12°
#409012
Le grand maître architecte recherche
Non communiqué
A
LA GLOIRE DU GRAND ARCHITECTE DE L’UNIVERS
AU NOM ET SOUS LES AUSPICES DU SUPREME CONSEIL DE FRANCE
ORDOABCHAO – DEUSMEUMQUEJUS
RITEECOSSAISANCIENETACCEPTE
LIBERTEEGALITEFRATERNITE
Le grand maître architecte recherche
la connaissance dans l’étude de la géométrie
AU NOM ET SOUS LES AUSPICES DU SUPREME CONSEIL DE FRANCE
ORDOABCHAO – DEUSMEUMQUEJUS
RITEECOSSAISANCIENETACCEPTE
LIBERTEEGALITEFRATERNITE
Le grand maître architecte recherche
la connaissance dans l’étude de la géométrie
Prologue :
Mes très chers frères. J’ai commencé à écrire cette planche en Septembre dans un lieu féerique à l’autre bout du monde, et même dans ce que l’on pourrait définir comme étant un: « Paradis sur terre » et bien, même là, la « Maçonnerie » était toujours présente… ! Elle m’accompagnait donc avec son lot d’interrogations « existentielles »
Je pourrais donc paraphraser Jean D’Orgeix en disant : « Maçonnerie, quand tu nous tiens »
Pour en revenir à l’étude de la géométrie, au grade où nous sommes, je voudrais en tout premier lieu rendre hommage à un ami qui se plaisait souvent à me dire que :
« Toute pédagogie est à base de répétition »
Mais, si celle-ci se reformule parfois différemment afin de mieux se faire comprendre, elle se doit aussi de tenir compte de « l’évolution du sujet » sous la houlette du pédagogue.
Cette thématique de répétition, nous la retrouvons dans notre démarche, il y a en effet une « analogie » forte dans la conduite de notre cheminement entre ce qui nous est transmis dans les trois premiers degrés et ce qui est transmis dans les loges de perfection.
Même siAnalogie n’est pas identité, on peut néanmoins faire le parallèle entre la démarche qui est la nôtre au grade d’apprenti, de compagnon et de maître en loge bleue et celle qui nous est propre au 4e, 12e voire probablement 14e degré en loge de perfection..
L’une ouvre ses travaux et fait prêter serment sur la Bible ouverte au Prologue de Jean, et l’autre sur l’Ancien Testament au Livre des Rois… La structure d’encadrement, si vous me permettez l’expression, est la même, et j’ose le dire, l’intérêt de la démarche qui est la nôtre procède du même esprit !
Donc, si le raisonnement par analogie tient ses promesses en la circonstance, nous pourrions le développer de la façon suivante :
Que demande-t-on à l’apprenti ?
Tout d’abord de « Mourir aux préjugés vulgaires », de Tuer le vieil homme qui est en lui pour renaître débarrassé de ses « scories » à la démarche initiatique.
Pour cela il est astreint au silence et doit développer ses capacités d’écoute et maîtriser ses passions.
Parallèlement, que demande-t-on au quatrième degré ? Eh bien, justement, on nous fait comprendre que ce n’est pas parce que l’on a en quelque sorte accompli notre parcours en loge bleue, que l’on peut penser détenir une part de vérité ou alors une toute petite part, et nous ne sommes ici en effet qu’au début d’un nouveau cycle. D’ailleurs on nous dit bien que nous ne faisons qu’entrevoir la lumière d’où le symbolisme du voile, et qu’il nous faut plutôt cultiver le doute que les fausses certitudes ( Vous ne vous forgerez pas d’idole, et ne tiendrez pour vrai etc … ) on insiste aussi sur le fait que même si notre croyance en la perfectibilité de l’homme est à la base de notre démarche, nous resterons toujours limités et ne pourrons tout au plus que nous approcher de la Vérité sans jamais pouvoir l’atteindre
Cependant, comme souligné précédemment, Analogie n’est pas Identité et la démarche, si elle se répète, cette répétition n’est pas une redite, mais une présentation différente de notre travail, présentation qui intègre … « Même s’il nous faut garder une modestie certaine en la matière… » Le fruit du travail qui fut le nôtre au cours de notre premier parcours ( J’allais dire cycle de notre initiation) , et le complète par le développement de la spiritualité et la notion de dualisme
La spiritualité qui se fait jour au troisième degré est ici renforcée, le passage au grade de maître marquant une étape charnière et nos symboles au lieu d’être d’essence électivement matérielle sont devenus plus abstraits, tels cette clé qui n’aurait aucune chance de fonctionner dans le monde matériel doit nous ouvrir les portes de notre progression
Si nous continuons notre réflexion, que nous demande-t-on au grade de compagnon ?
Tout d’abord après avoir en tant qu’apprenti fait la démarche vers l’intérieur de nous-mêmes, nous devons nous ouvrir maintenant à l’autre, et reconnaître en lui la profonde égalité de tous les hommesmais aussi de cultiver l’étude des Arts Libéraux : Musique, Architecture .. etcEtrechercher la connaissance comme le firent dans leurs enseignements successifs les grands initiés : Pythagore, Socrate, Jésus ……….
Quelle est donc de notre situation au 12e degré ?
Après le « traumatisme » de la mort d’HIRAM, les frères du 4e degré ont dû se ressaisir, ne pas abandonner leurs tâches ( Il n’est pas nécessaire d’espérer pour entreprendre ni de réussir pour persévérer… ) Puis la justice a été rendue, et les assassins châtiés par Salomon
Il nous faut maintenant reprendre l’œuvre et continuer la construction du temple
En la circonstance, l’étude qui sera la nôtre ne sera plus les Arts Libéraux, mais celle de la recherche de la « Connaissance par l’étude de la géométrie »
Nous sommes en effet au 12e degré, censés être des Maîtres suffisamment accomplis pour « Recopier les plans du temple » c’est-à-dire capable de pérenniser cette démarche, même s’il n’est pas encore question de l’achever.
Or pour recopier des plans encore faut-il les comprendre, trouver parmi ceux-ci le fil directeur. On nous dit bien d’ailleurs : Le GMA recherche la connaissance par l’étude de la géométrie.
La question est donc : En quoi la géométrie peut nous aider à acquérir « la connaissance » et quels sont ces plans que nous sommes censés recopiés ?
Mais tout d’abord qu’est-ce que la géométrie, d’où elle vient-elle ? Et quelle est son essence. ?
Je me rappelle un de mes professeurs qui avait dit un jour : La géométrie est fille du Nil, en effet dans l’Égypte ancienne, la vie était marquée par ce fleuve puissant et ses crues annuelles, celles-ci apportant à chaque fois le limon nécessaire à l’agriculture en permettant à une époque ou on ne maîtrisait qu’imparfaitement les engrais, de régénérer les terres de cette vallée. Apportant ainsi nourriture et prospérité à ses habitants.
Mais après le passage de la crue, une bonne part de ce qui « avait été » avait disparu noyée sous celle-ci… Comment donc retrouver les limites de propriété des uns et des autres, après ce Chaos, il fallait remettre de l’ordre dans tout cela ( Ordo ab Chao ) et réunir ce qui était épars … C’est donc grâce à la maîtrise de la science géométrique que les Scribes de Pharaon arrivaient à rendre à chacun son dû et par la même sa part de travail.
On le voit donc, la géométrie était en quelque sorte le triomphe de la raison sur les passions, ce qui permettait de réorganiser les choses dans un esprit de justice et d’équité, en réaffectant a chacun son dû au-delà des désirs, passions ou convoitises individuels.
Quels sont donc aussi ces plans que nous sommes censés recopier ? Il ne saurait être question de plans matériels d’un temple tout aussi concret, par contre le « Temple » auquel nous faisons référence dans notre démarche, c’est bien notre « Temple intérieur », c’est-à-dire notre personnalité que nous cherchons à développer et structurer
Tout comme au premier degréon nous a demandé de « Tuer le vieil homme » pour ensuite s’ouvrir aux autres, au second degré … Au quatrième degré après avoir été en quelque sorte « recadré » on nous a transmis jusqu’au 12e degré toute une série de valeurs et de directives de vie qu’il nous faut maintenant maîtriser.
C’est donc une démarche de planification, identique à celle utilisée dans l’étude de la géométrie, faite de rigueur et de logique, ainsi que de déduction, que nous sommes appelés à utiliser. Nous pourrons donc ainsi mettre un peu d’ordre dans le désordre apparent qui est encore le nôtre, etnous nous appliquerons à planifier la construction de « Notre Temple intérieur » en y incluant les notions de Devoir au delà d’une éventuelle récompense, de Prudence, de Justice et de Châtiment que nous avons abordé tout au long de notre parcours dans les précédents degrés.
En conclusion, comme toujours, la Maçonnerie ne nous impose pas de dogme, mais nous propose une méthodologie de travail. Cette dernière s’appuyant d’ailleurs sur une double thématique :
–Les valeurs que l’on nous a proposées à l’étude, que l’on pourrait définir comme étant les plans ou schémas que l’on utilisera pour la construction de notre être intérieur après les avoir travailler
–La nécessité de laisser du temps au temps, il faut en effet commencer par recopier ces plans, c’est-à-dire bien les comprendre, avant qu’un jour futur nous puissions les incorporer dans notre architecture personnelle, et acquérir ainsi en quelque sorte la « Maîtrise » de notre démarche, ce qui ne se fait que par un processus de maturation, d’où justement cette démarche d’initiations successives
Ce temps qu’il nous a fallu prendre, nous a donc en quelque sorte amené au bout d’un processus commencé au troisième degré.
C’est à ce degré là que nous nous sommes engagés sur la voie de la spiritualité, et que nous avons commencé à construire le Maître qui doit renaître en nous après la destruction opérée par la mort symbolique d’Hiram. Cette reconstruction s’est faite au quatrième degré avec la recherche de la parole perdue, et avec les valeurs des degrés suivants tels que Prudence, Justice et Châtiment. Pour enfin aboutir au 12e degré où le Maître Maçon finit son parcours en structurant tout cela dans une démarche identique à celle utilisée dans l’étude de la géométrie.
Ensuite ce ne seront plus des grades de Maître * qui seront conférés mais des Grades d’Elus, on est donc encore une fois probablement au début d’un nouveau cycle
J’ai dit
B F
* Maître Secret … Maître Elu des 9 … Grand Maître Architecte
Notes personnelles ne figurant pas dans la planche ….
( Tenir le temps imposé )
Le troisième degré n’est pas un aboutissement mais le commencement de la démarche du maître ( sub…limens Sublime Maître Maçon ) il marque une rupture avec les deux grades précédents, et pour la première fois apparaît le mythe d’Hiram.
En refusant d’accéder à la demande des trois mauvais compagnons, Hiram marche au-devant de sa mort, et ce faisant il nous prive de trois éléments de réponse :
–Le mot des Maîtres que l’on essaie de lui extorquer par la force, c’est-à-dire la « clef » qui permettait d’accéder à la chambre du milieu
–Il est dit dans le rituel : « Hélas, lui seul possédait le secret de l’œuvre en cours d’exécution » avec lui disparaissent les plans, c’est-à-dire la
« Géométrie du Sacré » nous privant ainsi de la « Connaissance »
–Enfin, sa mort nous enlève la capacité de terminer l’œuvre, c’est-à-dire la « Construction de Notre Temple »
N’oublions pas cependant que le mythe d’Hiram, est aussi une renaissance :
« Le maître est retrouvé, et il reparaît aussi radieux que jamais »
Le nouveau maître ainsi « Constitué » et se doit de retrouver ses trois fondamentaux, en effet : Ce n’est pas tellement sa mort qui transcende Hiram mais surtout sa renaissance en la personne du nouveau maître, celui-ci va donc devoir successivement :
–Retrouver l’accès de la chambre du milieu, il le fera grâce aux « Mots Substitués » ( Il faudra quand même les retrouver un jour, cette recherche étant l’objectif assigné au quatrième degré )
–Comprendre les plans de l’œuvre en cours, vérifier que l’exécution correspond bien aux plans initiaux *, c’est ainsi qu’au 12e degré par l’étude de la géométrie il cherchera la « connaissance »
–Enfin il est probable qu’ensuite il continuera sa démarche pour achever l’œuvre que constitue la Constructions de son Temple Intérieur
* Il est intéressant de noter qu’au 12e degré réapparaissent les symboles des deux premiers degrés, Equerre, Compas, Règles, Demi-cercle, Niveau etc …
4Degré :Vertu : Le Discernement
5Degré : Vertu : Maitrise de Soi
6Degré : Vertu : La Vidilance
7Degré : Vertu : L’Equité
8Degré : Vertu : La Persévérance
9Degré : Vertu : Le Courage
10 Degré :Vertu : Travail & Zèle
11 Degré : Vertu : Le Métite
12 Degré : Vertu : La Droiture & Dévotion ( Transmettre )