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Le poignard

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Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
:  NC
   



« Coup de poignard » : Sapere Aude, Incipe ! Ose savoir, ose être Sage.



Préambule.



Une planche se veut l’aboutissement d’un espoir, celui d’apporter, en ces lieux sacrés, un éclat de lumière. Une planche est une part du mythe universel de l’homme, une mise à nu de soi.


La Connaissance a besoin de partage, car elle est le fruit de l’Amour. C’est avec elle que notre vie d’homme commence.


Chacun apporte son Savoir et son Cœur : point d’Ego.



Comme les dieux de l’Ancienne Egypte, je m’avance vers Vous masqué.


O Némésis, déesse de la Vengeance et de la Justice.


O dieux de l’olympe. !


O Anubis, dieu des Ténèbres, du passage de l’obscurité à la lumière,


O Isis, mère de tous les hommes,


O Osiris, père du renouveau,


O Horus, fils de lumière, vient à moi. Tu as vengé Osiris ton père.



L’esprit de Vengeance ne m’habite pas.



Ce devait être un « Dies Irae, Dies illa », un jour de colère pour Johaben le vengeur…


Nekam ! Nekah (Nechah selon le Tuilleur de Vuillaume) ! Vengeance ! Justice !



« La Sagesse a dressé sa table » nous dit le Livre Sacré. (Livre des Proverbes § 9 Salomon). Devant Vous, je pose, ce poignard, maculé du sang du criminel, pièce à conviction.



Définition.


Un poignard, arme courte pour frapper de la pointe (dictionnaire portatif de la langue française). Arme pour exercer la vengeance (dictionnaire maçonnique de Roger Richard).


Daniel Ligou dans son dictionnaire « franc maçonnerie » en fait une arme offensive.



Une arme, défensive s’il est porté à droite et empaumé de la main gauche, comme les chevaliers du moyen âge, offensive s’il est porté à gauche et présenté seul dans la main droite…comme Peter Pan, le garçon qui ne voulait pas grandir et combattant le capitaine Crochet. La poignée, constituée de trois parties : le pommeau, la fusée et la garde (avec ses quillons), est une véritable œuvre d’art, de la plus haute antiquité et dans toutes les civilisations.



Les grades « à poignard » ayant fait polémique dès le XVIIIème siècle, j’ai voulu en faire un outil symbolique, à ne pas détourner de cette fonction au risque d’en mourir !



Le hasard des deux couteaux.



Un soir, assis à la table ronde de la cuisine, deux couteaux se font face, dos à dos…Nous, ma Sœur (épouse) et moi les unissons : le compas !



Je n’ai donc pu exclure de mes recherches, l’histoire de notre humanité, universelle, cherchant ces bifaces, ces couteaux « rituéliques »,tels le couteau, Geel-El-Arak, le poignard néolithique, les deux poignards, découverts sur la momie de Toutankhamon, poignard ou dague, une en or, l’autre en fer.



Le symbole.


Le poignard est au cœur, ce que le cœur est à la pensée. Aussi, du couteau rituélique au poignard, il n’y a qu’un pas, symbolique.



Le texte des sarcophages dit : « J’ai affermi le couteau tranchant qui est dans la main de Thot, dans la Tempête ».


Le couteau de Thot sépare le pur de l’impur et exige l’impeccabilité.



Le poignard est le chemin qui, du compas fait de nous des Ingénieurs d’un Orient juste et parfait. Poignard d’Elu, arme contre l’ennemi ( ?), mais cet ennemi n’est-il pas Toi, Moi, l’Autre ? Abibalcq l’a-t-il compris ?



A la brutalité d’action du poignard, y aura-t-il douceur de la Justice ?



Le poignard est l’outil de la rupture, du tranché à vif, de parcours, de trajectoire de vie, alors qu’il unit deux forces. Il fend l’espace pour en créer de nouveaux, dont le discernement.



L’alchimie, création de l’outil symbolique.



Le miroir de deux lames permit à Polemos et Episteme de se reconnaître jumeaux. Cette lame a été fondue au solstice d’hiver par un forgeron alchimiste.



La lame est à l’argent ce que la poignée est à l’or. L’or est symbole solaire, l’argent, symbole lunaire.



Un outil façonné par la main de celui qui va l’utiliser est le meilleur, car il est à l’image de l’oeuvrier. Il faut faire corps avec l’outil. C’est ainsi que la préhension du poignard se fait pouce allongé sur la poignée : usage pacifique !



Dans le domaine hermétique, le couteau est le hiéroglyphe du feu salin, du soufre métallique, de la Voie sèche, l’instrument du Solive qui sert à dissoudre afin de coaguler et fixer…Séparer le subtil de l’épais.



La Chambre du Conseil ne retient de l’alchimie que le noir et le rouge, comme dans la réalisation de ce poignard.


+mù:﷽﷽﷽﷽﷽﷽arche et quels outils…e…manistes.e.Je ne suis ni un Flamel, ni un Castroglio, ces Maîtres alchimistes, ayant accomplis, le Grand Oeuvre…



Physiologie de cet outil. Le « transmuer ».



Je vous renvoi à la version très complète de la légende d’Hiram du Manuscrit de Wien (Autriche) MS/76/35 folios 954-961, intitulé Architecture des Maître élus, 2d grade.


Je ne retiendrai que les devoirs qui nous incombent, à savoir, transmuer…


L’ignorance en connaissance, le fanatisme en tolérance, l’ambition en détachement, la vanité en simplicité et l’orgueil en humilité.



« L’enfant de Vulcain que je suis ». L’Ingénieur novateur…



Je suis né, maçon, dans la forge originelle, j’ai vu le Père boiteux, Vulcain… rejeté par sa mère, adulé ensuite…


Le Père, à mon sens, qu’il ne faut pas tuer. A l’exemple de Zeus qui demande à Vulcain de lui fendre le crâne pour donner naissance à Minerve, déesse casquée, déesse de la Sagesse, avec son attribut la chouette.


J’ai observé le travail du forgeron de mon village. J’ai encore dans les narines l’odeur du soufre. L’âtre, le feu, le fer rougi, martelé, façonnné et ce bruit du métal chaud plongé dans l’eau froide et la vapeur d’eau…



La pointe et les tranchants…



Deux tranchants et une pointe, synthèse des deux pointes du compas. Deux tranchants, gémellité : Janus ( ?).


Une face pourrait être assimilé au ciel, l’autre à la terre duquel sortirait un microcosme harmonieux.


Comment transformer ces lames, bien réelles, qui, rien qu’à les toucher nous blessent, alors, qu’en leur opposé, elles soignent et répandent les onguents sacrés sur les blessures physiques et spirituelles.



Serait-ce le symbole de la fraternité de sang ?


Peut-on imaginer que cette pointe puisse nous permettre de percer les grands mystères de la Vérité et de la Connaissance ? Nouvel approfondissement de soi…


Et si c’était là le sens allégorique du récit historique du rite français où Abibalcq se fait justice lui même…



Le poignard perce…(ou disperse ?)Un mystère, un secret, le non révélé en nous…Cette action « du part en part » permet d’aller bien plus avant.


Laissons, aux psychanalystes leur interprétation de cet outil…`


Selon moi, Il est outil d’union avant d’être, celui de la séparation, en parts égales ou non, selon l’intention, l’intuition ou la volonté consciente.


La gestuelle du signe de demande- réponse.


La question du sens initiatique de ce geste est posée : à travailler.



Conclusion.



La vengeance brute, celle qui tourne le dos à la Justice ne fait pas œuvre de progrès : est-elle acte de recherche de la vérité ?


Le poignard permet l’acte de l’ultime sacrifice, résultat de la lutte contre le côté obscur de la Force.


On en revient toujours au point de départ : ces barbares qui assassinent, tuent, mentent, trompent…



Au travers de cette planche, je vous ai conduit de Janus au dilemme Jungien, le bien le mal, l’intelligence et l’infini de Platon.


Un nouvel outil symbolique, qui permet une progression dans la transmission initiatique : le passage de l’acacia à l’olivier ?



Il est tard, muni de mon couteau d’apparat, « Monsieur », je rentre chez moi !



T. :S. :P. :M. : J’ai dit.

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