La boulomie
D∴ L∴
A L G D G A D L U
Au nom et sous la juridiction du Suprême Conseil
des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
du 33ème et dernier degré
du R E A A
pour la France
Ordo ab chao – Deus meumque ius
– Un riche laboureur, sentant sa mort prochaine, fit venir ses enfants et leur parla sans témoin : « gardez-vous leur dit-il, de vendre l’héritage que nous ont laissé nos parents, un trésor est caché dedans ! »…
9ème fable du Livre 5 de Jean de la Fontaine ; 5 fois le carré de 3 : c’est la formule donnant l’âge du G M A.
Il n’y a pas de hasard, cette fable allégorique est une métaphore qui correspond parfaitement au G M A dans l’Archiloge ou Boulomie dont il sait, peut et veut prendre conscience de toute la richesse. Rien n’est caché, tout est sous nos yeux mais surtout « dans » nos yeux. Le G M A évolue dans son Temple cosmique, celui qu’il veut construire pour Soi et que tous les non-initiés ne voient pas, il a pris progressivement conscience du pouvoir de son vouloir sur ce qu’il construit dans le présent immédiat de son environnement quotidien.
Ce Pouvoir n’est pas le sien, petit pouvoir de son égo, c’est le génie qu’il laisse vouloir et qui, dès lors, s’exprime par lui. le G M A est comme l’artiste s’effaçant devant l’œuvre qui sort de l’âme de ses mains, de la partie de lui-même qui a du Génie, qu’il entend laisser s’exprimer mais qu’il est incapable ni d’expliquer, ni de dompter par la raison.
Boulomie, l’endroit où l’on veut…
Y aurait-il un endroit ? Je n’y trouve de sens que dans la langue des oiseaux : « EN DROIT » que je rapproche alors de Droit et Justice.
Ce qui est droit est juste, le G M A se veut Droit et Juste, la Boulomie est siège de Droiture et de justesse et le G M A est ce siège où il veut se tenir debout, vertical et droit.
L’endroit où l’on veut : le Vœux est un désir ardent. Il faut vraiment, je dois, je souhaite et je désire ardemment laisser fonctionner mon imagination, pas mon esprit inventif mais l’intelligible de mon esprit, ce « JE VEUX » ne fait intervenir aucune véléïté volontaire c’est aussi « JE PEUX » qui sous-tend l’action, j’agis.
Ne cachant rien et ouvert à tout et tous, le G M A ne suscite aucune convoitise, aucune mauvaise intention chez celui qu’il « rencontre », mais l’envie de l’accompagner sur ce chemin et chez ceux qui sont moins éclairés, l’envie de gravir les 3 degrés de la connaissance : Apprentissage théorique ; Apprentissage empirique et oubli !…
Mais pour oublier, il faut avoir une parfaite maîtrise de l’acquis : Dans les anciennes instructions, on trouve détaillé le savoir encyclopédique du G M A : A la question – Quelles sont les sciences qu’un G M A doit posséder (et pas seulement connaître) ?
Le G M A répond – Il y en a plusieurs qui ont connexion les unes avec les autres et qu’on ne peut se dispenser de posséder si l’on veut exercer l’architecture dans toutes ses parties : l’Arithmétique, la Géométrie, la Trigonométrie, l’Optique, la Catoptrique, la Dioptrique, le Dessin, la Perspective, la Mécanique, la Tactique, l’Hydraulique, la Géographie, la Chronologie, la Coupe des Pierres, celle des Bois, celle des Mesures, la Physique, la Musique et enfin l’Architecture.
Ainsi, ayant assouvi son désir d’apprendre et de savoir, le G M A veut, il prend le risque d’aller au-delà de l’appris, au-delà de la sécurité du savoir et de l’expérience, il n’a pas un regard neuf, il a un autre regard, un regard ou plutôt l’intime perception du dévoilement progressif de ce qui a été, est et sera toujours sous ses yeux.
Cette Archiloge, cette Boulomie nous fait prendre conscience que la Connaissance ne s’apprend pas mais se découvre petit à petit, ce qui est illustré par le fait qu’elle ne devient perceptible qu’au 12ème degré, après un long travail d’apprentissage et de découverte progressive du Soi par l’effacement tout aussi progressif des lourds drapés de l’égo.
Il suffit, il faut et je veux agir ICI et MAINTENANT c’est vouloir et avoir une autre façon de sentir ou mieux de ressentir son environnement tout ce que nous vivons et aussi et surtout ressentir où s’arrête cette perception. Où sont les mûrs, les portes de notre perception ? Sachons où s’arrête cette perception pour aller au-delà. Alors, telle la Boulomie, laissons ouvertes portes et fenêtres et agrandissons notre espace.
Jack KORNFIELD a dit : « nous devons tout particulièrement apprendre à diriger notre attention sur les zones barricadées de notre existence ».
Aujourd’hui, où s’arrête mon environnement ? ma perception ?
La 1ère réponse qui me vient de la raison, de ma réflexion, de tout ce que j’ai appris et vécu jusqu’alors doit-être écartée, ce n’est pas évident mais c’est « simple » comme le dit la Bible : heureux les simples d’esprit car le royaume des Cieux leur appartient… Le G M A que je suis doit laisser faire naître la curiosité, l’envie de dépasser ces notions que je qualifierai de certitudes et cette nouvelle curiosité ne va pas dans le sens commun de découverte du macrocosme vers cet environnement qu’est notre univers au sens terrien du terme et dont fusée et vaisseau spatial ne font que mieux nous confronter au vide abyssal de nos connaissances, cette nouvelle curiosité ne va pas non plus à l’inverse dans le sens du microcosme et de l’infiniment petit comme par exemple la curiosité de la médecine sur les microscopiques microbes qui peuvent s’installer en nous et créer des désordres ou renforcer nos défenses immunitaires…
Non, non, non la curiosité du G M A l’emmène vers un autre univers hors temps et espace et, par réminiscence vers le comment de notre existence. Mais ceci est simple et naturel, c’est un dépassement que je qualifie de physiogogique, un dépassement des repaires d’un monde ancien devenu trop étroit vers un Universalisme où l’on veut, où science et conscience sont enfin réunies pour l’Essence-Ciel !…
La Boulomie est un lieu sans borne et sans frontière : Tous les repères d’antan portent un nom nouveau de sorte que, d’une part les non-initiés ne peuvent pas s’y reconnaître et d’autre part le G M A doit et veut tout réapprendre, tout repenser, tout reconstruire dans sa conscience nouvelle, il doit reconstruire ou plutôt construire lui-même et en lui-même ce qui a été construit à l’insu de son plein gré ; et pour cela il lui faut tracer sur un support virtuel un plan dématérialisé qu’il s’engage envers lui-même à faire apparaître tel le magicien d’Oz pour qu’enfin l’harmonie règne en lui et par lui…
Les repères (bibliques) et les directives (hébraïques) s’effacent au profit de la philosophie (grecque), de la réflexion profonde qui est un appel au libre arbitre et au sens artistique (divin) que chacun détient enfoui au fin fond de lui, au fin fond de son cœur, au fin fond de son âme. Le G M A EST le Temple, la Boulomie signifie que le G M A ouvre sa nouvelle conscience à son environnement, n’érige plus aucune barrière entre lui et l’autre et s’intègre parfaitement à son nouvel entourage. Pour le G M A que je suis, l’enjeu est de vivre les symboles alors que jusqu’alors ils n’occupaient que ma pensée. Je veux et je construit signifie que la connaissance est en moi et cette connaissance n’est accessible qu’à ceux qui en ont également la conscience.
Vouloir n’est rien, c’est une pensée comme une autre qui ne fait aucunement grandir, pour saisir l’au-delà, pour se dépasser et exister, il faut non seulement être Maître d’œuvre mais aussi être Maître d’ouvrage et alors la construction de mon Archiloge, l’endroit où l’on veut s’opère en moi ; le dépassement est triple :
Dépassement de la volonté en tant
que produit de l’égo ;
dépassement de la raison en tant que process moral ;
dépassement du moi pour le SOI, de l’amour
affectif pour l’Amour Divin, de l’Eros pour
l’Agapè.
Le plan de ma Boulomie est tracé mais progressif et sans planning chronologique, c’est le règne de l’ICI et MAINTENANT…
Et c’est ce que je veux vous dire T Ill F et S G M