18° #415012

Ce qui est en haut est comme ce qui est en bas

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C’est l’inversion. Quelques exemples :


Il suffit de comprendre ce que l’humanité dit des dieux, et de savoir que c’est de l’homme qu’elle le dit pour avoir une approche du destin de ce dernier.

Tout ce qui est dit de l’au-delà, dans les expressions mystiques et symboliques, c’est de la vie intérieure qu’il faut l’entendre. On attribue à ce qui est hors de soi ce que l’on éprouve confusément.

La collectivité reçoit sa raison d’être, de la condition singulière de chacun. Autre exemple que je propose : la perception du symbole exclut l’attitude de simple spectateur. De plus, notre expérience sensible est à la base des attitudes et perceptions subjectives. Dans ce cas, le symbole ne nous renvoie-t-il pas ce que nous voulons bien lire ? Quelqu’un a parlé de symbole : condensateur électrique : longuement chargé, Il ne décharge en un éclair… Mais le renversement ?

J’ai cru en percevoir un exemple quand nos efforts pour nous connaître nous conduisent paradoxalement à abandonner tous les attributs que l’on avait eu tant de mal à cerner. Comme si on cherchait longtemps quelque chose, et un jour, on le trouve, ou on l’approche, ou encore mieux, n’y pensant plus depuis longtemps on en trouve une explication fragmentaire : cela nous parait soudain dérisoire, inutile. On le rejette immédiatement, tout surpris d’échapper d’un seul coup à la recherche et à î l’utilisation î. On oublie et l’objet (tout un ensemble de rapports) et sa quête, mais on a appris à dominer quelque chose, peut-être cet ensemble de rapporte qui faisaient notre conditionnement.

A vouloir démonter le mécanisme de l’existence et toutes ses épreuves, on échappe à cette existence. On parle à ce moment-là de morts il faut bien s’entendre. Je ne sais si tous deux que ces questions préoccupent imaginent bien une mort initiatique. J’ai la preuve que certaine pensent plutôt à une mort physique.

Une inversion peut-elle se renverser ?

Dans ta dernière lettre, mais comment définir l’existence du moi sans définir ses attributs ? C’est l’inversion (ce qui est en haut-ce qui est en bas), et comme l’inversion se renverse, alors que Dieu est composé de tous les attributs, le moi est composé d’aucun.

Une inversion peut-elle se renverser ?

C’est là une de ces questions qui font se demander si ce que l’on a écrit est suffisamment pensé. Et pourtant, je ne crois pas me tromper en disant qu’il y a là deux opérations différentes. Quand tu regardes ton image dans le miroir, tu as une image inversée et non une image renversée. Quand tu passes d’une nombre positif à un nombre négatif, tu as une symétrie inversée, et non un renversement du sens. Mais tu peux considérer le chiffre négatif, et renverser son sens et tu auras par exemple, une suite croissante – dans le négatif, comme dans le positif, ou une suite décroissante.

Tu peux avoir + 8 et – 8. Mais la suite peut-être +8 +9 +10 et -8 -9 -10 ou +8 +9 +10 et -8-7-6 et de même, tu sais que les images du miroir ne peuvent se superpose bien qu’elles soient inversées, et au contraire que pour les superposer il faudrait pouvoir en renverser une des deux. Ce que dit la formule c’est que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, mais inversé.

Autre exemple : le Roi et le peuple. Le Roi est un, le peuple est foule Mais tous deux sont investis de la légitimité, le Roi par en haut, le Peuple par en bas (Dieu encore). Mais il y a renversement quand le pouvoir exercé par le Roi est exercé par le peuple – la cruauté et la violence deviennent plus visibles mais sont au fond les mêmes dans un cas comme dans l’autre. Mais avec le tyran elles durent, avec le peuple elles sont brutales et momentanées. Ta page de réflexions comporte plusieurs remarques ; qui ne me paraissent, pas toutes équivalentes.

Ex. Le symbole ne nous renvoie-t-il pas ce que nous voulons bien lire ? Sans doute est-il un interprétation subjective , mais elle est conditionnée par le caractère matériellement agissant du symbole. La symbole est chargé par la collectivité, soit, en effet, d’une tradition interprétative. Mais il faut également se placer devant lui comme si î la culture î n’était qu’un handicap, et réinterpréter par la méditation épurée. Par contre, la mort initiatique est effectivement le passage aux enfers, c’est-à-dire, la perception du degré absolu du désespoir, et comme tu le dis, le sentiment que lorsqu’on a trouvé ce que l’on cherche, ce que l’on cherchait perd tout à coup toute son importance. A-t-on dominé ? ou a-t-on laissé derrière soi ? Sans doute ne peut-on dominer que ce que l’on a mis à l’abri des emportements passionnels.

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