A130-2
J∴ P∴ L∴
La Kabbale
Lors
de l’initiation au 13ème degré, dans l’arche royale, nous découvrons des mots
qui nous ouvrent les portes pour arriver jusqu’au centre de l’idée, l’initiation
s’est déroulée suivant un récit basé sur la kabbale.
Au 14ème degré
c’est la commémoration de l’acte initiatique primordial du 13ème, c’est la
dédicace du temple.
Au 4ème nous
avons changé de place, l’axe de la loge devenait vertical et notre démarche se
faisait entre Adoniram la terre le Malkhut et Salomon Khéther le ciel.
Le tableau de
loge nous indiquait le but, le vrai nom du GADLU.
Au 12ème GMA les
travaux se déroulent dans la Boulémie, le lieu où l’on veut ; sur de notre
connaissance, nous n’étions plus à couvert et nous exercions notre volonté sur
nous même, nous construisions notre Temple intérieur.
Mais aujourd’hui,
nous ne sommes plus seuls ; c’est guidé par la main du Chevalier introducteur
que nous avons effectué nos voyages.
Lui seul
possédait la Connaissance ; il savait les mots qui ouvrent les portes et qui
nous ont permis de découvrir le nom ineffable. La parole perdue que l’on ne
peut qu’épeler IOD HÉ VAU HÉ.
Nous sommes au
centre de l’Idée au concept de l’Unité . Aujourd’hui nous sommes autorisés à
pénétrer dans le Saint des Saints.
Au 4ème nous
avons été reçus dans le St des ST mais dans le même temps la simultanéité du
temps nous en avons été rejetés ; mais nous avions la clef.
La clef de notre
Moi intérieur, de notre Malkhut, le chevalier introducteur n’avait pas cette
clef, mais c ‘est en prononçant le mot Malkhut que la porte s’est ouverte et
que vous avez pénétré dans l’arche royale. Nous venons de découvrir la force du
mot, de la parole.
Notre initiation
va commencer dès l’ouverture de la porte à la prononciation du mot Malkhut
(royaume) ; les GMA, chacun porteur d’une torche allumée, guidés par le
chevalier introducteur pénètrent dans le plus grand silence dans le collège
royal.
Lors de chaque
voyage, le cortège est arrêté à chaque point cardinal par l’expert qui tend son
glaive, et n’accorde le passage qu’à la prononciation d’un mot.
Pour le 1er
voyage
IESOD fondement à
l’occident
NETSAH victoire
au nord
HOD gloire à
l’orient
TIPHERET beauté
au midi
Puis au 2ème
voyage
DIN jugement à
l’occident
CHESED grâce au
nord
BINAH
intelligence à l’orient
CHOCHMAH sagesse
au midi
KHETER la
couronne au midi
Ainsi se
terminent nos voyages de Malkhut, la terre, les ténèbres, à Khéther la
couronne, la lumière ; Kéther c’est la source de l’harmonie universelle, de
l’amour.
Mais dès le mot
Khéther prononcé le chevalier introducteur nous a fait souffler les torches que
l’expert sort précipitamment sur le parvis.
Le rideau de
l’orient est ouvert et vous apercevez la lumière à l’orient, 3 lumières sur la
pierre cubique ; 3 lumières sur la pierre d’Agathe.
Le che intro
invite 2 récipiendaires à se prendre par la main, lui-même prend la main du
3ème et le cortège se dirige vers l’orient ; l’expert leur barre à nouveau le
passage et n’abaisse son glaive que lorsque le che int les noms de la sephiroth
de Malkhut à Khéter.
Un silence, puis
il prononce EN SOF( l’infini) alors les flambeaux s’éteignent, le rideau de
l’orient est fermé ; la voûte est plongée dans l’obscurité totale, le chev intr
suivi des récipiendaires se tenant par la main fuient épouvantés en zig zag
vers la sortie du temple.
C’est au retour
que l’orateur comte la merveilleuse légende des 3 mages, qui guidés par
l’initié, initiant Hénoch ont visité la voûte et ont découvert le centre de
l’idée.
Ils sont revenus
sains et saufs après l’épouvante de la 11ème porte, rapportant la connaissance
du mot ineffable, le tétragramme sacré qui était gravé sur une face du bijou de
notre maître Hiram, qui l’avait jeté dans le puits lors de l’ attaque des 3
mauvais compagnons.
L’initiation au
14ème est la parfaite connaissance du 13ème , en vérité nous pouvons considérer
ces deux degrés comme une seule et unique initiation, dont le but est de nous
révéler la parole perdue.
J’aimerai appeler
qu’en initiation la descente dans la terre mère , la matrona correspond à une
Ascension
Déjà au grade
d’apprenti nous étions enfermés au sein de la terre , dans le cabinet de
réflexion( V.I.T.R.I.O.L.)
Au 3ème degré,
enterrés sous un tumulus, au 9ème nous avons rencontré une caverne au niveau du
sol ; enfin au 13ème, une voûte ordonnée, à l’intérieur de la terre, que nous
avons atteint par un escalier tournant de 3,5,7,9,marches( chiffres que nous
retrouvons sur le bijou du 14ème).
C’est au sein de
ces ténèbres ordonnées (ordo ab chao) que nous avons rencontré la lumière.
Nous sommes
devenus GEDVS et le 1er grand surveillant nous précise ce qu’est un sublime
maçon
« il a été
conduit sous la voûte par un cœur rempli de l’amour de la vertu, avec un
profond respect il apport son amour pour la maçonnerie et le désir de se
perfectionner »
« Il doit
combattre l’injustice et être toujours prêt à accomplir le bien ; il voyage par
toute la terre, pour faire connaître la vérité et enseigner la morale de la FM
»
Vous avez reconnu
mes frères le chevalier spirituel que vous êtes devenu ; combattant du bien
soumis à son suzerain, la Juridiction, et luttant seul dans l’incognito pour
transformer le mal en bien.
Étudions
maintenant l’ensemble des séphiroth
Parti de Malkhut,
le monde du concret de la matière, nous avons rencontré au bout du chemin
Kéther, la couronne et nous avons fini épouvantés devant l’aveuglante lumière
de l’EN SOF, le monde de l’abstrait.
Et le rituel pose
alors la question fondamentale :
Est- il possible
de relier
Le fini à
l’infini
Malkhut à En sof
La matière à
l’esprit
Nos ancêtres se
sont posé la question, vous avez vu comment ils l’ont résolue, puisque vous
avez traversé les 9 arches pour atteindre la 10ème ; la kabbale grâce à
l’ensemble des 10 séphiroth qui constituent l’arbre de vie nous permet de
comprendre le chemin.
La kabbale à
travers les sephiroth veut nous faire entrevoir, comme au travers d’un rideau
la réalité et la grandeur du créateur le GADLU et sa lumière càd la
Connaissance.
La kabbale est
une des voies d’accès vers la connaissance, il est évidemment d’autres chemins
pour ne citer que le christianisme, l’islam, l’alchimie, l’hermétisme et la FM.
Définition de la
kabbale
Il dérive du verbe
hébreu quibbel = accepter
C’est
l’acceptation de la parole divine, du message de la loi divine la Thora révélée
à Moise sur le mont Sinai
Dans le terreau
biblique va naître et croître cette philosophie ésotérique, cette pensée
mystique juive, l’ésotérisme étant par définition ce qui est enseigné qu’aux
seuls initiés.
Avant de pénétrer
dans le jardin de la connaissance il nous faut envisager avec respect cette
philosophie et débarrasser notre esprit de tout terme péjoratif tel que monter
une kabbale etc…
Il nous serait
plus facile à nous maçons initiés de pénétrer dans ce domaine métaphysique où
l’esprit cartésien et rationnel risque d’être déconcerté.
De plus la
kabbale a une vision globalisante du cosmos et du temps ; pour elle le temps
n’est pas linéaire, passé, présent, avenir ; l’espace temps est UN il a été, il
est, il sera toujours le même.
Pour le
kabbaliste l’espace temps est éternel, ce n’est pas le temps qui passe, c’est
nous qui passons et il ajoute « acceptons donc le message divin, comme s’il
venait de nous être donné aujourd’hui sur le Sinai »
Chacun selon
notre foi acceptons donc le message divin et traçons notre chemin vers la
vérité éternelle grâce à notre élévation spirituelle et à notre
perfectionnement individuel.
Et le fait que
l’homme fasse parti du cosmos qu’en lui réside un infini parcelle de la lumière
divine, cela donnera une intelligence intuitive du cosmos et de l’unité divine.
Historique de la
kabbale
La kabbale fut
transmise depuis l’antiquité par une longue chaîne d’initiés, pour fuir les
persécutions beaucoup émigrèrent en Espagne, et créèrent de nombreuses écoles
kabbalistiques notamment à Gérone, durant l’âge d’or en Espagne parurent deux
ouvrages fondamentaux : le Sepher Yetsira ou livre de la création et le Zohar
ou livre de la splendeur
Quelques mots sur
le Sepher.
Dans un langage
très obscur, ce livre relate la création du monde à travers les 4 éléments :
terre, eau, air, feu ; sa doctrine repose sur un symbole numérique, et sur les
lettres de l’alphabet hébraïque, chacune de ces lettres possède un sens
symbolique et est dotée d’une valeur numérique.
Aussi, utilisant
ce lien étroit entre les nombres et les lettres, ce livre nous entraîne dans un
océan mathématique, où des lettres ayant valeur de chiffres et des chiffres
ayant valeur de lettres vont se croiser, dans une logique obsédante pour nous
conduire aux 32 sentiers de la sagesse.
Ces 32 sentiers
sont constitués des 22 lettres de l’alphabet ( les 22 cercles du puits)+ les 10
séphiroth (les 10 portes ) ; si à 32 nous ajoutons l’En sof, 1 nous obtenons
33, le REAA est constitué de 33 degrés coïncidence ou analogie
Le Zohar ou livre
de la splendeur
Gigantesque
ouvrage de 3000 pages dont l’auteur présumé serait Moïse de Léon ; cet ouvrage
édité en 1315 est le résultat de la compilation d’ouvrages kabbalistiques forts
anciens. Mais c’est le seul ouvrage post Talmudique qui puisse être considéré
comme un ouvrage canonique.
Il traite de la
genèse, de la vision du char d’Ézéchiel, du cantique des cantiques de Salomon,
du livre de Ruth, et pour ce qui nous intéresse aujourd’hui de l’ensemble des
10 séphiroth.
Définition des
séphiroth
Ce sont des
émanations, des attributs de dieu, les séphiroth ne sont pas dieu, ce sont les
canaux par lesquels se déversent sur les hommes, la grâce divine, la lumière de
l’En sof ; et c’est par le chemin inverse que l’homme par ses prières, par ses
actions bénéfiques remonte du Malkhut vers son créateur.
Pour le Zohar,
ces émanations sont conçues comme les racines de toute existence de dieu, car
au travers des séphiroth, dieu peut être considéré
1 en soi
2 dans ses
manifestations
1 en soi
D’après le Zohar,
avant toute émanation, les seuls termes utilisables pour définir dieu, sont
En sof l’infini
Ou Ayin le non
être
Car dieu est
indéfini, invisible, incoquiscible, inaccessible ; il ne peut avoir d’image ni
de forme, il contient tout et rien et rien ne peut le contenir.
Lors de
l’initiation, les GEDVS découvrent le centre de l’idée, la conception suprême
de l’unité mais comme les assassins d’Hiram ils veulent aller plus loin, trop
vite ; Leurs curiosités les poussent à vouloir ouvrir la 11ème porte et
lorsqu’ils prononcent « nous ne pouvons continuer à l’infini » la 11ème porte
s’ouvre et ils fuient épouvantés poussés par un vent violent, et devant une
lumière aveuglante car l’infini est hors de la portée de l’homme.
2 dans ses
manifestations les séphiroth
Tout ce qui
existe est produit par les émanations de la parcelle de lumière divine, chaque
séphira est un mode de révélation. Les séphiroth sont en quelque sorte les
rayons, les attributs de dieu dont ils manifestent l’activité ; de même qu’une
ombre sur un mur permet d’imaginer la présence du soleil, ou bien une lueur
dans la nuit la présence d’un brasier de même les séphiroth ces lueurs sont les
reflets de dieu. Ces émanations ou intelligence constituent les agents
intermédiaires entre le monde spirituel monde moral et le monde matériel monde
de l’action.
Chez Spinoza les
séphiroth se divisent en 2 catégories distinctes
– celle qui
préside au monde des intelligibles monde de la pensée
– celle qui
préside au monde sensible
Ces deux
catégories ne cessent d’être unies à dieu, comme le charbon à la flamme.
Pour le
kabbaliste, dieu tend à l’homme la chaîne de la
tradition dont il tient une
extrémité, il tend l’autre à l’homme,
il l’engage à lever les yeux vers le ciel
en lui offrant la sérénité de la terre.
Inversement, la compréhension et la
médiation de séphiroth permettent à l’homme
de remonter vers son créateur («échelle
de Jacob )
Donc à travers
les séphiroth, dieu devint accessible, connaissable au travers de ces œuvres,
de ses reflets
Représentation
des séphiroh
Le Zohar les
représente
1 soit sous la
forme de 10 cercles concentriques dont le centre est l’En sof, la lumière
divine qui les traverse
2 soit 10 verres
diversement coloriés que la lumière divine traverse et colore de différentes
manières sans perdre de son éclat
3 soit sous la
forme de l’Adam Kadmon ou Homme Céleste qui s’inscrit parfaitement dans le
pentagramme ou étoile flamboyante
la tête qui donne
les ordres sagesse Chochmah
les bras qui
exécutent force Guévarah
les pieds sur le
sol Malkhut
le Zohar ajoute
la forme humaine
est la forme type réunissant en elle toutes les formes ; il est le complément
et l’achèvement de tout
4 enfin sous
forme de trois ternaires reposant sur la 10ème séphira, c’est cette forme qui
nous intéresse le plus en maçonnerie et que nous trouvons sur le dessin n°1
Cette
architecture des 10 séphiroth représente la vision kabbalistique de la création
du monde ; il existe 4 mondes
1 1er ternaire le
monde de l’émanation Atsilout
2 2ème ternaire
le monde de la création Yetsina
3 3ème ternaire
le monde de la formation Béria
4 la 10ème
séphira le monde de l’action Assyan
Le premier
ternaire
Kether la
couronne
Binah
l’intelligence chochmah la sagesse
Kether ne se
distingue pas d’En sof ou Ayin. C’est la lumière ; mais kether par rapport à En
sof est quelque chose de plus positif ; c’est l’infini qui tend vers le fini.
C’est le néant Ayin qui tend vers l’être ; philosophiquement parlant c’est le
premier pas vers la substance première qui apparaît comme un point initial ou
pur, analogue au point des mathématiciens. C’est le yod( 1ere lettre du
tétragramme). Ce que le zohar exprime ainsi :
« C’est la cause
des causes qui a produit les 10 séphiroth appelant Kether la couronne,
l’origine ; en elle il n’y a pas de limite à l’effusion de la lumière. Kether
est ainsi nommée parce qu’elle est au dessus de toutes les autres.
Elle est le
principe des principes ; la sagesse mystérieuse ; elle représente l’infini
distingué du fini, son nom signifie HIHICH= je suis( qui s’écrit comme le
tétragramme iod hé vau hé)
Je suis parce
qu’elle ait l’être en lui-même,
l’être considéré d’un point de vue,
où
l’analyse ne pénètre pas ; où nulle
qualification n’est permise, mais où toutes
les qualifications sont réunies en un seul point indivisible, le
yod, point
primitif.
Concentration
absolue de dieu ou sa propre substance.
Hegel dit « tout
commence par l’être pur qui n’est qu’une pensée, mais cet être pur n’est que la
plus pure abstraction, c’est un être absolument négatif le non être ». Le Zohar
ajoute, kether la source où tout jaillit, une claire connaissance de la
couronne n’est accessible aucune sagesse, à aucune intelligence .
De la couronne
émane deux séphiroth : binah( intelligence) et chocmah (sagesse)
De chocmach
principe mâle actif émane binah principe femelle passif. Cette opposition de 2
éléments commence avec kether, le zohar veut indiquer la différenciation des
choses, à partir de là commence le développement des choses.
Entre ces 2
éléments opposés, il faut un principe médiateur, qui ramène le binaire au
ternaire. Cette médiation c’est Daat, la science qui n’est pas une séphira.
Chochma la
sagesse ou connaissance, présente une analogie avec l’idée de Platon ; le zohar
dit :
« La pensée ou
l’idée est le principe du tout », chochma est l’univers el prototype sans qui
rien ne saurai exister. Elle est la lumière principielle qui réside en chacun
de nous ; et les différentes purifications et initiations que nous avons vécues
font tomber le bandeau qui nous aveuglait, et dérobait à notre vue, notre
lumière intérieure.
Mais cette
illumination de notre propre raison ne nous est accessible qu’avec l’aide de
Binah : l’intelligence( dans le sens latin de intelligen comprendre).
L’intelligence
faculté qui conçoit les idées et met l’inaccessible à notre portée.
La sagesse,
l’idée, se dégrade en une idée plus accessible, quelque chose comme la pensée
extériorisée l’intelligence ; la science n’est donc qu’un lien entre l’idée
inaccessible et l’idée accessible.
Le zohar compare
: la sagesse chochma à la pensée pure ; l’intelligence binah à la parlée et la
science daat à la parole qui relie l’un à l’autre.
Et le zohar de
poursuivre, cette première triade qui entoure la tête de dieu, comme si l’En
sof avait 3 têtes, n’en forme qu’une seule et parce que dieu est représenté par
le nombre 3, toutes les autres lumières qui nous éclairent de leurs rayons, les
autres sephiroth seront également comprises dans le nombre 3.
En résumé, c’est
l’unité dans l’être et la trinité dans ses manifestations càd la pensée, donc
tout autant que le thème de la trinité.
« Tout est lié
dans un même tout, au point qu’il est facile de voir que tout est un… , celui
qui les représente séparées fait comme s’il détruisait ton unité ».
2ème triade
monde de la
création yetsira
din justice
chesed grâce
guevura force
tipheret beauté
guevurah la force
et chesed la grâce sont reliées par un principe médiateur tipheret la beauté,
qui cette fois est une séphira.
Cette 2ème triade
nous fait pénétrer dans le monde moral, le monde du sentiment, de la qualité.
En effet sans la grâce chised, le monde eut péri par manque d’indulgence, de
pardon. Sans la justice, din, sans la sévérité, la force, guevurah, il eut péri
par mollesse, par relâchement.
La justice,
valeur négative balance entre mérite démérite sans générosité.
La grâce, pardon
ajoute au plateau du bien quelque chose qui vient d’elle-même et le fait
fléchir ; autrement dit la justice répond à notre idée de loi ; la grâce à
celle de l’amour.
Le zohar
transpose ses idées dans le domaine métaphysique ; la substance contenue dans
la sagesse pour se réaliser devait se tenir dans le juste milieu sans le défaut
de la justice, et sans l’excès de grâce, selon une proportion harmonieuse qyi
est la beauté typheret.
Dans l’ordre
moral, la beauté implique la miséricorde, la pitié.
« seule la
miséricorde fait de la grâce et de la justice, un corps uni, un tout »
Pour nous maçons,
cela veut dire que nous devons nous restreindre dans l’usage des biens de ce
monde, nous maîtriser nous même ; et utiliser nos forces vitales avec force
(guevurah) et jugement (din ) ; et nos sentiments doivent être dominés par
l’idéal du beau, garant de l’harmonie universelle tipheret
La 3ème triade
Hod= gloire
netsah victoire
Iesod fondement
C’est le monde de
la formation beria
Nous atteignons
là, l’ordre physique et dynamique.
En effet dans le
1er ternaire l’idée détermine l’essence des choses, le 2ème détermine la
qualité des choses ; le 3ème c’est l’expansion des 2 premiers.
Iesod c’est la
matrice du monde qui est l’aboutissement de toutes les séphiroth.
Dans Platon et
Aristote, la matière est appelée la mère ; yesod amour en tout toute la
substance des sephiroth, il ne les répand pas au dehors, car elle est mère cad
din principe passif.
Iesod base ou
fondement, c’est le cadre, le plan selon lequel se construisent les êtres.
Le maçon
travaillant sur la planche à tracer peut modifier, à son gré le plan de
construction en s’appuyant sur hod, la gloire qui s’identifie avec la logique
d’ordre qui assure le fonctionnement de l’organisme universel.
En remplissant
fidèlement son devoir pour la plus grande gloire du Créateur, afin d’arriver à
la victoire netsah, car pour vaincre il faut être actif et dynamique et
s’associer à la marche du progrès.
Pour réaliser
toutes les sephiroth dans l’univers sensible dans l’univers sensible il faut
une dernière sephira
10ème sephira :
le malkhut ou royaume, c’est le monde de l’action assyah.
L’homme avec son
vécu, son moi intérieur, seul possède la clef de son propre moi ; c’est là
qu’il peut faire c’est à dire agir et qu’il peut le faire.
C’est l’univers
objectif et l’homme doivent sonder l’inconnu à travers la réalité des choses
pour y découvrir les mystères dérobés à sa vue par les nombreuses écorces
matérielles ; Simon Bar Yokai disait « nous vivons sur l’écorce de la réalité
et savons à peine en atteindre le cœur ; car le cœur est au secret de
l’apparent et , le connu n’est que l’aspect apparent de l’inconnu «
Pour terminer
signalons que l’ensemble architectural des sephiroth est encadré par 2 colonnes
A gauche
BOAZ(colonne nord) pilier d’amour blanche( féminine, passive, siège des
apprentis binah, guevurah,hod)
Adroite JAKIN(
colonne sud) pilier du jugement rouge( masculine, active, siège des compagnons,
chochmah, chesed, netsah)
Entre ces 2
colonnes 1 médiatrice ramenant le binaire au ternaire
La colonne du
milieu kether, tipheret,iesod, malkhut.
Après l’examen de
l’arbre des sephiroth, il ne reste plus qu’à examiner 2 autres points : la
décade et le tétragramme sacré.
La décade
Pourquoi les
sephiroth sont dix et non pas 9 et non pas 11, comme le dit le zohar la décade
est symbole de perfection divine, ainsi le nombre des officiers d’une loge
symbolique est de dix, de même pour qu’une prière dans le judaïsme puisse
remonter vers dieu il faut la présence de 10 fidèles adultes.
Décade de
Pythagore
Sur la 1ere ligne
1 point
Sur la 2ème ligne
2 points
3 3
4 4
nous obtenons un
triangle symboles de perfection, c’est la décade ramenant à l’unité d’un tout
relatif ; de même que les sephiroth nous ramènent à l’idée du dieu un .
De plus ce
tétragramme de Pythagore, nous ramenons à un autre tétragramme que nous avons
découvert sur la pierre d’Agathe ; sur la face supérieure adonai ; sur la face
inférieure yod he vau he
Adonai s’écrit
comme le tétragramme sacré, mais c’est un mot substitué qui veut dire seigneur
Le zohar dit «
dieu est le couronnement et la fin de toute chose, il est l’unité première et
la décade »
Yod he vau he
peut se lire adonai : seigneur mot substitué, mais également hihieh= je suis,
hihieh acher hihieh je suis qui je suis, c’est ce que répondit dieu à la
question qui es tu ; et enfin yahved ( jehovah pour mes frères chrétiens)
Si l’on prend la
1ère lettre de yod he vau he
Nous avons yod
Yod +he :yah
Yod+he+vau =yvah
Yod+he+vau+he =
yahveh ( jehovah)
Nous retrouvons
là les mots sacrés du 4ème
CONCLUSION
La thora contient
la lumière divine, et l’a étude des sephiroth montre que la lumière est
essentiellement amour.
Le monde, à
travers l’homme recherche la lumière, mais celle ci n’a de sens que si elle éclaire
celui qui aime et la kabbale fait cette constatation étonnante par la
numérologie ehad dieu 1 =13 valeur numérique
Ahava amour = 13
L’amour, la foi,
l’espérance seront les piliers du monde des Justes.