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La Voie Hermétique, dans la Quête du Principe
P∴ L∴
– je traiterais donc ce soir de « La Voie Hermétique, avecce complément detitre « dans la Quête du Principe »
– Tout d’abord, le premier mot du titre de cette planche, est la Voie, qu’est-ce qu’une voie ?
– Dans ce cas présent, ici en Maçonnerie, une voie est, sinon l’ouverture propice au cheminement, l’orientation nécessaire à la transformation ?
– Parler de Voie Hermétique à donc de quoi surprendre, si l’on s’en tient à l’usage courant du terme, suggérant le repli plus que le déploiement, l’obscurité plus que la lumière inhérente à toute authentique révélation.
– Plusieurs définitions se sont offertes à mes recherches, et plusieurs de ces définitions, que je vous livre ce soir, ont retenu mon attention, car représentant au plus près ma démarche spirituelle dans ce Rite Ecossais Ancien et Accepté.
– Par exemple, L’Hermétisme suivant le vocabulaire de la philosophie et des sciences humaines, est une doctrine occulte cultivée au moyen age.
– L’Hermétisme est une initiation à une sorte d’alchimie spirituelle, fondée sur des correspondances secrètes entre le visible et l’invisible, entre l’Homme et l’Univers.
– Et toujours d’après ce recueil, l’Hermétisme ouvrirait l’accès à la lumière qui fait de l’Homme, un être neuf comme l’or originel.
– Et encore, L’Hermétisme arracherait l’homme de la matière et le mènerait jusqu’au Dieu d’amour, révélé dans sa création.
– Ou bien, dans d’autres opuscules, L’hermétisme suggère l’existence d’une clôture impénétrable ou d’un secret inviolable.
– L’Homme, qui comme devant toute réalité où l’espritdécouvre son impuissance, parle alors de clés qu’il faudrait posséder ou d’initiation à recevoir, dont l’absence relèguele lecteur ou l’auditeur au rang de profane étranger au cercle étroit, ou parait s’épanouir une forme de sacralité interdite au vulgaire.
– Quand à Hermès lui-même, entre autre possibilité, il est parfois représenté avec un agneau sur les épaules d’où sont nom de Criocère,protecteur des bergers, mais aussi guides des âmes.
-Dans cette fonction dérive le nom d’Hermès psychopompe
« l’accompagnateur d’âmes » et à ce titre il symbolisera le bon pasteur, symbole que nous retrouvons au 18éme degré.
-Je passe toutes les représentations physiques d’Hermès, pieds ailés, chapeau ailé, cape d’hermine, etc. qui ont leur signification variée.
– Mais ce n’ai pas une planche sur Hermès, mais sur l’Hermétisme, et plus encore sur la voie de la quête du principe.
– Alors, Hermès, Messager par excellence, appelé parfois d’un mot qui a donné « Evangile », le messager de la bonne nouvelle.
–Et c’est bien en terme de révélation que c’est imposé, depuis l’antiquité
Gréco égyptienne, l’Hermétisme.
– L’Hermétisme est un phénomène culturel et littéraire qui s’est développé du 4èmeSiècle avant J.C au 18ème siècle de notre ère.
– La maçonnerie pourrait être semble-t-il encore aujourd’hui, un des exemples vivant.
– Nous distinguerons trois périodes :
– la formation du Corpus herméticum dans l’Egypte post alexandrine ;
– le Moyen age chrétien et le développement de l’Alchimie ;
– et enfin la renaissance.
– Dans le Corpus Hermeticum, on trouve des éléments, d’astronomie, de magie, et des descriptions de la nature issus d’une tradition égyptienne, des traités théogoniques et cosmogoniques.
– J’ai écarté volontairement, dans cette planche, un développement Alchimique, planche effectuée lors de la dernière tenue, et pourtant étroitement liée.
– Comment ne pas parler du Grand Oeuvre, ou l’art royale consiste à extraire le mercure des philosophes, substance de transformation, ou les quatre éléments sont convertis les uns dans les autres et la quint-essence, ou pierre philosophale se réalise par itération.( action de répéter)
– Ce processus d’extraction et de conversion est en même temps un pèlerinagede l’âme.
– L’Alchimie est la mise en Oeuvre par l’adepte, de la médiation que l’hermétisme attribue à l’homme, la nature attend de l’homme qu’il délivre sa matérialité obscure, alors que l’homme ne peut se passer de la matière pour accomplir sa propre naturalité.
– L’art royal consiste à extraire le mercure des philosophes, substance de toute transformation, de sa gangue terrestre, puis libérer l’étincelle ignée prisonnière de l’humilité mercurielle,
– Aux noces chimiques, conjonction du soufre et du mercure matériel, succède la phase de dissolution (œuvre noir, puis celle du sublimation (œuvre blanc).
– L’âme, débarrassée de toute attache terrestre gagne le ciel c’est-à-dire le haut du vase et doit redescendre en terre (œuvre rouge)
– Ascension et retour en terre sont des continiuitées qui impliquent un monde intermédiaire où les corps se spiritualisent et où les esprits prennent corps.
– Comme je vous le citais en début de cette planche, L’Hermétisme de définition complexe désigne en fait l’ésotérisme.
– Les textes grecs du début de notre ère, attribués à Hermès, sont étroitement associés à l’Alchimie, dont on a pu dire qu’elle en était la pratique.
– C’est bien de révélation qu’il s’agit dans les écrits attribués au trismégiste par les anciens, et plus précisément transcrite dans le Corpus Hermeticum, sous forme de philosophie et religieuse.
– La révélation d’Hermès n’en est pas moins diffuse dans la totalité des Hermetica regroupant des textes d’inspiration, magique, médicale,astrologique, et alchimique.
– Proférée par le verbe hermésien, la révélation hermétiqueest par ailleurs constituée d’emprunts aux diverses philosophies et doctrines religieuses les plus répandues dans le monde hellénistiqueoù continuaient à se côtoyer platonisme,aristotélisme, stoïcisme et traditions magico religieuse venues d’Orient.
– Il serait bien trop long et pourtant tellement intéressant, de vous parler, des origines mythiques et historiques, des textes, traductions et éditions, sur l’Hermétisme en commencent par le plus important pour moi « le Corpus Hermeticum, » et aussi de l’époque de Stobée, de Psellos, de Festugière, de Poimandrès,des ouvrages comme « discourt parfait » « Pupille du monde » « du châtiment de l’âme » attribué à Hermès, et les « physika et mystika de Bolos de mendès, sans oublier le table d’Emeraude qu’Albert Le Grand
( 1193- 1280) découvrit dans une traduction latine, et aussi de Corbin, de Marcile Ficin, de pic de le Mirandole, de Paracelse, de Giordano Bruno, et tant d’autres entre le début, soit 4 siècles avant J.C, et au plus proche de nous des écrits par exemple de M. Yourcenar.
– ( je n’ai lu tous ces ouvrages !!!)
– Mais la planche de ce soir est principalement pour moi, La Voie Hermétique dans la recherche du Principe, dans la quête du Divin.
– je rajouterais, dans une démarche spirituelle et philosophique, avec l’aide du Rite Ecossais Ancien et Accepté.
– La compréhension de la voie hermétique passe par l’Herméneutique dans notre démarche, autrement dit « la recherche de l’idée sous le symbole »
– Tout au long de nos rituels, l’hermétisme est profondémentprésent, et traiter ce soir, celui-ci degré par degré serait vraiment trop long.
– Je prendrais donc délibérément le choix de trois notions seulement.
– Il nous faut retenir que notre Rite se base sur trois notions présentes tout au long de notre cheminement.
– En premier ;
–la notion de centre, qui s’inspire de la notion d’unité totalité de la manifestation, qui est que l’idée, purement intuitive, est finalement que tout précède de l’unité, et que simultanément, le tout qui provient de l’UN, converge en retour vers l’unité.
– La réalité apparente de notre monde c’est l’existence à tous les niveaux de la dualité des contraires.
–Pour l’initié, l’intuition personnelle, et invérifiable, est que cette dualité n’est qu’apparente et qu’il existe derrière ou au-delà un ternaire, qui, lui-même réconcilie les oppositions et reconduit à l’unité.
– La quête de centre, destinée à lutter contre notre ex-centricité est la voie de l’ésotérisme, de l’Hermétisme,que notre rite précise progressivement dans ses degrés.
– Cette notion de centre déjà présente par le fil à plomb, est nettement évoquée lors de la purification par le feu au centre de la loge.
– La similitude entre toutes les parties de l’Univers, dont témoigne le Table d’Emeraude ( se qui est en haut comme se qui est en bas )signe le principe d’interdépendance universelle, et rappelle que le microcosme que représente l’homme est à l’image du macrocosme.
– Les trois principes soufre mercure et sel du cabinet de réflexion, symbolisent la complémentarité des aspects contraires de la substance universelle.
– Enfin le principe d’immanence sans lequel toute initiation est impossible, nous dit que seul ce qui est radicalement transcendant peut être immanent au monde et en l’homme sans subir de modification.
– C’est la raison d’être, de la recherche du centre, et c’està l’imagination créatrice qu’il appartient de quitter le monde de l’apparence pour se convertir vers l’intériorité et y chercher l’étincelle divine dans le cœur.
– Cette recherche se manifeste d’ailleurs dans la déambulation du récipiendaire pendant ses voyages.
– Dans le REAA, et tout au long de notre cursus maçonnique, la pierre philosophale fait partie des symboles du rite et des rituels.
– Dès le cabinet de réflexion, en raison de l’inscription V.I.T.R.I.O.L / visita interiora terrae rectificandoque invenies occultum lapidem.
– Mais ce symbole, n’est pas en tant que tel, développé par la suite, la recherche sera, du troisième degré jusqu’au dix huitième, entreprise sous la forme de celle de la parole perdue, secret perdu par la mort d’Hiram, « l’architecte », secret perdu par le plan du temple représentant celui du G.A.D.L.U, qu’il appartient au maçon de re-découvrir.
– Le G.A.D.L.U, symbole de l’effort individuel et collectif de réflexion, pour aboutir au dix huitième Degré, à la révélation d’I.N.R.I., pendant la cérémonie de la cène, Igné natura revarétur intégra.
– Pour conclure, La démarche hermétique avec la représentation d’Hermès, comme messager des dieux, maître du destin, voyageur, commerçant et voleur à la fois, guide et protecteur des pèlerins.
– Hermès, intermédiaire de la jerusalem terrestre et de la jerusalem céleste.
– Confondu entre hermétisme et la tradition, et ce qui me semble important, récepteur et analogiste de toutes les voies de réalisations spirituelles étudiées, que l’on nomme « les connaissances. » pour obtenir et aboutir à « la connaissance ».
– Tout hermétisme authentique, ou chercheur vers le principe, est de ce fait appelé à assumer la fonction de creuset, de graal, de tabernacle, comme il est déjà précisé dès le premier Degré, qui assumera, reçevera, témoignera, du feurégénérateur et purificateur intérieur, grâce aux ingrédients des différentes voies, …..magiques, religieux, alchimiques, gnostiques, platoniciens, etc…. et avec le concourt de l’herméneutique.
– ? Le franc maçon chercheur, que je suis, au milieu de tout cela, fils d’hermès, et incarnation, d’hermès, qu’elle est mon devoir dans ma recherche du Principe, au seinREAA ?
– Transmettre, guider, faire ce va et vient du cabinet de réflexion au degré le plus élevé, auquel je suis parvenu ;
– travailler et travailler encore,
– être l’intermédiaire auprès de mes Frères, entre le matériel et le spirituel,
– être pour mes Frères le messager du destin, ouvrir a mes Frères, le couvercle de ce vase de cristal et hermétique, queje me dois de représenter, d’incarner.
– Très Sage Atirsata et vous tous mes Frères, j’ai éprouvé un immense plaisir a réaliser cette planche,
– Elle m’a permit de revisiter tous les degrés passés et de redécouvrir des symboles, dont je croyais avoir acquit le sens caché,et ainsi d’acquérir encore de nouvelles connaissances.
– Cette planche m’a permis de me resituer dans ce degré.
– Cette planche m’a permit de comprendre que le chemin maçonnique était encore long, pour que mes Frères de ce degré me reconnaissent pour tel.
– Qu’il me faudra détruire, brûler, encore et encore, ce que je crois avoir acquit, pour que de ce creuset, sans cesse en fusion, sorte peut-être un jour l’or le moins impur possible.
– En fin de compte, je pense
– que je suis toujours un homme cherchant la lumière,
– que mon souhait serait de devenir un être spirituel, sans se prendre pour un dieu.
– tenter d’être le plus sage des sages,
– tenter d’être le plus humble de tous.
J’ai dit très sage Atirsata