Symbolisme du partage du Pain et du Vin au 14°
F∴ K∴
TFPGM
Très Illustres Frères et vous tous mes Frères GEPSM en vos grades et qualités.
Symbolisme du partage du Pain et du Vin au 14°
Le chemin du GEPSM est jalonné de symboles qui lui permettent de progresser vers la connaissance suprême. Il doit être éprouvé par la Mer d’Airain, symbole des résistances qu’il doit surmonter en lui-même. Il faut qu’il élève sa pensée vers le Créateur, ainsi que le signifie la fumée du sacrifice. Il a besoin des pains de proposition pour effectuer son voyage.
Telle est la réponse à la question du catéchisme du 14e degré, celle de savoir : quel symbolisme se dégage du parcours initiatique du GEPSM et le rituel d’initiation du grade de poursuivre.
« Mangez avec moi de ce pain et buvez avec moi le vin de cette coupe afin que nous apprenions à nous secourir les uns les autres ».
« Recevez cet anneau comme symbole de l’alliance que vous avez contractée avec la Vertu et les hommes vertueux ».
C’est bien l’intervention du TFPGM qui survient à la fin de la cérémonie du 14ème degré, après que ce dernier, ait conféré le titre de GEPSM aux récipiendaires. Il s’en suit la remise de l’anneau d’or qui va sceller une union avec la loge, moment fort que nous avions vécu au cours de cette nouvelle avancée dans la voie de la connaissance. Les GEPSM venant de prêter serment, sont invités à partager le pain et le vin et à recevoir des mains du T.F.P.G.M, l’anneau, en gage de l’alliance, qui les lie au G.A.D.L.U. pour la défense de la vérité, de la justice, et de l’équité.
Le quatorzième degré marque le terme de la période salomonienne. Il constitue l’ultime grade de l’ « ancienne maçonnerie » caractérisée par la construction du temple de Salomon. C’est la suite du 13e grade. Ce degré de GEPSM ou GEVS ou Grand Ecossais ou Ancien Maître Parfait est conféré au x Chevaliers de Royal Arche par Salomon et Hiram, Roi de Tyr, sous la Voûte Sacrée dans l’optique que ces Elus auront le devoir d’aimer la Vertu, de côtoyer les Hommes vertueux, d’apporter la Lumière, et d’enseigner la Vérité de l’Art Royal. Pour parvenir à la perfection et servir la FM avec zèle, les GEPSM doivent fermer leur cœur à tout sentiment d’iniquité, d’envie, de jalousie, de vengeance, ou d’injustice, en un mot annihiler en eux les trois mauvais compagnons. Ils doivent être toujours prêts en tout lieu et en toute circonstance à faire le Bien.
C’est à ce « bien » que le TFPGM les exhorte en partageant le pain et en buvant le vin avec eux lors de leur initiation au 14e degré.
Symbolisme du partage du Pain et du Vin au 14°:
Tel est le titre de la colonne gravée qui m’a été demandée de buriner et de présenter pour mon élévation au 18e degré.
Je mesure à nouveau chaque mot du thème….symbolisme, partage, pain et vin…. desquels se dégage une idée profonde qu’il faut explorer et méditer.
Dans mon approche, je me fixe deux axes de travail :
1° Partage du Pain et du Vin dans le monde profane
2° Symbolisme du Partage du Pain et du Vin au 14e degré
1° Symbolisme du Partage du Pain et du Vin dans le monde profane
En effet, traiter du pain, c’est évoquer l’un des plus anciens aliments de l’humanité car il a fallu des millénaires avant d’entrer dans ce que j’oserai appeler « l’ère du pain ».
Notre plus lointain ancêtre était végétarien. Il se nourrissait de baies, de fruits et de racines. On a, en effet, dénombré quelques 500.000 plantes comestibles qui existaient déjà sur terre. Il y a quelques 800.000 ans, l’Homo erectus va changer totalement son alimentation, après être parvenu à maîtriser le feu. Il est désormais le seul animal qui fasse cuire ses aliments, lesquels comprennent la viande qu’il tire de ses proies, car notre ancêtre est devenu chasseur. C’est environ 100.000 ans avant J.C. que l’homme est devenu agriculteur. Puis, peu à peu, d’une manière pragmatique, est apparu l’ancêtre du pain.
On retrouve également la présence du pain en Grèce, deux siècles avant notre ère, grâce au rhéteur Athénée. Il consacre à cet aliment un long chapitre dans lequel il traite du panis d’orge ou de seigle sans levure. Le même auteur nous conseille de manger du pain en buvant du vin, en soulignant que, c’est là non seulement un plaisir mais que cela dissipe souvent les vapeurs que le vin commence à produire dans la tête.
Le pain comportait donc initialement du levain. Ce qui explique que la Bible souligne (dans l’Exode 12 : 14-20) qu’après leur sortie d’Egypte, les Hébreux durent manger du pain non fermenté par le levain et cuit sous la cendre.
Le symbolisme du pain nous est démontré lors de la Pâque juive, où Jésus nourrit, disent les évangélistes, 5.000 personnes avec cinq pains et deux poissons. Cette « multiplication des pains » est rapportée par Mathieu (14 : 18-19) l’un des douze apôtres (que Marc et Luc appellent Lévi) ; par Marc (6: 38-44) ; par Luc (9 : 13-17) et par Jean (6 : 9-14).
Ce miracle avait un précédent. Celui d’un ancien prophète d’Israël, Elisée, qui avait réalisé un prodige plus modeste, mais non moins extraordinaire, puisqu’il avait nourri cent hommes avec vingt pains d’orge et quelques épis. (2Rois 4 : 42-44).
Le blé qui permet de produire du pain est pour beaucoup de monde la principale source de nourriture. Symboliquement nous pouvons dire que chaque peuple a son pain, qui est sa nourriture de base. En exemple, le maïs, qui permet de préparer la pâte, la principale source de nourriture pour les habitants de notre pays, est notre pain. Le pain qui constitue notre source énergétique est donc la vie, puisqu’il procure ainsi les éléments nécessaires pour le maintien de notre corps.
Quant à la vigne, elle fait partie, depuis la nuit des temps, des cultures méridionales, mais de nos jours, on trouve de la bonne vigne en Afrique aussi.
La Bible, dès la Genèse, parle de Noé le cultivateur, qui avait déjà commencé de planter la vigne. Il en subit d’ailleurs très vite les conséquences, puisque le vin l’enivrait après une consommation exagérée… (Genèse 9,20-21). Mais si l’on en use avec modération, le vin apparait comme complément indispensable, grâce à son tanin. Voyons ce qu’en dit la Bible dans Si 31, 27-28. Je cite : « Le vin, c’est la vie pour l’homme, quand on en boit modérément. Quelle vie mène-t-on privé de vin ? Il a été créé pour la joie des hommes. Gaîté du cœur et joie de l’âme, voilà le vin qu’on boit, quand il faut et à sa suffisance. »
Nous pouvons comparer le vin de la vigne à notre boisson locale, « Sodabi », extrait du vin de palme. C’est un mot anglais, déformé par l’usage. Le vrai mot est « SO THAT BE ». Traduit en français simple signifie : « C’est comme ça que tu es ?». La prise sur mesure du vrai « sodabi » issu du vin de palme aiguise l’appétit, surtout à l’orée des grands repas. (Déjeuner ou Diner). Cependant, sa consommation abusive débouche sur des effets néfastes non seulement sur l’état physique mais également sur l’état comportemental.
Pain et vin ont rapport avec la résurrection.
En effet, le blé, ou le maïs, doit mourir en terre afin de donner une autre plante porteuse de nombreux grains.
L’évangile de Jean au ch.12 Verset 24 nous en révèle la suite. Je cite : « Si le grain de blé tombé en terre ne meurt pas, il demeure seul, mais s’il meurt, il porte beaucoup de fruits ».
De façon analogue, les grappes de raisin devront être pressées pour devenir du vin. De même, notre palmier devra être coupé, chauffé, et puis travaillé afin de produire le vin de palme qui deviendra après métamorphose le « sodabi ».
Pour comprendre le sens symbolique du partage du pain rapporté par la Bible, au cours de la sainte cène, il convient de replacer cet épisode dans le contexte de la culture religieuse hébraïque.
D’après les Ecritures, Jésus donna une dimension nouvelle à ce repas, lors de la Sainte Cène, en précisant que le pain et le vin représentaient respectivement son corps et son sang. Nous en découvrons la teneur dans la prière eucharistique ; où le célébrant, généralement le prêtre, prend l’hostie qu’il va consacrer au corps du Christ avec la prière suivante : La nuit même où il fut livré, il prit le pain, en rendant grâce, le bénit, le rompit, et le donna à ses disciples, en disant : « Prenez, et mangez-en tous : ceci est mon corps livré pour vous ». Après avoir présenté le corps du Christ à l’adoration de l’assemblée, le prêtre continue en ces termes : « De même à la fin du repas, il prit la coupe, en rendant grâce, il la bénit, et la donna à ses disciples, en disant : prenez, et buvez-en tous, car ceci est la coupe de mon sang, le sang de l’alliance nouvelle et éternelle, qui sera versé pour vous et pour la multitude en rémission des péchés. Vous ferez cela en mémoire de moi ».
Nul n’ignore la supplique chrétienne demandant à Dieu de nous donner notre pain quotidien. Par ailleurs, même dans les milieux dénués de préoccupations métaphysiques, le partage du pain et du vin est un critère de solidarité amicale. En outre, évoquer le pain implique de s’intéresser au travail du boulanger.
En tous cas, on sait que les Egyptiens fabriquaient du pain plus de mille ans avant notre ère.
Pour mesurer l’omniprésence de la référence au pain, il faut replacer celle-ci dans son contexte spirituel :
Par exemple, lorsque Jean (6 : 27) dit « Travaillez, non pour la nourriture qui périt, mais pour celle qui persiste pour la vie éternelle, et que le Fils de l’homme vous donnera, car c’est Lui que le Père a marqué de son sceau ».
Mais la nourriture dont il est question ici ne concerne pas seulement l’estomac, mais plus encore la tête, l’esprit…et, pour le croyant, l’âme, ainsi que le précise Esaï (55 :2) : « Pourquoi pesez-vous de l’argent pour ce qui ne nourrit pas ? Ecoutez-moi donc et vous mangerez ce qui est bon. Et votre âme se délectera de mets succulents ».
Il est clair que le pain dont il est question dans l’Evangile n’est pas seulement celui que pétrit professionnellement le boulanger, mais également de celui dont notre conscience doit se délecter.
Nicolas Berdiaeff, philosophe russe, considéré comme un existentialiste chrétien a pu écrire que, « le pain de mon frère est une œuvre spirituelle ».
Il a exprimé mieux que je ne saurai le faire, combien le partage du pain est une passerelle entre l’Autre et soi-même. Accepter autrui dans ses différences, c’est à coup sûr, comme l’a dit Antoine de Saint Exupéry, s’enrichir. Oui, s’enrichir en esprit puisque l’on accueille des concepts que l’on portait peut-être en soi, mais de manière latente, inexprimée.
D’ailleurs, même lorsque l’on n’adopte pas une idée émise par autrui, celle-ci nous oblige à approfondir et à remettre en question ce qui fait la base de nos convictions. L’idée que l’on n’accepte pas à priori nous sert cependant de catalyseur. Elle nous contraint à ne pas nous scléroser intellectuellement.
Il reste cependant que notre pain actuel demeure une nourriture digne de nos plus lointains prédécesseurs. Non seulement du point de vue alimentaire mais aussi comme symbole du partage et de la convivialité.
Car « La convivialité est la liberté, dans la réalisation de productions, au sein d’une société dotée d’outils efficaces. »
Cette convivialité s’épanouit particulièrement lors des repas familiaux ou les agapes. Elle nous permet de partager le vin et le pain. Mais aussi de pétrir ensemble la pâte de cet autre pain, celui de l’esprit, qui alimente nos pensées les plus intimes.
2° Symbolisme du Partage du Pain et du Vin au 14e degré
Je ferai un raccourci de la présence du pain dans le cabinet de Réflexion qui a frappé l’esprit de chaque FraMaçlors de la cérémonie de l’initiation au premier degré.
La Saint Jean d’hiver au REAA quant à elle, est une cérémonie qui veut fêter le passage des ténèbres à la lumière.
Le rituel nous invite à fêter l’évènement par une cérémonie qui réunit les FF autour de la table, pour partager le pain et le vin dans une commune union avec les frères.
Le VM annonce : « Que ce pain que nous rompons réconforte notre corps et éveille notre intelligence »… « Que ce vin que nous buvons, réchauffe nos cœurs et répande notre amour fraternel. »
La Saint Jean d’été nous renvoie au blé et au raisin, fruits de la terre et du Travail des hommes qui deviendront le pain et le vin grâce, d’une part, à l’alchimie des éléments utilisés et la connaissance de l’homme de l’art, que sont, le boulanger et le vigneron, qui manieront avec justesse les quatre éléments : la terre, l’eau, l’air, le feu, d’autre part, au concours d’une chaîne d’intervenants convergeant dans le but de fabriquer cette nourriture dont le but avéré est la survie de l’humanité toute entière.
Avec la Saint Jean, à quelque solstice que ce soit, nous parvenons à l’harmonie, en partageant le pain et en buvant le vin, afin de concilier les frères dans leurs divergences, mésententes, ou incompréhensions. C’est le lieu de cultiver une des vertus chère aux Francs Maçons : la Tolérance.
Dans le rituel du 14ème degré, il est question du pain et du vin posés sur la table de proposition. Cette table est placée devant le Grand Trésorier lors de l’initiation à ce grade. Douze pains faits d’une pâte sans Levain, selon Irène MAINGUY, étaient constamment gardés sur cette table. Ils étaient disposés en deux piles de six pains. Ces galettes étaient appelées pains de proposition, ou pain de la Face, parce qu’ils étaient solennellement placés devant la présence de Jéhovah qui résidait dans le Sanctuaire. Sur cette table étaient placées également les coupes servant à contenir le vin rouge pour la libation ainsi que l’anneau d’or pour chacun des récipiendaires.
« Mangez avec moi de ce pain et buvez avec moi le vin de cette coupe… » Telle est l’invitation faite aux nouveaux GEPSM par le TFPGM.
Quel sens peut-on donner à ce Partage ?
La cérémonie de partage du pain et du vin induit la notion d’égalité. En effet, à ce moment précis, le TFPGM représentant le Roi Salomon se met au même niveau que les nouveaux impétrants. Par contre, pendant la consécration de ces derniers avec la truelle d’or, le TFPGM se situe hiérarchiquement très au-dessus d’eux.
Il ne faut pas négliger l’importance que revêtent les Agapes qui perpétuent le repas pris en commun symbolisant le partage.
Le compagnon qui signifie étymologiquement en latin « cum », avec, et « panis », pain, était, anciennement, celui avec qui on partageait le pain et qui est devenu aujourd’hui, celui avec qui on partage sa vie. Le compagnon prend tout son sens avec la symbolique du bijou du 1er surveillant qui est le niveau.
Partager, le pain et le vin, c’est passer de la verticalité à l’horizontalité.
C’est d’ailleurs, après avoir mangé et bu, que le TFPGM donne l’accolade
aux nouveaux GEPSM. On peut dire qu’ils ont été créés par l’onction, comme le reçurent AARON, DAVID et SALOMON, et constitués avec le partage du pain et du vin.
Dans notre contexte, partager, c’est faire alliance non seulement avec le Divin, mais également avec toute l’humanité. N’oublions pas que ce qui a permis d’arriver au produit fini, le pain et le vin, c’est le résultat d’une chaîne humaine de métiers, et d’un travail collectif.
Il est certain que la culture judéo chrétienne a fait du pain à la fois un aliment mais également une seconde nature.
La prière eucharistique au cours de la messe chez les catholiques vous en révèle, le sens, à travers ces phrases : «Prenez, et mangez en tous ; ceci est mon corps livré pour vous ». Certes, cette culture métaphorique ouvre, pour le croyant, la voie vers la vie éternelle. Mais elle n’en a pas l’apanage. Car elle conduit également, dans l’au-delà, le non-croyant, à travers la pitié, la compassion ou tout simplement la solidarité, celle qui impose de se soucier de l’AUTRE.
« Mangez avec moi de ce pain et buvez avec moi le vin de cette coupe, afin que nous apprenions à nous secourir les uns les autres. »
Ce partage est censé nous faire prendre conscience de la fraternité qui doit régner entre les GEPSM et en particulier entre tous les Francs-Maçons du monde entier.
L’aide mutuelle, geste d’amour, est une alliance passée entre les Frères.
En invitant à se nourrir, on invite l’autre à se reconstituer, on l’aide à assurer son existence. Une fois reconstitué, il sera à même, à son tour d’apporter de l’aide.
Sans en négliger l’importance, il ne s’agit pas ici de la fraternité et de l’entraide sociale telle que pratiquée dans la vie sociale mais la fraternité et l’entraide acquise dans notre démarche initiatique. Presque d’un pacte.
Toute la symbolique des degrés de perfection est imprégnée de cette notion d’entraide, de secours et de responsabilité de la part des frères. Faisons la découverte de l’entraide à travers certains degrés de la FM du REAA.
« L’ascension que vous avez tentée dans ces conditions devrait être, fatalement, suivie d’une chute qui aurait pu être mortelle, sans le secours des mains fraternelles qui vous ont soutenu au moment le plus critique ». C’est le VM qui s’adressa au néophyte au cours du 1er voyage lors de l’initiation au 1er degré sur la nécessité de l’entraide.
A l’initiation de maître secret, 4e degré, la notion d’entraide est plus forte par le symbolisme de la corde passée autour du cou et reliée par le frère situé devant. En effet trop tendue elle étrangle, trop lâche, le frère qui a les yeux voilés peut aller de travers.
Le Maître des Cérémonies avec le Flambeau en main, est relié au premier récipiendaire. Cette scène symbolise l’aide, que chaque frère plus avancé peut apporter aux plus jeunes. En les éclairant sur tous les sujets qu’il maîtrise, il offre aux jeunes Maîtres Secrets l’opportunité de tirer profit des connaissances des frères devanciers.
Cette aide des devanciers doit être mesurée. A l’instar de la corde trop tendue, une aide trop directe, sera moins efficace qu’une explication suggérée qui fait appel à un effort personnel du demandeur en vue de son amélioration. Par contre, une mauvaise réponse pourra faire perdre en conjectures, le frère demandeur.
Dans le rituel du 9ème Degré, Maître Elu des Neuf, l’aide et le secours viennent des huit compagnons de JOHABEN, meurtrier d’ABIRAM, un des 3 mauvais compagnons. JOHABEN risque d’être exécuté par SALOMON. En plaidant la cause de JOHABEN, les autres frères, arrivent à arracher la clémence du roi. JOHABEN est sauf et heureusement car son rôle est primordial dans l’accomplissement de la légende salomonienne.
Suivons cet exercice, en sachant prendre la défense d’un frère en difficulté, par exemple, après avoir présenté un travail un peu léger, ou affiché un comportement indécent. …etc. Ce frère dans l’avenir, sera peut-être utile pour le bien de la FM ou pour la progression d’un autre.
C’est en menant une action concertée, en respectant les consignes, en refusant la prise de risque pouvant être provoquée par un excès d’enthousiasme que la réussite fût au rendez-vous pour GUIBULUM, JOHABEN, et STOLKIN, au cours de la Cérémonie d’initiation au 13ème Degré, Chevalier de Royal Arche.
L’attitude de STOLKIN et de JOHABEN qui peut apparaître comme une lâcheté, n’est en fin de compte qu’une prudence qui permit à l’expédition de réussir sa mission et aux trois frères solidairement engagés de se retrouver devant le Triangle d’Or.
Une des vertus dont le TFPGM nous a donné l’exemple est la Générosité. Il peut ne pas donner le pain et le vin aux récipiendaires ; mais sa liberté d’agir et cet élan du cœur ont caractérisé sa valeur morale, sa qualité de noble et de bienfaiteur ; c’est bien une des leçons que nous pouvons tirer de ce degré.
Que pouvons-nous en déduire ? Dans notre démarche collective, il est important de faire acte de Tempérance pour arriver au but que l’on s’est fixé. On peut apporter de l’aide à un frère en modérant l’enthousiasme que l’objectif à atteindre pourrait aveugler entrainant ainsi des prises de risques pour lui-même, ou pour sa collectivité.
En conclusion :
Agé de 27 ans accomplis, attiré par un éclatant Delta Divin, le GEPSM, communie avec le TFPGM en mangeant le pain et en buvant le vin, selon le catéchisme, en prélude à la série des grades capitulaires.
Le partage du pain et du vin est le symbole de l’Alliance ou un pacte de fraternité entre IEHOVHA, et les GEPSM ou les Frans-Maçons en général.
Cette scène est annonciatrice de la suivante, c’est-à-dire, de la remise de l’anneau d’or qui confirme l’Alliance contractée avec la Vertu et les hommes vertueux en particulier.
La mission du GEPSM, n’est-t-elle pas, comme il est suggéré dans le serment, de passer une Alliance nouvelle avec tous les hommes et de les reconnaître comme Frères même s’ils n’ont pas été initiés, et de leur apporter par une capillarité vertueuse une autre façon d’envisager leur existence ?
Au demeurant, en voici un extrait du serment : « A la gloire du GADLU, en présence des GEPSM, composant cette respectable loge de perfection, je jure de suivre en toutes occasions la voix de ma conscience. De pratiquer les vertus qui élèvent l’homme au dessus de l’animalité. De considérer tous les hommes comme mes frères. Quels que soient leur race, couleur, ou état social».
Cette légende qui prend fin avec le grade du 14ème degré, nous montre que nous aurions grandement besoin de cette force exercée par l’Alliance avec le Grand Architecte de l’Univers et de celle passée avec nos Frères car nous ne sommes pas à l’abri de terminer comme le Grand Roi SALOMON…dont nous connaissons tous la fin lamentable.
J’ai dit !