14° #411012

Galaad gardien de la Voûte Sacrée

Auteur:

P∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
:  NC


Avant tout mes frères je dois vous avouer que cette planche a été un réel accouchement. Après avoir fait beaucoup de recherches j’ai commencé à écrire mais je me suis complètement éparpillé à tel point qu’à la fin d’un premier jet je n’étais pas du tout satisfait et j’ai tout supprimé. Je vous livre ce soir un travail pour lequel je me suis recentré sur le sujet et surtout sur moi.



La Voûte Sacrée. Il s’agit de la crypte où se trouve le plus précieux trésor : Le Nom Ineffable du Grand Architecte de l’Univers inscrit sur le triangle d’or  » IOD-HE-VAV-HE « .


Où se trésor a-t-il été retrouvé ? Sous la neuvième arche dans les profondeurs de la terre.


Le Roi Salomon convoqua Johaben Stolkin et Guibulum. Il leur ordonna d’aller fouiller les gravats pour découvrir les objets précieux qui pouvaient s’y trouver. Après avoir découvert un anneau de fer fixé à une pierre complétement carrée ils décidèrent de la soulever découvrant ainsi une cavité obscure. Maintenant il fallait y descendre. Mais qui ?



-Johaben, le plus dévoué des favoris de Salomon est le zèle personnifié, souvent mal contrôlé.


La sagesse lui manque quelque fois, il en fait parfois trop, comme lors de l’exécution d’Abiram (l’un des trois mauvais compagnons). Quelque part conscient de son état, pour réfréner un trop grand zèle, il se prive de l’initiative de l’action.



-Stolkin, le plus discipliné nous renvoie à une vision très rationnelle du Devoir. Un devoir d’obéissance sans état d’âme qui, à la demande de Salomon – faillit le conduire à se transformer en bourreau de Johaben. Cette position d’exécutant le neutralise aussi dans l’initiative de l’action.



-Guibulum, c’est le point d’équilibre entre ces deux tendances opposées qui l’habitent. Tel


Emerek, l’homme vrai en toutes circonstances, est là quand il le faut. Il représente le « chevalier » à la résistance physique et morale propre à accrocher l’anneau. Il est l’objet de la Providence et de l’Action. (…Tout ce qui fait avancer l’initié! )



C’est donc Guibulum qui se proposa pour y descendre.


Descendre dans les entrailles de la Terre c’est effectuer un véritable voyage intérieur. Une véritable introspection comme nous avons pu en connaitre déjà tout au long de notre cheminement au Rite Ecossais Ancien et Accepté.



Mais nous pénétrons dans notre Voûte Sacrée avec crainte et une certaine audace car comment oser, dans notre finitude, désirer faire la rencontre de l’Ineffable ? C’est pourtant notre Devoir que d’aboutir à cette rencontre.


C’est certainement la raison pour laquelle Guibulum fera cette descente en trois étapes que nous pourrions analyser par les commentaires suivants.


– à la première étape, il se dégage des sentiments de curiosité et d’espoir


– à la deuxième étape, il se dégage des sentiments d’hésitation en faisant preuve de courage avec un certain esprit d’entreprise


– à la troisième étape il se dégage des sentiments de zèle, constance, et persévérance conduisant à la réussite !


La Réussite. Laquelle est-elle ?


A la fin de cette descente dans ces arches successives Guibulum arrive dans la neuvième et dernière. A ce moment-là une lumière vient illuminer et se réfléchir sur une plaque d’or de forme triangulaire richement ornée de pierres précieuses. Cette lumière était si forte que Guibulum en fut presque aveuglé et qu’il fit le signe d’admiration.


A ce moment c’est la prise de conscience du caractère divin de l’homme ou plutôt la prise en compte de la part de divin qu’il y a en l’homme.



Depuis des temps immémoriaux, l’homme soupçonne une force supérieure qu’il a toujours pensé se trouver au-dessus. Dans le ciel, dans les astres. Il a également pensé avoir une parcelle de divin, de cosmique correspondant à une certaine élévation de l’âme et de l’être. Sa vision du monde est parallèle à celle d’ENOCH. Il s’élève en haut de la montagne, puis redescend au tréfonds de lui-même après avoir détruit son ego pour essayer de retrouver cette lumière supranaturelle dont les vibrations vont lui permettre d’accéder et de transcender la


Lumière qu’il reçoit et qu’il émet, la Vérité dont il se rapproche, du Bien qui va lui permettre de tendre vers l’AMOUR.


Je peux donc dire que le nom ineffable c’est le Grand architecte de l’univers, ma partie de Divin, mon ADN, ma matrice, mon COEUR.


Cela me fait penser à une légende Hindoue


Il était une époque où tous les hommes étaient des dieux. Mais ils abusèrent tellement de leur divinité que Brahma, le maître des dieux, décida de leur ôter le pouvoir divin et de le cacher à un endroit où il leur serait impossible de le retrouver. Le grand problème fut donc de lui trouver une cachette.



Lorsque les dieux mineurs furent convoqués à un conseil pour résoudre ce problème, ils proposèrent ceci :


— Enterrons la divinité de l’homme dans la terre.


Mais Brahma répondit :


— Non, cela ne suffit pas, car l’homme creusera et la trouvera.


Alors les dieux répliquèrent :


— Dans ce cas, jetons la divinité dans le plus profond des océans.


Mais Brahma répondit à nouveau :


— Non, car tôt ou tard, l’homme explorera les profondeurs de tous les océans, et il est certain qu’un jour, il la trouvera et la remontera à la surface.


Alors les dieux mineurs conclurent :


— Nous ne savons pas où la cacher car il ne semble pas exister sur terre ou dans la mer


d’endroit que l’homme ne puisse atteindre un jour.


Alors Brahma dit :


— Voici ce que nous ferons de la divinité de l’homme : nous la cacherons au plus profond de lui-même, car c’est le seul endroit où il ne pensera jamais à chercher.



Depuis ce temps-là, conclut la légende, l’homme a fait le tour de la terre, il a exploré, escaladé, plongé et creusé, à la recherche de quelque chose qui se trouve en lui.


Ensuite le précieux trésor fut mis en sûreté sous le sanctuaire du Temple, dans la crypte creusée par Enoch avant le Déluge. Ils appelèrent cette crypte la Voûte Sacrée parce qu’elle abritait le Nom Ineffable du Grand Architecte de l’Univers.


Salomon fit jurer solennellement aux Chevaliers de Royal Arche de pratiquer les devoirs de charité, de bienveillance et de faire en sorte que la justice et l’équité soient toujours le fondement de leurs actes. Il leur fit promettre de s’assister mutuellement dans le besoin, de punir sévèrement la trahison, la perfidie et l’injustice.


Mais Salomon, si sage et si vertueux, devint sourd à la voix de l’Eternel. Il oublia la bonté de Dieu et se laissa aller au dérèglement moral.


Devant ces crimes, Dieu inspira NABUCHODONOSOR roi de Babylone d’assiéger


Jérusalem et de la détruire.


Lors de l’invasion du temple GALAAD était de garde dans la voûte sacrée. Il préféra perdre la vie en restant enseveli sous les ruines du temple, plutôt que de laisser découvrir par sa fuite le trésor confié à ses soins.


Les Grands Elus Parfaits et Sublimes Maçons effacèrent le nom sacré gravé sur la plaque d’or.


Ils couvrirent le corps de GALAAD avec les tables de marbre.


Ils se retirèrent résolus de ne confier qu’à leur mémoire le grand nom et de le transmettre à la postérité que par tradition. C’est de là que vient l’usage de l’épeler.


Mais pourquoi y avait-il un Gardien ? A quoi sert un Gardien ?


De tous temps dans les légendes il y a eu des gardiens pour empêcher l’accès à des trésors hautement convoités. Cet accès ne se livre qu’à celui qui en est digne. Il faut donner la preuve de sa qualification et être illuminé intérieurement.



Ces gardiens provoquent notre convoitise, nous oblige à entreprendre une action méritoire car, pour triompher, il faut savoir surmonter un obstacle, il faut dominer sa peur, il faut vaincre toutes les difficultés qui ne manquent pas de surgir. Ces gardiens d’un bien ou d’un secret qu’ils connaissent, nous obligent à nous vaincre nous-même, à dépasser notre nature élémentaire ; ce sont ceux qui permettent que nous nous affirmions en faisant la preuve de nos vraies valeurs ; c’est un mal nécessaire. Par eux, l’homme se régénère. Le vieil homme meurt à sa vie profane, renaît dans un monde nouveau qui lui est révélé par les mystères initiatiques où les symboles vivent et entrent en action.


Ces gardiens sont sans doute les défenseurs interdisant l’entrée du local privilégié, mais ils sont principalement des agents de transformation.


Ces gardiens ne seraient-ils pas nous-mêmes ? Ne sont-ils pas, finalement, la représentation


de nos instincts, de notre angoisse, de tous nos désirs malsains ?


Le destin d’un gardien est finalement de mourir en fournissant la preuve de la valeur d’un individu



Alors, ne serait-ce pas un sacrifice ? Le gardien vigilant meurt par les mains de celui qui a su dépasser l’angoisse causée par son intrusion dans un monde qui lui est étranger, mais où il a su vaincre les obstacles. A chaque épreuve, cet homme s’est dépouillé un peu plus lui-même ; parvenu à la chambre secrète, au centre de l’idée, il s’est rencontré lui-même dans sa plénitude.


Il a détruit son propre reflet et tout ce qui était factice et impur. II a abandonné ses passions, tous ses vils métaux ; purifié, transfiguré par ce baptême de sang d’un innocent gardien, il renaît différent. C’est venir à l’acte initiatique où, par un rite de passage, on introduit dans le vieil homme perverti une force ascensionnelle qui le modifie et en fais un être nouveau.


L’homme, en naissant pour la seconde fois, entre dans un monde meilleur, éthéré. II accède aux fabuleux trésors grâce à sa transformation intérieure, à ce vaste processus de mort et résurrection, base de toute société initiatique.



Après cette réflexion je me dis forcément que Galaad c’est moi. Il est cette partie de moi qui m’empêche d’aller au plus profond de mon introspection percer le secret et qui a peur de découvrir la Vérité. Mais si je pratique les devoirs de charité, de bienveillance. Si je fais en sorte que mes actes soient dirigés par la justice et l’équité. A force de persévérance. Alors


Galaad se sacrifiera et me laissera prendre totalement possession de mon MOI.


Mais à ce moment-là le travail n’est pas terminé car maintenant plus que jamais il me faut apporter à l’extérieur.



Je me suis dépouillé de l’inutile pour ne retenir que l’essentiel.


La progression spirituelle impose d’abandonner l’élément matériel rassurant – celui que contemplait et adorait Galaad – au profit d’une obligation de mémoire pour transmettre à la postérité. Le précieux trésor est maintenant dans le cœur des Grands Elus qui « se dispersent parmi les nations de la terre afin de leur enseigner la vérité de l’Art Royal



Après avoir été au centre du cercle, le cherchant doit revenir vers le monde extérieur car il est un « Sachant « . Situé au moyeu de la roue, il doit aider et enseigner ceux qui se trouvent sur les rayons ; il doit transmettre la bonne parole. Après la réalisation intérieure, avec la phase ascendante, il faut maintenant donner à ceux qui en sont dignes : c’est la phase descendante.


Après avoir cherché, avoir trouvé, je dois agir. L’action suit la réflexion.


Pour mes conclusions Monsieur le Président je fais un bilan de mes 18 années de maçonnerie avec mon vécu maçonnique, profane et mes prises de conscience.


Initié en 1999 à l’âge de 28 ans. Je portais une grosse blessure de ma jeunesse : La perte de mon père à 15 ans. Dans la tourmente j’ai souhaité arrêter l’école à 18 ans pour rentrer dans la vie active et connaitre toutes les difficultés que l’on peut rencontrer lorsqu’on n’a pas de diplôme.



Un moment de ma vie où j’avais tout à construire. Des expériences professionnelles mais rien de concluant, pas de vie sentimentale fixe et encore moi d’enfant.


Apprenti je n’ai pas eu besoin de prendre conscience du silence. Mon père qui était lui-même franc-maçon m’avait inculqué cette qualité d’écoute. Cependant durant ce grade et sous l’influence de mes frères j’ai appris à prendre du recul devant les problèmes pour mieux les analyser et les combattre. Il était devenu possible de trouver une solution en tout.


Compagnon, mon premier surveillant et employeur m’a donné le sujet « Gloire au Travail ».


Réelle prise de conscience du travail. Puis comme je le dis souvent, on fait le système et le système nous fait. Alors on augmente le travail et les charges qui nous incombent.


Aujourd’hui trois sociétés dont la plus lourde composée de 7 agences immobilières avec 30 personnes. Président d’une association composée de 140 agences. Ma fille en garde alternée que je dois assumer seul pendant ces périodes de garde


Maître je me suis complètement inscrit dans la transmission qui se traduit dans le monde profane par l’éducation de ma fille et mon fils par héritage (fils d’un premier mariage de la mère de ma fille)


Ainsi que dans la formation de mes collaborateurs (aujourd’hui trois d’entre eux ont leur propre agence).


Accès au suprême conseil de France. Grades dont je retiens plusieurs enseignements


Que c’est souvent nous-même qui nous mettons les limites et les barrières. Citation de Mark Twain que j’affectionne particulièrement « Ils ne savaient pas que c’était impossible, alors ils l’ont fait »



Que tout est fragile et qu’il nous faut être très vigilant. Mais qu’en fait tout réside en nous et que nous détenons les solutions à toutes choses.


Si mon parcours s’était arrêté là je pourrais dire qu’il n’y a que du bon mais malheureusement ou heureusement j’ai eu et connu des passages beaucoup moins agréables.


A un moment de ma vie où tous les indicateurs étaient favorables. Toutes les sociétés présentaient d’excellents résultats, une séparation avec la mère de ma fille gérée avec intelligence dans l’intérêt d’Eileen. Mais une rencontre sentimentale m’a renversé. Je suis tombé dans une jalousie maladive, j’avais totalement perdu confiance en moi, j’étais dans une autodestruction. Pour finalement bien entendu se solder par une séparation très difficile à vivre.


Moi qui me croyais indestructible et ne comprenais pas les dépressifs j’étais en dépression.


Alors j’ai décidé de me faire aider par un psychiatre. Moi qui auparavant ne comprenais pas non plus le besoin de consulter. Un signe peut être. Dès la première consultation nous nous sommes reconnus. C’était un frère et il me dit « Par ton travail maçonnique tu possèdes toute la théorie. Il te faut juste te remettre en ordre. La preuve en est ta dépression, c’est que tu rejette ce que tu n’aimes pas en toi. La transformation a commencé. ».


Aujourd’hui après cette thérapie j’ai retrouvé mon équilibre. J’ai retrouvé ma confiance. J’ai été puiser au plus profond pour bien me connaitre. Je suis ce que je suis.



J’ai appris à repenser à moi. Comment faire le bien autour si je ne suis pas bien moi-même


Mais cette expérience m’a apporté quelques leçons.


A travers mes planches je fais ressortir tout ce qui doit être le meilleur de moi. C’est bien mais encore faut-il que je me l’applique. Aujourd’hui je m’y efforce systématiquement.


Je dois avouer une certaine déception lorsque je vois les agissements de certains de nos frères au sein de notre association, des comportements totalement profanes alors que nous sommes dans un espace sacré. Comment agissent-ils dans le monde profane. Sont-ils des exemples dans notre société ?


Mais je me souviens le soir de mon initiation qu’un frère m’avais dit « tu pourras être déçu par des francs-maçons mais jamais par la franc-maçonnerie. Je réalise que c’est vrai et continue mon chemin en œuvrant toujours pour le bien.


J’ai également réalisé que je m’étais chargé de trop de travail et responsabilité. J’ai donc appris à faire confiance et à déléguer.


C’est une expérience de plus qui rentre dans le cadre de la transmission.


Mais surtout et avant tout. Garce à mon cheminement maçonnique et aux expériences de la vie je retiens une chose.



L’essentiel est en moi. Le bonheur est en moi.


« Je me sens toujours heureux, vous savez pourquoi ?


Parce que je n’attends rien de personne. Les attentes font toujours mal, la vie est courte.



Aimez votre vie, soyez heureux, gardez le sourire et souvenez-vous : Avant de parler, écoutez. Avant d’écrire, réfléchissez. Avant de prier, pardonnez. Avant de blesser, considérez l’autre.



Avant de détester, aimez et avant de mourir, vivez. » William Shakespeare



Monsieur le Président J’ai dit

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