18° #415012

La voie du Sceau ou pourquoi les Armoiries

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GLFM
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Frères et Sœurs, Chevaliers R+C 

Faisant suite à une Première Planche sur la Chevalerie, je viens vous présenter aujourd’hui la suite et la fin de ce Triptyque ; intitulée « LA VOIE DU SCEAU, ou pourquoi les Armoiries ›› complétée par « LA LUMIERE DE L’HOMME, ou la voie de lumière de l’HOMME ››.

Nous l’avons constaté depuis la plus haute antiquité, l’homme a eu besoin d’apposer sa marque de propriété, d’identité et ou de reconnaissance et bien sûr d’autorité ! Le Sceau est essentiellement une signature qui permet d’authentifier un acte public ou privé. Il est un support mal connu, et qui illustre particulièrement la vie au moyen âge, que ce soit celles des grands personnages comme celles des gens du peuple !

Le très grand nombre de ces témoignages en cire, malgré leur petite surface, révèle des informations précieuses et permet l’étude du costume, de l’armement, de l’architecture, des métiers, de l’évolution des techniques, etc. et apporte une aide à l’Héraldique (Science du blason ou du Sceau, ou aussi des Armoiries-ou Armes- et est un élément du droit médiéval et du droit de l’Ancien Régime ; car les Blasons et les Sceaux pouvaient être transmis par voies d’héritage en traduisant le degré de parenté) et aussi également une aide àla généalogie.

Le Sceau est donc l’empreinte en relief laissée sur une matière malléable (la cire de couleur différente au besoin) par la pression d*une matrice en matière dure (pierre ou métal) sur laquelle sont gravés en creux des images et ou des caractères qui peuvent avoir plusieurs «formes ›› et qui sont classés par « types ››.

Le Sceau est essentiellement un moyen de preuve et garantit la parole donnée! C’est un signe qui va au-delà de la signature et rappelle Pengagement pris. ll sert à identifier et à authentifier les Actes. ll a été aussi un moyen de marquer le « Secret ›› et la « Possession ›› !

4000 Ans avant l’ère actuelle, il était connu en pierre, puis sous forme de sceau cylindre et de cachet en métal. Les Egyptiens utilisaient entre autre, la bague Scarabée qui pivotait sur un axe et dont la face interne était gravée d’un sceau.

Les Crétois, les Grecs et les Romains scellaient toutes sortes de documents avec des cachets. Les Chancelleries de Byzance, Venise et Pontificales se servaient d’une sorte de « pince ›› pour « apposer ›› les sceaux qui étaient alors appelés « bulles ›› et elles étaient souvent en plomb.

Mais c’est à I’époque des premiers Capétiens que l’on trouve le «sceau ›› dans le sens de sa définition finale, et il connaîtra un essor croissant pendant les Xllème et Xlllème siècle ou fleurit la Chevalerie dontj’ai déjà parlé et qui elle transformera le « Sceau ›› en « Blason ›› peints sur des boucliers ou des Ecus qui seront ensuite reportés sur les habits et forgés sur les heaumes constituant la protection du visage.

Ces Sceaux disparaitront pratiquement ensuite vers le XVIème siècle lorsque se développera le « Notariat ›› et que repris « |’Alphabétisation ››.

Rappelons le, le Sceau matrice était muni d’un appendice de préhension et de suspension ; il était précieusement gardé pendant sa période d’utilisation et était souvent « détruit ›› à la mort de son possesseur.

Au moyen-âge les matrices étaient souvent faites en bronze ou en fer, rarement en or ou en argent. Les premières empreintes furent d’abord marquées dans l’argile, puis dans un mélange d’argile et de cire d’abei|les, puis enfin dans la cire d’abeiIIes, à laquelle étaient ajoutés diverses substances comme la poudre de craie, de brique, de cendre, de la poix (du latin PIX) qui était de la résine à laquelle on ajoutait aussi des goudrons obtenus à l’aide de cuissons d’autres bois), aussi des cheveux, des poils, afin de rendre le sceau plus solide et résistant à la chaleur. On y ajoutait aussi divers colorants ! On trouve plus souvent des sceaux en cire vierge, rouge ou verte, mais on rencontre aussi des sceaux blancs, marron, noirs, et plus rarement bleus ou roses.

A partir de Xlllème siècle, certaines Chancelleries se sont servies de la couleur des sceaux ou de celle des attaches pour signifier l’importance des actes scellés.

Les deux formes principales et le plus souvent rencontrées sont le rond et l’ovale «dit en navette ››, mais on trouve bien sûr beaucoup d’autres formes, celles dites en écu, en triangle, en amande, losange, hexagone ou différentes formes plus ou moins fantaisistes.

Les Sceaux de forme ronde étaient réservés en principe aux Princes laïques, aux Chevaliers, alors que les Sceaux dits en «navettes» étaient réservés aux Dames et aux Ecclésiastiques, mais on constate beaucoup de nombreuses exceptions.

Leurs dimensions étaient aussi en rapport avec « Pimportance ›› de leur propriétaire ; il est d’ailleurs logique que les plus grands soient réservés aux Rois et aux Grands Dignitaires. Pour information la taille moyenne des Sceaux des Seigneurs n’excédait pas plus de 6 à 7cms. Quant à celles des Institutions religieuses elles étaient souvent plus petites.

Les différents Sceaux étaient :
-en MAJESTE 1 réservé au Roi, il est souvent représenté assis sur son trône avec les ornements de sa Royauté.


-de type EQUESTRE: Sceau typique des Chevaliers, qui montre un cavalier équipé pour la guerre ou pour la chasse.


-de type PEDESTRE: Sceau des Dames, des Evèques, des Abbés. Les personnages sont représentés debout, en pied, sous un décor d’architecture (baldaquin gothique). Les ecclésiastiques tiennent souvent un livre ou une crosse ou sont représentés en train de bénir.


-de type TOPOGRAPHIQUE : Sceau qui représente des monuments réels ou symboliques, comme les enceintes des villes, tours, ponts, beffrois, édifices religieux.


-de type HAGIOGRAPHIQUE : Sceau qui montre une scène religieuse ou un fait marquant d’un saint ou de son supplice.


-de type FANTAlSlE ou DIVERS: Sceaux classé dans la catégorie un peu fourre-tout, ou sont représentés des animaux, des végétaux aussi des armes, des métiers, des monstres, des bateaux etc.


-de type ARMORIAL: Sceau fréquemment rencontré, le centre de celui-ci montre souvent un écu héraldique ! Ce qui nous ramène à la Chevalerie :
Ces Armes ou armoiries désignaient et permettaient de reconnaître celui qui les portaient, soit à la guerre, en croisade, en tournois ; moyen normalement sûr de reconnaissance, qui permettait aux Rois, aux Princes et aux Grands Dignitaires lors de Combats de savoir qui se conduisait selon les Règles de Chevalerie ou non ; puisque les « Chevaliers ›› étaient tousrecouverts de protections d’armures de la tête aux pieds, on pouvait ainsi lors des batailles savoir à qui l’on avait à faire.


-J”ai porté ma préférence pour cette présentation plus particulièrement aux Sceaux et à leur histoire dans la vie de l”homme, restant plutôt méconnus encore aujourd’hui ; car ils sont me semble-t-il les ancêtres des « armoiries ›› de ce qui va amener ensuite la « Chevalerie ›› à se distinguer par cet élément plutôt « Noble ›› de reconnaissance, ce qui manquait à beaucoup deChevaliers : « la Noblesse ›› qu’ils cherchaient souvent par la reconnaissance pour services rendus, auprès de leurs Princes ou leur Roi qui seuls avaient le pouvoir de les « anoblir ››, ou encore la possibilité de convoler en justes noces, avec la fille, la nièce ou la filleule d’un Prince ou d’un Roi ou encore d’un comte ou d’un Baron de lignage reconnu.


En tout état de cause ce qui nous intéresse aujourd’hui, c’est me semble t-il celui de Pélévation de l’homme, élévation au dessus de sa condition humaine dans le sens du dépassement de soi même en étant devenu Chevalier, formé pour cela pendant de nombreuses années, nousl’avons vu dans la précédente présentation de notre introduction à la Planche sur la « CHEVALERIE ››.


Cet état, prêt du religieux dans l’exercice de sa «fonction ›› de Chevalier: dévoué à DIEU, à son Roi, à son Pays et à sa Dame. Position d’esprit grandiose pour la plupart d’entre eux, faisant référence à une morale et une conduite de vie, que nous recherchons bien sûr ici, comme Chevalier R+C; ce qui tout naturellement Frères et Sœurs nous amène à la deuxièmepartie de cet exposé, je veux dire: «LA LUMIERE DE L’HOMME, ou la voie de la lumière de Phomme ›› !


* ll est bien certain que nous commençons me semble-t-il à nous tourner avec plus de certitude vers cette voie, qu’à partir d’un certain moment de notre conscience, obtenue par ce travail personnel que nous nous devons de faire, et plus sûrement à partir de ce très beau degré de Chevalier R+C.


Je ne crois pas, qu’il existe de technique particulière pour aller vers cette « lumière ›› autrement que par le travail ! La devise des moines Bénédictins que vous connaissez sûrement, étant « ORA ET LABORA ›› c’est-à-dire «Travail et Prières ›› ou «travaille et prie ›› me semble bien sûr adapté pour aller à la rencontre de cette voie l


Car c’est au moment ou nous avons la révélation de cette lumière, ou du centre lumineux situé en nous même, que nous nous devons de marcher résolument vers celle-ci, et que nous pouvons alors, nous trouver dans cet état de conscience, qui nous permet de pénétrer en quelque sorte « l’invisible ››, que nous pressentons par ailleurs de manière intuitive, et quidoit nous permettre en remontant vers cette « source ›› d’apporter la « lumière ›› dans les endroits encore obscurs de notre « moi ›› afin de pouvoir enfin, vivre en plénitude !



Nous nous devons je crois, pour arriver à cet état de «Grâce» tout d’abord dépasser les mirages de notre propre vie en utilisant la lumière de notre « mental ››. Car il apparaît que l’effet du << savoir ›› et de la «connaissance» soit dans un premier temps des agents de dissipation importants, au niveau des premiers pas de ce travail à faire sur nous-mêmes.


C’est semble-t-il la lumière de la « Sagesse ›› nourrie des expériences longues et diverses, qui redresse notre ego, brillant beaucoup trop au début de nos apprentissages.


ll nous faut atteindre la fusion de la lumière de notre personnalité, avec celle de la connaissance et de la sagesse, qui nous apportent alors la clé du «Chemin ››, donnant sur le retour à notre état de naissance, retour vers la « lumière ›› du G.A.D.L.U et nous permet enfin, de vivre dans l’Amour qui émane du cœur de notre créateur.


La nature de l’homme est « lumière ››, et cette lumière comme nous venons de le voir est grande révélatrice. La lumière de l’âme alors ruisselle, et l’homme sur le plan physique est par là mis à même de percevoir, dans sa conscience cérébrale, ce qui lui était auparavant obscur et caché !


Un changement se crée d’abord dans l’homme physique, et il devient de plus en plus synchrone avec l’ãme. L’homme devient alors lucide et possède une vision claire. ll est conscient d’un certain pouvoir grandissant en lui, qui va lui permettre de résoudre, non seulement les << problèmes ›› qui se présentent, mais encore de parler avec lucidité, discernement et surtout en Vérité devenant ainsi un trait d’union entre sa « lumière ›› et celle du Créateur, révélé par la connaissance consciemment acquise par << l’illumination de soi ›› partagée et clairement transmise à autrui. C’est là le corollaire de « Pillumination ››.


Sans cela à moins que le mental ou l’intellect puisse saisir et transmettre ce que l’âme sait, les mystères restent inexpliqués pour notre cerveau physique, et alors, cle la connaissance que l’âme possède, il ne reste rien de plus, qu’une vision magnifique et inaccessible !


Pour paraphraserje rappellerai ces mots extraordinaires prononcés et écrits par un Grand lnitié sur le Chemin :


« Aimez-vous les uns les autres, commeje vous ai aimés ››.


Car voyez vous, mes Frères, mes Sœurs, il est une autre clé qui estje crois la plus Importante, c’est L’Amour qui nous devons toujours garder les uns envers les Autres, car c’est l’amour qui révèle au niveau de notre côté Humain ce morceau de lumière que nous possédons, et que nous nous devons de faire briller chaque jour un peu plus ce qui fait de nous des reflets de lui, crées à « SON IMAGE ››.


J’ai dit mes frères et mes Sœurs !


Frère Marc

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