14°
#411012
Le partage du Pain et du Vin au XIVème Degré
Non communiqué
A la Gloire du
Grand Architecte de l’Univers,
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo ab Chao
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité
Trois Fois Puissant Grand Maître et vous tous mes Frères
Grands Elus Parfaits Sublimes Maçons
Rite Ecossais Ancien et Accepté
Ordo ab Chao
Au nom et sous les auspices du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité
Trois Fois Puissant Grand Maître et vous tous mes Frères
Grands Elus Parfaits Sublimes Maçons
Je rappelle le passage du rituel, dans lequel le Trois Fois Puissant Grand Maitre invite les nouveaux impétrants à poursuivre leur démarche Maçonnique :
« Mangez avec moi ce pain et buvez avec moi le vin de cette coupe afin que nous apprenions à nous secourir les uns les autres. »
Et aussi ;
« Recevez cet anneau comme symbole de l’alliance que vous avez contacté avec la vertu et les hommes vertueux ».
Ce sont par ces paroles que sont reçus, sous la voûte sacrée, les chevaliers du Royale Arche du 13e degré par le T.F.P.G.M.
Ce passage intervient à la fin de la cérémonie du XIVème Degré, après que le TFPGM, ait conféré le titre de GEPSM. Il s’en suit la remise de l’anneau d’or, moment fort, qui va sceller une union
Les GEPSM. Viennent de prêter le serment, ils sont invités à partager le pain et le vin et à recevoir en gage d’alliance l’anneau des mains du T.F.P.G.M qui les lie au G.A.D.L.U. pour la défense de la vérité, de la justice et de l’égalité.
Je mesure à nouveau chaque mot du rituel duquel se dégage une idée force profonde qu’il faut méditer.
Comme me l’a été demandé notre T.F.P.G.M., je vais m’efforcé dans mon exposé de rester dans l’esprit du conteste salomonien de la question posée.
Dans mon approche, je me fixe trois axes de travail :
–Ce pain et le vin
–Le partage
–L’Entraide
–Le pain et le vin.
Je ferai un raccourci de la présence du pain dans le cabinet de Réflexion qui a frappé l’esprit de chaque FraMaçlors de la cérémonie de l’initiation.
La Saint Jean d’hiver au REAA quant à elle, est une cérémonie qui veut fêter le passage des ténèbres à la lumière. Le jour où la lumière diurne est la plus courte de l’année et par conséquence la nuit est la plus longue, période où la nature plongée dans le sommeil fini son repos réparateur.
Le rituel nous invite à fêter l’évènement dans la cérémonie qui réunit les FF autour de la table, pour marquer la fin de l’hiver et le retour du printemps.
Le VMannonce : « Que ce pain que nous rompons réconforte notre corps et éveille notre intelligence »… « Que ce vin que nous buvons, réchauffe nos cœurs et répande notre amour fraternel. »
La Saint Jean d’été nous renvoie au blé et au raisin, fruit de la terre et du Travail des hommes qui deviendra ce pain et le vin grâce à l’alchimie des éléments utilisé et sa connaissance del’homme de l’art, le boulanger et le vigneron qui manierons avec justesse les quatre éléments : la terre, l’eau, l’air, le feu, ainsi que le concours d’une chaîne d’intervenants convergeant dans le but de fabriquer cette nourriture dont le but avéré est la survie de l’humanité toute entière. Qui n’a pas eu l’occasion de lire que les constructions sacrées et la spiritualité Egyptienne n’auraient pas existée sans le soleil qui, allié au Nil et au travail de l’homme, voient la naissance de ce cycle de fabrication.
Il en fut de même pour la civilisation mésopotamienne.
C’est bien à partir de là, que l’homme maîtrisant ce savoir faire, se libère des préoccupations à trouver la nourriture nécessaire,pour consacrer, un espace temps, afin de cultiver et d’élever sa pensée.
Dans le rituel du XIVème Degré, il est question du pain et du vin posés sur la table de proposition, elle-même situé à l’Intérieur du Tabernacle, abri de l’Arche d’Alliance.
La table des pains de proposition, étaient placée du côté nord de la salle. Douze pains faits d’une pâte sans Levain étaient constamment gardés sur cette table. Ils étaient disposés en deux piles de six pains, et sur chaque pile se trouvait un petit tas d’encens. Ces galettes étaient appelées pains de proposition, ou pain de la Face, parce qu’ils étaient solennellement placés devant la présence de Jéhovah qui résidait dans la Nuée du Sanctuaire, derrière le second voile. Chaque jour de sabbat, les pains de proposition étaient changés par les officiants. Les pains ainsi remplacés, gardaient leur caractère sacré. Par la suite, ces pains étaient consommés que par les prêtres et dans la limite du Parvis. En changeant les pains de proposition, on brûlait l’encens, au lieu des pains eux-mêmes, comme une offrande par le feu à Jéhovah. Sur cette table étaient placé également les coupes servant à contenir le vin des libations ainsi que le récipient contenant l’eau servant aux aspersions rituéliques.
L’offrande faite à IEHOVHA est un juste retour des choses de l’homme qui a reçu les éléments lui permettant par son travail de les transformer en nourriture indispensable à sa vie. En brûlant de l’encens, l’homme marque son approbation à l’allianceavecDieu à qui il présenteson travail, le produit fini, porteur de vie.
–Le partage :
« Mangez avec moi ce pain et buvez avec loi le vin de cette coupe… » Telle est l’invitation faite aux nouveaux GEPSM par le TFPGM.
Quel sens peut-ondonner à cela ?
La notion de partage induit la notion d’égalité. A ce moment, le TFPGM représente le Roi Salomon qui se met au niveau des nouveaux impétrants. Alors que l’action précédente, en donnant l’onction, le TFPGM se situe hiérarchiquement très au-dessus, en invitant au partage, il se place d’égal à égal.
Partager le pain et le vin, c’est répéter entre hommes, l’offrande faite à IEHOVHA.
L’étymologie du mot compagnon, du latin « cum », avec et « panis »,pain, était, anciennement, celui avec lequel on partageait le pain et qui est devenu aujourd’hui, celui avec lequel on partage sa vie, le compagnon prend tout son sens avec la symbolique du niveau du 1er surveillant.
Salomon disait : « le vin réjouit le cœur de l’homme. »
Partager le pain et le vin, c’est répéter entre homme, l’offrande faite à IEHOVHA.
C’est passer de la verticalité à l’horizontalité. C’est d’ailleurs, après avoir mangé et bu, que le TPGM donne l’accolade aux nouveaux GEPSA. On peut dire qu’ils ont été créés par l’onction et constitués avec le partage du pain et du vin.
Partager, c’est associer en plus de l’alliance entre tous les Francs-Maçons et le Divin mais également toute l’humanité. N’oublions pas que ce qui a permis d’arriver au produit fini du pain et du vin, est dû, que grâce à une chaine humaine de métiers, et à leur travail collectif.
–L’Entraide :
« Mangez avec moi ce pain et buvez avec moi le vin de cette coupe, afin que nous apprenions à nous secourir les uns les autres. »
Ce partage est censé nous faire prendre conscience de la fraternité qui doit régner entre GEPSM et en particulier entre tous les Francs-maçons du monde entier.
L’aide mutuelle, geste d’amour, est une alliance passée entre les Frères.
En invitant à se nourrir, on invite l’autre à se reconstituer, on l’aide à assurer son existence. Une fois reconstitué, il sera à même, à son tour d’apporter de l’aide.
Je n’envisage pas ici la fraternité et l’entraide sociale mais uniquement la fraternité et l’entraide que l’on peut apporter dans l’initiation non pas que la première ne soit pas importante à mes yeux.
Toute la symbolique des degrés de perfection est imprégnée de cette notion d’entraide, de secours et de responsabilité de la part des frères les plus avancés.
Cérémonie d’initiation au 4ème degré : Maître Secret
Lors du premier voyage, la notion d’entraide est très forte par le symbolisme de la corde passée autour du cou et reliée par le frère situé devant. En effet trop tendue elle étrangle, trop lâche, le frère qui a les yeux voilés peut aller de travers.
Le Maître des Cérémonie le Flambeau en main, est relié au premier récipiendaire. Cette scène symbolise l’aide, que chaque Frère plus avancé peut apporter aux plus jeunes. En les éclairant sur tous les sujets qu’il domine, il offre aux jeunes Maîtres Secret l’opportunité detirer profit de ses connaissances.
Cette aide doit être mesurée, à l’instar de la corde trop tendue, une aide trop directe, sera moins efficace qu’une explication suggérée ou le demandeur doit faire un effort qui le fera avancer sur le chemin. Une mauvaise réponse pourra faire se perdre en conjonctures, le Frère demandeurs.
Cérémonie d’initiation au 9ème Degré, Maître Elu des Neuf
Dans le rituel de 9ème Degré, l’aide et le secours viennent des huit compagnons de compagnons de JOHABEN, meurtrier d’ABIRAM, l’un des 3 mauvais compagnons.JOHABEN Risque d’être exécuté par SALOMON. En plaidant la cause deJOHABEN, les autres Frères, arrivent à arracher la clémence du roi. JOHABEN est sauf et heureusement car son rôle est primordiale dans l’accomplissement de la légende salomonienne.
Suivons cet exemple, en sachant prendre la défense d’un Frère en difficulté, par exemple après avoir présenté un travail un peu léger. Ce Frère dans l’avenir sera peut-être utile pour la progression d’un autre.
Cérémonie d’initiation au 13ème Degré, Chevalier de Royal Arche.
C’est en menant une action concertée, en respectant les consignes, en refusant la prise de risque pouvant être provoquée par un excès d’enthousiasme que la réussite fût au rendez-vous pour GUIBULUM, JOHABEN, STOLKIN. L’attitude de STOLKIN et JOHABEN qui peut apparaître comme une lâcheté, n’est en fin de compte qu’une prudence qui permit à l’expédition de réussir sa mission et aux trois frères à charge de travail de se retrouver devant le Triangle d’Or.
Que pouvons-nous en déduire ? Dans notre démarche collective, il est important de faire acte de Tempérance pour arriver au but que l’on s’est fixé. On peut apporter de l’aide en modérant l’avis d’un Frère que l’enthousiasme à l’objectif à atteindre pourrait aveugler en faisant prendre des risques pour lui-même ou à sa collectivité.
En conclusion :
Le partage du pain et du vin est le symbole de l’Alliance passé avec IEHOVHA, les GEPSM et les Frans-Maçons en général. Cette scène est annonciatrice de la suivante, c’est-à-dire de la remise de l’anneau d’or qui confirme l’Alliance contracté avec la Vertu et les hommes vertueux en général.
En conclusion, cette légende qui prend fin avec le gradedu 14ème Degré, nous montre que nous aurions grandement besoin de cette force exercée par l’Alliance avec le Grand Architecte de l’Univers et de cellepassée avec nos Frères car nous ne sommes pas à l’abri de terminer comme SALOMON.
La mission en tant que 14ème, n’est-t-elle pas, comme il est suggéré dans le serment, de passer une Alliance nouvelle avec tous les hommes et de les reconnaître comme Frères même s’ils n’ont pas été initiés ? Et de leur apporter par une capillarité vertueuse une autre façon d’envisager leur existence.
Trois Fois Puissant Grand Maître et vous, Grands Elus Parfaits Sublimes Maçons mes Frères
J’ai dit