12° #409012

La clé de voûte de la maîtrise

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
:  NC

Nous avons quitté les degrés dit de Vengeance et les épreuves imposées aux Élus pour nous retrouver dans ce lieu de réunion qui consacre les degrés liés à la Maîtrise. Pour cette raison, ce XIIème degré mérite toute notre attention car, étant le dernier, il est possible qu’il contienne la clé de voûte de la Maîtrise.

Il me semble que différents arcanes du grade nous y amènent.

Les travaux commencent quand le Génie parle et s’interrompent quand il se tait. Ce Génie permet, par exemple, d’être dans notre Temple dans toutes ses dimensions, d’être à la fois à l’Orient et à l’Occident ainsi que dans tout notre temps. Par notre temps, j’entends celui que l’on vit entre sa naissance et sa mort.

Cet endroit de réunion est notablement différent de ceux que nous connaissions. Il n’y a plus de couvreur car il n’est plus nécessaire de sécuriser les Travaux.

Ils se protègent par eux-mêmes. Je cite : « la garantie de notre secret réside dans notre science même. Il ne suffit plus de nous entendre pour acquérir cette science, il faut aussi nous comprendre ». La conséquence de cela est qu’il serait même souhaitable que n’importe quel homme en état de nous comprendre se joigne à nous.

Ce lieu de réunion est appelé Boulomie. Étymologiquement, l’endroit où l’on veut. Cette Volonté est là pour soutenir le GMA qui veux continuer les Travaux du Temple arrêtés avec la mort du Maître.

Cette Boulomie, ce lieu où l’on Veut, ne peut être que notre Temple intérieur. Nous voici donc dans un moment consacré à l’écoute de son Intuition et de sa Conscience. Le « Je veux et je construis » du rituel résume cela très bien.

Le même rituel nous dit que c’est dans les connaissances élémentaires que l’on trouve la Sagesse.

Ne vous laissez pas perturber par la référence aux mathématiques contenue dans l’étui ici présent. Elles peuvent s’entendre tout simplement comme les bases nécessaires pour appréhender la Nature.

Nous voici âgé de 45 ans, 5 fois le carré de trois, l’âge de la Plénitude.

Serait-ce celui de la Plénitude dans tous nos moyens ?

Nos qualités morales et spirituelles ne pourront-elles jamais être meilleures ?

Toujours est-il que nous voici donc, par la force de notre Volonté, par les Connaissances acquises et par la Plénitude de l’âge, apte à reprendre la construction du Temple (et, évidemment, de notre Temple intérieur).

Comment ?

Le rituel nous propose comme clé de voûte, la Connaissance.

Ce rituel nous parle, au-delà des connaissances acquises qui sont relatives, de la Connaissance avec un grand C qui est l’Absolu. Avec un petit clin d’œil à l’Alchimie, je la vois au travers du Feu de la Connaissance.

De quoi s’agit-il ?Ce pourrait être ce qui reste en nous après avoir acquis les connaissances, qu’elles se soient consumées dans notre mémoire défaillante et être ce qui les dépasse.

Évidemment, vous définirez chacun votre « Connaissance » comme vous l’entendez. De par le monde, j’ai entendu cette Connaissance nommée : génie, esprit, illumination, 6ème sens.

Albert Einstein, qui était un homme à part, disait avoir fait ces plus grandes découvertes dans des rêves éveillés. Stephen Hawking, homme tout aussi à part, a fait sa grande découverte sur l’évaporation quantique des trous noirs en somnolant devant l’âtre rougeoyant d’un poêle au charbon.

Mais nous aussi nous la croisons. Hier encore elle était dans une de mes parties de jeu d’échecs. Je la nomme, ainsi que beaucoup d’autres joueurs, l’Intuition Juste. De temps à autre, celle-ci me permet de trouver la meilleure suite de coups au-delà de mes possibilités de calculs, au-delà de ce qui m’est Raison-nable.

Le Grand Maître Architecte va donc chercher sa voie vers cette Connaissance-Absolue. Sa tâche est de découvrir les formes qu’elle prend en lui. Le rituel l’y invite : « Poursuivez inlassablement la quête qui doit vous assimiler au Maître Unique, en ressuscitant en lui. »

Les cadeaux que nous offrent ce XIIème degré en font un degré bien joyeux.

Le Grand Maître Architecte, bien qu’il ne retrouve pas la parole perdue, retrouve la Connaissance du Maître Hiram. Il est probable qu’elle ait toujours été là, à portée de main ; plus précisément à portée de pensée.

Ne nous est-elle pas transmise dans la chaîne d’union ?Là où, l’Âme Immortelle du Maître Hiram plane au-dessus du plus Sacré des Temples, celui qui est en nous.

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil