18° #415012

2ème manifeste Confessio Fraternitatis

Auteur:

J∴ P∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué
A la Gloire du Grand Architecte de l’Univers
Ordo ab Chao
Deus Meumque Jus

A182-B-1

Très Illustre Frère, Très Sage Athirsata et vous tous mes Frères Chevaliers Rose + Croix.

Notre Très Sage Athirsata a voulu rythmer son mandat par trois planches sur les manifestes Rose Croix écrits par Valentin Andrae et parus entre 1614 et 1616 à Cassel et à Strasbourg.

Le premier est la Fama FraternitatisLes Echos de la Fraternité – qui nous a valu il y a un an un fabuleux conte initiatique par notre Frère Chevalier d’Eloquence. Le troisième est les Noces Chymiques qui nous vaudra dans un an, je n’en doute pas, un moment d’exception, par Notre Frère premier grand Gardien si mon petit doigt ne m’a pas induit en erreur.

Pour ma part j’ai la mission de vous parler de la – Confessio Fraternitatisla Confession de la Fraternité. (1)

J’ai hésité sur l’orientation à donner à mon travail. J’avais celle de l’exégèse du (pseudo) spécialiste avec deux alternatives : celle de l’académisme avec le choix entre des analyses philologique, et/ou historiographique du texte et celle de l’ésotérisme avec le choix entre des approches alchimiques et/ou philosophiques. La faiblesse de mon savoir sur le sujet m’a incité à chercher une autre approche. Pour faire savant je dirai que j’ai tenté une herméneutique (2) du texte c’est-à-dire pas seulement de l’interpréter, mais d’en porter annonce pour qu’il apporte connaissance. Pour être sincère je vous dirai que j’ai tenté d’en tirer des leçons pour moi aujourd’hui au risque de l’anachronisme. Du coup mon travail n’engage que moi, je ne fais pas référence à des autorités dont j’aurais risqué de déformer la pensée et les propos, bien que je le les ai pillées. J’aurai par conséquent la malhonnêteté intellectuelle de ne pas les citer, au prétexte d’alléger mon texte. J’en espère que vos interventions à l’agape n’en seront que plus vives et ouvertes. Mais, pour avoir quelque chance d’être intelligible, il me faut tout d’abord rappeler ce que j’ai compris des textes après les avoir resitués dans leur contexte.

Il est avéré pour la majorité des historiens que la Fraternité n’a jamais existé en tant que société constituée bien qu’il ait été de bon ton de se déclarer adepte, et que les Manifestes sont, du propre aveu de leur auteur, un canular. Et pourtant ils ont irrigué la majorité des courants de pensée du 17ème au 19ème siècle, et encore aujourd’hui. De nos jours il existe des sociétés ésotériques se référant à ces manifestes. Ils ont inspiré notre degré de Chevalier Rose+Croix, sans que le symbolisme de celui-ci s’y réduise.

À la publication de ces trois documents la Renaissance appartient au passé, la religion réformée est installée, mais l’époque est en pleine crise morale et sociale et un déclin général affecte des domaines aussi variés que les mœurs, la religion, la vie publique. En France Concini et la Galigaï règnent en maîtres sur Marie de Médicis et le royaume. Dans toute l’Europe on est convaincu que la fin des temps est proche ; il règne une grande lassitude qui se traduit par un goût affirmé pour les prophéties. Mais cela bouillonne, de nouveaux paradigmes tant dans les sciences qu’en philosophie commencent à émerger de ce chaos. En 1610 débute la révolution scientifique avec la fabrication par Galilée de ses lunettes astronomiques et Kepler publie sa « discussion avec le messager céleste ». En 1615 Cervantès publie la seconde partie de Don quichotte et Montchrétien son traité de l’Oeconomie Politique. En 1620 paraîtra le premier hebdomadaire à Amsterdam. Et, si on associe les Rose+Croix à la crise de conscience européenne des XVIIème et XVIIIème siècles (3), ce n’est pas parce que les manifestes en sont l’expression, mais plutôt parce que les idées qu’ils proposent, synthèse des réflexions de leur époque, serviront de base aux débats intellectuels qui conduiront, en Angleterre, à la création de la Royal Society et, dans toute l’Europe, à l’épanouissement des Lumières et de la Franc maçonnerie spéculative.

Les Echos et les Noces Chymiques sont des fables.

Les Echos racontent la vie légendaire de Christian Rosencrutz le personnage fondateur de la Fraternité : son enfance, son retour en Allemagne, son séjour en orient dans la cité mythique de Damcar, et la découverte de son tombeau. Un état du monde catastrophique y est décrit, et il est fait un appel urgent à la réforme en attente du jugement dernier. Des objectifs sont proposés, une organisation, la Fraternité, pour les poursuivre est présentée.

Les Noces Chymiques sont un conte initiatique racontant l’évènement capital de la vie de Christian Rosencrutz : son mariage alchimique à l’issue duquel il fut, au septième jour, sacré chevalier de la Pierre d’Or (4), reçu le privilège de maîtriser l’ignorance, la pauvreté et la maladie et d’en disposer à sa guise et compris que la haute science est de ne rien savoir – Summa scientia nihil scire. Le lendemain il put retourner dans sa patrie après qu’il eut cru qu’il serait le matin gardien de la porte.

Seule la Confession est un manifeste au sens propre du terme, ou plutôt une prudente profession de foi qui dresse un état du monde, identifie des responsabilités et ouvre les chemins de l’espérance. Parue en 1615, elle est une publication intermédiaire qui a pour objet de clarifier pour leurs lecteurs le contenu des Echos et de défendre la Fraternité contre les accusations d’hérésie ou d’interventions politiques subversives, d’une part en donnant des garanties d’allégeance politique vis avis de l’église luthérienne et du saint Empire Romain Germanique et, d’autre part, en explicitant la mission, le programme, d’aucuns diraient aujourd’hui le plan d’action, de la Fraternité. Elle est un hymne d’espérance en l’avenir de l’homme. Elle promet des secrets merveilleux : santé, jeunesse, commerce avec les esprits. Dieu va rendre aux hommes, avant même le Jugement dernier, la lumière et la splendeur d’Adam perdues par la chute. La mission de la fraternité est d’allumer le sixième candélabre, c’est-à-dire de faire entrer l’humanité dans le sixième millénaire, celui qui, d’après la prophétie, précèdera la fin du monde, celui du sixième temps (5). Ce sixième temps, qui est celui du deuxième âge – les cinq premiers temps constituant le premier âge, celui de l’ancien testament -, est celui du renouvellement de la vie évangélique, de la destruction de la vie antichrétienne, de la conversion finale des Juifs et des Gentils : autrement dit du rétablissement de l’église en son premier état, but des luthériens. Le troisième âge, que la Fraternité veut préparer, est celui du saint Esprit. Il correspond au septième temps et ultime jour symbolique de la création, en tant qu’il regarde la vie présente. Il est une participation paisible de la gloire future, comme si la Jérusalem céleste était descendue sur terre ; et, quant à l’autre vie, c’est la résurrection générale, la glorification des saints, et le dernier accomplissement de toutes choses. Ce septième temps c’est le dernier clap de notre batterie.

Le programme de la fraternité pour entrer dans ce sixième temps s’adresse à ceux, je cite, que le cours du monde contraint à considérer l’avenir comme le présent et que toutes sortes de contretemps propres à notre époque empêchent de vivre et de déambuler en ce monde autrement qu’en aveugles. Ce programme a deux aspects. Le premier est politique et concerne l’éducation des princes, la mise en place d’un fond monétaire et l’organisation eu Europe d’un nouveau gouvernement. Le deuxième est spirituel et a pour objet l’établissement d’une philosophie qui concilie la totalité du savoir avec la totalité de la foi en établissant une synthèse harmonieuse de toutes les sciences et de toutes les croyances. Il a pour bases les lumières de la foi – l’Evangile, et de la nature – la physique et les mathématiques. Pour l’accomplir les membres de la Fraternité utilisent les trois sciences de base que sont l’alchimie, la cabale et la médecine. Ils sont les héritiers de Marcile Ficin, Paracelse et Pic de la Mirandole.

Mais, pour qu’un jour le monde marche au-devant du nouveau soleil levant, le cœur béant, la tête découverte, les pieds nus, dans l’allégresse et dans la joie, il faut :

  • convertir et amender la philosophie dont le corps tout entier est tout à fait malade et déficient.

lutter

  • contre le séducteur romain qui déborde de blasphèmes contre Dieu et contre le Christ.
  • contre les philosophes et les hommes de science dont le prestige contrebalance la vérité de l’expérience et de l’expérimentation pour attarder et égarer le jugement.
  • contre les faux alchimistes qui passent leur temps à duper le public par des figures mirobolantes et des propos obscurs et occultes, en soutirant l’argent des simples,

pour enfin

  • faire cesser toute la servilité, toute la fausseté, tout le mensonge et toute la ténèbre qui se sont subrepticement infiltrés dans tous les arts, dans toutes les œuvres, dans tous les empires humains, pour bouleverser la grande sphère de ce monde et concourir à leur obscurcissement total.

La confession s’adresse à ceux à qui il est donné de contempler et d’appliquer dans leur enseignement les grandes lettres et caractères que Dieu a gravés sur l’édifice du ciel et de la terre. Elle rappelle que la connaissance n’est que vanité, tant que l’homme tend à l’aborder par ses propres forces et considère la nature comme un simple objet et un système de lois. En revanche incite à la gnose qui conditionne un changement de l’être et qui rétablit le courant vital entre Dieu, la nature et l’homme. La vraie philosophie s’oppose à la démythisation du cosmos et au recul de la fonction symbolique. Son unique objet est d’explorer et de représenter l’homme et seulement l’homme.

Mais alors, qui ‘y a-t-il d’actuel dans tout cela ? Force est de constater que la Fraternité n’a pas atteint son objectif et que l’état du monde de son époque n’a pas grand-chose à envier à celui d’aujourd’hui.

Notre ordre a pour objet l’union, le bonheur, le progrès et le bien-être de la famille humaine en général et de chaque homme particulièrement. Pour y parvenir quelle leçon pouvons-nous tirer de cette lecture ? Quatre siècles après la publication des manifestes Rose+Croix quelle réflexion pouvons-nous avoir sur l’état du monde ? Qu’en est-il aujourd’hui des mœurs, de la religion, de la vie publique ? Que pouvons-nous attendre de la philosophie ? Que pouvons-nous attendre de la science ? Quel manifeste pourrions-nous écrire ?

Je ne tenterai pas de répondre aux trois dernières questions pour que nous en fassions le thème central de l’agape si vous le voulez bien. Pour nourrir nos débats sans être trop long, je prendrai le risque, en m’efforçant de rester dans le cadre du point 6 de la règle en douze points, d’apporter quelque matière à réflexion sur l’état du monde, ou plutôt de notre monde occidental.

Aujourd’hui en matière de mœurs (6) nous entrons dans l’ère de « l’homme sans gravité ». C’est un changement de grande ampleur : Nous sommes passés en cinquante ans d’une vie où nos actions étaient dictées par l’éducation reçue – le surmoi, à une vie soumise à l’exigence d’exhiber sa jouissance. Le commandement de l’amour n’est pas d’aimer son prochain mais d’aimer les biens dont jouit son voisin, comme s’ils pouvaient devenir nôtres. Le consumérisme actuel provoque la mise hors circuit de la fierté au profit de l’érotisme, du respect de soi au profit de l’illusion de jouissance. La transcendance, connaît pas, l’immanence, se réduit à mon nombril.

La pratique d’une religion (7) s’efface au profit d’une quête de la sagesse, qu’elle soit stoïcienne ou bouddhiste. Pendant deux mille ans en occident nous avons cherché la Vérité pour donner un sens à notre existence, d’abord dans la foi puis, avec l’avènement des Lumières, de plus en plus dans la raison. Au cours des siècles de la renaissance le fanatisme de la foi a discrédité la religion en prétendant gommer l’incertitude inhérente à toute démarche de foi. Le fanatisme de la raison issu des Lumières a consacré le terrorisme de la vérité en désacralisant l’idée même de vérité. La perte des certitudes entraîne une perplexité devant laquelle échoue l’imagination. Comment assurer les disparitions successives de Dieu et de Marx ? Nos contemporains ont le fort sentiment de ne pas pouvoir connaître le monde dans lequel ils doivent évoluer. Il leur faut donc réussir à s’en accommoder dans cette ignorance même. Aussi pour répondre à la déroute des certitudes dogmatiques ils se replient sur des sagesses non pas stoïciennes mais de bazar. Aujourd’hui le psychothérapeute ou le gourou remplacent le prêtre, le philosophe le théologien. Les sociétés, désormais sans croyances affirmées cherchent exclusivement la paix, entendue comme le bien suprême. La colonisation du bien sur le vrai aboutit à une colonisation de la connaissance par la morale.

On comprend de ce qui précède, tant au plan des mœurs qu’au plan de la religion, qu’en matière de vie publique, c’est-à-dire une vision commune de l’avenir et de l’organisation de la cité, la paix entre tous et le confort de chacun soient aujourd’hui les deux références autour desquelles l’unanimité se fait facilement. A celles-ci s’ajoutent trois vaches sacrées qui font consensus : le marché, les droits de l’homme, et la nature.

L’homme de la cité est devenu l’homme du marché. Il a renoncé à sa liberté de penser pour élargir sa liberté d’acheter. Il ne demande jamais où il va, mais à quelle vitesse, à quel prix, en combien de temps. Son univers est celui de l’individu indéterminé, de l’investisseur et du consommateur planétaire. C’est le modèle de la bulle, qui ne finance plus l’avenir mais capte la rente, qui prédomine.

Les droits de l’homme (8) sont les héritiers de la foi en la dignité humaine inaliénable que nous a léguée le christianisme. Mais ils n’en sont plus qu’un avatar paradigmatique, repère incontestable dans l’espace publique, entrainant le règne du « moralement correct », du devoir de mémoire et de la généralisation victimaire. On s’apitoie sur la souffrance et en exprimant sa compassion on évite d’agir sur les causes pour simplement gérer les effets par une politique active de communication. Tout cela jusqu’à l’absurde, puisque qu’on en arrive à permettre d’attenter à la dignité de la personne humaine au nom des droits de l’homme.

La nature n’est plus ce grand livre qui, avec la Bible, est le médiateur de la révélation. Elle est devenue le Dieu de l’homme sans Dieu. Alors que pendant des siècles l’homme a voulu la dompter, il refuse désormais d’en être le maître et le possesseur, car il a pris conscience qu’il est capable de la détruire et lui avec. Impuissant par lâcheté, renonçant à sa liberté pour ne pas être responsable, plutôt que de supporter son impuissance supposée l’homme d’aujourd’hui préfère annoncer l’apocalypse. Mais aujourd’hui l’apocalypse ne débouche sur aucun salut. La seule voie offerte est de préserver la planète avec l’homme voire contre lui.

Aujourd’hui on a perdu l’ambition de construire un monde nouveau, on se contente de s’organiser pour vivre ensemble. L’idée de vérité étant morte au profit de celle, fluctuante au gré de l’opinion publique, de morale sociale, il ne reste que la recherche du consensus. Faute de penser la société on se contente d’en panser les plaies. On ne pratique plus les arts libéraux mais la psychothérapie de groupe. Il n’y a pas débat mais discussion dont l’objectif n’est pas d’être fructueuse mais curative. Elle permet non pas de surmonter les conflits mais de les libérer et de les dissoudre. Il en résulte que la politique, c’est-à-dire le débat sur l’avenir de la cité, laisse la place à la gouvernance, à la conduite des affaires. On est entré dans le despotisme doux anticipé par Tocqueville. Comme il n’y a plus de projet collectif il n’y a qu’à laisser le pouvoir aux experts.

Par ces temps nouveaux il y a une sorte d’irruption du chaos dans l’ordre. La colonisation du bien sur le vrai aboutit à une colonisation de la connaissance par la morale. Ce qui est en jeu aujourd’hui, c’est tout simplement de réhabiliter l’aspiration à être, la quête de la connaissance, et de la substituer à l’aspiration à posséder, à la quête de valeurs. Nous sommes dans le temple noir. Le champ du pensable et du croyable est un champ de ruines. Il nous appartient mes frères de ré-enchanter le monde. Pour cela libérons notre désir de perfectionnement spirituel, vouons sans défaillance toutes nos énergies à la poursuite de sa réalisation, afin que notre amour du grand œuvre fasse de nous les serviteurs de la grande cause du renouvellement universel.

La voie hermétique s’offre à nous pour y parvenir. C’est elle qui était proposée par les manifestes car elle permet de sortir de l’impasse en faisant naître une transfiguration du sens là où le regard des experts ne voit qu’une défiguration de la réalité.

J’ai beaucoup trop parlé. Aussi je vous laisse, mes Frères, le soin d’imaginer ce que nous pouvons attendre de la philosophie et de la science pour y parvenir et d’écrire une nouvelle confession.

J’ai dit très Sage Athirsata

Note :
(1) Les numéros en note de bas de page renvoient à la bibliographie.
(2) Ref 17.
(3) Ref 4.
(4) Les extraits des manifestes Rose+Croix sont tirés de la Ref 7.
(5) Ref 1 et 4.
(6) Ref 14.
(7) Ref 19.
(8) Ref 6 et 19.
Bibliographie :
1. Histoire ecclésiastique Fleury 1779.
2. Travail, les raisons de la colère Vincent de Gauléjac Le seuil.
3. La crise de la conscience européenne 1680-1715 Paul Hazard Université du Quebec.
4. Les Rose-Croix et la crise de conscience européenne au XVIIe siècle Roland Edighoffer Dervy.
5. La nouvelle crise de la conscience européenne Laurent Bouvet Texte publié dans France-Allemagne : le bond en avant, Jacques Delors (dir.), Editions Odile Jacob, « Notre Europe », Paris, 1998.
6. Les Lumières et le temps présent Tzvetan Todorov BNF.
7. La bible des Rose-Croix Bernard Gorceix puf.
8. Les Rose-Croix et la crise de conscience européenne au XVIIe siècle Roland Edighoffer DERVY.
9. Le renversement du monde politique de la crise Hervé Juvin Gallimard.
10. La fin de l’histoire et le dernier homme Francis Fukuyama Flammarion.
11. Le libéralisme Le point.
12. Articles Rose croix Antoine Faivre / Guerre de trente ans / Traités de Westphalie Encyclopédia Universalis.
13. Le renard et le Hérisson Stephen Jay Gould Seuil.
14. L’homme sans gravité Charles Melman folio essais.
15. Colère et temps Peter Sloterdij Libella Maren Sellk.
16. Les transformations silencieuses François Jullien Grasset.
17. La voie Hermétique Françoise Bonardel Dervy.
18. La démocratie a-t-elle un avenir ? Charles Taylor Interview dans courrier international N° 1106.
19. L’âge du renoncement Chantal Delsol La nuit surveillée Le cerf.

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