12°
#409012
Nekam
J∴ L∴ E∴
A
LA GLOIRE DU
GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
Ordo ab chao
Deus Meumque jus
Au nom de la juridiction du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteur Généraux du 33° et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France.
Très illustre frère
Trois fois puissant Maître et vous tous mes frères en vos degrés et qualités
Ordo ab chao
Deus Meumque jus
Au nom de la juridiction du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteur Généraux du 33° et dernier degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France.
Très illustre frère
Trois fois puissant Maître et vous tous mes frères en vos degrés et qualités
Pour la première fois le Franc-maçon de rite Écossais Ancien et Accepté accédant au 12ème degré vit une double initiation, celle de Maître Élu des neuf avant celle de Grand Maître Architecte.
Le Grand Maître Architecte ne peut appliquer son art de la Géométrieà relever les plans du Temple avant d’avoir été, Maître Élu des Neuf, appelé à affronter Aviram dans l’obscurité de la caverne. En effet mes recherches commencent par le rituel et c’est au 9ème degré que j’entends parler de « NEQUAM » ce qui veut dire vengeance. Dans 9ème degré il est aussi question de justice. Est-ce la justice d’avoir venger Maître Hiram ?
Au 9ème grade, l’épopée de Maître Hiram, est sur le point de se clore et on arrive au terme du mythe de cet Hiram ignominieusement assassiné par les 3 mauvais compagnons.
Ces 3 mauvais complices unissent leur ingratitude pour s’approprier la Force, un mystère dont ils ne sont pas dignes.
Et puis surprise, comme par miracle, Hiram se relève, et de nouveau, resurgissent les vices et passions, que l’on avait à jamais cru disparu : roue du bien et du mal.
On me parle de Vengeance, à moi qui suis venu en maçonnerie dans l’Ordre chercher de la douceur, la Fraternité, la Sagesse et l’Amour !
Si la vengeance est un thème populaire pour l’art et la culture à travers l’histoire, les exemples ne manquent pas, j’avoue que j’ai été très surpris de le rencontrer dans la maçonnerie.
Il faut bien s’éveiller à la connaissance !
Dans un rapport de droit, je sais à quoi m’attendre de la part d’autrui, et de son côté, autrui sait à quoi s’attendre de ma part.Le rapport humain devient prévisible, il y a des règles du jeu, tandis que dans le rapport de force tout est imprévisible, tous les coups sont permis.
Deux termes proches étymologiquement : Justice vient du grec « judicare » qui signifie « faire le droit » Et vengeance vient du grec « vindicare » ou « réclamer justice ».
Toutefois la justice est liée au droit positif, qui vise à ordonner la cité vers le Bien, alors que la vengeance est considérée comme l’expression d’un mal. Si la Justice apparaît comme une institution, la vengeance reste une « organisation individuelle » c’est-à-dire le « droit d’un seul ou d’un petit groupe » qui s’exerce sur un seul en représailles.
Alors quelles sont les raisons précises qui poussent les hommes à renoncer à l’exercice de la raison ?
La raison est le « propre » de l’homme : la raison humaine appartient en effet à l’homme, non pas seulement à tous les hommes, mais à tout homme possible.
Commune à tous les hommes, il convient donc de considérer la raison humaine comme une structure stable, solide qui peut être perçue comme la puissance de vérité en l’homme, une faculté de l’esprit humain qui garantit que notre pensée est, ou peut être vraie.
Cette faculté de raisonner permet à l’homme de bien juger et de discerner le vrai du faux, le juste de l’injuste.
L’être humain, qualifié d’homme raisonnable tant qu’il en possède la raison, dispose de cette puissance particulière lui offrant la possibilité d’user avec discernement des représentations pour connaître les choses et les évaluer à leur juste valeur, une certaine justice.
Et pourtant, cette justice est le leitmotiv de l’Ordre et de l’Art Royal, comme dans de nombreuses traditions.
Symbolisée par l’Equerre, 1 de nos 3 Grandes Lumières, les premiers pas de l’Apprenti, l’office des Premier et Second Surveillant, porteur de la Perpendiculaire et du Niveau.
Exaltée par le Vénérable Maître illuminant la vertu de cette juste mesure jusque dans son bijou.
Dans le second degré, le Compagnon s’enrichit de la Règle ; le récipiendaire la porte du côté du cœur, et la retrouve sur le Tableau du Grade. En pratiquant le vrai, le juste et l’équitable il est bien cette étoile flamboyante.
Au 3ème degré, c’est une apothéose, il en appelle au jugement de Dieu.
Dans la poursuite de notre rite, de la quête, c’est la main de justice qui clôt les lèvres du Maître Secret. Encore faut-il bien comprendre, qu’il ne s’agit déjà plus d’être juste mais de promouvoir la justice : vaste programme.
Au 7ème grade, s’exprime la délégation de pouvoir, car je suis seul le Prévôt et Juge, de ma conscience, de ma vie et je dois rendre justice impartiale à chacun. Mais que Dieu me maintienne dans la justice et l’équité (page 6 du rituel).
Au 8ème degré, j’affirme avoir été reçu en reconnaissant avec sincérité mon ignorance.
Il faut en effet toujours se méfier de ceux qui se précipitent. Le désir de trop bien faire ne serait-il pas celui d’un ego surdimensionné, toujours en quête de reconnaissance, de faire valoir, de paraître au lieu d’être, d’une sublime illusion de l’avoir, somme toutes, d’une inconséquence de l’être…
Le chemin initiatique ne peut entrer dans la voie de la Connaissance métaphysique, quête du Principe, que si il s’appuie, en une sorte de symétrie, ou de respiration constituée d’inspiration et d’expiration, sur le travail intérieur, profond et personnel, de maîtrise de ses passions, de construction d’une conscience responsable, en quelque sorte une quête du Soi. La descente en soi « purificatoire» est un préalable à l’ascension initiatique.
J’ai dit.