14° #411012

Quel est le devoir du grand Élu allié à la vertu

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Le Grand Élu, parfait et sublime Maçon a fait alliance avec la vertu. Celle-ci doit guider l’humanité. 


La vertu n’est pas un état naturellement inné chez l’homme, mais plutôt un acquit de l’intelligence et de la volonté qui nous permet de régler notre vie, de maîtriser nos passions et notre règle de conduite. L’homme vertueux c’est celui qui pratique le bien librement. Aussi, peut-on dire que pratiquer la vertu soit un devoir ? Cela laisserait supposer que c’est une contrainte, car en effet, si m’efforçais d’être vertueux par devoir, je ne serais pas celui que je prétend être ici ce soir : un Grand élu parfait et sublime maçon. J’en déduit qu’être vertueux c’est pour moi une attitude délibérément aboutie d’un principe d’honnêteté bâti sur une base culturelle.


Faire son devoir, est-ce une vertu ? peut-on dire que celui qui fait son devoir est un homme vertueux ? pas toujours ! Un jeune maître élu des neuf, Johaben, s’est sentit vertueux et se prit pour un grand initié. Pourtant, Il tua l’un des mauvais compagnons pensant faire son devoir  au nom de je ne sais qu’elle brutale impulsion qu’il ne maîtrisait pas. On a, en effet, trop l’habitude de qualifier de vertueux celui qui fait son devoir. Mais on n’a pas ouvert son cœur pour mesurer la bonne volonté d’accomplissement de ce devoir qui pourrait n’être pour lui qu’une corvée ou une répétition d’usages obligés ou de serviles habitudes. 


J’en conclu qur une pierre d’agate, c’était un delta d’or pur gravé de signes hébreux. Ils se prosternèrent d’émerveillement. Admiratifs pour son courage, ses compagnons s’écrièrent : Guibulum est un homme vrai. Puis ils rapportèrent le bijou au Roi. Qui les honora du grade de Chevaliers du Royale l’Arche.


Depuis son passage dans la 9 ième crypte, Guibulum, considère qu’une part de son savoir fait partie de la connaissance universelle. Admettant l’insuffisance de son savoir, il aspire donc à de nouvelles acquisitions spirituelles et symboliques. Ce qu’il recherche inconsciemment, c’est en somme le lient, le passage passionnant de l’équerre au compas qu’il découvre dans dans son voyage intérieur, en étudiant l’arbre inversé de la connaissance.


De parfaits et sublimes maçons l’assistent dans l’étude de la Kabbale. Et l’examen des 10 séfiroth lui enseignent les liens et des sentiers secrets et compliqués qui conduisent d’Ayn-Sof, qui est l’infini ou le néant sans fin, là où est la divinité, jusqu’à Malchuth où se trouve être l’homme, la matière et la vie quotidienne ; en somme de l’abstrait au concret.


Ces recherches sur la Kabbale lui apprennent (entre-autre) que tout est lié avec tout, et démontrent que ce qui est en haut est comme ce qui est en bas, et ce qui est à l’intérieur est comme ce qui est à l’extérieur pour la réalisation d’une même chose.



Riches de nouvelles acquisitions intellectuelles, Guibulum et ses deux compagnons aspirent donc à l’ultime initiation, ils portent le bijou d’Hiram, gravé du nom ineffable qu’il leur est interdit d’écrire ou de prononcer et souhaitent d’être introduits dans la voûte sacrée. 


Pour arriver au degré où nous sommes, j’ai donc lavées mes mains dans la Mer d’Airain qui est l’épreuve de purification des anciens. Ayant surmonté cette épreuve, et après une sainte libation partagée avec mes frères grands élus parfaits et sublimes maçons, j’ai reçu du Roi Salomon un anneau d’or ainsi gravé : ”La vertu unit ce que la mort ne peut séparer” cela désigne la pureté et symbolise l’union que je vais désormais partager avec les vertueux. 


Le Roi m’apposât enfin, avec la truelle d’or, la marque du Grand Architecte de l’Univers sur les yeux, les lèvres et le cœur. Avec mes frères, j’ai donc fait alliance avec la vertu et avec les gens vertueux.


Après la destruction du temple, La légende nous dit que : Les Francs Maçons tentèrent, par leurs conseils et leurs exemples de détourner de l’impiété et du sacrilège les hommes sans toutefois y parvenir. Alors les hommes retournèrent à leur mœurs primitives et rudimentaires, seuls les bons maçons purent guider quelques hommes vers l’initiation de nos mystères… Mais de quelles vertus particulières le Grand élu, Parfait et Sublime Maçon pourrait-il être l’allié pour guider l’humanité? . 


Au premier degré, le mémento de l’apprenti cite les devoirs du FM  » Fuir le vice et pratiquer la Vertu « . Mais de quelles vertus parle-t-on ?  Avec hésitation, j’ai privilégiés  (et parmi tant d’autres) quatre vertus, considérés par le christianisme, comme cardinales (du Latin Cardo). Les dictionnaires nous les citent nommément : La tempérance, la justice, la prudence, et la force. Ce groupe de quatre vertus fut célébré par Pythagore au retour d’Egypte, fut repris par Socrate, puis par Platon, et enfin par les stoïciens. On les appelle aussi vertus morales par rapport aux vertus théologales ou divines (au dessus de l’homme) et qui sont : la Foi , l’Espérance et la Charité. 


La Kabbale nous enseigne que nombre de vertus cardinales, ou théosophales ont des relations directe avec certaine séfira, et surtout avec les trois piliers. Le central l’est de la beauté, de la pensée de l’action humaine, c’est le grand axe entre keter et Malkhut. Celui de gauche l’est de l’intelligence, de la connaissance venue de Dieu, et de la communication par Binah Gevourah et Yod. Et celui de droite l’est de la Sagesse, de la miséricorde et de l’éternité de Chokhmah à Chessed et Netzach jusqu’à Malkut. Mais je suis hors sujet.


Les vertus qui m’ont semblés appropriés pour l’accomplissement de mon devoir sont

:
La tempérance :  Vertu qui ordonne dans nos désirs dans nos paroles et dans nos actions la sage habitude d’observer fidèlement les lois. Dans la kabbale, la tempérance est, à mon avis, associée à la troisième séfira : Binah qui représente la connaissance et l’intelligence rationnelle. 3 


La justice :  l’amour constant de la justice est la vertu qui vient de la capacité d’utiliser la justice au service du monde. Dans la Kabbale, la justice devrait être, selon moi, associée à la cinquième séfira : Gevurah qui signifie le pouvoir du jugement. 5


La prudence : vertu qui dispose la raison pratique à discerner en toute circonstance le véritable bien et a choisir les justes moyens de l’accomplir. Dans la Kabbale, la prudence devrait être, selon moi, associée à la septième séfira Netzach qui signifie l’éternité. Elle représente l’ouverture de l’égo exprimé pour qui désire changer le monde avec pondération.


La force :  vertu qui nous est acquise pour l’accomplissement du devoirs . Dans la Kabbale, la force, devrait être selon moi, associée à la neuvième séfira Yesod  qui exprime le fondement sur lequel est basée toute la créativité du monde et la fermeté du caractère. 9


Quand je relis ma planche, je suis étonné par l’ordre chronologique des vertus cardinales cités ci dessus, et dont je remarque la progression des numéros des séfiroth :  3° , 5°, 7°, 9° 


Je suis un peu étonné de ce hasard, mais est-ce un hasard ??? . 


Et s’il n’y a pas de hasard, cela signifie que nos maîtres grands élus passés, inspirés par le grand architecte de l’univers nous ont ainsi adressé les messages mystiques des anciens. Je  m’identifie donc à Guibulum qui est un homme vrai, et c’est avec l’effort quotidien du devoir et l’étude de la kabbale qui nous rapproche spirituellement de notre créateur, que nous réussirons à atteindre l’ultime perfection. Et ainsi les grands élus quitteront Jérusalem et se disperseront parmi les toutes nations de la terre afin d’y apporter l’enseignement de l’Art Royal. C’est là notre devoir de Parfaits et Sublimes Maçons .


Trois fois puissant grand maître : J’ai dit



A DVL P& L

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