bouger quelques lignes, entre autres du côté de la tolérance, ou celle de la justice.Ou encore pour comprendre l’interdépendance de la vérité et du mensonge : je crois que la première étape est de parvenir à comprendre mon mensonge intérieur, et tous les incessants mensonges que je me fais à moi même.II.6. Comprendre Les notions de hasard ou de prédéterminationSi l’âme du monde est régie par une loi universelle sur laquelle l’homme n’a aucune influence, elle n’est pas le fruit du hasard. Elle a sa matrice dans ce qui nous anime : c’est elle qui nous apparaît quand on contemple l’univers et la nature dans leur perfection, et avec laquelle nous pouvons entrer en communion. Par contre, au niveau de conscience de l’homme, les lois humaines sont réductrices, sujettes à variation. Elles changent avec le temps, les civilisations, l’évolution des connaissances scientifiques…Le hasard de nos vies n’est alors que l’expression de l’impuissance et de l’étroitesse de l’intelligence humaine à pouvoir prévoir, à pouvoir lire au présent tant le passé que le futur.III. – Mes pistes expérimentales sur COMMENT changer de niveau de conscienceIII.1. Le sommeil, mon état de conscience de départCette réflexion sur nos différents plans de conscience, m’a également amenée à réfléchir à une autre notion : celle des états de coscience. Je l’évoque car du coup je me suis demandée en quoi le travail sur les états de conscience pouvait aider prendre de la hauteur et changer de plan de conscience ; il m’a fallu me pencher sur le premier état de conscience qu’est le sommeil. C’est un état entièrement subjectif, où l’on est englouti dans nos rêves, même si nous n’en gardons aucun souvenir la plupart du temps. Même si quelques impressions réelles nous atteignent pendant le sommeil, elles n’éveillent en nous que de vagues sensations, mais elles se transforment en images subjectives fantastiques.Quand on se réveille, l’état de conscience change. On peut alors bouger, se déplacer, intérargir avec d’autres personnes, faire des projets, voir et éviter des dangers, etc. en est on pour autant dans un meilleur état de conscience ? Pas si sûr…parce qu’au moins, quand on dormait on ne pouvait rien faire. Alors qu’une fois réveillé toutes nos actions ont des répercussions sur nous même et notre entourage… Et cependant on fait tout ça presque mécaniquement, sans se souvenir vraiment de qui nous sommes ; sans avoir recouvré notre essence intérieure. Nous sommes une machine à qui tout arrive.Je ne peux ni arrêter le flot de mes pensées ; ni contrôler mon imagination, mes émotions, mon attention. Je vis dans un monde subjectif de « j’aime » « j’aime pas », dans un monde fait de ce que je crois désirer ou ne pas désirer. Je ne vois pas le monde réel. Je vis dans un sommeil réveillé…et ce sommeil lucide est encore plus dangereux que mon sommeil endormi au pays des rêves. Mais comment s’éveiller ?III.2. De « connais toi toi même » à « deviens ce que tu es »Dans tous les enseignements anciens, dans toutes les traditions initiatiques, la première exigence est « connais toi toi même ».Et même si je l’avais déjà abordée au premier degré, je la comprend aujourd’hui dans une toute autre acception. La machine humaine est complexe ; et la connaissance d’une partie requiert la connaissance de l’ensemble. En toute rigueur, le but ne peut être la connaissance de soi ; mais plutôt l’engagement à l’étude de soi, cette voie qui conduit à la connaissance.Le connais toi toi même est le pré requis, et nous avons vu déjà qu’il va bien au-delà de savoirs issus d’un simple questionnement ou retour sur soi ; il désigne le chemin de cherchant que je dois prendre à la rencontre de moi même…car le pré supposé est qu’il me faut me réveiller de ma torpeur, pour me permettre la rencontre avec mon essence intérieure ; cet être au plein potentiel, non scorié des schémas limitants acquis par la suite… Deviens ce que tu es…donc ce que je suis déjà ; simplement m’ouvrir et accueillir celle que je suis, sans jugement, et avec bienveillance.III.3. L’observation de soiDe mes expériences de méditation, de travail avec les chevaux sur l’image que je projette autour de moi, qui m’ont fait prendre conscience de certains des masques que je porte ; et quelques retraites au silence plus tard, j’ai compris que la méthode fondamentale pour l’étude de soi est l’observation de soi.La première façon de s’observer est l’analyse, ou plutôt les tentatives de trouver des réponses à des questions comme « de quoi dépend telle chose ? », « pourquoi cette autre arrive t- elle ? » Hélas cette voie m’a longtemps fourvoyée.L’observation, surtout au début, ne doit sous aucun prétexte devenir analyse. Car de plus en plus absorbés par ces questions, on perd le fil de l’observation de soi, on en oublie jusque l’idée. Avant de pouvoir analyser même les phénomènes les plus élémentaires, il faut faut accumuler suffisamment de matériel sous forme de « constatations ». C’est-à-dire seulement noter dans sa pensée, au moment présent, tout ce qu’on observe : c’est le fondement de la méthode de la méditation de pleine conscience.L’objectif est de s’observer soi même comme si on ne se connaissait pas du tout. Et d’identifier nos différents niveaux de perception : pensée, sentiment, émotion, impulsion motrice…Et très vite on prend conscience que ces perceptions sont très différentes entre les personnes et donc difficiles à partager. Cela m’a aussi pas mal perturbée qu’il n’y ait pas une grille de référence…III.4. Séparer mon essence de ma personnalité : lâcher les masques, notre ego.Sur ce nouveau plan de conscience, je sépare mon essence de ma personnalité.Mon essence, c’est ce qui est à moi, profond, ancré. Ma personnalité m’est extérieure ; elle m’est venue de l’extérieur, issue de ce que j’ai appris, de mon éducation, de ce que je reflète, tout ce que j’ai imité, les mouvements ou modèles qu’on m’a enseignés…tout cela est ma personnalité.Un tout petit enfant est son essence : ses désirs, ses goûts expriment son être tel qu’il est. Puis dès qu’intervient l’éducation, les influences intentionnelles des gens avec lesquels l’enfant interagit, se forme la personnalité. A mesure que grandit la personnalité, l’essence s’efface, jusqu’à s’endormir complètement.Car cette personnalité, ou ce personnage, ou ego…il perçoit, analyse et trie les informations que je reçois, en fonction des ses expériences et de ses filtres, englué dans une perception artificielle du monde. L’éveil, le passage à un nouveau plan de conscience, ou plutôt de l’inconscience à la conscience de notre essence toute nue, nécessite de faire tomber les masques.Il s’agit d’élargir notre champ de conscience grâce au compas. Je me libère en tant que centre de l’être des codes de la société humaine intellectuels ou moraux et temporels ; afin d’accéder à la conscience de mon lien à l’unité de l’âme du monde. Je me questionne de plus en plus sur la part de ma personnalité, à ce personnage qui s’est construit et me vient de l’extérieur, et sur ce qui m’anime, profondément, en conscience, sans influence éducative…c’est un parcours difficile, qui se rapproche de l’épluchage des fines couches d’oignons…mais chaque pelure enlevée m’allège et me rapproche de la rencontre avec la petite fille oubliée en moi.Il me faut évacuer toutes ces peurs qui m’ont incitée à porter des masques. Et je réalise que ce n’est pas une personnalité mais plusieurs personnages que je suis aujourd’hui. Combien d’années ai je mis à me forger ces masques, pour me faire croire ce que je ne suis pas.La vraie question n’est pas qui est l’acteur qui joue ces personnages…mais plutôt qui est l’âme qui joue l’acteur qui porte tous ces masques…Le temple extérieur s’élève par l’addition de pierre superposées. J’ai intégré maintenant que le temple intérieur, lui, résulte plutôt du déblaiement, de l’allègement : la purification consiste à se dépouiller de l’accessoire et de l’illusion, en faveur de l’essentiel.III.5. Se nourrir correctement, gérer son énergie : une nouvelle visionLe dernier axe sur lequel ce changement de plan de conscience m’a menée, est celui de ma réflexion sur la nécessaire énergie propre nécessaire à cette quête de moi même. Je ne m’étalerai pas sur ce point et ne ferai que l’évoquer en clôture du tour d’horizon de cette ascèse du 4è degré et des chemins sur lesquels elle m’a guidée.Par l’observation entamée de mon corps, de ma machine complexe et merveilleuse, sont arrivées les premières constatations. La prise de conscience de mes rythmes, de l’énergie que m’apporte différents types de nourriture et de comment la gérer :– la nourriture quand elle est meilleure, plus équilibrée, plus frugale aussi (les excès me fatiguent) et la qualité de l’eau que je bois (et l’importance de l’eau) – la qualité de l’air que je respire – l’énergie captée de mes émotions : et la nécessaire économie d’énergie à développer en limitant les efforts physiques intellectuels mais surtout émotionnels inutiles.J’ai compris que tous les processus psychiques sont matériels. Les mauvaises humeurs, les soucis, la peur, toutes les émotions négatives brûlent toute l’énergie que le corps avait produite pour d’autres fonctions de notre organisme (digestion, fonctionnement du cerveau, etc) ; créant des dysfonctionnements.Bref, une vie saine, un corps sain sans doute…mais un accueil de nos émotions pour éviter les sensations fortes…ConclusionIl est indubitable que le quatrième degré développe la prise de conscience du changement de plan dans lequel nous allons dorénavant évoluer.La F M est le creuset de tant de potentiels : celui de l’homme libre et de bonnes mœurs qui, en pleine relation avec l’univers, peut explorer le champ des possibles…en évoluant et recherchant l’équilibre entre utopie et réalité, présent et avenir, instant présent et éternité, individuel et collectif, spirituel et matériel.Au quatrième degré, toutes mes certitudes d’hier deviennent caduques. Je comprend que je dois affronter mes peurs, mes ombres, me libérer de tout ce qui est ancien. Je dois me réveiller et sortir de l’ignorance. Je dois prendre le chemin de mes intuitions, comprendre mes expériences vécues : il y a plus d’enseignement à tirer de n’importe quelle expérience vécue que de n’importe quelle idée même brillamment exprimée.Une fois conscients que cette incontournable vérité incommensurable est inaccessible par l’esprit et que sa perception est de l’ordre des intuitions, de l’accueil de nos sentiments et émotions; on peut imaginer que l’homme est un reflet de cette loi universelle. Ainsi le M S doit élargir sa perception à quelque chose qui le dépasse. Dés lors il s’agit d’être solidaire de tout ce qui existe, d’avoir confiance. La recherche de la parole perdue se confond alors avec cette quête de la flamme qui brûle en chacun de nous et nous relie à l’âme du monde.L’âme du monde a caché en notre âme un désir profond de réunir à nouveau ce qui a été séparé. C’est ainsi la recherche du lien perdu avec notre essence première qui donne sens à notre vie.J’ai dit. Navigation des articles Planche Précédente "Le Novénaire – Signification et fonction au Rite Ecossais Rectifié" Planche Suivante "Les degrés de perfectionnement aident le F M à construire son Temple intérieur"