14° #411012

A143/3 : Conscient, Lucide et Vertueux : progression par le REAA

Auteur:

Non communiqué

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué


La découverte dans le cabinet de réflexion du mot VITRIOL améne à un sentiment d’incompréhension et pourtant ces sept lettres vont devenir l’indicateur de la voie de la spiritualité. En descendant en lui au centre de ce qu’il ne sait pas encore être son Temple, l’initié nouveau va découvrir la pierre qui est dans le Tabernacle, ce centre devient alors ce que l’homme a de plus intime, de plus éthéré sa spiritualité, mais aussi ce centre est le point de départ des rayons de son cercle. De lui partent les axes de l’un aux multiples, de l’intérieur vers l’extérieur mais il est en même temps le lieu de réception, en retour, des opérations précédentes dans un mouvement perpétuel car rien n’est figé, tout évolue, l’immobilisme étouffant la réflexion juste. Plus tard le Maçon va tenter de mettre de l’ordre sur son chantier en passant de la taille à l’érection des murs. A l’origine, au départ du sentier créateur il va se trouver devant une nouvelle classification et un nouvel ordre des choses comme une hiérarchie ou il doit trouver sa place en tant qu’homme. Tous les recits de la création débute par une description du chao primordial qui va devenir ordonné. Ordonner au sens de mettre en place c’est éléver son esprit à la hauteur du travail à accomplir

Prologue/Préambule

Notre Maçonnerie symbolique vient en grande partie de la tradition des opératifs batisseurs. L’image amenée par le symbole peut créér par sa nouveauté un désordre dans l’esprit de l’homme alors que le symbole est synonyme de réflexion équilibrée. Le langage des batisseurs était émaillé d’expressions faisant allusion à la rigueur, une homme était à l’équerre, une idée perpendiculaire, une action à l’angle droit.

L’aiguille de la balance peut elle être considérée comme une épée indiquant le juste poids? La verticalité de l’axe symboliserait elle la voie qui mene à la perfection? Être l’image de la fleche qui détermine un but semblable au rayon solaire qui améne la lumiére, cela nous donnerait l’image de la vérité immédiate portée par la balance à plateaux alors que la balance romaine demande une recherche pour arriver à l’équilibre. Les tatonnements pour ajuster le contrepoids pourraient donner l’image de désordres alors qu’ils sont ajustements réflechis et pensées ajustées comme les pierres qui montent le mur. Qui peut nous indiquer si notre pensée active, notre action réflexive est juste ? Notre balance intime venue non seulement de l’expérience mais de la reflexion: de notre loi. 

Cette loi que le GADLU a mis au centre de tout homme et dont l’humain oublie l’existence car elle est fardeau pour celui qui ne connait que son bon plaisir et ne sait pas qu’il existe le Devoir. Dés qu’il a compris que l’équilibre de toutes choses est au centre, l’homme qui cherche la vertu se veut au milieu invariable car s’il s’en écarte il n’est plus vertrueux et ne progresse plus. Nous pesons les choses et les êtres grâce à notre conscience lucide.

Par ses origines le mot conscience peut être considéré comme un symbolon. En effet le mot est formé de deux parties originelles et latines, premier fragment le CUM traduit littéralement par avec, transmettant une idée d’accompagnement de la chose car il appelle l’ablatif; deuxième fragment sciens scientis qui est issue du verbe scio chercher avec tenacité. Cette origine double et unique à la fois, nous transmet l’image de la recherche sans fin de la vraie connaissance des Choses par l’homme mais elle fait référence à la connaissance intime de l’homme par lui même en réunissant ce qui était séparé. 

Chaque action de l’homme lui est propre et unique se rattachant à lui par la création mais aussi par la compréhension. La réflexion personnelle qu’elle amène délibère sur l’action même, réflexion qui doit être belle car elle est présente sur l’ensemble des sentiments et des idées amenant à une bonne connaissance de sa vie, de ses sensations et du monde profane, rencontrer son Temple et l’embellir de jour en jour. Les créations symboliques ne sont elles pas des images créées par l’homme pour déchiffrer et tenter de comprendre le monde obscur qui l’entoure et surement pas pour le rendre plus mauvais et plus sombre.

Naissance de la conscience

Du début de notre vie terrestre dont nous n’avons pas ou peu de souvenirs qu’étions nous? Issus de la caverne maternelle des êtres vagissants, dépendant pour tout des autres, sans paroles compréhensibles puis avançant en âge nous devenions des enfants et commencions à acquérir du sens, sans pouvoir nous exprimer correctement nous étions réduits au silence. Le fait de se trouver dans la caverne terrestre doit faire comprendre l’alchimie nouvelle qui va être developpee. Nous réagissions intuitivement car le nouvel humain comme le jeune animal ne sait pas encore reflechir, les mots prononcés et les sons entendus renseignent mais n’enseignent pas encore.L’entourage est l’outil principal de la transformation de l’enfant à l’adulte alors que les outils intérieurs et symboliques vont aider à la poursuite du chemin du REAA en ouvrant les branches du compas.

Rétrospectivement, quels sont nos souvenirs jusqu’où pouvons nous faire revenir nos souvenirs guère plus loin que la période 3 à 5 ans. Lorsque nous étions petits enfants nous n’avions pas encore le sens de l’égo, le sens du moi intime, nous ne connaissions pas le «moi je» nous passions d’un jeu à l’autre, d’une activité à l’autre nous n’étions pas avec notre personnalité concentrée en nous, nos actes se suivaient sans suites réfléchies. Nous parlions de nous en employant notre prénom ou en disant il : Jean voudrait ceci, il aime le chocolat etc… Notre personnalité et notre identité n’était pas encore fixés, notre conscience était encore à venir. 

En ce temps la, j’étais incapable de connaître le vrai du faux de mes actes, de mon identité, de ma propre nature. Je m’exprimais pourtant et cela voulant dire que j’avais une compréhension qui me faisait faire la différence entre les objets et les êtres sans que je me ressentes au centre du cercle de la chose. 

J’étais vistime des choses imposées, des idoles, des croyances, toutes choses qui deviennent pierre lourde à porter et qu’il va falloir tailler. Puis il y eut une évolution lente qui me permit de prendre la parole puis de voler la connaissance comme l’apprenti sur le chantier «volait» au maitre les gestes du travail bien fait. Les premiers JE ont été les signes de l’apparition d’une nouvelle façon de penser sans que je reviennes à la précédente manière de parler car mon MOI apparaît dans la nouvelle manière de me situer. « je suis un garçon ou je suis le fils de ». Là, dans notre pensée naissent les différentes oppositions entre ce qui est moi, «ego sum» et ce qui n’est pas moi et la comparaison avec l’extérieur. Le JE seul peut travailler sur le moi il est peut être la clef d’ivoire donnant l’entrant sur l’égo centre du cercle. Pouvons nous faire un parallèle entre les étapes de la vie et la progression initiatique du REAA. Le nouvel initié sort d’une sorte de torpeur qui laissait, dans le monde d’avant, son âme et son esprit se contenter du vu, de l’immédiat, lui cachant l’invisible à l’oeil, l’éthéré, le spirituel. L’apprenti acquiert les bases: silence en soi, détachement du monde, apprendre à voir, entendre, copier, ces choses vont être déterminantes pour la suite de son parcours dans le REAA. Lentement il entre dans le rite,il souhaite faire entrer le Rite en lui. Suite à l’augmentation de salaire il cerne son évolution et sa recherche par l’Équerre en donnant une meilleure forme à sa pierre. Par l’équerre commence la construction vraie. 

Par sa pointe la pierre cubique indique la recherche du perfectionnement car il n’est pas d’usage de batir avec elle, elle sert de point de repére pour la transformation du matériau à peine dégrossi qu’est le Compagnon. Transformation et perfectionnement actif par l’image du sommet pyramidal envoyant le signal de l’ouverture, de l’ascension à partir du sol, pierre taillée symbole du travail équilibré par la stabilisation de son esprit que le Compagnon effectue. La pointe est le point culminant et central unissant les 4 éléments, image de la réunion des choses éparses ou qui pourraient se perdre, le Compagnon doit voyager sans oublier qui il est, d’ou il vient, ou il va et comment le faire. Il acquier le perception et le discernement qui vont lui faire découvrir la partie supérieure de son âme. De tailleur de pierre il devient bâtisseur en suivant les plans, réalisant sa construction en se trouvant en même temps bâtisseur et bâti. S’éloignant de l’Etoile il s’expose à la tragédie pour percevoir le chemin dramatique orienté vers la connaisance. 

Le drame symbolique d’Hiram, par son relévement, jaillissement de la matiére, va lui faire comprendre, au grade de Maitre, qu’il est devenu Architecte de lui même, que ce mythe est créateur de l’homme spiritualliste. Le cérémonial sacrifisionnel le rend pur, innocent car conforme au Maître disparu. Je suis persuadé que la vie nous adresse des signaux auxquels nous répondons intuitivement, exactement de la même façon que les symboles et les mythes font avancer notre compréhension par un travail personnel. Ainsi je peux dire que la cérémonie d’initiation maçonnique, comme la sortie de l’utérus-caverne, porte en elle les germes de l’approfondissement de la conscience, que les différentes étapes ponctuées de cérémonies deviennent l’escalier de notre montée vers la lumière, scandant chaque palier comme le maillet par ses batteries scande le rituel des cérémonies. Depuis les temps anciens chaque étape de la vie, naissance, puberté, passage à l’adulte, mort donnaient lieu à des cérémonies, existant encore chez de nombreux peuples. 

Le «cursus» maçonnique, notre REAA, est lui aussi une progression, une montée vers ce que nous cherchons: le beau, le bien, le vrai, la justice et l’AMOUR. Nous n’avons pas ressenti, moi non plus d’ailleurs, le premier soir ce changement qui nous est devenu naturel,car le Rite est en nous tellement présent que nous ne le ressentons pas comme un intrus mais comme une partie de nous même, de notre être, de notre esprit et de notre reflexion. Plus tard en réfléchissant nous avons compris, bien après notre initiation, plus ou moins longtemps suivant nos capacités que nous souhaitions et pouvions être des hommes lucides, des hommes conscients de nos bonnes actions comme des moins bonnes. VITRIOL veut nous inciter à aller chercher au plus profond pour reconnaître ce qui est en nous, voir la pierre brute, la tailler pour accéder par paliers au Tabernacle,lieu mythique et centre de tout. Notre centre fait que: nous, emetteur de l’idée, en reflechissant nous sommest au centre, nous emettons de notre noyau donc du centre de notre idée.. Du centre l’initié ne peut se perdre puis continuant sa progression, par l’étui et ses composants, il doit prendre connaissance de l’ensemble des choses connues. 

Même s’il bute sur certains obstacles, il veut élargir les branches des compas sans risquer de perdre le point central. La vue de la sophia est un rayon de lumiére sur le monde. Suite au parcours par neuf arches et les temps étant venus nous découvrons le delta Lumineux pris dans l’agathe. La commence la mise en action de la vraie réflexion sur le moi, cette prise en compte de notre réalité n’est pas immédiate comme nous ne l’avons pas ressenti le soir de notre initiation ou nous sommes ébahis et ne pouvons réfléchir, mais degré après degré s’ouvre pour le Franc Mâcon le vaste domaine de la pensée et de l’action. L’homme, non initié, à la question qui «suis je » ? ne peut émettre que quelques vérités et opinions bien arrêtées, la plupart du temps issues des dogmes ou de l’apprentissage de la vie profane, du monde éducatif ou religieux, il est bien incapable de se définir comme être pensant par lui-même pour lui-même afin de mieux se comprendre et mieux se comprendre amène a mieux voir l’autre pour mieux comprendre ce qu’il est et ce qu’il souhaite.

Conscience et vérité

La vérité-justice est la seule chose qui puisse redresser l’erreur « l’éclat du jour a chassé les ténébres, La Grande Lumiére commence à paraître » otant les voiles de la nuit, balayant les noirceurs du deuil et de notre indétermination amenant l’arrivée de l’esprit primordial, la compréhension du Vrai. Le soleil, l’astre supréme, nous fait découvrir l’origine de notre pensée et de nos réflexions, de notre tradition, il ote le voile nocturne, voile qui n’empeche pas la vision mais qui la diminue. La vérité est la somme de toutes nos vérités issues de l’esprit, ce dernier étant en relation avec le microcosme comme le macrocosme dans une unicité de toutes les possibilitées. Arrivant au 4° degré le M.S. la tête voilée ne peut percevoir qu’une partie de la lueur du flambeau, lueur qui est la vérité que chacun a en lui. Le REAA nous trace le chemin de la pensée claire nous liberant des préjugés, des dogmes et des superstitions par le détachement qu’il améne des opinions diverses en nous demandant de nous soumettre à notre propre jugement. 

Notre Rite nous dit de ne pas profaner le mot vérité en l’accordant aux idées humaines. Nous ne pouvons plus, en cours de chemin du REAA, voir la vérité avec l’indifférence de la chose banale. Nous devons accorder les meilleurs soins à sa recherche et à sa vision, cette condition existentielle, cette façon de voir notre vie, répond à ce qu’est le Franc-Maçon, un humain réfléchissant en justice car homme équilibré. Ce que nous voyons de nous est mesurable à l’échelle de la vérité que nous connaissons pour vivre avec elle. Nous voulons connaître donc comprendre ce qui est autour de nous et en nous pour sortir de l’ignorance qui pourrait faire dévier de l’équerre et manquer la perpendiculaire rendant les murs branlant pouvant détruire le construit. Pour effectuer cette ou ces vérifications nous sommes obligés d’examiner de près notre travail et notre comportement pour comprendre ce qui peut nous faire dévier de nos aspirations à aller vers la lumière, vers le beau et le bien. Naturellement, de part sa nature, l’homme est déraisonnable, nos désirs de jugement équilibré peuvent en être perturbés ou même totalement déviés. L’homme était, est et sera toujours tel le dieu babylonnien Zurvan avoir deux fils, l’un fils de lumiére et de la pensée éclairante et l’autre fils de l’ombre et de la pensée destructrice. Ne nous jugeons pas immédiatement mais observons nous, car pour le Maçon, juger n’est pas rendre un verdict procédurier mais comprendre pour bâtir puis améliorer les piéces du Temple. 

C’est la vue juste, la compréhension qui est importante, l’homme idéal et parfait n’existe pas, nous nous voyons avec nos frontières, nos faiblesses, nos erreurs et nos ignorances face aux envies du Devoir ce qui démontre qu’il y a en nous deux choses: en premier le désir de grandeur donc de progression et deuxièmement la difficulté d’être un homme vrai dans la plénitude de sa pensée. Notre conscience est le juge moral maniant au travers du bourreau le couperet à âme tranchante ayant plus de résultats que les incessants reproches, les tergiversations, les sentiers sinueux. La répétition n’étant pas toujours synonyme de réflexion mais souvent gavage de l’esprit. Par référence à mon devoir d’amélioration un jugement de valeur n’est pas un jugement de fait, il auto-confirme la façon d’être, le vouloir de ce que je prononce en étant juge et justiciable. Il n’est pas facile d’être juge et partie de vouloir rendre, se rendre, un jugement équitable, la VITRIOL prend le sens que je n’avais peut-être pas compris le 1° soir. 

L’homme a un libre arbitre ce qui lui permet de choisir ce qu’il demande, prendre le contrepied du mal, du laid, du mauvais. Le mal et le bien ne sont pas porteurs de repères, d’un QCM à remplir que nous chercherions à voir avant tout. Notre vie n’est pas qu’un exercice de la bonne case à cocher. Notre modèle Hiram qui aurait pu être nommé par les opératifs Tyrennien la Vertu, tel le vieux Chien, sage du chantier, nous fait miroiter la vertu par l’image de la Sagesse traditionnelle que le Maçon actualise sans cesse dans le monde ou l’homme est le modèle réduit de l’immense création du GADLU. La triple agression amenant la mort a été l’ouverture vers une nouvelle vie par la renaissance du relévement, vers le devenir intérieur modification allant au savoir, à la tolérance, au détachement puis à la sérénité. Tous nos actes ont des conséquences et ce n’est pas une question de bien ou de mal mais un devoir de travail, un devoir d’avancer, de faire monter les murs des différentes parties du Temple à l’équerre. Ce que nous souhaitons c’est que notre avancée serve à la consolidation du Temple. 

Dans le sens du devoir nous pouvons nous tromper alors que nous voulons réunir nos actes avec nos désirs afin de bâtir au mieux ce que nous voulons construire et a ne pas prendre la route qui n’irait pas dans la direction souhaitée. Bâtir le Temple n’est nullement construire un édifice hors normes semblables aux Ziggourats qui voulant être une passerelle entre le ciel et la terre ne purent atteindre le but et s’écroulèrent d’elles mêmes vaincues par leurs propre poids. Suffisance humaine lors de l’érection de la Tour de Babel, symbole de l’esprit mal maitrisé voulant le trop, l’homme perd ses repères. Moi, est le centre du champ de la conscience qu’il ne faut pas confondre avec l’ensemble des phénoménes qui font l’individu. Il faut distinguer entre MOI, ma conscience et SOI la totalité de l’individu y compris l’irraisonné. Penser que l’inconscient est autonome pose des difficultées à mon conscient mais c’est obligatoire pour réunir les deux. L’âme dialogue avec elle même (SOCRATE) unissant ce qui semblait épars. La conscience doit être la plus forte pour tenter de comprendre les actes irraisonnés pour prendre position. Chaque pièce du temple possède en elle une partie du plan il n’est pas besoin de les oindre de couleurs vives pour marquer leurs différences. Nous réunissons de notre mieux ce qui est épars.

Conscience et lucidité (Vertu)

Je ne crois pas qu’il existe une méthode parfaite pour arriver à la vérité de la justice qui ne peut être révélée qu’au travers de l’intuition qui cherche, la vérité est celle qui est en nous dans le Tabernacle non pas celui démontable de l’exode erratique et suivant les pérégrinations du peuple mais celui de Salomon au centre du Temple de pierre bâti et solide que seul l’homme peut abattre par la contradiction intime. Le Temple écroulé, sous les gravats et les ruines l’esprit est la, ses lueurs ne meurent jamais, l’esprit toujours vivant par les 9 lampadaires brillant d’un vif éclat. Les péripatétitiens puis Platon et d’autres parlent de la permanence de l’Âme, elle serait donc lumiére éternelle illuminant celui qui veut la voir, la reconnaître au travers de sa nature. 

Descendons, descendons jusqu’à ne plus savoir avancer jusqu’à l’agathe, pierre constituée de couches successives, de dêpots successifs de couleurs et de tons différents. Analogie avec la coquille examinée par Salomon lors de son entrée au verger des noyers (Cantique des Cantiques VI 11) ou il se rend compte qu’elle est constituée de couches successives enveloppant le fruit. Le fruit cerveau bien enveloppé par les strates, comme notre monde d’en haut et d’en bas constitué de cercles successifs du centre vers l’extérieur. Notre centre devient lumiére délicate et secréte protégée par les enveloppes successives que nous crééons , exemple du monde que nous définissons en unissant cerveau et membranes, esprit et corps pour améliorer notre construction et celle du monde. 

Cette union reequilibrant les énergies et excitant le talent car elle relie l’esprit et la matiére, va nous permettre de peaufiner la progression. La symbolique de cette pierre fait que les disques d’agate deviennent une barriére et une protection nous donnant confiance pour nous réaliser plus avant.(1) Pouvons nous dire le Temple est bâti, mon œuvre est achevée, non le travail est à poursuivre. Au travers de la conscience qui est au centre de la pensée la plus intime de l’homme. Issue de la réflexion des stoïciens, ce concept est notre guide spirituel à la fois procureur et avocat, permettant une synthèse immédiate de la pensée, de l’acte de l’homme. 

Comment activer la conscience cette élaboration de l’intuition ? Par la recherche car je ne crois pas que nous puissions parler de processus, il faut bien entendre, en prenant le mot entendre au sens donné au XVIII °siècle, voir ce qui vient de l’idée sans percevoir ni concevoir au travers du filtre de l’imaginaire erratique. Pour ne pas batifoler je m’étudie moi-même afin de comprendre comment l’homme peut s’égarer vers les illusions. Il faut que je sois à la fois vigilant et conscient c’est à dire lucide. La lucidité est un surveillant inflexible et actif se trouvant au milieu du sentiment, elle est libre mais avec le plus d’être à la fois tournée vers l’intérieur et l’extérieur alors que la vigilance ne soupèse que l’extérieur. La clairvoyance consciente active la pensée et permet de rendre le verdict grâce à un état de calme et de détente permettant d’arriver à la sérénité. L’homme est en état d’observer, état de pré-alerte pour soupeser toutes ses expériences en permettant l’apparition de l’égo complexe qui voit apparaître l’autre sans préjugé « Ne maudis pas le Roi, même en pensée et ne maudis pas le riche en pensée dans ta maison ou l’oiseau du ciel emporterait ta voix et l’animal ailé montrerait tes paroles » (Ecclésiaste 10-20). 

Cette attitude de recherche a un but arriver à la Vertu, non pas celle présentée de nos jours et un peu niaise non celle des philosophes grecs englobant l’honnêteté, le courage physique et moral, la fidélité, le vrai éros et la pudeur. La vertu aujourd’hui est une valeur et avoir une valeur n’a pas le même sens que cultiver sa vertu qui est la libre disposition du MOI au travers des principes auxquels le Maçon est attaché, ces principes sont la base de l’épanouissement du coeur. Depuis qu’ Aristote l’apprenait à ses disciples en déambulant, nous savons que la vérité est dans le milieu, dans la juste mesure alors que de nos jours nous vivons une monde de démesure avec la rengaine du toujours plus. Le juste milieu ne se trouverait il pas à la jonction des deux morceaux réunis du symbolon ? Les habitudes données de consommations nous forment a l’excès et au consommable immédiat. Nous Maçons, pratiquant le REAA, notre sens intuitif attisé par le Rite nous fait comprendre qu’il nous faut réapprendre le sens de la vertu au sens littéral vrai du mot dans un principe actif de réflexion. 

Aristote dans l’Éthique à Nicomaque nous apprend que la vertu de l’œil est la perfection de la vision, car c’est le bon état de l’organe œil qui fait que notre vue est parfaite. La vue de l’œil réalise le but qui est le sien car demandé par la nature, nature chère à SPINOZA pour qui « La vertu est dans l’homme et elle ne demande rien de ce qui est contraire à la nature» en nous, nous avons tout et le REAA nous amène à nous découvrir peu à peu en conscience. Le mot nature reprend tout ce qui est visible comme les choses de l’invisible, ce mot est devenu un mot générique s’appliquant un peu à tout mais Scott ERIGENE reprend qu’il, le mot nature, est à la fois ce qui est et ce qui n’est pas car rien dans l’univers ne peut se présenter à notre réflexion qui ne puisse entrer sous ce terme ( Introduction à : De la Division de la Nature ) 

Nous avons «travaillé» les symboles puis les mythes exemplaires ce qui nous amène à la reconnaissance de la sophia, sagesse de notre introspection. La vérité comme la vertu n’est pas une chose à imposer comme une mortification mais comme une reconnaissance de soi. Celui qui s’aime cherche ce qui est beau donc bien soit équilibré par l’écoute en toutes occasions de la voix de la conscience. «Les mauvais sentiments sont condamnés immédiatement par la conscience, la méchanceté témoigne de sa lâcheté et se condamne elle-même et lorsque elle est accusée par la conscience elle va toujours au pire» (Livre de la Sagesse 10-11). 

Socrate, nous dit Platon, est l’image de la pleinitude de la sagesse restant durant tout Le Banquet eveillé et discourant avec mesure. Alcibiade lui rend hommage séduit par son esprit vigilant et la tempérance de ses propos toujours axés sur le chemin de la sagesse idéale. Socrate pratique l’équilibre entre l’analyse des sentiments et des comportements en les soumettant à la conscience de chacun. vers le sens du Devoir. L’homme est perfectible encore faut il qu’il le veuille.

Le vieux Maitre d’Honneur de ma Loge de naissance, à l’issue de ma premiére planche, alors que j’y demontrais surtout une mauvaise prise en compte du début du chemin avait eu ces paroles gravées à jamais dans ma mémoire «  travailles mon Fre.: travailles et tu comprendras, cherches cherches et tu trouveras » Merci Jean.


J
J C

(1) étant au 14° je pense que ma progression n’est pas achevée, loin de là et comme le dit la chanson « Il suffit de passer le pont ».

Vous devez être abonné pour accéder à ce contenu


S'abonner

Retour à l'accueil