#406012

Perfectibilité et Perfection

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Non communiqué

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Non communiqué
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Non communiqué

A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers.
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo  AB Chao   
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de l’Afrique de l’Ouest
Liberté, Egalité, Fraternité
Très Souverain Maître
Et vous tous mes frères maîtres élus des neufs


Notre étude va s’articuler au tour des points suivants :
Perfectibilité
Perfection
La perfectibilité est le caractère de ce qui est perfectible, de ce qui peut être amélioré, de ce qui peut être perfectionné.
La perfection caractérise un être ou un objet idéal, c’est-à-dire qui réunit toutes les qualités et qui n’a pas de défauts.


I/ PERFECTIBILITE



Ce qui fait la perfectibilité de l’homme, c’est sont intelligence ou la faculté qui lui est donnée de passer de l’erreur, mère du mal, à la vérité génératrice du bien.
La perfectibilité est la faculté spécifique à l’homme par oppositionaux animaux, de se transformer par lui-même et au gré des circonstances.
Car l’homme nous ne le savons que trop, n’est pas parfait.Il est un produit grossier de le terre.
S’il était parfait, il ne refléterait pas une vague ressemblance de Dieu, il serait Dieu lui-même.Mais le Franc-Maçon est à la recherche de la parole perdue c’est-à-dire à la recherche de la Vérité. Et toute recherche de la Vérité conduit,à rechercher Dieu, vers Dieu. L’homme est donc imparfait, soumis à l’erreur et à la douleur.
D’ailleurs si l’intelligence, qui est la faculté de comparer, de juger, de se rectifier, d’apprendre, ne constitue pas une perfectibilité individuelle, qu’est-ce qu’elle est ?
Et si l’union de toutes les perfectibilités individuelles surtout chez des êtres susceptibles de se transmettre leurs acquisitions, ne garantit pas la perfectibilité collective, il faut renoncer à toute philosophie, à toute science morale ou politique (la perfectibilité a des limites).
Se perfectionner es t donc un mouvement.

Ce qui fait que l’homme abandonne, dans son esprit l’erreur pour la vérité, et plus tard, dans sa conduite, le mal pour le bien, c’est la science et l’expérience ; c’est la découverte qu’il fait, dans les phénomènes et dans les actes, d’effets qu’il n’y avait pas soupçonnés. L’homme doit faie le bien pour l’amour du bien lui-même..

C’est donc en définitive dans la loi de la responsabilité (il faut qu’il soit intéressé à acquérir cette science et profité de cette expérience) qu’il faut chercher le moyen de réalisation de la perfectibilité humaine.
Et comme la responsabilité ne peut se concevoir sans la liberté, il faut conclure quela liberté est l’essence même du progrès. Toucher à la liberté de l’homme ce n’est seulementlui nuire, l’amoindrir, c’est changer sa nature ; c’est le rendre, dans la mesure où l’oppression s’exerce, imperfectible ; c’est le dépouiller de sa ressemblance avec le créateur, c’est tenir, sur sa noble figure, le souffle de vie qui y resplendit depuis l’origine.
Comme notre article de foi le plus inébranlable, la perfectibilité humaine, le progrès nécessaire dans tous les sens, viendra t-il pour un des prochains levers du soleil ?

Hélas, quand nous jetons un coup d’œilsur le monde réel,nous voyons encore des souffrances, des plaintes, des vices et des crimes. Quand nous nous demandons ce que font les riches de leur fortune, les poètes de l’étincelle divine que la nature avait allumée dans leur génie, les philosophes de leurs élucubrations, les journalistes du sacerdoce dont ils sont investis, les hauts fonctionnaires, les ministres, les rois, de la puissance que le sort a placée dans leurs mains ; quand nous sommes témoins des révolutions,quand nous voyons la cupidité, la corruption sous toutes ses formes et dans tous les rangs, quand nous mettons l’intérêt personnel au dessus de l’intérêt général, quand nous voyons les classes laborieuses, rongées dans leur bien être et leur dignité par le parasitisme des Fonctions Publiques ; quand de tels spectacles se déroulent sous nos yeux, en quelquepays du monde, oh ! Nous avons peur de nous-mêmes, noustremblons pour notre foi de perfectibilité humaine, et il nous semble que nous avançons vers l’horrible nuit du pessimisme (limites de la perfectibilité = passions, préjugés, fanatismes, ambition démesurée, ignorance, haine et jalousie )

Mais il n’y pas lieu de désespérer. LHumanité marche et s’avance. Il me semble que le progrès de la société est bien visible par bien des côtés (avantages matériels, salubrité des villes, moyens de locomotion et de communication etc.)
L’Etat matériel s’améliore, le progrès intellectuel s’accroît et les nations au lieu de profiter s’amoindrissent. Voici comment expliquer le dépérissement de la société et l’accroissement de l’individu. Si le sens moral se développait en raison du développement de l’intelligence il y aurait contrepoids et l’humanité grandirait sans danger.

La science et la technique accumulent leurs expériences alors que la perfectibilité de l’homme n’est ni transmissible, ni cumulable.
Les moyens de perfectibilité du franc maçon sont :
l’initiation,
–  la connaissance de soi,
–  le dégrossissement de sa pierre,
–  la glorification du travail,
–  la connaissance du devoir.

Car l’initiation maçonnique est une renaissance.
L’enfant meurt pour faire place à l’adolescent, l’adolescent meurt pour faire place à l’adulte. Mais sur le plan naturel, ce n’est pas parce que l’enfant est mort que l’adolescent apparaît, c’est parce que petit à petit, l’adolescent s’éveille, qu’il prend la place de l’enfant.
La méthode consiste à aller au plus profond de nous-mêmes selon la devise << connais-toi-toi-même et tu connaîtras l’univers et les dieux et tu seras Dieu. >> Car, comme le dit Socrate, c’est précisément à se connaître soi-même que consiste la sagesse. Se connaître c’est à la fois découvrir sa beauté et sa misère

La structure de l’homme est triple = il est corps – âme – esprit. Il existe trois comportements et attitudes nécessaires pour parvenir à la connaissance de soi = l’attention, la lucidité et l’amour inconditionnel de la lumière. Et nous ne sommes pas comme Jean qui est la lumière, le Franc-maçon est porteur de lumière ( flambeaux ).
L’initiation maçonnique pose le problème de la perfectibilité de l’homme. Car l’homme doit travailler à son amélioration en créant son temple intérieur. Le perfectionnement suppose la tolérance et l’humilité et le désir de perfection de l’homme doit habiter chaque franc maçon.
La Franc-Maçonnerie a pour but de lutter contre l’ignorance sous toutes ses formes : c’est une école mutuelle dont le programme se résume ainsi : obéir aux lois de son pays, vivre selon l’honneur, pratiquer la justice, aimer son semblable, travailler sans relâche, au perfectionnement intellectuel et moral, au bonheur, de l’Humanité et poursuivre son émancipation progressive et pacifique. Heureux les artisans de paix, ils seront appelés fils de Dieu.

II/ LA PERFECTION



Le Rite Ecossais Ancien et A ccepté, fidèle à la tradition nous exhorte à œuvrer à la construction de nous-mêmes pour tendre vers une perfection intérieure comparable à la perfection, des cathédrales de pierre, en d’autres termes vers notre plénitude.
Le Franc-maçon passe de l’équerre (F.M. matérielle ou opérative/matière) au compas (F.M. spéculative ou construction de l’esprit/connaissance )pour rechercher la perfection.

L’équerre c’est la rectitude, la matière.
Le compas c’est l’esprit, la connaissance. Et le trait d’union entre l’équerre et le compas c’est la règle qui symbolise la rigueur.

Le Franc-maçon passe donc du monde de l’action (FM opérative) au monde de la réflexion, la connaissance (FM spéculative ).
Les Francs-Maçons travaillent dans une Loge avec des outils pour se perfectionner.
Pour qu’une loge soit juste et parfaite il faut que trois la dirigent, cinql’éclairent etsept la rendent juste et parfaite. Les trois grandes lumières éclairent les esprits et unissent les cœurs. Pour parvenir à la perfection et à la plénitude, il faut posséder les 7 dons de l’esprit saint = sagesse, force, discernement ou intelligence, conseil, science ou connaissance, piété ou affectionfiliale, adoration ou crainte de Dieu.
L’église catholique nous propose 7 sacréments : le baptême (prêtre), l’eucharistie (prêtre), la réconciliation ou la pénitence (prêtre), l’onction des malades (prêtre), le mariage (ministre = époux), la confirmation (l’évêque) et l’ordre (l’évêque).

Le sacrement se définit comme étant un signe visible qui traduit des réalités invisibles instituées par le Christ confié à son église et porteur de grâces pour celui qui le reçoit.(signe visible = l’eau, l’huile, le pain ;( signe invisible = les grâces, la vie éternelle ). Les 3 sacrements de l’initiation chrétienne sont : le baptême, la confirmation et l’eucharistie.

Le chiffre 7 est le signe de la perfection, de la plénitude, de la maîtrise de soi.
Ils appartiennent en leur plénitude au Christ, fils de Dieu. Ils complètent et mènent à leur perfection les vertus de ceux qui les reçoivent.
De plus les fruits de l’esprit sont des perfections qui forme en nous le saint esprit comme les prémisses de la gloire éternelle. La tradition de l’église énumère douze fruits de l’esprit : charité, joie, paix, patience, longanimité, bonté, bénignité, mansuétude, fidélité, modestie, continence, chasteté.
Par charité nous aimons Dieu par-dessus toute chose et notre prochain comme nous même par l’amour de Dieu. Elle est le lien de la perfection et la forme de toutes les vertus.

CONCLUSION



Devenir un homme perfectionné est une conquête.
Tout au long de leur vie maçonnique, les frères ne cesseront pas d’étudier, d’approfondir les symboles, les rites, de se perfectionner. Se perfectionner est donc un mouvement. L’homme doit travailler sans relâche à son amélioration. La conquête de la sagesse, de la vérité et de la lumière n’a pas de fin, de limites.
La connaissance de soi ne s’épuise jamais. Le perfectionnement de l’homme ne s’arrête jamais. Il est un idéal et est toujours à recommencer. C’est pourquoi il se présente comme la finalité de l’homme.
La perfection n’est donc pas de ce monde.

J’ai dit

BA A


Chasteté = 2 aspects :
Célibat, être disponible
Continence = se contenir, s’abstenir

La résurrection = le corps de l’homme tombe dans la corruption alors que son âme va à la rencontre de Dieu.

Incarnation = l’âme d’un être va dans le même corps
La réincarnation = l’âme d’un être vas dans un autre corps

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