23° #420012

Chef du Tabernacle ou Élu suprême

Auteur:

A∴ M∴ B∴

GODF
Loge:
Non communiqué


A230-1-1

Ce premier travail demandé au nouveau Chevalier KADOSH que je suis, m’a fait beaucoup réfléchir. En effet, il se trouve que ce nouvel Atelier est rempli de FF de haut niveau. Quand je dis de haut niveau, j’ai déjà compris, qu’il y avait des auteurs, des écrivains, des poètes, des intellectuels, voire des philosophes. Surtout, des FF qui travaillent plutôt dur. Le niveau des planches que j’ai entendues, la réflexion philosophique demandée m’a mis, d’un seul coup, une pression énorme.

Plancher devant des FF qui vont éplucher ma diction, la manière dont je fais des phrases, le ton que j’emploie, valider que je reste bien dans le sujet demandé…devient pour moi un sacré boulot. Bref, une forme de panique me prend.

Mais, pour que mes FF me reconnaissent comme tel, je vais maintenant traiter mon sujet, le 23ème grade.

La première source d’information est le rituel de ce grade. Celui-ci dès le début, m’informe que ce grade commémore la Pâque de la Sortie d’Égypte, quand les Hébreux ont fui l’esclavage emmenés par Moise et son frère Aaron. Pessah, une fête juive. Me revoilà encore une fois, dans mon chemin maçonnique, en contact avec la religion de ma naissance.

Souvent, à chaque grade, le rituel, le décor, les tenues, ont une signification, un sens, et les couleurs utilisées indiquent à celui qui cherche à comprendre un certain nombre d’informations, voire de « secrets ». Il faut chercher, chercher à comprendre.

Les degrés du REAA sont aussi basés sur notre histoire, l’histoire de l’humanité. La religion juive, religion monothéiste, est la mère de 2 autres religions, le christianisme et l’islam. Nos rituels se sont inspirés largement de l’Histoire de ces religions.

Au 23ème degré, voilà le décor : nous sommes dans le Saint des Saints, le tabernacle où se situe l’Arche d’Alliance. Le temple à Jérusalem est l’endroit définitif où se situe l’Arche d’Alliance. Avant la construction du temple, l’arche était dans le tabernacle. Il s’agissait d’une tente, modèle imposé à Moise par Dieu sur le mont Sinai afin de permettre à Dieu d’être parmi son peuple en permanence.

Comme souvent, voici une définition plus précise, sortie du dictionnaire normal et du dictionnaire maçonnique Ligou: Tabernacle vient du latin tabernaculum qui veut dire tente, par définition habitation démontable et transportable. Pour les nomades qu’étaient les Hébreux, ce
tte Tente était le Sanctuaire abritant l’Arche d’Alliance, en même temps que la Tente du Rendez-Vous : « Moïse prit la Tente et la tendit pour lui, à l’extérieur du camp, et il l’appela Tente du Rendez-Vous ». (Exode XXXIII, 7). C’est là que D fait connaître ses volontés et, par là même, la Tente devient un lieu de Révélation : « Dès que Moïse entrait dans la Tente, la colonne de nuée descendait et s’arrêtait à l’entrée de la Tente. Alors Iahvé parlait à Moïse face à face, comme parle un homme à son prochain ». (Exode XXXIII 9-11). La Tente-Tabernacle devient donc la partie la plus sacrée du Temple, le lieu de la Présence. De ces évènements supposés historiques, nous en arrivons à la transposition initiatique, par l’intermédiaire d’ailleurs de Philon d’Alexandrie, philosophe juif de langue grecque né en 20 avant Jésus-Christ, et mort en 50 après. II se plaît à dire, dans sa Vie de Moïse, que « si le Tabernacle est une image du Monde, il est aussi celle de l’Homme, le Saint des Saints de son propre Temple ».

Définition donnée par le dictionnaire Ligou

L’Arche (en hébreu « aron » : coffre, caisse) d’Alliance (témoignage de l’accord entre Dieu et les hébreux) est réalisée en bois d’acacia. Elle renferme les tables de la Loi données par Dieu à Moïse et les objets du culte accompagnant le peuple hébreu lors de sa traversée du désert du Sinaï vers la terre promise, Jérusalem, où elle devra être remplacée par le Temple de Salomon (le Saint des Saints) ; elle est plaquée d’or au dedans. Il s’agit donc d’un sanctuaire mobile, elle est abritée dans le Tabernacle et gardée par les Lévites. Le Tabernacle est une construction précaire (tente, hutte) destinée à protéger l’Arche d’Alliance lors des étapes dans ses déplacements. C’est la demeure de Dieu, Saint des Saints mobile et provisoire. La fête traditionnelle automnale juive des Tabernacles (ou fête des tentes, des huttes) rappelle le temps où les israélites vivaient dans des huttes ou des tentes pendant leur marche à travers le désert ; elle se caractérise par la construction de huttes de branchages sous lesquels on prend les repas et qui évoque l’idée d’un retour à l’égalité sociale ; cela nous renvoie aux agapes et retrouvailles de notre texte d’introduction, extrait du rituel. La légende rapporte que la hutte doit être faite de baguettes et de branchages afin qu’à travers le toit, les étoiles soient visibles de l’intérieur ; la tradition maçonnique a retenu cette conception symbolique du Temple. (D. Ligou)

Et nous voici amenés au coeur du sujet.

A ce grade, nous sommes donc dans un endroit interdit au peuple, aux profanes et réservé uniquement au Grand Prêtre et à ses serviteurs. Pour nous, Franc-Maçons, il faut être initié.

Que prévoit le rituel ? :

Le rituel comprend un commentaire, un plan de la disposition du temple, la symbolique du grade, l’instruction du grade, le rituel d’ouverture et de fermeture des travaux, une tenue pour l’initiation d’un candidat et un rituel du banquet.

Quels sont les personnages qui pouvaient rentrer dans le tabernacle ? Moise, au départ qui parlait directement à Dieu à cet endroit et après, uniquement les grands Prêtres, descendants d’Aaron nommés Cohen et leurs serviteurs, les Lévy.

Dans le tabernacle, à l’époque, il se faisait des sacrifices d’animaux, à la gloire de l’Éternel. On y trouve donc un autel pour les holocaustes et un autel des parfums.

Nous aimons bien, nous les Franc-Maçons, les endroits cachés où nous pouvons travailler en paix, à l’abri des regards. Nous avons donc intégré le temple du roi Salomon, où le tabernacle est présent et tenu caché : qu’y a-t-il dans la boite ? Mais finalement, comme souvent dans notre tradition, ce qu’il y a dedans est moins important que ce que nous croyons y trouver et surtout nous donne un support de réflexion.

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Nous avons déjà pratiqué la recherche de la Parole Perdue et la découverte du nom de l’ineffable. Guibulum a déjà trouvé, dans les profondeurs du temple une réponse et avait trouvé la médaille d’Hiram avec gravé le nom que l’on ne doit pas prononcer.

Le rituel est plutôt simpliste, il est composé du rituel d’ouverture et de fermeture et de l’initiation.

La loge représente le tabernacle ou le temple. Le décor est posé pour l’initiation.

Voici l’allure générale de la loge : la décoration du Temple : tenture blanche et colonnes accouplé es rouges et noires. Au fond, le sanctuaire, séparé par une balustrade et un rideau rouge. Dans le sanctuaire se trouve un trône sur une estrade à sept degrés. Au dessus du trône est l’Arche d’Alliance, surmontée d’une gloire avec le tétragramme hébreu et sur les côtés le soleil et la lune. Devant le trône se trouvent trois autels ; au centre, le premier, recouvert d’une étoffe rouge, accueille le Livre de la Sagesse et un poignard ; à droite, un peu en avant, se trouve l’autel des holocaustes ; à gauche, l’autel des parfums. A l’occident sont deux chandeliers à cinq branches, de forme pyramidale, à l’orient, un chandelier à deux branches.

Pour la réception à ce grade, on y trouve 3 têtes de morts et un squelette qui porte cette sentence : « Si tu es lâche sors d’ici, il ne faut parmi nous que des hommes qui acceptent de braver le danger sans renoncer à la vertu ».

Le président siège sur le trône et est appelé Grand Souverain Sacrificateur. Il porte une longue robe rouge et par-dessus, une jaune, plus courte et sans manche ; il est coiffé d’une mitre d’étoffe d’or portant sur le devant un delta rouge ; une écharpe noire à franges d’argent le ceint de gauche à droite, au bas de laquelle est attaché, par une rosette rouge, un poignard. Les surveillants sont devant les autels et sont Grands Prêtres ; ils sont vêtus comme le président, à l’exception du delta sur la mitre qu’ils ne portent pas.

Enfin les Frères s’appellent Lévites (« membres de la tribu de Lévi, voués au service du culte de Yahvé » – Larousse -) ; ils sont vêtus d’une robe blanche et d’une écharpe rouge à franges d’or, à laquelle est suspendu, avec une rosette noire, un encensoir comme bijou.

Pour la réception à ce grade, le candidat symbolise Hiram et comme au 1er grade, il rentre les yeux bandés. A ce grade, le candidat doit renouveler son obligation d’apprenti.

En finalité, l’apprenti est intronisé sur la 3ème marche de l’autel par les trois coups sur la tête, l’épaule gauche et l’épaule droite avec un poignard…

Cela me rappelle le rituel du 3ème grade, lors de l’élévation à la maîtrise, l’histoire qui est racontée au Compagnon apte à l’élévation à la Maîtrise. Les auteurs ont été tués, mais, affirme-t-on à ce nouvel initié, on continue de lui sacrifier les indiscrets, les lâches et les vicieux. On constatera qu’Hiram est celui qui a construit le temple à la demande du Roi Salomon et à ce grade, nous sommes dans une période où l’Arche d’Alliance était encore dans le Tabernacle. Donc avant même la construction du temple. Le travail maçonnique est intemporel et si l’action se déplace d’une époque avant une autre, le Maçon doit travailler à comprendre.

Il y dans cette initiation plusieurs étapes : le candidat attend d’abord dans le cabinet de préparation. Il a le droit d’être présent car il est le fils d’Hiram. En effet, ne rentre pas qui veut et ce F doit avoir suivi un certain parcours. Nous avons appris, dès le 3ème grade, que nous étions les enfants de la veuve d’Hiram, donc les fils d’Hiram. Puis le F candidat entre les yeux bandés et est conduit dans la chambre obscure. De là, on lui retire le bandeau et on le conduit, après l’avoir désarmé, vers la porte du temple. On remarquera que celui qui le guide et vient le chercher à un poignard à la main. Le lieu est vraiment bien protégé.

Dans le temple, en confirmant la mission qu’il est venu exécuter, le futur initié est déshabillé et habillé d’une aube blanche et d’une écharpe rouge.

Il prête le serment d’apprenti, on lui fait mettre les mains devant les yeux avant de découvrir le sanctuaire.

Il prête serment et surtout assiste, de l’autel des sacrifices, à l’écoute d’une prière, on le fait revenir encenser l’orient, mais oui avec de l’encens dans un encensoir ! Et revient vers l’autel des sacrifices à qui on met le feu.

Et il devient chef du tabernacle. Chef du Tabernacle est un rôle important puisqu’il indique que le nouvel initié devient le gardien chargé de protéger l’Arche d’Alliance.

Mais que contient l’Arche d’Alliance ? Les tables de la loi données par Dieu à Moise et surtout considérées comme les nouvelles règles que les hommes doivent appliquer sur Terre par tous les Hommes. Les Hébreux sont les premiers à porter la bonne parole, celle d’une entité supérieure qui, surtout à cette époque, explique qu’il y a un seul dieu et non plusieurs comme dans les différentes religions de l’époque présentes sur le secteur.

Le rituel nous explique que le Franc-Maçon, qui a connu la mort d’Hiram, qui est parti à la recherche de la Parole Perdue, qui a connu la recherche des mauvais compagnons coupables de la mort d’Hiram et de la mort de ceux-ci, est aussi un homme qui reconnaît comme siennes les valeurs données par les tables de la loi. Ces principes deviennent siens et surtout, ces règles nouvelles à l’époque donnent pour la première fois à l’humanité un vrai sens à la vie sur terre. Nous devons, en tant que Franc-maçon, les intégrer.

Pour faire une parenthèse sur mon propre vécu, je vous rappelle que je suis juif d’origine, et fils de Levy : depuis tout petit, les 10 commandements ont été au coeur des cours où j’allais le mercredi et le dimanche matin afin de m’expliquer toutes les obligations et les devoirs auxquels je devais m’astreindre. La pratique de la religion était importante, mais aussi et surtout le respect de la tradition. En tant que Lévy, j’avais même un rôle et un devoir, avec les Cohen lors de la sortie de la thora pendant les offices.

Je continue.

Les têtes de mort rappellent les 3 compagnons coupables du crime d’Hiram.

Il est à noter que l’obligation qui doit être lue par le nouvel initié au 23ème grade est l’obligation de l’apprenti. Il m’apparaît intéressant de vous relire cette obligation. J’ai vérifié plusieurs fois dans le rituel du grade que l’on parle bien de l’obligation d’apprenti donc en loge bleue…

« Sur cette équerre, emblème de la conscience, de la rectitude et du droit, sur ce livre de la Constitution qui sera désormais ma loi, je m’engage à garder inviolablement le secret maçonnique, à ne jamais rien dire ni écrire sur ce que j’aurai pu voir ou entendre pouvant intéresser l’Ordre, à moins que je n’en aie reçu l’autorisation, et seulement de la manière qui pourra m’être indiquée.

Je promets de travailler avec zèle, constance et régularité à l’oeuvre de la Franc-Maçonnerie ; je promets d’aimer mes Frères et de mettre en pratique, en toutes circonstances, la grande loi de solidarité humaine qui est la doctrine morale de la Franc-Maçonnerie.

Je pratiquerai l’assistance envers les faibles, la justice envers tous, le dévouement envers ma famille et ma patrie et envers l’Humanité, la dignité envers moi-même.

Je promets de défendre l’idéal et les institutions laïques, expressions des principes de raison, de tolérance et de fraternité.

Je promets de me conformer à la Constitution et au Règlement Général du Grand Orient de France dans ses dispositions actuelles et dans celles qui pourront être adoptées plus tard.

Je consens, si jamais je venais à manquer à ces engagements, à ce qu’il me soit fait application des sanctions prévues par la Constitution et le Règlement Général du Grand Orient de France ».

Lors d’une planche sur la cène au XVIIIème grade, le Franc-Maçon commençait à comprendre, que par rapport à la population maçonnique, il se devait de basculer dans un rôle de « cadre ». La sagesse à laquelle il parvenait, après de nombreuses années de maçonnerie et un long cheminement, l’éclairait déjà, à ce grade, sur sa nouvelle mission.

Le rituel de ce grade, le parcours des hauts grades, est bien dans la continuité des engagements pris dès le départ. De nombreuses années se sont écoulées depuis notre initiation, pour moi déjà 16 ans, et l’initiation au 23ème grade revalide, auprès du F qui se présente, la constance et la fraîcheur de ces engagements.

La deuxième obligation, elle qui est demandée au nouvel initié, est le secret de ce qu’il a vu et entendu. Formule classique à chaque élévation d’un F.

Le rituel passe directement à la cérémonie de table. Mais juste avant, le commentateur du rituel nous indique cette phrase : « Le Souverain Sacrificateur prononce alors un court discours selon lequel bien que la mort d’Hiram ait été vengée sur les mauvais Compagnons, on continue de lui sacrifier les indiscrets, les lâches et les vicieux ».

Notre nouvel initié au XXIIIème grade commence à bien comprendre le sens de son engagement : cela lui est encore répété à ce niveau.

Sur le rituel de table, je ne dirais que quelques mots : Ce rituel est sûrement aussi important que le banquet d’ordre au premier degré et le repas de l’agneau pascal au XVIIIème grade, notamment par les propos dits lors de la première des trois santés qui sont écrites dans le rituel…

Le très puissant maître

Puissant Premier Surveillant, quelle suite de bonheur annoncez-vous ?

Le puissant premier surveillant

Puisque la création, les grandeurs de JEHOVAH sont devenues visibles. La nature est un temple délicieux orné pour nos plaisirs raisonnables. C’est ainsi qu’en Eden, à l’autel de la pure origine, nous unissons à la douce volupté les actions de notre libre-arbitre remplissant à la fois et nos plaisirs et nos devoirs, perpétuant ainsi l’encens qu’il offre à la Divinité.

Le très puissant maître

Puissant Premier Surveillant, Puissant Deuxième Surveillant et Puissant Troisième Surveillant, FF de cette HIERARCHIE, célébrons la grandeur du glorieux qui nous unit, c’est véritablement prospérer et acquérir l’immortalité que d’en jouir par les parfaits accords de nos solennités.

Je finirais cette planche, en parlant de la symbolique des couleurs qui apparaissent dans ce rituel et lors de la cérémonie d’initiation : Mais attachons nous au couleur qui sont présentes dans ce degré.

Le Blanc : Ce qui explique sans doute le sens qu’on lui accorde en Occident : celui de l’unité, de l’équilibre parfait. Depuis des générations, le blanc est lié au mariage, à la pureté, à la virginité et quelque part à la perfection et au divin (vêtement papal). On trouve très peu de blancs « naturels » dans la nature. Le blanc se prête à merveille à tous les contextes : il se marie à la perfection avec toutes les couleurs, et il est difficile de s’en lasser. Il faut cependant éviter de trop en user, en graphisme, il peut se révéler « vide » et fade lorsqu’il est trop présent. On le préfère donc accompagné d’autres couleurs ; d’ailleurs, il n’y a aucune restriction le concernant il est assorti à toute la palette chromatique !

Signification positive : pureté, innocence, virginité, mariage. Signification négative : aucune Représentation : neige, lumière, lait, robe de marié.

Synthèse de toutes les couleurs, le blanc est la lumière, et les anciens en avaient fait la couleur de la divinité : les Egyptiens enveloppaient les défunts dans un linceul blanc pour montrer que la mort délivre l’âme pure de son enveloppe charnelle périssable. Chez les Hébreux, la tunique de lin blanc représentait la pureté du Sacrificateur et la justice divine. A Rome, le blanc était la couleur des vestales (prêtresses qui étaient brûlées vivez lorsqu’elles manquaient à leur voeux de chasteté…). C’était aussi le couleur des druides, des initiés…

Participent de la symbolique du blanc et emblèmes de pureté, vertu et chasteté : la robe blanche de la communiante et de la mariée, le bouquet de fleur d’oranger, le lis, la colombe, le lin, l’ivoire, le diamant, la neige… Par extension, c’est aussi parfois la couleur du deuil d’un enfant, d’un être pur… Sous son aspect maléfique : la lune (le blanc lunaire est celui de la lividité cadavérique et du linceul).

Le Rouge

Signification du rouge Le rouge est sûrement la couleur la plus fascinante et ambiguë qui
soit. Elle joue sur les paradoxes, anime des sentiments passionnels en complète contradiction : amour / colère, sensualité / sexualité, courage / danger, ardeur / interdiction… Cette couleur remue les sentiments sans aucun doute. Elle s’impose comme une couleur chaleureuse, énergique, pénétrante et d’une certaine manière rassurante et enveloppante. D’un autre côté, on l’associe au sang, à l’enfer et à la luxure. Cette couleur chaude ne laisse donc pas indifférent et c’est là toute sa force : elle remue les passions, qu’elles soient positives ou négatives. Le rouge est particulièrement bien assorti aux marrons. Il se marie également très bien avec le blanc et le noir.

Signification positive : amour, passion, chaleur, sexualité, ardeur, triomphe. Signification négative : colère, interdiction, danger. Représentation : sang, feu, lave, végétaux (tomate, coquelicot, fraise).

En Egypte, le rouge symbolisait l’amour divin. C’est la couleur du sang frais et du feu qui, selon les anciennes croyances a créée le monde et le détruira. Il symbolise la vie, la chaleur et la génération, mais aussi la destruction. Le rouge vif, ou clair est la force vitale, la richesse et l’amour. Mais, sous son aspect infernal, le rouge correspond à l’égoïsme, à la haine et à l’amour infernal.

Dans les textes sacrés des Chrétiens, des Egyptiens, des Hébreux et des Arabes, cette couleur a toujours été associée au feu et à l’amour divin, et a symbolisé la divinité et le culte. Couleur des généraux, de la noblesse, des patriciens et des empereurs à Rome, les cardinaux ont hérité de ce symbole de la souveraineté. Au Pérou, elle était liée à la guerre et désignait les soldats.

Au niveau psychologique, le rouge représente la joie de vivre, l’optimisme, la vigueur, l’instinct combatif et ses tendances agressives, la pulsion sexuelle, le désir amoureux, la passion, le besoin de conquête…

D’autres couleurs sont présentes dans le rituel notamment dans les décors :

Le noir : (colonnes) :

Le noir, négation de la lumière, est le symbole du néant, de l’erreur, de ce qui n’est pas et s’associe à la nuit, à l’ignorance, au mal, à ce qui est faux. Il indique « l’ignorance enfantée par le mal et par toutes les passions égoïstes et haineuses ». Couleur du charbon, il évoque le processus de la combustion, prélude à la régénération et renferme une idée de résurrection. Les rites initiatiques de l’antiquité comportaient des épreuves nocturnes : le postulant traversait une mort symbolique dans un lieu obscur, pour devenir un homme nouveau et renaître à la vie spirituelle.

On peut y voir l’expression du complexe d’abandon, inséparable de la mélancolie et souvent accompagné de la peur de la vie et du désespoir, tendance reflétées dans les rêves, ainsi que le besoin d’indépendance.

Tout comme le blanc, le noir n’est pas au sens strict du terme une couleur, cependant on l’y associe d’un point de vue psychologique, le noir véhiculant tout comme une couleur une symbolique. Scientifiquement, le noir renvoie aux trous noirs et au néant. En optique, le noir absorbe toutes les longueurs d’onde et se caractérise donc par son absence apparente de couleur, à l’inverse du blanc qui s’obtient en renvoyant toutes les longueurs d’onde qu’il absorbe à parts égales. En Occident, le noir est associé au deuil, à la tristesse et au désespoir, à la peur et à la mort.

Signification positive : élégance, simplicité, sobriété, rigueur, mystère Signification négative : mort, deuil, tristesse, vide, obscurité Représentation : ténèbres (nuit), certains animaux (merle, corbeau, chats).

Le jaune (robe jaune sur robe rouge du grand sacrificateur :

Couleur de la lumière, emblème de l’or, associé au miel, le jaune était la couleur de la lumière céleste révélée aux hommes et de la doctrine religieuse enseignée dans les temples. Mais le jaune lunaire, couleur de l’or terni est du soufre symbolise l’inconstance, la jalousie, les passions dépravés, l’adultère, la culpabilité, la trahison (dans l’iconographie, Judas est vêtu de jaune ; dans plusieurs pays, les juifs devaient porter des vêtements jaunes parce que Judas avait trahi le Christ, ou une étoile jaune… ; en France, on barbouillait de jaune la porte des traîtres, les « briseurs de grève » étaient appelés des « jaunes »…)

Au point de vue psychologique, et dans les rêves, le jaune est la couleur de l’intuition et symbolise la capacité de renouvellement, l’entrain, la jeunesse et l’audace, mais aussi souvent l’instabilité et la vanité. Il révèle un besoin de supériorité et à l’extrême, la volonté de puissance aveugle manifestée en prétentions exagérées à une supériorité factice (souvent compensation d’un sentiment d’infériorité mal liquidé ou inconscient).

La couleur or : (mitre fermée) frange or de l’écharpe rouge

Signification positive : richesse, fortune, fécondité. Signification négative : aucune. Représentation : métaux (or), lingots d’or.

La couleur or : l’or est symbole de lumière. Je compléterais la dernière phrase donnée dans l’introduction du rituel de Jean Mourgues :

S’accommoder aux temps et aux lieux, voilà la sagesse, et répondre à ce que les hommes attendent de vous, voilà le devoir dans le respect de l’autre et de ses croyances.

En exerçant sa liberté de pensée et de conscience le maçon peut affronter le monde et triompher des maux de la société : l’orgueil, le sectarisme, l’avidité de pouvoir, l’injustice.

Tout au long de son cheminement le maçon se remet perpétuellement en question, il apprend tous les jours.

Ce grade de « Chef du Tabernacle » ou « Elu Suprême » n’est qu’une étape sur son chemin, il est consacré à la recherche de la liberté intérieure totale.

Le mot de passe est URIEL, le nom de l’archange du feu insufflant à l’homme le désir ardent de Liberté.

Et notre F Mourgues conclut : Or, tôt ou tard, ceux qui ont substitué la parole de l’homme à la parole de Dieu se trouvent démentis par les faits. Et ceux qui ont cru connaître la parole de Dieu n’ont été au mieux que de pieux faussaires ».

Je conclue donc :

Nous sommes nous, Francs-Maçons, bien sur le chemin de la recherche de la Vérité et non sur le parcours imposé par un dogme.

J’ai dit.

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