14° #411012

Le sacrifice au 13ème et 14ème degré

Auteur:

M∴ S∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
EGALITE PARFAITE

A la Gloire du Grand Architecte de L’univers
Deus Meumque Jus
Ordo Ab Chao
Sous les Auspices
du Suprême Conseil de France
Liberté – Egalité – Fraternité

En nous penchant plus profondément sur le REAA tel que nous le pratiquons nous nous apercevons que la notion de sacrifice est très présente et irrigue de façon claire ou voilée tous les degrés de la F M. Mais avant de développer le sacrifice au 13ème et 14ème degré il convient me semble t-il de définir le terme de « SACRIFICE », et d’évoquer rapidement « l’autel des sacrifices » qui n’apparait qu’au 14ème degré.

Etymologiquement le sacrifice désigne le fait « de rendre sacré ». Ce terme vient de sacrificium, qui vient lui même de: sacer facer. Il a exactement le même sens que le mot Egyptien « sen netjer » qui désigne l’encens,la substance que l’on brule en l’honneur des Dieux.

Le terme sacrifice recouvre pour une grande variété d’actes ! Habituellement on l’utilise surtout pour les sacrifices sanglants, on utilise aussi ce terme dans une acceptation humaine pour désigner le renoncement volontaire à quelqu’un ou à quelque chose qui est précieux.

De nombreux sacrifices sont célèbres : Le sacrifice de la fille de Jephté par son père.

La substitution d’un bélier à Isaac lors du sacrifice d’Abraham qui marque l’abandon des sacrifices humains par la civilisation naissante Le sacrifice est une action sacrée par excellence. Il existe beaucoup de formes de sacrifices qui vont de l’offrande jusqu’au martyre ou le sacrifiant s’offre lui même comme victime.

Julien Behaghel dans la bible et le symbole a écrit que « Le sacrifice est la rencontre dans l’espace sacré de l’Autel, de l’homme et de sa destinée spirituelle ».

Le sacrifice au 13ème degré :

Le mot perdu est retrouvé par GUIBULUM dans la plus profonde des neuf voutes du temple antédiluvien d’ENOCH, au centre de l’endroit le plus sacré de la terre, gravé sur un delta d’or et éclairé par une grande lumière irréelle. Un tétragramme portant le nom ineffable.

Mais pour arriver en ce lieu, GUIBULUM ne s’est il pas lui aussi sacrifié ? Il a osé descendre seul dans l’obscurité devant le refus de STOLKIN et JOHABEN de l’accompagner, affronter les dangers, faire son devoir avec conviction avant de remonter et descendre à nouveau afin de faire partager sa découverte à STOLKIN et JOHABEN.

Souvenons nous aussi que GUIBULUM avait été crée chevalier de Royal Arche par Salomon et le Roi de Tyr en même temps que JOHABEN ET STOLKIN pour les récompenser de leur zèle et constance !

Le sacrifice au 14ème degré :

C’est alors qu’apparaissent pour la première fois GALAAD et L’AUTEL DES SACRIFICES !
L’AUTEL DES SACRIFICES qui était situé dans le désert, devant la tente du rendez vous, dans le temple juste à l’intérieur de la cour à l’entrée du tabernacle. Un autel est « un haut lieu de sacrifice » plus élevé que son environnement, en général sur un monticule de terre.

QUANT A GALAAD! personnage inconnu jusque là dans la légende qui achève l’histoire du temple de SALOMON, il avait été nommé garde de la voute sacrée trois jours avant la destruction. Les deux rois, SALOMON et HIRAM DE TYR avaient mis en sureté dans la crypte creusée par ENOCH « le grand nom ineffable » révélé par Dieu à Moïse devant le buisson ardent, mais les Israélites ne peuvent résister à la force des conquérants.

Voici ce que nous dit le rituel du quatorzième degré : GALAAD était le gardien de la voute sacrée, il prenait soin que les lampes restent toujours allumées. Il adorait et contemplait le nom ineffable. Il fut l’égal d’HIRAM ABI qui, quelquesquatre cent ans plus tôt avait perdu la vie pour ne pas dévoiler le secret des Maitres. Galaad choisit d’être enseveli sous les ruines du temple plutôt que de révéler par sa fuite l’existence du précieux trésor qui serait alors tombé aux mains des barbares.

En tant que GRAND ELU PARFAIT SUBLIME MACON, Galaad a fait alliance avec la vertu et les hommes vertueux. Cette vertu qui symbolise toutes les qualités dont doit faire preuve celui à qui incombe une tâche. Cette vertu dont nous devons nous aussi être imprégnés, vertu qui agit comme un ciment et qui unit entre eux les GRANDS ELUS PARFAITS SUBLIMES MACONS, c’est à dire nous !

Cette vertu qui semble signifier la force de la lumière qui irradie au fond de l’être et qui doit être le lien avec le vrai !

Cette vertu qui doit transcender le devoir de l’initié. LE GRAND ELU PARFAIT SUBLIME MACON par son zèle et sa constance devient alors un serviteur du GRAND ARCHITECTE, serviteur mais pas son esclave car sa volonté de perfectionnement l’amène à se dépasser pour se mettre librement au service d’une cause noble et sublime : LE SACRIFICE ET LE DON DE SOI.

On s’aperçoit que GALAAD est à un degré supérieur par la puissance de son travail intérieur. Avec lui on se rend compte que l’on pénètre dans les hautes régions de la connaissance spirituelle.

GALAAD se contente de subir comme s’il était résigné à supporter son destin mais avec détermination, Il est dans une démarche de sacrifice pour un idéal. C’est là que la notion de foi prend toute sa valeur car il ne peut s’agir d’une foi rattaché à une quelconque divinité, mais une foi dans l’ensemble des hommes.

J’aime beaucoup cette notion, j’aime faire confiance aux hommes, et certains savent vous le rendre par leur amitié et leur Fraternité.

GALAAD est aussi le gardien des lumières, cette lumière comme je le précise un peu plus haut qui brille autour de lui, tout comme vous mes Frères qui brillaient autour de moi et qui pouvez m’éclairer, mais aussi cette lumière qui émane du profond de lui même, lumière qui lui sert de protection jusqu’à un certain point, qui peut l’aider dans l’attente de l’instant fatal : l’ultime vérité.

Galaad doit égarer ceux qui sans le mériter veulent à tout prix découvrir la voie sacrée, tout étant quant à lui, gardien d’un ensemble de secrets empreints de spiritualité.

Il est le gardien de la voute sacrée. GALAAD est imprégné de pureté, d’une sorte de transcendance aboutie qui préside à sa quête, mais il en meurt… Il n’a pas pris les mots pour des idées, il a poussé le devoir jusqu’au bout à la poursuite de la vérité. Il a suivi ce que l’on nous a enseigné depuis le quatrième degré : le silence, la recherche de la vérité, la justice, la vertu… Il est à la recherche de la parole perdue dont on ne connait que les mots substitués.

Mais pour nous il ne s’agit plus de mourir comme Galaad qui veut préserver les tables et le triangle d’or, il faut que l’on soit témoin de ce trésor et le conserver au fond de notre tabernacle personnel, garder la mémoire de ces enseignements pour que s’y inscrive les lettres du nom ineffable.

La destruction du temple ne représente telle pas la perte des valeurs, l’anéantissement de tout le travail antérieur, l’abandon de la conscience pure, la ruine de l’âme ?
Ce temple qui est un lieu sacré et un lieu de sacrifice ou nous venons sacrifier notre orgueil, nos ambitions, nos préjugés.

En acceptant d’être enseveli sous les débris du temple, résultat de la déchéance des hommes, GALAAD accepte de prendre sur lui « tous les péchés du monde » plutôt que de dévoiler le trésor.

GALAAD s’est laissé ensevelir sans dire mot : son zèle est intérieur, il est responsable, fidèle, n’affronte pas ses adversaires, quel sage, à nous de le copier. Cette mort symbolique s’adresse à la totalité de l’être : physique, émotionnel et mental. Celui qui renaitra devra donc renouveler ses actions, ses sentiments et ses pensées.

Mourir à soi même, se sacrifier, c’est perdre le narcissisme primitif qui rend l’homme inapte à toute vraie vie, à tout échange sincère avec autrui, c’est passer du stade objet, soumis à des interdits et à des tabous, au stade sujet, autonome, libre, responsable, volontaire, capable de s’aimer pour aimer l’autre profondément. C’est là pour moi, le véritable sens de la résurrection ou de la renaissance qui font de nous des maçons libres après avoir sacrifié le Viel homme.

Le temple matériel est détruit, mais cela importe peu, mais n’oubliez pas mes F que l’homme qui s’est construit doit aider les autres à faire de même.

A nous aussi de diffuser la lumière de notre alliance pour en transmettre le contenu, de devenir des messagers de cette alliance qui ne relève pas de l’inaccessible ou du surnaturel mais bel et bien de l’intime, du profond qui concerne l’individu.

En deux mots : le plus grand des sacrifices ne serait il pas l’abandon d’un « pseudo pouvoir » sur quelque chose, sur quelqu’un et pourquoi pas sur nous même ? Ce sacrifice de soi même qui constituerait la conduite la plus noble.

J’ai dit T F P G M

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