14° #411012

J’ai travaillé à sa construction et il est démoli

Auteur:

J∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
Non communiqué

Je vais au travers de cette planche faire le début et la fin de la légende Salomonienne. Celle-ci s’articulera des premiers pas de l’initié à la mort du Maître. Des enseignements successifs apportés par le rituel, jusqu’à à la fin de ce cycle, en essayant de déchiffrer les messages dissimulés dans la cérémonie du GEPSM, ce qui a poussé l’éternel à envoyer Nabuchodonosor détruire le temple, quels enseignements en retirer ? Le comportement des ces GEPSM et tirer une conclusion.

L’impétrant frappe à la porte, à la recherche de son identité, il ignore tout de lui, et très vite les outils en main il se rend compte de l’ampleur du travail à réaliser. Une fois dégrossie sa pierre à l’aide de ses instruments, il parcourt les chemins allant de chantier en chantier pour parfaire ses connaissances. A ce stade il ne connaît de la lumière que l’étoile flamboyante qui se dévoile à lui, il découvre le rituel du 2ème degré, il entend le 1er Surv prononcer à l’ouverture des travaux « Il établira et en le rapprochant du mot sacré du 1er degré qui signifie en force, nous voulons affirmer que notre temple, établi en force par le GALU demeurera inébranlable à jamais ».

Il ignore la suspicion qui pèse sur lui, il s’aperçoit qu’Hiram est mort et qu’il vient de renaître au travers de son être, ainsi s’achève la première phase, la 1er marche. La seconde c’est notre entrée au suprême conseil de France et notre initiation au 4ème degré. C’est par 15 fois au court de la cérémonie que le mot Devoir nous interpelle, et que dire de toutes ces mises en garde « forgerez point d’idole, n’accordez à qui que ce soit, respect des opinions, ne pas profaner le mot vérité, aimer la justice. Accorde à ton serviteur un cœur intelligent pour juger ton peuple, pour discerner le bien du mal. Le M S élevé au rang des lévites porteurs de l’arche d’alliance, dans lequel se trouve les tables de la loi gravées par l’éternel et révélées à Moïse sur le mont Sinaï. C’est avec les tables que Josué et son armée, sous les conseils de l’éternel, ont tourné 7 fois autour de Jéricho dernier rempart avant Jérusalem. Le bijou du grade, la clef d’ivoire pour accéder au saint des saints à la recherche de la vérité et de la parole perdue. Bien évidement le M S écoute regarde, essaye de tout déchiffrer, afin de prendre la quintessence de ces enseignements.

5 ème Vient le moment de l’organisation des funérailles d’Hiram, Adonhiram choisit par Salomon pour l’organisation, élevé en 9 Jours un mausolée au centre du temple, une Pierre Triangulaire au sommet, un message de poursuivre l’œuvre en enfouissant le passé.

6ème degré Johaben fait son apparition, du moins, il incarne notre conscience, cette conscience qui nous fait agir, par instinct.

7ème il devient juge et prévôt, il apprend la rigueur dans la gestion dans l’organisation, il tempère ses décisions, ses jugements.

8ème Johaben intendant des Bâtiments lui confère de nelles responsabilités, il devra gérer, il aura à l’esprit le devoir du 4ème degré.

9ème Johaben presse le pas pour arriver le 1er dans la caverne où s’est prostré le mauvais C il désobéit aux ordres, il poignarde le traître, le soutient de ses F et la clémence de Salomon, lui évite le pire, il prend conscience que les réactions primo primi sont néfastes, la justice n’est pas vengeance.

10ème C’est la justice de Salomon qui reprend ses droits.

11ème Sublime Chevalier élu, finit la gestion, il est élu pour administrer une tribu, il découvre aussi qu’il ne suffit pas d’avoir été vertueux pour être élu, et celui qui est écarté du tirage au sort est aussi juste que lui.

12ème La création de l’école d’architecture, pour prévoir l’avenir récompensant, le zèle, la vertu, la discrétion, le savoir.

13ème Nous conduit au centre de notre temple intérieur, ce lieu le plus intime le plus profond de notre être, mais avec une angoisse, pour réclamer un soutien de ses frères, En dévoilant l’arche, Salomon oriente les GEPSM à un regard, une recherche intérieur. Comme nous le rappelle une légende Indoue. « Il était une époque où les hommes étaient l’égal des Dieux, mais ils abusèrent de leurs divinités et Bramah décida de leur ôter ce pouvoir et de le cacher dans un endroit impossible à trouver. Une cachette mais où : Enterrons le dans la terre Non car un jour ils creuseront et ils le trouveront, au fond des océans, non, tôt ou tard ils exploreront les profondeurs des océans, alors voilà ce que nous ferons de la divinité de l’homme, nous la cacherons au plus profond de lui-même, c’est le seul endroit où il ne pensera jamais aller la chercher ».

14ème Mais que s’est-il passé ?

S’agit-il d’un échec ou d’une épreuve ?

Cette destruction était-elle prévisible ou Nécessaire ?

Certes le temple est achevé, cela signifie t’il un relâchement de notre comportement, mais qu’est ce qui a amené Salomon à allumer de l’encens pour des idoles ?

La disparition d’Hiram lui serait-elle devenue insupportable, au point de perdre la raison. Comment ce roi sage et vertueux, sourd aux voix de l’éternel, s’est-il laissé aller à la licence, lui qui avait reçu du Divin, un cœur rempli d’entendement pour gouverner son peuple et discerner le bien du mal, aux fins d’être sage et juste, ce plus puissant des rois se comporte comme Adam se vautrant dans la licence, cédant par orgueil au goût du pouvoir allant jusqu’à sacrifier à des idoles.alors qu’au 4ème degré, il nous est enseigné. « Vous ne vous forgerez point d’idoles humaines pour agir aveuglement sous leur impulsion ». Déjà au 6ème degré, il ne s’était pas conduit comme un homme vertueux, en ayant voulu céder des terres arides contre des bois du Liban et des pierres taillées. Qu’est ce qui n’a pas marché ? les pierres étaient mal taillées ? les plans étaient imparfaits ? L’édifice mal assemblé ? Comment ce temple dédié à l’humanité, à l’homme, ce temple où on devait pratiquer la vertu et fuir le vice, comment le mal a t’il pu prendre le dessus sur le bien, sans que l’on s’en aperçoive, à quoi ont-ils servi ces outils, ces instruments, la mort du Maître, toutes ces mises en garde ?

Donc plus on s’élève plus on risque la dureté de la chute, aux désillusions, plus on risque l’aveuglement, la symbolique du miroir de l’impétrant a été oublié, l’être est perfectible est faible. Le mal peut à tout moment prendre le dessus sur le bien, il peut tout dévaster parce qu’il prolifère comme un champignon à la surface de la terre, et dans ce cas la justice de l’éternel a été sans appel, cette destruction était inévitable, et c’est tout naturellement que le Divin a envoyé Nabuchodonosor détruire le temple,ce temple n’était pas bâtit sur la sagesse, la force ne le soutenait pas. L’homme n’étant pas un homme vrai en toute circonstance, l’édifice ne pouvait rester dans sa verticalité, orienté vers la lumière, cette vrai lumière que  nous cherchons. Ainsi la destruction du temple est à titre individuel une triple mort.

« Physique- Intellectuelle- Spirituelle ». Le temple intérieur c’est la conscience que le M C a acquise par son labeur initiatique, les connaissances recueillies de nos prédécesseurs, les vertus qu’ils nous ont enseignées, et ce temple lui ne peut pas être entièrement détruit.

La semence spirituelle « Ce saint des saints, cette lumière que nous portons en nous, demeure et perdure ». La pierre est martelé, afin d’en effacer l’endroit sacré pour que ce lieu ne soit à jamais profané. L’arche est ensevelie dans un puit de 27 pieds. Galaad s’est sacrifié, il reste là,
enseveli sous les plaques de marbres comme pour rappeler que nous avons juré de donner notre sang, Les Col sont brisées, c’est une ruine, nous quittons la gorge serrée le temple en ruine, sans nous retourner, non pas par crainte d’être transformé en un bloc de sel comme la femme de Loth, mais tout simplement par tristesse, pour ne pas voir les occupants partir en esclaves, et ce lieu transformé en un amas de pierres. Notre anneau au doigt nous promettons de vivre en paix union et concorde de pratiquer la charité, de punir la trahison, la perfidie et l’injustice. Les mains lavées, le pain partagé et le vin bu, l’anneau au doigts, et comme viatique L’Alliance. Un départ comme les apôtres pour porter la bonne parole, pour rebâtir un édifice, une construction différente, si non il s’effondra à nouveau. Cette destruction concerne le temple et non ses fondations, les fondements sont là, le saint des saints, cette lumière que nous portons en nous, est toujours présente, quand bien même Nabuchodonosor ait détruit le temple, l’idée qu’il exprime, le trésor, toutes ces vertus, demeurent indestructibles au plus profond du cœur des Elus.

La F M a fixé le cheminement afin d’atteindre un but, elle nous a donné les moyens, le temple. Un travail initiatique nouveau sera la construction du temple intérieur de chacun, une construction dédié à l’amour « Paul de Tarse nouveau testament » sur les fondations de l’amour le M rebâtira le véritable temple de l’humanité, ainsi le GEPSM son anneau au doigt dispersera à la surface de la terre, répandra la bonne parole et la parole perdue sera peut être retrouvée. Le temple est détruit le nom ineffable effacé, mais espérons que le F M ira chercher de nouvelles forces, de nouvelles vibrations, il puisera au fond de lui cette énergie qui le poussera à mieux comprendre le monde et les hommes. La vérité est plus en nous qu’ailleurs, un travail initiatique nouveau s’ouvre à lui pour une construction à l’aide de réflexions. Il s’est perfectionné par ses recherches, celle du monde et la connaissance du nom ineffable, il a exploré l’âme humaine, il a vu les mauvais C il a vu la loi du talion, la vengeance n’a apporté qu’une satisfaction éphémère. Ainsi à l’issue de ce grade, pour le chevalier de Royal Arch l’important c’est de progresser, avancer vers la vraie lumière. La F M est un ordre initiatique fondé sur le perfectionnement intellectuel et moral de l’humanité, donc l’homme doit évoluer et cette évolution doit amener le F M à rayonner et inciter les autres à faire comme lui, se remettre sans cesse en question. En creusant on découvre les ruines d’un ancien temple, le delta lumineux y brille d’un éclat fabuleux, et nul ne parvient à prononcer le nom ineffable, creusons encore pour chercher une vérité qui ne peut être que vécue. Alors il ne s’agit pas d’un échec, tout au plus d’une épreuve et donc cette destruction était prévisible et bien évidement nécessaire. Mais si cette destruction nous enseigne encore plus de vigilance, si les erreurs passées servent de leçons, si enfin on a su repérer le mal, nos faiblesses, nos imperfections, si nous devenons plus attentif, à tout ce qui nous entoure, à ce moment là nous pourrons espérer peut être un message de l’éternel, la vérité vrai, la seule lumière qui doit nous éclairer, ce temple représentait tout au plus une étape de notre relation avec GADLU. Je me réjouis, en partant, car je parts porter la bonne parole des enseignements acquis, et ce sera mon devoir de mettre en garde, de dire d’être de plus en plus vigilent, au fait que le mal subsiste qu’il est en nous et qu’il ne lui faut peut de chose pour qu’il se réveille et qu’il anéantisse toute une œuvre.

Pour conclure j’emprunterai la phrase dite par notre Souverain Grand Commandeur lors de la fête de l’ordre le 09 mars en Avignon.

« C’est à force de bâtir que l’on se construit ».

T F P G M, G E P S M

J’ai dit.

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