12° #409012

Survivance de la tradition opérative dans les degrés du 5ème au 12ème

Auteur:

A∴ B∴ A∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo Ab Chao
Au Nom et Sous les Auspices du Suprême Conseil D’afrique de L’ouest
Liberté Egalité fraternité

La tradition se définit comme étant les habitudes vécues, des manières de faire transmises de générations en générations.

La tradition se perpétue.

Au départ, purement opérative, la franc-maçonnerie reçut l’apport d’hommes se consacrant plus particulièrement à la pensée (franc-maçonnerie spéculative).

La planche soumise à notre étude est : survivance de la tradition opérative dans les degrés du 5ème au 12ème degré.

Cette planche va s’articuler autour de 2 points :

La tradition opérative ;

La survivance de la tradition opérative dans les degrés du 5ème au 12ème degré.

I – la tradition opérative

Les maçons opératifs ont commencé leur œuvre à partir de 1427. Construire des temples magnifiques et rendre service par leur travail à qui le demandait, telle était leur mission. Ainsi les maçons opératifs ont érigé des monuments d’une perfection architecturale consommée. Le franc-maçon est donc un bâtisseur.

La franc-maçonnerie, d’essence judéo-chrétienne, a trait à la construction du temple de Salomon, archétype du temple érigé à la gloire de l’éternel.

Le rite écossais ancien et accepté en fait l’un des fondements symboliques de son enseignement. Dès le premier degré, le franc-maçon travaille à partir des outils de base de la construction en utilisant les symboles représentés par l’équerre, le compas, le niveau, le fil à plomb, la corde à nœud, ainsi qu’à partir des outils des tailleurs de pierre : le ciseau et le maillet.

Ainsi la tradition opératrice se perpétue dans les enseignements au premier degré, au deuxième degré et au troisième degré.
Le rite écossais ancien et accepté, fidèle à la tradition, nous exhorte à œuvrer à la construction de nous-mêmes pour tendre vers une perfection intérieure comparable à la perfection des cathédrales de pierre, en d’autres termes vers notre plénitude.

Héritiers des bâtisseurs de cathédrale, la maçonnerie issue du métier, celle qui n’en est pas issue également, a toujours été, est toujours et sera toujours à finalité opérative. Mais cette tradition opérative ne se perpétue t-elle pas dans les degrés du 5ème au 12ème degré ?

II – Survivance de la tradition opérative dans les degrés du 5ème au 12ème

Au 5ème degré, le maître parfait organise les funérailles du maître (Hiram). Il a fait édifier, en 9 jours, au centre du temple, un mausolée de marbre noir et blanc, ainsi qu’un obélisque à l’angle nord-est, où les meurtriers jetèrent d’abord le corps d’Hiram. Ce travail a été confié par le roi Salomon.

Salomon, trois jours après les funérailles, contemple les deux monuments et, les yeux et les bras levés vers le ciel, s’écrie : « tout est parfait ».

Les ouvriers font le signe d’admiration et disent : AMEN, AMEN, AMEN.

Le maître parfait connaît la quadrature du cercle.

Au 6ème degré, en échange des bois de cèdre et des pierres taillées fournies par Hiram, roi de Tyr, pour la construction du temple, Salomon s’était engagé à lui donner une vaste province. Les 2 rois, Salomon et Hiram (roi de Tyr) renouvellent leur traité d’alliance perpétuelle et font de JOHABEN leur secrétaire intime. L’adepte (JOHABEN) a risqué sa vie pour favoriser la réconciliation des contraires, des oppositions.

Au 7ème degré, l’adepte devient des héros prévôts et juges qui découvrent le lieu où sont cachés les plans du temple. Il rend la justice à tous les ouvriers, sans préjugés, ni partialité. Il a promis de tout faire pour apaiser les différends entre frères et de leur rendre justice en observant la règle de vie qui est la vérité.

Au 8ème degré, l’intendant des bâtiments avec quatre autres prévôts et juges doivent, construire la chambre secrète, proche de la voûte sacrée où seront logés les trésors d’Israël : le cœur et l’amour.

Les cinq points de fidélité sont : agir, intercéder, prier, aimer ses frères et les secourir. Il doit apprendre à appliquer ces 5 points de fidélité.

Au 9ème degré, il s’agit de la légende du maître Elu des neuf.

JOHABEN, l’un des maîtres élus des neuf, assoiffé de vengeance, devança les autres et atteignit la caverne où dormait ABIRAM, l’un des assassins. La mission que le roi Salomon leur a confiée est de rechercher et ramener l’assassin du maître Hiram.

Avec un excès de zèle, JOHABEN va au-delà des ordres donnés et réalise un acte honorable : l’élimination d’un des 3 meurtriers du maître Hiram.

Au 10ème degré, c’est la légende du maître Elu des neuf qui se poursuit. Six mois après l’exécution de Abiram, Salomon demanda aux quinze maîtres zélés de rechercher les deux autres assassins du maître Hiram. L’adepte ici, s’appelle illustre Elu des quinze. Les deux assassins sont décapités, leurs têtes exposées aux portes de la ville, leurs corps jetés aux bêtes.

Ainsi les adeptes du 9ème et du 10ème degré ont réalisé un acte honorable : l’élimination des 3 meurtriers du Maître : l’ignorance, l’ambition démesurée et le fanatisme.

Les adeptes doivent combattre ces vices en rentrant en eux-mêmes. L’intuition et une conscience éveillée permettront la réalisation de cette œuvre.

Au 11ème degré, l’adepte s’appelle sublime chevalier Elu. Ce grade fait le récit de la récompense des vengeurs d’Hiram. Salomon veut donc récompenser le zèle et la fidélité des quinze maîtres Elus. Il tire au sort, pour ne pas faire de faveur, douze d’entre eux qui constitueront le grand chapitre et commanderont les 12 tribus d’Israël. Il les arme de l’épée de justice en leur disant qu’ils ont pour mission de rendre la justice et d’en suivre les lois. L’enseignement qu’on tire de ce grade est ceci :

« Il faut donner la charge de gouverner les hommes à ceux qui les méritent. Le royaume sera prospère s’ils sont sages, il sera paisible s’ils sont forts ».

Toutes les conditions sont alors remplies pour reprendre et achever la construction du temple consacré à Dieu. Et ce rôle revient au grand maître architecte (12ème degré).

Il reçoit un étui de mathématiques et doit pouvoir énumérer tous les instruments de cet étui, distinguer les 5 ordres d’architecture. Il intègre alors une école pour être formé aux arts d’architecture. Les instruments de cet étui enseignent : la rectitude, la sincérité, le travail et l’émulation.

Dans les loges bleues, l’on a besoin d’outils de taille, de polissage, d’ajustement et de niveau pour donner forme au temple.

Dans les loges de perfection, le temple ayant une forme, il faut continuer à l’améliorer aussi bien de l’intérieur que de l’extérieur. Pour ce faire, les moyens utilisés sont les personnages héroïques et les outils de bâtisseur sont remplacés par des figures géométriques. Les objectifs ont changé, donc les outils ont varié.

Le fondement de l’enseignement dans les loges de perfection est caractérisé par les figures géométriques, les combats, les victoires de ces personnages héroïques. Chacun doit percevoir et connaître ces messages. Mais pour y parvenir, il faut ressembler à ces héros ; il s’agit d’un processus complexe ayant pour but le développement spirituel qui doit faire appel à la réflexion, la médiation, au changement des éléments.

Ainsi, la tradition opérative n’a pas été abandonnée, elle a survécu et évolué dans l’espace et le temps.

J’ai dit.

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