Propos pour l’accession au 12ème
R∴ D∴
Mon accession à ce grade reste pour moi un des meilleurs souvenirs de mon parcours maçonnique.
C’est bien que nous ayons décidé de le conserver.
L’architecte
maîtrise « l’art de construire » : juxtaposition de deux termes
opposés.
L’art, c’est l’évocation de la liberté, de
l’absence de contrainte, de la
notion de l’esthétique, c’est ce qui touche à
l’immatériel…
Construire, c’est la notion des réglementations, des normes, de la gestion, du planning, et des réalités économiques.
Concilier
l’inconciliable, c’est la force et la richesse de notre profession.
Construire à l’écoute du client, de ses
préoccupations et de son programme est
notre premier objectif.
Notre plus value est d’intégrer « l’art » à cette
réalité et non
l’inverse, à travers la valorisation des sites, la logique
des structures, la
vérité des matériaux et la
création.
C’est dans le dialogue entre l’architecte et son client que
naît une
architecture. L’objectif est d’arriver à une symbiose entre
les deux
partenaires pour créer une association durable et
réciproquement profitable, où
chacun apporte ses compétences dans une confiance mutuelle.
L’architecture dépend de la réussite de cette
collaboration où chacun est
maître, d’ouvrage et d’oeuvre.
Vous venez de passer du 4ème au 12ème grade.
L’ambiance est différente. Pas de couvreur à ce grade …
Les communications vous ont permis de poursuivre la légende d’HIRAM en passant par
Au 5ème degré, des honneurs funèbres sont rendus au Maître. Le Maître Parfait poursuit l’œuvre d’HIRAM avec des moyens nouveaux.
Au 6ème degré, le rituel de réception raconte deux méprises, sources d’erreur, de colère et de conflit, mettantpar là, en garde contre toutes les attitudes qui ne s’arrêtent qu’aux apparences, si contraires à l’établissement de la vérité. Le Secrétaire intime nous enseigne que le souci de bien agir ne doit pas nous faire oublier un nécessaire discernement.
Au 7ème degré
·L’Archi loge décrite comme le lieu de la constante volonté et l’invitation à prendre place devant la planche à dessin pour tracer un croquis d’Architecte.
·La notion de continuation de l’œuvre du Maître comme un devoir impératif.me vont assez bien.
Les qualités et éléments développées ensuite à travers les voyages dans les différents degrés sont instructifs :
·La Symbolisation de l’esprit humain sur le chemin vers la perfection par la victoire sur soi-même.
·Le risque associé à l’excès de zèle.
·Gouverner c’est prévoir dans le respect de la justice.
·Il convient de perpétuer la Tradition.
·La vengeance n’est pas la justice. C’est la sagesse qui doit dicter au Juste ses arrêts.
·On doit aimer la justice et la servir sans haine.
·Il faut distinguer les meilleurs pour les charger de gouverner les hommes.
Toutes ces notions nous invitent au perfectionnement et à la recherche de la Vérité dans une meilleure connaissance de nous-mêmes avec la Volonté d’Agir et de nous libérer de nos défauts afin de parvenir à la Construction du Temple Intérieur.
Bien voir, bien Comprendre et bien Agir…
Le 12ème Grade invite à une construction allégorique exigeant un plan préalable qui ne saurait être réalisé sans l’aide des outils nécessaires et justement contenus dans l’Etui de Mathématique.
La Construction d’un édifice symbolique ou réel, quel qu’il soit, n’est pas improvisation. Le plan constitue l’ordonnancement des idées accessoires autour de l’idée principale.
Le rituel nous dit :
Sur le plateau des trois premiers Officiers :
·Sublime Grand Maître
·1er Excellent gardien
·2ème Excellent gardien
Se trouve un étui de Mathématiques qui contient :
·Une Equerre
·Un compas simple
·Un compas de proportion
·Un compas à quatre pointes
·Une règle
·Un fil à plomb
·Un rapporteur
·Parfois un tire-ligne.
La gravure et la photographie qui circulent sur les styles montrent bien deux représentations du contenu de l’étui. La gravure plus fidèle représente bien les instruments anciens décrits dans le rituel. La photographie plus récente représente des outils plus récents avec notamment 3 éléments de traçage des traits, un critérium et une règle graduée de type moderne comportant différentes échelles. On aurait pu aujourd’hui, faire circuler un ordinateur car la conception des ouvrages utilisede manière habituelle cet outil de plus en plus élaboré. On pourrait dire que la science du trait ou de l’écriture d’hier laisse aujourd’hui plus de place à la réflexion intellectuelle.
Le Grand Maître Architecte connaît tout ce que renferme un étui de Mathématique.
Certains de ces outils comme l’équerre, la règle et le compas simple nous sont déjà connus.
La règle sert à tracer des lignes droites est symbole de rectitude. C’est l’instrument par excellence de la construction. Elle permet d’établir le plan directeur de l’Edifice. C’est aussi le Symbole de la mesure d’un être de son idée et de sa réalisation.Elle comporte des graduations qui permettent les mesures.
L’Equerre sert à tracer le carré. Indiquant les dimensions horizontale et verticale, elle symbolise l’Espace. Ne servant qu’à dessiner des figures carrées ou à angles droits, elle symbolise également la rectitude et le respect des lois et des règlements.
Le compas souvent associé à l’Equerre sert à mesurer et à tracer le cercle. C’est dans l’Equerre et le Compas qu’est la perfection du carré et du rond. On fait aussi du Compas, le symbole de la prudence, de la justice et de la tempérance, de la véracité et de toutes les vertus fondées sur l’esprit de mesure.
Le tire-ligne est un petit instrument de dessinateur permettant de tracer à l’encre de chine des lignes d’épaisseur variable en jouant à l’aide d’une molette sur l’écartement de deux lames métalliques. Il permet de mettre en évidence les parties les plus importantes d’un plan.
Le rapporteur estundemi-cercle gradué servant à mesurer ou à rapporter des angles sur un dessin.
Le compas souvent associé à l’Equerre sert à mesurer et à tracer le cercle. C’est dans l’Equerre et le Compas qu’est la perfection du carré et du rond. On fait aussi du Compas, le symbole de la prudence, de la justice et de la tempérance, de la véracité et de toutes les vertus fondées sur l’esprit de mesure.
Dans l’étui de Mathématique on trouve 3 compas. C’est bien le signe de l’importance de cet outil qui mérite qu’on s’y attarde un peu.

COMPAS, s. m. Cet outil, qui n’a pas besoin d’être décrit, remonte aux origines de l’humanité. Pendant le moyen âge, les maitres des œuvres sont toujours représentés le compas à la main. L’architecte était alors ce qu’il doit toujours être, appareilleur, traceur. Ces compas sont habituellement munis entre leurs branches d’un segment de cercle, tant pour empêcher le dévers de ces branches que pour prendre des angles. Le segment de cercle étant gradué, et la distance laissée entre la tête du compas et ce segment, l’instrument devient ainsi un compas de proportion. La figure 1 montre un maitre de l’oeuvre opérant sur un lit de pierre à l’aide d’un compas de moyenne grandeur. Ces sortes de compas étaient faits de fer ; ceux de plus grande dimension étaient de bois avec pointes de fer. Nous donnons en A une tête de petit compas d’appareilleur, moitié d’exécution. Les charpentiers se servaient et se servent encore du petit compas de fer. Cet outil appartient à beaucoup d’autres corps d’états : aux menuisiers, aux tonneliers, aux charrons, aux serruriers, aux potiers, etc…

Le compas d’épaisseur, usité pendant le moyen âge comme encore aujourd’hui, et dont les deux branches recourbées en forme de pince se rapprochent à la pointe, servait aux tailleurs de pierre pour prendre le diamètre des cylindres, aux sculpteurs statuaires pour mettre au point. Dans les vitraux, dans les vignettes des manuscrits, on voit ces sortes de compas figurés entre les mains de ces artistes. Ces compas d’épaisseur ont habituellement la forme indiquée dans la figure 2. L’une des deux branches est une rainure pratiquée dans l’autre. Ces compas, très sensibles, dont les branches pouvaient étre arrêtées au moyen d’une vis de pression, permettaient de reporter exactement une mesure d’un lieu à un autre, sans avoir à craindre le rapprochement ou l’éloignement des deux pointes. On voit de ces compas figurés sur les bas- reliefs des stalles de la cathédrale de Poitiers, sur des bas-reliefs de la cathédrale de Chartres et dans maintes vignettes des XIIIe et XIVe siècles.
Le Compas de proportion et le Compas à 4 pointes sont à mon sens un seul et même outil.
Les architectes qui ont voulu utiliser le nombre d’or dans leurs constructions, ou les peintres dans leurs tableaux, ont utilisé le compas de proportion pour obtenir des rapports égaux.
Les deux branches du compas sont égales et sont fixées au rapport « Phi » (1,618 qui est le Nombre d’Or).
Grâce à la molette, on règle le compas de proportion de façon que le rapport compris entre la distance qui sépare les deux pointes inférieures et celle qui sépare les deux pointes supérieures égale le Nombre d’Or (1,618).
Cela se produira quelle que soit l’ouverture du compas. Ce qui permettra de multiplier n’importe quelle longueur par le Nombre d’Or.
Si on l’utilise dans l’autre sens, cela permet de diviser n’importe quelle longueur par le Nombre d’Or.

Le nombre d’Or (1,618…) (désigné par la lettre phi) est un rapport, un quotient, c’est-à-dire le résultat de la division de deux longueurs. Celles-ci peuvent être mesurées sur des objets, sur une fleur, sur l’homme… La proportion est formée par deux rapports égaux entre eux.
Mais, disait Platon, « Il est impossible de bien combiner
deux choses sans une
troisième. Il faut entre elles un lien qui les
assemble…Or, telle est la
nature de la proportion ».
Trouver deux longueurs telles que le rapport entre la grande partie et
la
petite soit égal au rapport du tout : cette proportion fut
appelée «proportion
divine» par Pacioli. Léonard de Vinci lui donna le
nom de «Section aurea»,
section dorée, qui prend la valeur numérique de
1.618… d’où l’appellation de
«Nombre d’Or».
Historique du Nombre d’Or
a/b = (a+b)/a = 1.618…
Le
nombre d’Or a inspiré les Egyptiens et les Grecs
et
devint une référence en matière de
proportion…
En ce qui concerne la mise en pratique de la proportion dans les
anciens plans
d’architecture et spécialement des édifices
religieux, le secret semble avoir
fait partie de l’enseignement confidentiel, que se transmettait les
familles de
bâtisseurs et des corporations d’autrefois. Platon, dit-on,
était peut-être un
initié qui a rompu le silence.
Il
a fallu attendre que tel artiste ou tel savant de
l’Antiquité, du Moyen Âge ou de la
Renaissance dévoile son secret pour que
naisse une technique accessible au public. Il suffit de lire le sermon
du silence
qui liait les bâtisseurs des pyramides et des tombeaux pour
comprendre les
retards dus au manque d’information. Par ailleurs, les textes
difficiles à
déchiffrer à cause
d’abréviations et d’expressions
anciennes qui datent d’avant
le XVI° siècle ont découragé
les artistes de l’époque. C’est ce qui
explique le
secret qui entoure encore aujourd’hui la construction de bien
de nos
cathédrales.
Pendant plusieurs siècles, le nombre d’Or est
resté dans l’oubli, à part pour
quelques artistes ou architectes bien documentés sur les
théories de Vitruve et
de Platon. En 1854, Zeissing fit une analyse du squelette humain et en
conclut
que l’homme est le plus digne des arts appliqués.
Le nombre d’or se retrouve aussi dans la musique aussi bien chez Beethoven que dans les oeuvres de Béla Bartok.
Le
Corbusier construit et représente sa grille sur la
silhouette d’un homme debout, levant un bras. En bâtissant
l’échelle humaine,
le Corbusier rejoint notamment les architectes de la Grèce
antique. Comme ceux
ci il aménage l’espace architectural pour que le corps s’y
reconnaisse.
Sa réflexion sur le comportement de l’homme, sur
l’équilibre des volumes, de
leurs dimensions et proportions l’amène à
établir une grille de mesures
s’appuyant sur le « Nombre d’Or ». Il construit sa grille par rapport
aux différentes parties du corps humain et l’appelle « le
Modulor ».
C’est avant tout la prise en compte de l’homme, « cet animal qui doit
pouvoir s’ébrouer tout à son aise dans l’espace
de sa maison », qui guide
les choix architecturaux de Le Corbusier.
« La nature est mathématique, les chefs-d’œuvre de
l’art sont en consonance
avec la nature. Ils expriment les lois de la nature et ils s’en
servent ».
Voilà bien le credo sur lequel Le Corbusier fonde son
action.
Au modulor va s’ajouter un besoin de normalisation aussi bien en
architecture
qu’en construction mécanique. Cette normalisation s’impose
esthétiquement,
« pour plus d’harmonie » et économiquement dans cette phase de
reconstruction urgente au lendemain de la guerre. La
nécessité est la
construction en masse de logements (le Corbusier va jusqu’à
parler de
« machine à habiter »). Le modulor est ainsi
utilisé pour respecter
l’échelle humaine.
Le Modulor lui apparait aussi comme le moyen de dépasser les
deux systèmes de
mesure qui divisent la planète.
L’échelle du Modulor suit la progression de Fibonacci, suite
qui tend vers le
nombre d’or, principe qui va de soi puisque pour Le Corbusier. L’on a
démontré et principalement à la
Renaissance que le corps humain obéit à la
règle d’or ».
| Série Rouge | Série Bleue | ||
Métres | Pouces | Métres | Pouces |
4,79 | 116″1/2 | 9,57 | 233″ |
2,96 | 72″ | 5,92 | 144″ |
1,83 | 44″1/2 | 3,66 | 89″ |
1,13 | 27″1/2 | 2,26 | 55′ |