12° #409012

45 Ans l’Age de la Plénitude

Auteur:

A∴ L∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
NP 05/2006
A la Gloire Du Grand Architecte De l’Univers,

Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
 du Trente Troisième et Dernier Degré du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France

Ordo Ab Caho-Deus Meumque Jus


Sublime Grand Maître et vous tous mes Frères en vos grades et qualités


la planche que j’ai la faveur de vous présenter s’intitule :





J’ai souhaité explorer le symbolisme des nombres, cette analyse sera monapproche de l’âge de la plénitude45 ans puis j’aborderai cette réflexion sur les caractéristiques propres du Grand Maître Architecte.


SYMBOLISME DES NOMBRES



QUARANTE


De prime abord, citons quelques évènements bibliques et d’évangiles.


Le Christ après s’être retiré quarante jours dans le désert, c’est le quarantième coup qui lui fut porté qui lui donna la mort, il monta au ciel après quarante jour de sa crucifixion.
Quelles déductions en tirer ?
Quarante serait significatif de réflexion, de retour en soi, de viabilité et de renaissance donc de passage.


Autre interpellation :
C’est au terme de quarante jours dans la solitude du désert que Moïse scella l’alliance de son peuple avec le Divin. Le déluge dura quarante jours puis Noé ouvrit la fenêtre de son arche, l’ordre après le chaos étant revenu.


De ces exemples ce nombre marquerait-il une étape transitoire vers une approche sereine des choses ?.


Enfin, c’est aussi la durée du règne de Salomon à Jérusalem laissant son empreinte de sagesse, source référentielle de l’hermétisme.


Bien-entendu ce ne sont que quelques exemples, mais je ne puis m’empêcher d’extrapoler ce symbolisme dans ma qualité de cherchant et j’y aperçois évidemment d’étranges corrélations avec mon parcours maçonnique et à for priori celui du grade de G.M.A.



CINQ


Associé au cinq, quarante prend une autre dimension. En effet, cinq est par excellence le symbole de l’homme.
Selon la kabbale, il est le nombre de l’homme parfait.
Il symbolise aussi l’homme Divin de par les cinq plaies du Christ en croix.
Force est de constater qu’il est associé à l’homme en général par les cinq sens, les cinq membres : deux bras, deux jambes, la tête étant le centre. C’est donc un nombre d’équilibre.
Pour Hildegarde De Bingen , cette harmonie se retrouve par la division de l’homme dans sa longueur autant que dans sa largeur, bras écartés, en cinq parties symétriques de manière à s’inscrire dans un carré parfait.
Dans un autre contexte, c’est aussi le symbole de la conscience humaine, quatre (le carré) étant la matière et un l’esprit.
Ce cinq, âge du compagnon est assimilatif à cette relative plénitude : les cinq sens plus la perception.
En effet, si c’est la force de l’homme, celui-ci trouve néanmoins ses limites dans la maitrise de l’Univers, rien ne lui est acquis, la perfection restera un but en soi.



QUARANTE CINQ


Faut-il rappeler pour l’anecdote les caractéristiques particulières liées à ce nombre ? En effet, le cumul des nombres croissants et décroissants des neufs premiers nombres à savoir 123456789 et 987654321 donne 45 et en soustrayant entre eux ces deux nombres, le résultat donne 864197532 dont la somme de chaque nombre est aussi égale à 45.


L’association de quarante et de cinq présente les caractéristiques symboliques précitées assemblées. Toutefois, cette complémentarité ouvre de nouvelles combinaisons et de nouvelles perspectives d’interprétation.


Bref, en cumulant les quelques interprétations symboliques de quarante et de cinq, cela suppose entre autre : la réflexion, la viabilité, l’homme équilibré, le rapport matière et esprit etc.…


Donc 45 ne serait pas une finalité en soi mais laisse supposer outre les conflits omniprésents entre forces de l’esprit et de la matière, la recherche constante de la spiritualité.


Ainsi, le compas ouvert à quarante cinq degrés est une invite à parfaire l’équilibre avec le cosmique, il sert à tracer des cercles, symbole de la Connaissance.


Une autre formule géométrique est tout à fait significative de la compréhension par le symbole, celle du triangle. En effet, la somme des angles est de 180 degrés. Or, si un angle a la valeur de 90 degrés il va de soi que les deux autres forment chacun 45 degrés. C’estl’équerre portée par un Vénérable Maître, celui qui comprend et qui sait, le sage en quelque sorte.


En guématrie, l’équivalent du numérique 45 en hébreux est nem et hé. Hé est le principe passif, le non-moi. Quant à nem «  ma » lié à Hé signifierait quoi ? Qui est l’Architecte ?
Selon Charret, c’est un rayon solaire versant sur la terre l’eau donc la vie, l’âme, l’esprit. Pour Eléazar de Worm, kabbaliste, c’est le Souffle.


En ce qui concerne la vie en elle-même, elle est conditionnée par la nature. En effet, neuf mois (4 et 5) est la durée de gestation de la femme. C’est le commencement. Une référence maçonnique pourrait être attribuée aisément à celle de l’initiation. En effet, nous avons tous été dans le cabinet de réflexion, la caverne, le ventre de la mère. Puis, nous nous sommes recroquevillés pour passer la porte : la naissance, enfin nous avons subi les épreuves : la douleur de l’accouchement pour apercevoir la lumière, c’est par son initiation que le récipiendaire recevra une plénitude première.


Neuf c’est aussi la perfection sur les trois plans, physique, mental et spirituel, une perfection cyclique en mouvement perpétuel : trois fois trois pour faire neuf.


Puis, l’âge nous rattrape 3, 5 et 7 ans et plus : l’enfance, l’adolescence, l’adulte soit l’apprentissage, le travail, la maîtrise donc la plénitude de l’homme. Selon ma perception des choses, 45 ans est tout à fait significatif du grade de Grand Maître Architecte car 45 c’est le symbolisme du carré de trois par puissance 5. Trois, âge de l’apprenti, porté à la puissance deux c’est à dire neuf, nombre de la maîtrise multiplié par cinq, âge du compagnon, ces trois âges sont ceux des trois premiers degrés. 45 ans serait alors l’âge de la possession de ses moyens sans que ce soit pour autant l’aboutissement. Il y aurait donc une forme de jouissance des acquis et de ses applications dans ce grade.


Quoiqu’il en soit pour terminer cette première partie je pense que tout nombre est englouti par le Un, principe universel.


Cette jouissance est-elle une fin en soi ? Rien n’est moins sûr. La quiétude de l’esprit voire l’âge de la plénitude est un état à nuancer. Pour cela je vous invite à concevoir cette perception par l’analyse du processus d’évolution au grade de G.M.A. lui-même


LA PLENITUDE



Deux remarques préliminaires, c’est la première fois que l’âge est qualifié, 45 ans l’âge de la plénitude, et que le Je est employé «  je veux et je construis », nous verrons le pourquoi par ce qui suit.


SON EVOLUTION


Le G.M.A se substitue à Hiram aidé par ses Frères de cordées. Il est maintenant un concepteur, un maître architecte. Il peut réaliser ce qui était embryonnaire au grade de Maître (7 ans et plus), il n’est plus un simple architecte mais un géomètre de son propre édifice et ne peut se satisfaire seulement de sa propre connaissance intérieure, de la construction de son propre édifice, de son Moi. L’égo étant maitrisé, il se consacre à son approche vers le TOUT, pour cela il s’extériorise par la réflexion et l’action.
La qualification de son âge nous autorise à penser que le Maître s’est doté d’atouts favorables à son évolution spirituelle et qu’il a su franchir les épreuves ; l’âge des passions fait place à l’âge de responsabilité et d’action. En effet, après le tumulte des grades précédents tels la passion ou la vengeance, il possède maintenant des acquis indéniables et de nouveaux outils évolués : les trois compas, l’étui mathématique, la planche à dessins et tous les autres outils Loin de vivre sur ses acquis, il adopte une attitude active et passe ainsi de la phase destruction à la phase construction. Il possède la maitrise et peut construire. « Je veux et je construis » implique un état volontariste et actif .Il OSE. La « création pure » c’est la sublimation du Maître constructeur sans pour autant être au sommet.



SES APTITUDES


Pour accéder à ce grade, le maître n’a fait aucun voyage puisqu’il maitrise la sphère de ses actions créatrices. De la planche à tracer il utilise maintenant la planche à dessins. Il connaît le plan et pratique l’art du tracé, affine les traits, use de la circonférence pour œuvrer ainsi jusqu’à son centre, dans sa propre conception spirituelle pour libérer la matière et l’esprit. Dans l’art du trait, son expérience le mène maintenant à la conception de plans, d’une à deux dimensions puis de cette surface il élaborera la troisième dimension, le volume. Il pourra aussi projeter toute ligne verticale hors de ce plan se qui se traduirait par des aptitudes à relier ciel et terre. Ce processus déclenchera une complémentarité de son architecture intérieure à une construction harmonieuse. L’ouverture des branches de son compasn’est plus limitée sur le champ de la connaissance pour lui permettre de s’élever à la rencontre du Principe, l’éclosion de la sagesse sans pour autant en avoir une totale maitrise, il n’en utilise que les instruments.


SON ŒUVRE


Sa transformation ou plus exactement son évolution a été progressive et prudente mais sans cesse axée vers plus de réflexion, de précision, d’efficacité et de richesse. Il a l’âge de ses possibilités pour une plénitude de ses actes et pensées. Il a approfondi l’essence de toute chose et se qualifie à juste titre d’entrepreneur, artisan puisqu’il agit avec fermeté dans ces décisions. Son être spirituel est organisé et structuré, il est maître de lui-même. Sa persévérance, sa discrétion ont été des ingrédients de la plénitude de sa perfection. Il s’évertue à améliorer sa propre structure pour la continuité de son surpassement, de l’étendue de ses compétences pour assurer la continuité de l’œuvre initiatique.
Il est libre de ses actions tantôt seul, tantôt avec ses Frères. Il œuvre dans l’archiloge ce lieu où commencer et régner sont des verbes significatifs de son état mais il devra persévérer dans ce lieu ou « l’on veut » la boulomie, c’est à dire son Temple intérieur.
Il travaille à l’heure où le Génie parle en lui, son action commence dès l’apparition de la Lumière, c’est à dire lorsque son inspiration lui est dictée par le Divin puisque toutes les conditions requises pour la recherche de l’harmonie dans l’Universlui sont profitables, son action sera dictée à bon escient, avec logique et sagesse. C’est ici et maintenant avec l’espace temps.
Il œuvre en toute quiétude, en ataraxie, conscient de ses possibilités incommunicables à celui qui appréhende la quintessence par son inaptitude, c’est pourquoi l’archi loge reste ouverte.
Son devoir sera axé vers la transmission et la continuité de la Tradition, car ce que l’on garde on le perd, il projettera la Lumière.
Son âge de plénitude lui confère également le privilège d’être dans le domaine du réalisable, du possible, non point que ce soit une fin en soi, bien au contraire, mais cela peut signifier une prise de conscience d’être en phase décroissante pour une appréhension spirituelle du Haut avec le bas, c’est à dire du Zénith au Nadir, point de l’approche du vide, de l’Orient éternel. A ce titre, il est au milieu de toute chose, siège des énergies, il est dans un milieu supra temporel. Mais son travail n’aura pas de fin. En effet, il passe de l’ensemble des décisions dans la voie spirituelle sans pour autant la trouver.


CONCLUSION



La plénitude est la combinaison de résultantes par les acquis du travail entre autre de la maitrise de l’art du trait donc de sa propre structure ordonnée, et, de la logique et de l’intelligence, de l’équilibre entre matière et esprit donc de l’expérience et de l’âge. C’est l’état d’un être intégral.
Le transit de la phase d’involution puis d’évolution a engendré le processus de projection et de création. le G.M.A. est maître de lui-même, architecte de son existence. Il axe son travail de l’extérieur grâce à la maitrise des réflexes et pulsions, orientée vers le bien, le beau et le vrai par une action réfléchie. Doté de nouveaux outils complémentaires il peut se prévaloir des qualités requises pour assurer la Tradition et œuvrer à la Gloire du Grand Géomètre de l’Univers. Il veut et il peut, il ose et il construit, il est créateur.
Il a l’âge mature à la force de l’âge, 45 ans et travaille lorsque le génie parle. Jusqu’ici, son travail avait consisté à se connaître lui-même et à travailler sur sa pierre brute, la nouvelle phase consiste à une action de transmission et de rayonnement. Sa fonction de G.M.A. si elle est complémentaire au travail fourni est évolutive et active. Au milieu de sa vie, il se situe dans un degré charnière, entre la naissance et mort, il a l’âge de la plénitude, du juste milieu. Si le G.M.A. possède la plénitude de ses moyens, la question reste à poser : où va t-il ?


J’ai dit


A L





SYNTHESE



Le nombre quarante marque entre autre une phase de réflexion pour une transition, un passage du chaos à l’ordre. Cette approche sereine va de pair avec le cinq, signe de l’homme dans l’harmonie vers la perfection. Enfin, le quarante cinq qui ne serait pas une finalité en soi, quarante cinq scindé du quatre et cinq pour refléter l’accouchement de l’esprit, la naissance ( le neuf ). Ce symbolisme fait ressortir également les principes ternaires et les différents âges des grades antérieurs.


Mais tout nombre est englouti par le UN, principe universel.



Doté de nouveaux outils complémentaires, il use aisément entre autre de la mathématique et de la géométrie, c’est à dire des qualités requises pour la plénitude de son œuvre.


Il a l âge de ses possibilités. Dans ce grade, l’âge est qualifié : l’âge de plénitude. le G.M.A. possédant la maitrise devient un concepteur et un créateur. Il est actif puisqu’il veut et il peut.Il œuvre à la complémentarité de son architecture intérieure à une construction harmonieuse et pour la continuité initiatique. Il est libre de ses actions tantôt seul, tantôt avec ses Frères dans une pleine conscience d’être dans la force de l’âge. Il œuvre en archiloge, lieu de commencement et de règne, dans la boulomie, lieu ou l’on veut : son Temple intérieur.


Il veut, il peut et il ose , il construit (Je).



Il est en point de jonction phase croissante et décroissante pour une approche spirituelle du haut avec le bas, vers le TOUT mais aussi vers le vide peut-être aussi qualifié du TOUT : l’Orient éternel. Ses acquis lui permettent de projeter la Lumière et d’approcher la paix intérieure.

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