18° #415012

Du Géocentrisme à l’Héliocentrisme

Auteur:

R∴ C∴

Obédience:
Non communiqué
Loge:
La porte de Ligurie - Orient de Menton

 A la Gloire du Grand Architecte de L’univers
Ordo ab Chao
Deus Meumque Jus
Suprême Conseil Des Souverains Grands Inspecteurs Généraux
Du 33ème et Dernier Degré
Du Rite Ecossais Ancien et Accepté pour la France

Introduction

Un point singulier de l’aventure humaine…

La réflexion qui nous est proposée ce soir se situe donc à un point singulier de l’aventure de la pensée humaine. Il s’agit d’une rupture philosophique d’une brutalité extraordinaire dans la vision de l’univers et de la place de l’homme dans la création, rien ne sera plus comme avant.

Désormais, « Le fantôme de Copernic » ne cessera de rôder et d’hanter ces lieux. La vision de l’homme dans le cosmos est rapetissé de plus en plus, à la fois dans l’espace et dans le temps. Nous allons assister à une forme de désenchantement du monde, qui fait écho au fameux cri d’angoisse de Blaise Pascal : « Le silence éternel de ces espaces infinis m’effraie ».

C’est un gouffre qu’ouvre la science moderne, c’est une prise de conscience d’un monde déserté par le sens : « D’où venons-nous ? Où allons-nous ? Et pourquoi ? ». Aucune réponse n’est désormais audible, ni la philosophie, ni la science ne répondent. Quant à la religion, elle se contente de nous faire croire que le monde est tel qu’elle le désire.

L’approche de Pascal est certes poétique, mais voila notre monde : trop vaste, trop incompréhensible.

Le silence, c’est l’absence de réponse. Le « silence éternel » implique une question éternelle, celle que pose l’être humain sur sa destinée dans cet univers.

Cette nouvelle Conscience de l’Univers devra proposer une nouvelle approche de la vie où science et religion se rejoignent dans une spiritualité laïque, libre et active : Une philosophie de vie, tremplin spirituel de base qui rassemble toute l’humanité.

A ce point précis de l’exposé, nous pouvons légitimement nous poser la question de l’avènement de la Franc-maçonnerie. Newton qui énonça la loi universelle de la gravitation qui sonna le glas définitif du géocentrisme mourut en 1726. 1717 – marque la date de naissance de la Franc-maçonnerie spéculative moderne à Londres, dès 1725 les premières loges françaises font leur apparition. Il s’agit donc à jamais, de réfléchir à ce qu’on invoque sous le nom de « vérité ». Le travail critique devant nous amener à distinguer plusieurs sens confondus sous ce vocable. Ce travail du concept est subversif par rapport à toute idéologie.

Prise de conscience de l’humanité…

Tous les peuples ont posé ce problème philosophique de nos origines. Chacun y a répondu à sa façon. Parmi les très nombreux récits traditionnels, ceux qui relatent les origines du monde et des dieux appartiennent souvent à la catégorie des mythes.

Les hommes observaient déjà le ciel il y a des dizaines de milliers d’années. Le déplacement du Soleil dans le ciel ou les changements d’aspects de la Lune leur étaient familiers. Peu à peu, ils commencèrent à utiliser ces phénomènes à leur avantage pour la mesure du temps de la journée et l’établissement d’un calendrier.

Contempler le ciel ce n’est pas voir l’Univers, l’homme va développer une science à deux branches : la cosmogonie et la cosmologie.

La Cosmogonie (du grec cosmo – « monde » et gon – « engendrer ») est définie comme « Science ou système de la formation de l’Univers », alors que la Cosmologie (du grec cosmo – « monde » et logos – « savoir ») l’était comme « science des lois générales par lesquelles le monde physique est gouverné ».

Des récits oraux de cosmogonie fondent presque toutes les religions et sociétés traditionnelles. Le géocentrisme, la vision du Cosmos de l’antiquité à PTOLÉMÉE… Comme souvent, une avancée majeure de la conscience humaine n’apparaît pas ex nihilo et je ferai mienne la citation du philosophe latin Lucrèce : Ex nihilo nihil, in nihilum posse reverti (Rien ne vient de rien, ni retourne à rien).

Je me livrerai donc, pour la bonne compréhension du sujet, à un retour en arrière historique. Dans les temps les plus reculés, en Égypte et en Mésopotamie, la Terre était considérée comme plate. Les astres étaient considérés comme des dieux. La mythologie permettait de rassurer l’homme en fournissant une explication à tous les phénomènes observables. Mais c’est avec les Grecs, inventeur de la philosophie, que l’astronomie ou plutôt la cosmologie commença réellement à prendre son essor. A l’opposé du mythe, qui se déploie dans l’espace du merveilleux et de l’invérifiable, les grecs y opposeront la raison, l’analyse et la critique. L’observation scientifique naît donc au VIème siècle avant J C, dans la Grèce antique.

Bien que croyant encore en une Terre plate, Thalès (625-547 av JC) se la représentait comme posée sur l’océan. Ils découvrirent que le Soleil éclairait la Terre et la Lune. Ils expliquèrent les éclipses, l’idée d’une Terre sphérique prenait peu à peu naissance.

Avec Platon (427-348 av JC), disciple de Socrate, commence à se poser le problème sous forme réfléchie, chercher une explication aux mouvements apparents des astres, expliquer ce que l’on voit. Eudoxe de Cnide (408-355 av JC) apporte une première avancée en proposant la théorie des sphères homocentriques. Sphères emboîtées les une dans les autres avec au centre la Terre FIXE.

L’apport d’Aristote.

Aristote, philosophe grec (384 av. J-C – 322 av. J.-C), est le premier à avoir avancé des arguments convaincants sur la rotondité de la Terre : La forme des éclipses de Lune montre que l’ombre projetée de la Terre est circulaire.

Lorsqu’un bateau s’éloigne à l’horizon, sa coque disparaît avant son mat. Lors d’un déplacement en latitude la hauteur des étoiles dans le ciel est changeante et ne peut s’expliquer que par la courbure de la Terre Aristote nous a légué un monde clos, fini et hiérarchisé limité par « la sphère des fixes » : Aristarque de Samos (310-230 av J-C) est l’auteur du premier système héliocentrique, une avancée prémonitoire mais éphémère. Les travaux d’Aristarque sont avant tout d’ordre de la mesure et du calcul.

Il déduit que le Soleil devait être alors 20 fois celui de la Lune. S’est alors posé la question, comment un corps plus gros pouvait-t-il tourner autour d’un plus petit ? L’héliocentrisme était né…mais sans succès. Ptolémée (100-170 Ap J-C) réfute l’avancée d’Aristarque et conserve le système géocentrique d’Aristote.

La Terre restera au centre du système solaire. La Lune et le Soleil tournent autour de la Terre. Ce modèle traversera les siècles, sans aucune évolution jusqu’aux travaux d’un certain Nicolas Copernic.

L’Héliocentrisme, le regard sur l’Univers change, de Copernic à newton…

'Système du Monde': les cinq constructeurs

La théorie développée par Ptolémée, bien qu’extrêmement compliquée rendait compte de façon satisfaisante du mouvement des astres. La position privilégiée de la Terre satisfaisait la vanité des hommes et encore plus celle de l’Église. Un immobilisme s’était donc installé, il fût secoué par…Nicolas COPERNIC qui vécu de 1473 à 1543.

Mathématicien, il présenta cependant de façon fort prudente sa théorie. Le bouleversement qu’elle induit est tellement profond que Copernic lui-même, refusait de l’envisager autrement qu’une simple hypothèse mathématique. Il a fallu de très nombreuses années avant sa démonstration.

Le système copernicien fut toutefois une réelle révolution ! La Terre perd sa position centrale et est ramenée au rang de planète se mouvant sur une orbite. La Terre ne possède plus de rôle privilégié. La place que nous occupons n’a rien de d’exceptionnel. Ainsi est né le principe de banalité ou PRINCIPE COPERNICIEN, une première brèche était ouverte.

Cependant après sa mort, Tycho Brahe (1546 – 1601) astronome danois connu pour avoir établi un catalogue d’étoiles précis pour son époque, cherche à produire un modèle d’univers combinant le système géocentrique de Ptolémée et héliocentrique de Nicolas Copernic. Il se trompe sur les mouvements célestes. Pour lui, les cinq planètes connues tournent autour du Soleil, l’ensemble faisant lui-même le tour de la Terre immobile chaque année.

Johannes Kepler (1571-1630), débuta sa carrière comme assistant de Tycho Brahe. A la mort de ce dernier, toutes les précieuses observations de planètes accumulées pendant une vingtaine d’années devinrent la propriété de Kepler. Ce n’est donc qu’avec KEPLER (1571-1630) que le géocentrisme laissera définitivement place à l’héliocentrisme.

La pensée d’Antoine de Saint-Exupéry est une nouvelle fois vérifiée : « La vérité de demain se nourrit de l’erreur d’hier ». Johannes Kepler a énoncé trois lois fondamentales pour la compréhension du mouvement des corps célestes.

Première loi – Loi des orbites.

Les planètes du système solaire décrivent des trajectoires elliptiques dont le Soleil occupe l’un des foyers.

Dans le référentiel Héliocentrique, le Soleil occupe toujours l’un des deux foyers de la trajectoire elliptique des planètes qui gravitent autour de lui. À strictement parler, c’est le centre de masse qui occupe ce foyer ; la plus grande différence est atteinte avec Jupiter qui, du fait de sa masse importante, décale ce centre de masse de 743 075 km ; soit 1,07 rayons solaires – des déplacements plus importants peuvent être obtenus en cumulant les effets des planètes sur leur orbite. À l’exception de Mercure, les ellipses que décrivent les centres de gravité des planètes ont une très faible excentricité orbitale, et leur trajectoire est quasi-circulaire. De cette première loi, on déduit que le soleil exerce sur une planète une force centripète.

Loi des aires.

Si S est le Soleil et M une position quelconque d’une planète, l’aire balayée par le segment [SM] entre deux positions C et D est égale à l’aire balayée par ce segment entre deux positions E et F si la durée qui sépare les positions C et D est égale à la durée qui sépare les positions E et F. La vitesse d’une planète devient donc plus grande lorsque la planète se rapproche du soleil. Elle est maximale au voisinage du rayon le plus court (périhélie), et minimale au voisinage du rayon le plus grand (aphélie).

De cette deuxième loi, on déduit que la force exercée sur la planète est constamment dirigée vers le soleil. Képler écrira à un collègue : Une chose est certaine : du Soleil émane une force qui saisit la planète.

Troisième loi – Loi des périodes.

Le carré de la période sidérale T d’un objet (temps entre deux passages successifs devant une étoile lointaine) est directement proportionnel au cube du demi-grand axe a de la trajectoire elliptique de l’objet : Mais ce seront les lois de Newton qui viendront, plus tard, expliquer la cause de ces mouvements.

Contemporain de Kleper, Galilée (1564-1642) est professeur de Mathématiques. Il se doit d’enseigner les théories de l’époque, notamment l’astronomie de Ptolémée et la philosophie d’Aristote, tout en restant, bien sûr en conformité avec les textes des saintes écritures.

Au début du XVIIème, des savants hollandais eurent l’idée d’utiliser un jeu de lentilles pour construire un instrument optique capable d’agrandir les images : une lunette.

En 1610 Galileo Galilei dit Galilée, construisit sa propre lunette et la tourna vers le ciel. Il fit alors, découvertes sur découvertes.

La Voie Lactée n’apparaissait plus comme une tache diffuse, la surface de la Lune n’était pas lisse, la planète Jupiter était accompagnée d’un cortège de quatre satellites en orbite. Un peu plus tard, Galilée fit encore d’autres découvertes relatives aux planètes Saturne et Vénus et au disque du soleil. Les observations de Galilée furent le coup de grâce définitif pour la conception aristotélicienne du monde, en tout cas dans la communauté scientifique.

Après les travaux de Kepler et de Galilée, la description du mouvement des planètes était enfin correcte. Cette description n’était cependant pas complète car elle ne fournissait aucun renseignement sur la cause de ces mouvements. C’est Isaac Newton, un physicien anglais né en 1642, qui fournit finalement la réponse à ces questions et acheva ainsi la quête d’une description complète des mouvements planétaires. Newton fit la découverte de la loi universelle de la gravitation ou de l’attraction universelle en tant que cause des mouvements des planètes.

Propos relatifs au Moyen Age et à la Renaissance.

C’est ainsi, après une longue maturation de deux siècles et demie, l’héliocentrisme s’imposera et apportera une autre vision de l’univers. Le souffle de l’esprit de la Renaissance aura été déterminant. L’humanisme, les sciences et les arts s’emballent dans un tourbillon prodigieux.
Le Moyen Âge a longtemps été défini par opposition à la Renaissance. Le peuple était plongé et maintenu dans l’ignorance. L’imaginaire collectif voit dans le Moyen Âge une période d’obscurantisme entre la fin de l’Antiquité et la Renaissance.

Il nous faut revisiter notre histoire, nous-mêmes Franc-maçon, nous y sommes très sensibles. Si le Moyen-âge n’était qu’une période d’obscurantisme, mais alors expliquons-nous comment les cathédrales, ces purs joyaux de l’Occident chrétien, ont pu sortir de terre et résister à l’épreuve du temps. Si ces cathédrales ne se sont pas effondrées à peine finies, c’est bien parce que les architectes de l’époque avaient un savoir-faire prodigieux pour bâtir des édifices stables malgré leur hauteur vertigineuse pour l’époque.

Je partage l’opinion de l’historien Jacques Le Goff, « il faut réintégrer le Moyen Age dans la suite constructive de notre histoire, il faut le réhabiliter ».

En effet, comment passer sous silence le rayonnement spirituel et intellectuel du monachisme bénédictin en occident. Rien ou presque ne nous serait parvenu de la culture hellénique et romaine sans l’œuvre des moines.

La Renaissance désigne donc une période formée par un ensemble de changements importants, à condition de mentionner les passerelles qui les relient à la période précédente.

Et l’Eglise ? L’Eglise, par définition, persécute les hérétiques. L’hérésie n’est pas seulement affaire de doctrine : elle est un crime global contre Dieu. Étant une rupture du lien social, la lutte contre l’hérésie est une question d’ordre public.

Copernic était homme d’église et il avait peur d’être brûlé en publiant ses découvertes car ce qu’il disait était contraire à la bible. Les idées de Copernic furent condamnées par l’église.

L’Eglise veille à ce que la Terre conserve sa place centrale et Galilée est condamné à nier ses propos. Galilée, ayant peur d’être découvert, codait tous ses écrits.

Pourquoi ont ils brûlé Giordano Bruno et non Galilée ? Derrière une analogie superficielle, leurs cas sont complètement différents. Avant tout, Galilée comme Copernic, sont des savants, on dirait aujourd’hui des scientifiques. Ils ne se préoccupent pas de religion. Si leurs découvertes peuvent contredire les convictions des représentants de l’église, ça n’est pas à dessein. Mais Bruno fut avant tout un philosophe d’une rare audace. Et ses thèses étaient considérées comme une abomination par l’église catholique.

Transpositions maçonniques.

Les loges bleues – Géocentrisme.

Déjà en Egypte, le temple était la synthèse et la reproduction, à une échelle réduite, du cosmos. Chaque élément du temple a une fonction symbolique. Le temple considéré dans son ensemble est un immense livre qui, pour celui qui sait en décrypter les différentes parties, illustre soit la cosmographie, soit les cosmogonies.

De même, la Franc-maçonnerie a érigé ses temples à l’image du cosmos pour le rendre propice à la réception du GADLU. Le Temple maçonnique est à la fois, microcosme et macrocosme, au sens grec du terme cosmos : « ordre ». Ses dimensions de l’orient à l’occident et du nadir au zénith, sont celles de la course du grand luminaire.

Le Franc-maçon va symboliquement y mourir au passé et y renaître à une forme de vie nouvelle. C’est donc que la vie commence dans le Temple. C’est pourquoi le Temple ne peut être qu’à l’image de l’Univers. Nous voyons là une proposition géocentrique de l’univers. La loge au centre du cosmos, le Franc-maçon subit l’épreuve de la terre, le soleil, la lune et la voûte étoilée en constitue le décorum.

Les ateliers supérieurs – Héliocentrisme.

Positionner le soleil au centre, réaliser l’héliocentrisme, c’est remettre l’univers en ordre, c’est véritablement une action consciente démiurgique de mise en ordre cosmogonique, et partant, affirmer le crédo de notre devise écossaise : « ordo ab chao ».

La Grande Lumière commence à paraître. La structure de la loge change à l’image du nouveau travail du Maître Maçon : Les structures mentales sont ébranlées. La sérénité, la pédagogie précise, les formes rituelles des premiers degrés n’annoncent pas celles que nous vivons.

J’aborde ici une parenthèse à l’adresse de nos F qui ne connaissent pas encore un degré de notre juridiction qui évoque une porte, une porte qui s’ouvre sur l’infini, image de la distance qui nous sépare de la réelle puissance de Dieu.

Un abîme métaphysique se substituera désormais à la vision d’un monde ordonné de signes inscrits par Dieu dans l’univers et révélant le sens caché des choses.

Et aujourd’hui ? De la Genèse au Big Bang…

Je précisais que la vision Copernicienne du cosmos avait bouleversé, rapetissé à jamais l’homme dans l’espace et le temps.

Mettons en opposition le temps de la Genèse dans sa dimension si humaine et le temps qui nous est proposé par la science moderne avec la vision du Big bang.

« Au commencement, Dieu créa le ciel et la terre ». La Genèse nous dit que tout fut crée en sept jours. Quelle simplicité ! Quelle harmonie pourrait-on dire. Et puis voilà à nouveau l’histoire bégaie, un autre monde s’écroule, il y eu le big bang !

L’univers observable, c’est-à-dire la partie de l’univers dont la lumière a eu le temps de nous parvenir, a un rayon de 15 milliards d’années lumière. Comprimons toute l’histoire des 15 milliards d’années de l’évolution cosmique en une année. Le Big-bang a lieu le 1er janvier. Toute l’évolution de l’homme se passe le 31 décembre. Le Christ, quant à lui, n’arrive que dans les 5 dernières secondes de l’année. La Renaissance et la science occidentale ne surviennent qu’à la dernière seconde de l’année !

Appréhender l’espace relève d’une autre gageure, encore moins à la portée de notre esprit humain. Je rappelle qu’une heure-lumière à un milliard de Km et qu’une année-lumière équivaut à 10 mille milliards de Km. La terre et tout le système solaire ne représentent qu’une poussière de notre galaxie qui comprend elle-même des milliards d’étoiles, l’univers quant à lui assemble mille milliards de Galaxies !

Nous sommes au bord d’un abîme métaphysique insondable. Il nous faut prendre garde à ce que l’Abîme, tel un voile ne masque à nos sens la perception de la Lumière Divine. Nous ne saurons jamais tout.

La science a beau nous expliquer COMMENT les choses se sont passées, elle reste muette sur le POURQUOI !

Conclusion

Chaque personne est confrontée, à un moment à un autre, à l’angoisse métaphysique tant décrite par Blaise Pascal, c’est à dire à la peur de n’avoir aucun rôle à jouer dans l’univers, n’être qu’un accident dans un univers sans motif. L’idée d’un Dieu créateur attaché à l’être humain répond à cette quête.
Que nous dit la Franc-maçonnerie ? « Point n’est besoin d’espérer pour entreprendre, ni de réussir pour persévérer ». Cette règle de vie du Devoir s’inscrit bien dans le mouvement naturel Initiatique du R.E.A.A. à la poursuite du secret de notre âme et du mystère de notre vie.

Nous croyons comme Pascal qu’il y a assez de lumière pour ceux qui ne désirent que de voir, et assez d’obscurité pour ceux qui ont une disposition contraire.

L’essentiel est invisible pour les yeux. Il est des esprits qui vont à l’erreur par toutes les vérités, nous savons qu’il en est de plus heureux qui vont aux grandes vérités par toutes les erreurs. Nos âmes sont destinées à l’absolu comme les fleuves vont à la mer.

Lorsque le Maître Maçon rentre en atelier de perfection le temple n’est pas achevé et le Maître doit poursuivre l’œuvre pour en assurer la pérennité. Le quatrième degré insiste sur le rôle de la personne dans la continuité humaine et s’appuie pour cela non pas sur la foi mais sur la pratique et sur le raisonnement.

Lors de l’Initiation, le T F P M interpelle le Maître en ces termes : « Ce que vous avez appris jusqu’à ce jour en Maçonnerie, n’est rien auprès de ce qu’il vous reste à apprendre ». La quête de l’homme ne s’arrête pas. Aucun état d’éveil n’est fini dans le voyage de l’âme. Le Maître Secret est devenu un veilleur, un éveillé par la conscience de la présence divine en lui. Cependant, la phrase « La Franc-maçonnerie t’a libéré de l’ignorance » reste inexacte, nous ne deviendrons que ce que nous désirons devenir !

Nous voilà tel le compagnon doté d’un viatique pour une nouvelle exploration, car un nouveau fantôme hante les lieux de la physique et de la métaphysique, il porte le nom de Planck. Les physiciens appellent cela le mur de Planck. Tout le savoir de l’humanité se heurte à ce mur et est suspendu, sans réponse, à cette partie infinitésimale du temps et de l’espace. Qu’y-a-t-il derrière ce mur ? Qu’y-a-t-il au-delà de l’horizon cosmique de 15 milliards d’années lumière ? Peut-être Dieu, ou peut-être un autre fantôme, qui sait !

J’ai dit Trois fois Puissant Maître.

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